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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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   <title>•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…</title>
   <updated>2024-06-27T15:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Un-Chapeau-de-paille-d-Italie-Une-version-singuliere-et-explosive-interrogeant-nos-libertes-individuelles_a3853.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-03-26T12:14:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si l'art de générer des productions enthousiastes et inventives est incontestablement dans l'ADN de la compagnie L'Éternel Été, l'engagement citoyen fait aussi partie de la démarche créative de ses membres. La présente proposition ne déroge pas à la règle. Ainsi, Emmanuel Besnault et Benoît Gruel nous offrent une version décoiffante, vive, presque juvénile, mais diablement ancrée dans les problématiques actuelles, du "Chapeau de paille d'Italie"… pièce d'Eugène Labiche, véritable référence du vaudeville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79138690-57359259.jpg?v=1710180908" alt="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" title="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" />
     </div>
     <div>
      L'argument, simple, n'en reste pas moins source de quiproquos, de riantes ficelles propres à la comédie et d'une bonne dose de situations grotesques, burlesques, voire absurdes. À l'aube d'un mariage des plus prometteurs avec la très florale Hélène – née sans doute dans les roses… ornant les pépinières parentales –, le fringant Fadinard se lance dans une quête effrénée pour récupérer un chapeau de paille d'Italie… Pour remplacer celui croqué – en guise de petit-déj ! – par un membre de la gent équestre, moteur exclusif de son hippomobile, ci-devant fiacre. À noter que le chapeau alimentaire appartenait à une belle – porteuse d'une alliance – en rendez-vous coupable avec un soldat, sans doute Apollon à ses heures perdues.       <br />
              <br />
       N'ayant pas vocation à pérenniser toute forme d'adaptation académique, nos deux metteurs en scène vont imaginer que cette histoire absurde est un songe, le songe d'une nuit… niché au creux du voyage ensommeillé de l'aimable Fadinard. Accrochez-vous à votre oreiller ! La pièce la plus célèbre de Labiche se transforme en une nouvelle comédie explosive, électro-onirique ! Comme un rêve habité de nounours dans un sommeil moelleux peuplé d'êtres extravagants en doudounes orange.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79138690-57359260.jpg?v=1710180934" alt="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" title="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" />
     </div>
     <div>
      Le tout, tel un immense lit, est enveloppé dans un décor de draps/rideaux blancs, de matelas/couettes et coussins/oreillers aux mêmes teintes de lactescence et crème. Dans cette immense couche, sol mouvant créant équilibres et déséquilibres, on s'enfonce, on se cache, on perd pied, mais on peut aussi rebondir, tomber sans se faire mal, initier des gestuelles burlesques, &quot;cartoonesques&quot; ou acrobatiques. Toutes ces possibilités n'étant pas sans rappeler à la fois l'alcôve conjugale – intime par excellence –, mais aussi le terrain de jeu de l’enfant.       <br />
              <br />
       L'action se passe donc quelques heures avant le mariage, d'où l'expression d'une certaine tension/excitation. La mise en scène et le jeu des comédiennes et comédiens se construisent sur l'interprétation d'une partition au rythme soutenu, effréné. Les déplacements sont véloces tout en exprimant des arabesques chorégraphiées, parfois hilarantes. Les répliques s'échangent à couteaux tirés, sans temps mort, les tirades aiguisées sont portées de façon sonore tout en restant claires... les tonalités et variations vocales, les différents effets font référence à la bizarrerie et l'extravagance de l'univers des songes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79138690-57359261.jpg?v=1710180960" alt="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" title="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" />
     </div>
     <div>
      L'un des plus forts moments singuliers, espiègles et divertissants, est sans aucun doute la séquence &quot;bataille de peluches&quot; qui démarre sur le plateau, puis se poursuit avec la salle qui ne rechigne pas à l'ouvrage dans ces échanges moelleux rappelant les batailles d'oreillers de l'enfance. Toutes les spectatrices et tous les spectateurs participent avec énergie à cet intermède ludique et jubilatoire.       <br />
              <br />
       Légère et ludique, tout en faux-semblants, grâce à la mise en scène et à la direction d'acteurs, cette version réussit parfaitement à pallier le drame de la perte du chapeau mangé par le cheval soldatesque.       <br />
              <br />
       Retour dans l'univers fantasmagorique, dans l'imaginaire du songe. Rêve ou réalité, le doute est permis, tant la mise en scène d'Emmanuel Besnault et Benoît Gruel se glissent dans les méandres d'une narration alliant, avec subtilité et réussite, l'onirisme des apparences colorées, décalées, voire déjantées, de certaines situations, des répliques enlevées, des costumes chamarrés, voire parfois excentriques, et la précision des mécanismes faisant fonctionner les rouages et ressorts comiques propres au vaudeville. Comme une explosion de séquences psychédéliques, électro-oniriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79138690-57359262.jpg?v=1710181001" alt="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" title="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" />
     </div>
     <div>
      Bien évidemment, l'histoire se conclut avec le chapeau de paille d'Italie restitué. L'honneur est sauve, Anaïs Beauperthuis a récupéré un chapeau de paille permettant d'une certaine façon d'effacer le rendez-vous avec son amant militaire lors duquel le couvre-chef de la belle fut croqué par le serviteur équin du sieur Fadinard. Le rêve est consommé, la réalité reprend ses droits.       <br />
              <br />
       Finalement, plus que dans une lecture classique de la pièce de Labiche, on assiste à une quête insensée (pour un &quot;bête&quot; chapeau de paille !) dévoilant les libertés, les frustrations et les &quot;aliénations&quot; de chacun des personnages. Ici, du fait du choix des metteurs en scène, la féminité et les femmes, peu valorisées dans le texte originel, sont mises en valeur et jouent un rôle plus déterminant. Ainsi, le personnage du beau-père est transformé en belle-mère, apportant un nouvel équilibre entre les rôles masculins et ceux féminins. Le personnage de la mariée – dont la présence avait principalement des fonctions décoratives – a été raccourci. Elle n'est plus alors une potiche qui passe des mains du père à celles du mari, elle devient ici un mystère, un but invisible, un symbole.       <br />
              <br />
       Les partis pris d'Emmanuel Besnault et Benoît Gruel visent notamment à combattre le sexisme (une volonté clairement exprimée par la Cie), combat bien réel et actuel, qui n’est plus une option, mais un réel devoir individuel, ne devant rien au rêve, mais bien à des constats concrets. Et tout en préservant la mécanique comique, efficace et éprouvée, d'Eugène Labiche, sont mis aussi en exergue, par cette version enthousiaste et pleine de vigueur, les questionnements sur les conséquences relationnelles du mariage (impliquant les relations avec la famille, entre autres), sur nos libertés individuelles et, bien sûr, sur l'amour, passant parfois de la sphère intime à la sphère publique, et sur sa capacité à unir, rassembler, relier et, pourquoi pas, apaiser simplement… sans quête obligatoire du Graal !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un Chapeau de paille d'Italie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/79138690-57359263.jpg?v=1710181188" alt="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" title="•Off 2024• "Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Eugène Labiche.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault et Benoît Gruel.       <br />
       Avec : Guillaume Collignon, Victor Duez, Sarah Fuentes, Mélanie Le Duc et Emmanuel Besnault.       <br />
       Musique : Benjamin Migneco.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes : Magdaléna Calloc’h.       <br />
       Scènographie : Emmanuel Besnault et Benoit Gruel.       <br />
       Production : Compagnie l'Éternel Été, Lucernaire.       <br />
       Soutien Ville de Versailles, Espace Sorano à Vincennes et La Condition des Soies à Avignon.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 juin au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 50. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Le Petit Louvre, Chapelle des Templiers, 23, rue Saint-Agricol, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 32 76 02 79.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-petit-louvre.fr/avignon/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-petit-louvre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>"Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques</title>
   <updated>2025-05-27T12:30:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-Chapeau-de-paille-d-Italie-Une-version-singuliere-et-explosive-interrogeant-nos-libertes-individuelles-face-aux_a3836.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-03-11T18:52:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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    <![CDATA[
Si l'art de générer des productions enthousiastes et inventives est incontestablement dans l'ADN de la compagnie L'Éternel Été, l'engagement citoyen fait aussi partie de la démarche créative de ses membres. La présente proposition ne déroge pas à la règle. Ainsi, Emmanuel Besnault et Benoît Gruel nous offrent une version décoiffante, vive, presque juvénile, mais diablement ancrée dans les problématiques actuelles, du "Chapeau de paille d'Italie"… pièce d'Eugène Labiche, véritable référence du vaudeville.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78853591-57188217.jpg?v=1710180908" alt=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" title=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" />
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      L'argument, simple, n'en reste pas moins source de quiproquos, de riantes ficelles propres à la comédie et d'une bonne dose de situations grotesques, burlesques, voire absurdes. À l'aube d'un mariage des plus prometteurs avec la très florale Hélène – née sans doute dans les roses… ornant les pépinières parentales –, le fringant Fadinard se lance dans une quête effrénée pour récupérer un chapeau de paille d'Italie… Pour remplacer celui croqué – en guise de petit-déj ! – par un membre de la gent équestre, moteur exclusif de son hippomobile, ci-devant fiacre. À noter que le chapeau alimentaire appartenait à une belle – porteuse d'une alliance – en rendez-vous coupable avec un soldat, sans doute Apollon à ses heures perdues.       <br />
              <br />
       N'ayant pas vocation à pérenniser toute forme d'adaptation académique, nos deux metteurs en scène vont imaginer que cette histoire absurde est un songe, le songe d'une nuit… niché au creux du voyage ensommeillé de l'aimable Fadinard. Accrochez-vous à votre oreiller ! La pièce la plus célèbre de Labiche se transforme en une nouvelle comédie explosive, électro-onirique ! Comme un rêve habité de nounours dans un sommeil moelleux peuplé d'êtres extravagants en doudounes orange.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78853591-57188227.jpg?v=1710180934" alt=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" title=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" />
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      Le tout, tel un immense lit, est enveloppé dans un décor de draps/rideaux blancs, de matelas/couettes et coussins/oreillers aux mêmes teintes de lactescence et crème. Dans cette immense couche, sol mouvant créant équilibres et déséquilibres, on s'enfonce, on se cache, on perd pied, mais on peut aussi rebondir, tomber sans se faire mal, initier des gestuelles burlesques, &quot;cartoonesques&quot; ou acrobatiques. Toutes ces possibilités n'étant pas sans rappeler à la fois l'alcôve conjugale – intime par excellence –, mais aussi le terrain de jeu de l’enfant.       <br />
              <br />
       L'action se passe donc quelques heures avant le mariage, d'où l'expression d'une certaine tension/excitation. La mise en scène et le jeu des comédiennes et comédiens se construisent sur l'interprétation d'une partition au rythme soutenu, effréné. Les déplacements sont véloces tout en exprimant des arabesques chorégraphiées, parfois hilarantes. Les répliques s'échangent à couteaux tirés, sans temps mort, les tirades aiguisées sont portées de façon sonore tout en restant claires... les tonalités et variations vocales, les différents effets font référence à la bizarrerie et l'extravagance de l'univers des songes.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78853591-57188236.jpg?v=1710180960" alt=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" title=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" />
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      L'un des plus forts moments singuliers, espiègles et divertissants, est sans aucun doute la séquence &quot;bataille de peluches&quot; qui démarre sur le plateau, puis se poursuit avec la salle qui ne rechigne pas à l'ouvrage dans ces échanges moelleux rappelant les batailles d'oreillers de l'enfance. Toutes les spectatrices et tous les spectateurs participent avec énergie à cet intermède ludique et jubilatoire.       <br />
              <br />
       Légère et ludique, tout en faux-semblants, grâce à la mise en scène et à la direction d'acteurs, cette version réussit parfaitement à pallier le drame de la perte du chapeau mangé par le cheval soldatesque.       <br />
              <br />
       Retour dans l'univers fantasmagorique, dans l'imaginaire du songe. Rêve ou réalité, le doute est permis, tant la mise en scène d'Emmanuel Besnault et Benoît Gruel se glissent dans les méandres d'une narration alliant, avec subtilité et réussite, l'onirisme des apparences colorées, décalées, voire déjantées, de certaines situations, des répliques enlevées, des costumes chamarrés, voire parfois excentriques, et la précision des mécanismes faisant fonctionner les rouages et ressorts comiques propres au vaudeville. Comme une explosion de séquences psychédéliques, électro-oniriques.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78853591-57188240.jpg?v=1710181001" alt=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" title=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" />
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      Bien évidemment, l'histoire se conclut avec le chapeau de paille d'Italie restitué. L'honneur est sauve, Anaïs Beauperthuis a récupéré un chapeau de paille permettant d'une certaine façon d'effacer le rendez-vous avec son amant militaire lors duquel le couvre-chef de la belle fut croqué par le serviteur équin du sieur Fadinard. Le rêve est consommé, la réalité reprend ses droits.       <br />
              <br />
       Finalement, plus que dans une lecture classique de la pièce de Labiche, on assiste à une quête insensée (pour un &quot;bête&quot; chapeau de paille !) dévoilant les libertés, les frustrations et les &quot;aliénations&quot; de chacun des personnages. Ici, du fait du choix des metteurs en scène, la féminité et les femmes, peu valorisées dans le texte originel, sont mises en valeur et jouent un rôle plus déterminant. Ainsi, le personnage du beau-père est transformé en belle-mère, apportant un nouvel équilibre entre les rôles masculins et ceux féminins. Le personnage de la mariée – dont la présence avait principalement des fonctions décoratives – a été raccourci. Elle n'est plus alors une potiche qui passe des mains du père à celles du mari, elle devient ici un mystère, un but invisible, un symbole.       <br />
              <br />
       Les partis pris d'Emmanuel Besnault et Benoît Gruel visent notamment à combattre le sexisme (une volonté clairement exprimée par la Cie), combat bien réel et actuel, qui n’est plus une option, mais un réel devoir individuel, ne devant rien au rêve, mais bien à des constats concrets. Et tout en préservant la mécanique comique, efficace et éprouvée, d'Eugène Labiche, sont mis aussi en exergue, par cette version enthousiaste et pleine de vigueur, les questionnements sur les conséquences relationnelles du mariage (impliquant les relations avec la famille, entre autres), sur nos libertés individuelles et, bien sûr, sur l'amour, passant parfois de la sphère intime à la sphère publique, et sur sa capacité à unir, rassembler, relier et, pourquoi pas, apaiser simplement… sans quête obligatoire du Graal !
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     <div><b>"Un Chapeau de paille d'Italie"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78853591-57188274.jpg?v=1710181188" alt=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" title=""Un Chapeau de paille d'Italie" Une version singulière et explosive interrogeant nos libertés individuelles face aux normalisations sociétales et idéologiques" />
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      Texte : Eugène Labiche.       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault et Benoît Gruel.       <br />
       Avec : Guillaume Collignon, Victor Duez, Sarah Fuentes, Mélanie Le Duc et Emmanuel Besnault.       <br />
       Musique : Benjamin Migneco.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes : Magdaléna Calloc’h.       <br />
       Scènographie : Emmanuel Besnault et Benoit Gruel.       <br />
       Production : Compagnie l'Éternel Été, Lucernaire.       <br />
       Soutien Ville de Versailles, Espace Sorano à Vincennes et La Condition des Soies à Avignon.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       Du 10 janvier au 17 mars 2024.       <br />
       Mardi au samedi à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Lucernaire, Théâtre Rouge, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">23 juin 2025 :</span> Théâtre de verdure, Six-Fours-les-Plages (83).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <updated>2023-06-15T09:02:00+02:00</updated>
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   <published>2023-06-15T06:57:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153868.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153869.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153870.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Victor Duez, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Assitante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73503471-51153871.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2023• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 29 juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       Fabrik'Théâtre, 70, impasse Favot, route de Lyon, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 47 81.       <br />
       <a class="link" href="http://fabriktheatre.fr/festival-off-2023/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; fabriktheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3610.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <updated>2022-06-23T16:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3303.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65595286-46769266.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-06-23T16:53:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769266.jpg?v=1647530547" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769267.jpg?v=1647530584" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769268.jpg?v=1647530613" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Réalisation des costumes : Nolwenn Caudan, Eline Cottenceau, Morgane Lissonde.       <br />
       Décors : Laura Krompholtz (Atelier Förma).       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
       Tout public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65595286-46769269.jpg?v=1647530639" alt="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title="•Off 2022• "Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 05, relâche le lundi.       <br />
       La Factory, Théâtre de L'Oulle, 19, place Crillon (en juillet), Avignon.       <br />
       Réservations : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeloulle.com/fantasio/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloulle.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3303.html" />
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   <title>"Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel</title>
   <updated>2022-03-17T16:31:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Fantasio-L-expression-contemporaine-d-un-mal-etre-generationnel_a3202.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63099211-45570859.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-17T16:01:00+01:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Buvons l'ami et songeons à ce mariage point désiré." Éternel sujet maintes fois traité par nos grands auteurs classiques, l'union "forcée" reste encore d'actualité et l'acte de résistance qu'opposent les femmes, quel que soit le pays, peut induire une forme de rébellion et une revendication d'indépendance, d'autonomie, de liberté qui traversent facilement le prisme de la modernité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570859.jpg?v=1647530547" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Il y a des compagnies et des metteurs en scène que l'on a particulièrement plaisir à suivre, à retrouver. Qui nous offre des moments où l'on aime sans crainte laisser se glisser nos oreilles, nos yeux, notre attention dans le confort d'une nouvelle création dont on sait quasiment par avance qu'elle nous régalera, ravira tous nos sens. Un spectacle de la Cie de L'Éternel fait assurément partie de ces petits bonheurs qui sont résolument inscrits dans une pratique novatrice, fougueuse, audacieuse et talentueuse de l'art des saltimbanques… celui qui réjouissait les foules au temps des tréteaux, des &quot;sauteurs de bancs&quot;*.       <br />
              <br />
       Au cœur de la pièce de Musset se joue le mariage politique de la princesse Elsbeth, enjeu d'un pays/royaume, décevant, sans vigueur et sans perspective pour les jeunes générations, à la gouvernance désabusée. En contrepoint, Fantasio, jeune homme désespéré - fuyant la routine, l'ennui qui naît du quotidien, la lassitude du &quot;rien faire&quot; -, désargenté et à l'avenir incertain, se joue des conventions, peu respectueux de la gente bien-pensante. Endossant de manière inattendue la posture et le costume de bouffon, habité d'une folle énergie soudaine et d'excès de lucidité bénéfique, il bouleverse la donne, sème un joyeux et revigorant bordel, boosté par un esprit vif et pertinent, et fait imploser sans violence le mariage.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570874.jpg?v=1647530584" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Aux côtés de Fantasio, les personnages féminins et masculins débordent d’une énergie délirante qui pourrait frayer avec le burlesque. La troupe nous plonge dans une fête des fous, une illumination féérique, musicale, portée par des reprises rock et pop - très rythmées, bien balancées - de Nick Cave, David Bowie, PJ Harvey ou les Doors… interprétées en live par les comédiens qui se révèlent être aussi des musiciens. C'est d'une modernité presque futuriste. Les compositions sont jouées depuis une &quot;seconde&quot; scène, comme un grand castelet avec rideau rouge.       <br />
              <br />
       Impulsant cette vitalité, magicien manipulateur de mécanismes fantasmagoriques, Emmanuel Besnault, metteur en scène et animateur de la compagnie, a ceci de particulier qu'il instille dans chacun de ses choix artistiques - voir ses remarquables <a class="link" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2021-Les-Fourberies-de-Scapin-Creativite-et-impertinence-pour-une-version-pleine-de-vie-et-revigorante_a3014.html" target="_blank">&quot;Fourberies de Scapin&quot;</a> - une patte, un style, une contemporanéité très personnels.       <br />
              <br />
       Dans cette dynamique de jeu bien spécifique aux comédiens de la compagnie, une énergie jubilatoire transparaît, une envie forte, irrésistible, joyeuse, communicative de faire théâtre, d'incarner quasiment avec insolence chaque rôle (chacun en interprétant plusieurs), d'exprimer une générosité à satisfaire les spectateurs. Même les costumes aiguisent, chatouillent l'œil.       <br />
       Le clownesque, le burlesque presque &quot;cartoon&quot; jouent les ornements additifs.        <br />
              <br />
       L'impression qui en ressort est un univers théâtrale riche et coloré avec le maintien d'une direction d'acteurs toujours professionnelle, notable notamment dans la qualité du phrasé, délié et précis, de l'élocution à la fois vive et audible.       <br />
              <br />
       D'une manière générale, même si le texte de Musset - un classique of course ! - n'a de secret pour personne, dans la proposition d'Emmanuel Besnault et de la Cie de L'Éternel Été, rien n'est attendu, chaque séquence étant une surprise. De chaque seconde qui passe avec bonheur, on se languit déjà de la suivante. La démonstration dramatique et l'interprétation proposées sont jubilatoires, résolument modernes et réjouissantes !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Saltimbanque, saltimbanco : composé de salta (de saltare, sauter), in (en) et banco &quot;banc, estrade&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fantasio"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570879.jpg?v=1647530613" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
     </div>
     <div>
      Texte : Alfred De Musset       <br />
       Mise en scène : Emmanuel Besnault.       <br />
       Avec : Lionel Fournier, Benoit Gruel, Élisa Oriol, Deniz Türkmen, Manuel Le Velly.       <br />
       Assistante, masques et accessoires : Juliette Paul.       <br />
       Lumières : Cyril Manetta.       <br />
       Costumes et maquillages : Valentin Perrin.       <br />
       Scénographie : Emmanuel Besnault.       <br />
       Production : Cie de L'Éternel Été.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 janvier au 27 mars 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h ou 17 h.       <br />
       Le Lucernaire, Théâtre Noir, Paris 6e, 01 45 44 57 34.       <br />
       <a class="link" href="http://www.lucernaire.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lucernaire.fr</a>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63099211-45570884.jpg?v=1647530639" alt=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" title=""Fantasio" L'expression contemporaine d'un mal-être générationnel" />
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