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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-09T23:17:58+02:00</updated>
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   <title>"Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*</title>
   <updated>2026-04-29T13:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Crime-et-Chatiment-La-hardiesse-a-du-genie-de-la-force-et-de-la-magie_a4542.html</id>
   <category term="Trib'Une" />
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   <published>2026-04-29T13:01:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Lauriou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dominique Scheer-Hazeman m'avait totalement éblouie dans sa prestation à Avignon, elle jouait "Adolphe", une adaptation réussie du roman de Benjamin Constant. Je me souviens du pouvoir de son interprétation. Telle une brodeuse qui assure toutes les finitions sur un modèle complexe, mais précis. Depuis ce spectacle, je la suis et à nouveau, un coup de génie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175107.jpg?v=1777461510" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Génie, car elle s'attaque à Dostoïevski. &quot;Crime et Châtiment&quot;. Ses doigts de fée, une fois de plus, ont opéré. Elle ne joue pas dans le spectacle, mais l'a adapté et mis en scène. Cela se passe au théâtre de la Huchette à Paris et, bien que le plateau soit un peu étroit pour les trois artistes, le public suit de près les déboires de cet étudiant de 23 ans – le bel et grand enfant interprété par Jeremy Petit – qui, un jour, finit par tuer. Dans sa tête, nous sommes plongés, au plus proche et dans son intimité. Gravitent autour de lui de nombreux personnages, joués tour à tour par la délicieuse Milena Marinelli. Délicieuse et talentueuse.       <br />
              <br />
       De costumes en costumes, de cour à jardin, de sa voix mezzo-soprano à son jeu parfait, de bas en haut, elle nous entraîne dans son tourbillon de visages, tous joués avec sobriété. S'ajoute sur le plateau, le drôle et subtil Adrien Biry-Vicente qui, aussi, chante, joue, incarne et apporte de jolis moments de fantaisie, notamment quand il porte le costume de ce &quot;Columbo&quot; à la &quot;russe&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175247.jpg?v=1777461557" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Cette joyeuse équipe performe pendant 1 h 30. Le texte est rude, la cadence aussi. Rien ne se perd, tout se déroule sous nos yeux. Jamais elle ne cesse le mouvement, elle est présente et si vivante malgré la noirceur de cette histoire. Noirceur et brouillard parfaitement mis en lumière grâce au tact de Guillaume Rouchet (création lumières).       <br />
              <br />
       En deux papiers, je me retrouve à exprimer cette réalité : il manque parfois juste un peu d'espace pour qu'un spectacle brille au plus haut de sa créativité. &quot;Crime et Châtiment&quot; est un texte incroyablement fort et l'adapter semblait risqué. Le pari est hautement réussi, grâce à ce trio de comédiens absolument extras à tous points de vue, qui donne envie de le voir poursuivre cette aventure musicale et originale dans un lieu plus grand, tel l'est ce chef-d'œuvre de Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski.       <br />
              <br />
       &quot;PARIS, Pari&quot; réussi pour le travail parfaitement accompli de cette tisseuse, audacieuse et talentueuse, qui a su broder le meilleur d'un roman en y ajoutant sa délicatesse et son immense humilité.       <br />
              <br />
       Je suivais cette artiste depuis Avignon, je la retrouve à Paris. Je souhaite aujourd'hui, à Dominique Scheer-Hazemann, une grande tournée, car il fait vraiment bon la rencontrer.       <br />
       <b>◙ Isabelle Lauriou</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Goethe.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Crime et Châtiment"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96311951-67175256.jpg?v=1777461594" alt=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" title=""Crime et Châtiment" La hardiesse a du génie, de la force et de la magie*" />
     </div>
     <div>
      Spectacle musical d'après Dostoïevski.       <br />
       Adaptation, livret : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Mise en scène : Dominique Scheer-Hazemann.       <br />
       Assistante mise en scène : Elisa Sergent.       <br />
       Avec : Milena Marinelli, Jérémy Petit, Adrien Biry-Vicente.       <br />
       Musiques et sons : François Peyrony.       <br />
       Costumes : Julia Allègre.       <br />
       Scénographie : Bastien Forestier.       <br />
       Lumières : Guillaume Rouchet.       <br />
       Chorégraphie : Mariejo Buffon.       <br />
       Sous l'œil artistique de Véronique Viel.       <br />
       Durée : 1 h 35.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 mars au 13 juin 2026.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h.       <br />
       Théâtre de la Huchette, 23, rue de la Huchette, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 43 26 38 99.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0620/fListeManifs.aspx?idstructure=0620" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-huchette.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-huchette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Les frères Kamarazov… Moderne recréation !</title>
   <updated>2021-11-04T19:25:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-freres-Kamarazov-Moderne-recreation-_a3093.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/60020251-43991780.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-11-04T10:39:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La mise en scène de Sylvain Creuzevault des "Frères Karamazov" (1879-1880), roman ultime de Dostoïevski, décline une approche musicale et très moderne. Avec une liberté de ton, le théâtre dans le théâtre rend compte des coulisses d'une œuvre qui se joue autant sur planche qu'en régie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991780.jpg?v=1636020184" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Porter un roman sur le plateau, qui plus est un grand classique, est un défi, celui de le reconstruire en y apportant une véritable touche personnelle qui pourrait toutefois dénaturer la construction toujours imaginaire qu'un lecteur peut se faire de l'œuvre. Celle de Sylvain Creuzevault est très originale.       <br />
              <br />
       Il y a une liberté de ton et de situation mêlant du théâtre dans le théâtre avec des caractères jouant parfois à être une représentation de ce qu'ils sont, avec pour Servane Ducorps une entrée soi-disant &quot;loupée&quot; selon son propre dire dans sa salutation au public et pour Blanche Ripoche, moins d'embarrant dans son bonjour vers le parterre. L'auditoire est pris comme témoin de ce qui se passe sur scène.       <br />
              <br />
       L'histoire est celle d'un parricide, celui de Fiodor Karamazov (Nicolas Bouchaud), père irresponsable et débauché dont les rapports avec la génération qu'il a fécondée sont aussi amoureux et tendres que celle d'un bourreau avec son prisonnier ou d'un dictateur avec son peuple. L'entame de la pièce nous emmène devant celui-ci, au milieu du plateau, qui l'encombre de sa présence autant physique que corporelle. D'ailleurs, tous les personnages, même celui silencieux et discret du starets Zossima (Sava Lolov), dominent la scène à chacune de leurs répliques où celui qui a la parole a le pouvoir expressif d'exister au travers de répliques souvent tranchées tout comme celles de gestuelles qui les accompagnent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991801.jpg?v=1636020234" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Ce rapport à l'autre est fait de violence morale, presque physique, parfois accompagné d'une tendresse furtive, fausse ou jouée, et qui peut basculer rapidement vers un refus ou une fuite. Il peut être aussi passablement cyclothymique où les personnages s'exhibent, au sens propre comme figuré, au travers, souvent, du verbe et de façon systématique du corps.       <br />
              <br />
       La scénographie découvre une très grande salle blanche où table, chaises, cercueil, voire petite prison, apparaissent au fil de l'eau. Pour la deuxième partie, celle-ci est habillée de rideaux de verre, accompagnée d'une musique électronique. Une régie, en bas du plateau, accompagne théâtralement le jeu. De longs écrits introductifs habillent le rideau blanc avant le démarrage de la représentation et durant l'entracte, le jeu continue ainsi que la musique au travers d'une flûte traversière avec Sylvaine Hélary.       <br />
              <br />
       Cela démarre par des personnages masqués. On croirait des petits pantins qui gesticulent avec leurs bras. Les masques, sans être neutres car n'exprimant aucune expression, donnent une impression d'étrangeté, comme de petits monstres mécaniques. Peu rassurant. Ils se retrouveront à d'autres moments incarnant des automates robotisés ou des êtres habités par une inhumanité. Car c'est là où tout se joue. Ce manque de sentiments, d'émotions, incarné par les personnages qui en abusent non par sadisme, mais par nature. D'où ces relations toujours complexes, enchevêtrées où celles-ci se découvrent dans chacun des actes au-delà des mots utilisés.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991814.jpg?v=1636020259" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      Une chanson, au style très moderne, voire électronique, accompagne aussi une scène, faisant prendre à la pièce la dimension d'un show l'espace d'un instant où Dostoïevski est renvoyé dans l'oubli. Confrontation de genre qui brouille un instant les pistes et donne à voir un maquillage un peu trop prononcé pour le visage d'un chef-d'œuvre qui n'en a peut-être pas besoin. Ce parti pris déplace la pièce vers un aspect décalé, à rebrousse-poil, d'une situation qui commande peu à un tempo musical rythmé et qui interpelle.       <br />
              <br />
       L'aspect contemporain du roman de Dostoïevski est aussi représenté dans les accessoires comme ce téléphone portable utilisé tel une petite caméra. Dans sa conception, son déroulé, cette modernité est présente à chaque instant faisant de cette création presque une œuvre autre. Audacieux !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les frères Karamazov" </b></div>
     <div>
      D'après Fédor Dostoïevski.       <br />
       Traduction française : André Markowicz.       <br />
       Mise en scène : Sylvain Creuzevault, artiste associé/création.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud, Sylvain Creuzevault, Servane Ducorps, Vladislav Galard, Arthur Igual, Sava Lolov, Frédéric Noaille, Blanche Ripoche, Sylvain Sounier.       <br />
       Musiciens : Sylvaine Hélary et Antonin Rayon.       <br />
       Dramaturgie : Julien Allavena.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Lumière : Vyara Stefanova.       <br />
       Création musique : Sylvaine Hélary, Antonin Rayon.       <br />
       Maquillage : Mytil Brimeur.       <br />
       Masques : Loïc Nébréda.       <br />
       Costumes : Gwendoline Bouget.       <br />
       Son : Michaël Schaller.       <br />
       Vidéo : Valentin Dabbadie.       <br />
       Production : Le Singe.       <br />
       Durée : 3 h 15 (avec un entracte).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 octobre au 13 novembre 2021.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 19 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Odéon-Théâtre de l’Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/#1" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       23 et 24 novembre 2021 : L’empreinte - scène nationale Brive-Tulle, Tulle (19).       <br />
       12 au 14 janvier 2022 : Théâtre des 13 vents - CDN, Montpellier (34).       <br />
       17 et 18 février 2022 : Points communs - Scène nationale, Cergy-Pontoise (95).       <br />
       11 au 19 mars 2022 : TNS, Strasbourg (67).       <br />
       24 et 25 mars 2022 : Bonlieu - Scène nationale, Annecy (74).       <br />
       13 et 14 avril 2022 : La Coursive - Scène nationale, La Rochelle (17).       <br />
       29 et 30 avril 2022 : Teatro nacional São João, Porto (Portugal).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60020251-43991866.jpg?v=1636020421" alt="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" title="Les frères Kamarazov… Moderne recréation !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre</title>
   <updated>2020-10-06T08:42:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Grand-Inquisiteur-De-la-brulante-clairvoyance-de-Fiodor-Dostoievski-faire-theatre_a2802.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2020-10-06T08:42:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une scène courte mais forte du roman "Les Frères Karamazov" sert de ventre narratif au "Grand Inquisiteur". Il s'agit d'un échange entre deux des frères, Alexis et Yvan, durant lequel ce dernier raconte le poème qu'il est en train d'écrire sur une idée : le Christ revient sur terre au moment de l'Inquisition espagnol, à Séville, au pire moment de l'intolérance religieuse perpétrée par le catholicisme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50354395-38888842.jpg?v=1601924409" alt=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" title=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" />
     </div>
     <div>
      Cette scène a, depuis un siècle et demi, suscité de nombreux commentaires, analyses… vision prophétique annoncée des terreurs du XXe siècle mais, aussi et surtout, une notion de l'humain qui, loin de toute idéalisation, le rend à sa triste condition réelle : créature prête à sacrifier toute liberté pour la promesse du bonheur. Mais ceci n'est qu'une infime partie des pensées parcourues dans le texte du génial auteur russe.       <br />
              <br />
       &quot;Nous avons corrigé Ton œuvre et nous l'avons fondée sur le miracle, le mystère et sur l'autorité.&quot; Le Grand Inquisiteur.       <br />
              <br />
       Sylvain Creuzevault aborde, comme à son habitude, cette nouvelle mise en scène avec une énergie féroce. À ce texte sombre au rictus amer, il ajoute la farce. Celle qui, de notre confortable fenêtre lointaine, paraît avoir été jouée par certains tyrans du XXe siècle. C'est ainsi que loin de Séville et  du quinzième siècle, ce sont les sosies fantasques de Staline, Marx, Hitler, et Margaret Thatcher accompagnée de Donald Trump en duo comique, un peu pitoyable, qui débarquent. Sans oublier le pape et, en observateur pensif, Heiner Müller.       <br />
              <br />
       Un barnum de figures qui tranche par ses humeurs décalées avec le texte mais qui agit comme une illustration contemporaine des mots de Dostoïevski. Une manière de dénoncer et de démasquer les grands inquisiteurs de notre époque, ceux qui, sous couvert de promesses et de mensonges, volent toutes les libertés. Un message louable, et il est vrai que l'actualité fait surgir des étincelles quand elle se frotte à ce texte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50354395-38888873.jpg?v=1601924531" alt=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" title=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" />
     </div>
     <div>
      Une actualité qui fut d'ailleurs à l'origine même de ce spectacle. Sylvain Creuzevault était, en fait, en plein travail de création sur &quot;Les Frères Karamazov&quot; quand arriva la pandémie du Covid-19. L'idée de monter ce préambule au spectacle (qui sera créé en novembre également à l'Odéon) est née de cette sidération devant ce qui tombait soudain sur la planète.       <br />
              <br />
       &quot;Nous avons ressenti que l'ensemble de la production sociale, fondée sur les capacités industrielles de production mondialisée, nous éloignait à ce point de nous-mêmes qu'il a fallu le grand retour de la mort en vrai pour nous faire prendre conscience des forces de la vie, et que du désir en nous n'était pas machinisable, ne serait plus machinisé.&quot; Sylvain Creuzevault.       <br />
              <br />
       Sur scène, cette collision entre pensées, sensations et informations donne la forme du désordre voulu par le metteur en scène dans le but de mieux rendre ce qui pourrait apparaître comme un chaos ou l'exploration d'un chaos chez Dostoïevski. On se retrouve finalement en face d'une totale théâtralité burlesque et frontale que nos âmes ont du mal à croire et à entendre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Grand Inquisiteur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50354395-38888874.jpg?v=1601924569" alt=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" title=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" />
     </div>
     <div>
      D'après Fiodor Dostoïevski.       <br />
       Traduction : André Markowicz.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Sylvain Creuzevault.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud, Sylvain Creuzevault, Servane Ducorps, Vladislav Galard, Arthur Igual, Sava Lolov, Frédéric Noaille, Blanche Ripoche, Sylvain Sounier        <br />
       Musiciens : Sylvaine Hélary, Antonin Rayon.       <br />
       Dramaturgie : Julien Allavena.       <br />
       Scénographie : Jean-Baptiste Bellon.       <br />
       Lumière : Vyara Stefanova.       <br />
       Création musique : Sylvaine Hélary et Antonin Rayon.       <br />
       Costumes : Gwendoline Bouget.       <br />
       Maquillage : Mityl Brimeur et Judith Scotto.       <br />
       Masques : Loïc Nébréda.       <br />
       Son : Michaël Schaller.       <br />
       Vidéo : Valentin Dabbadie.       <br />
       Durée : 1 h 45.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 septembre au 18 octobre 2020.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h. Relâche dimanche 11 octobre.       <br />
       Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris 6e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50354395-38893657.jpg?v=1601966429" alt=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" title=""Le Grand Inquisiteur" De la brûlante clairvoyance de Fiodor Dostoïevski, faire théâtre" />
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