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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-15T09:37:11+02:00</updated>
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   <title>"Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !</title>
   <updated>2025-10-22T11:09:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-Temps-Un-entre-deux-generationnel-entre-realite-et-son-miroir-inverse-_a4387.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2025-10-22T10:46:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa dernière création, Philippe Decouflé marie différentes générations pour faire du théâtre un vaste univers où deux visions du monde se rencontrent par le biais de la musique, de la danse et de chansons. Ce sont celles de la vie réelle avec ses à-côtés et une autre, mise à découvert, harmonieuse. L'une devient le miroir inversé de l'autre et le chorégraphe nous invite, un instant, à nous projeter dans les coulisses de cet entre-deux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91969289-64563660.jpg?v=1761122946" alt=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" title=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" />
     </div>
     <div>
      Avant que le spectacle ne démarre, un homme, en costume et chaussures noirs, avec une chemise blanche auréolée de motifs noirs, danse, durant une dizaine de minutes, au rebord de la scène avec les rideaux fermés de celle-ci. C'est Philippe Decouflé.       <br />
              <br />
       En haut du plateau, côté jardin, il y a une horloge sur fond blanc qui, durant toute la représentation, affiche différentes heures sans considération d'une logique temporelle, les aiguilles noires avançant ou reculant à une allure plus ou moins rapide et de façon plus ou moins séquentielle.       <br />
              <br />
       Puis ouverture des deux rideaux, situés en avant et en arrière-scène. Les dessins les ornant sont ceux de rideaux de théâtre avec leurs lourds dessous. C'est une projection graphique d'un élément scénique sur lui-même. La création de Decouflé joue autant avec le temps qu'avec une configuration scénographique où la distorsion et la répétition sont les piliers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91969289-64563661.jpg?v=1761122981" alt=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" title=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle est découpé en deux parties, la première est sur un même tempo avec des danseurs, de différents âges et sexes. À tour de rôle, deux d'entre eux s'assoient sur des chaises qui grincent, le temps marquant aussi son empreinte sur les éléments. Des panneaux noirs, portés par des protagonistes, passent devant chacun d'eux, ce qui les fait disparaître pour ensuite les faire apparaître un peu plus loin. D'autres moments donnent lieu à des rencontres où côtés, jardin et cour, les interprètes apparaissent sur un ensemble de rangées pour s'embrasser, les bras grands ouverts, quand d'autres restent les bras tendus dans le vide en avançant.        <br />
              <br />
       Au piano, Gwendal Giguelay est aux commandes. Sur ses compositions ainsi que celles de XtroniK et Guillaume Duguet, il accompagne le spectacle avec une gourmandise musicale, à savoir celle de mener de bout en bout et à un rythme soutenu, toute la représentation.       <br />
              <br />
       La première partie est composée de chorégraphies dans lesquelles les corps sont dans un laisser-aller tout en retenue, fluides et d'une fausse grâce qui se laisse aller tout en restant dans une maîtrise des équilibres. Cela finit avec une danse plus rythmée, la musique l'accompagnant venant de l'Europe de l'Est, les genoux un peu pliés, le buste droit et la plante des pieds tapant de façon synchronisée et cadencée les planches.       <br />
              <br />
       La seconde partie présente une configuration artistique beaucoup plus animée et en rupture avec la première. Les couleurs sont en effet multiples et beaucoup plus chaudes. Le plateau est découpé dans des aires de jeux situées les unes à côté des autres et où, dans chacune d'elles, les artistes ont leur propre activité, à savoir manuelle ou artistique.       <br />
              <br />
       Un protagoniste est ainsi avec une perceuse et l'utilise sur chacune de ses articulations corporelles pour jouer avec des cassures et des replis de ses membres. Un peu plus loin, un homme est devant sa table avec une tête de mort sur celle-ci. Située en avant-scène, Meritxell Checa Esteban, habillée de rouge, chante en play-back &quot;La isla bonita&quot; (1998) de Madonna. Puis plus loin, c'est &quot;Dreamer&quot; (1974) de Supertramp qui est chanté, sans play-back et a cappella, par Lisa Robert. Les aires de jeu semblent sans rapport entre elles au premier abord, sauf celui de la mort qui est au centre des planches avec cette tête de mort et autour d'elle, la vie dans ses différentes formes avec ses activités manuelles, artistiques ou quotidiennes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91969289-64563692.jpg?v=1761123005" alt=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" title=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" />
     </div>
     <div>
      Cette seconde partie donne un nouveau souffle, presque de jeunesse, avec son rythme plus enjoué et dynamique que la première partie qui était, à dessein, sur un tempo monotone, plus mesuré, celui d'un temps qui s'écoule tranquillement avec des personnages de différentes générations.       <br />
              <br />
       Dans le dernier tableau, le public se retrouve dans une situation scénographique inversée avec, devant lui, une vue des coulisses et un rideau transparent qui le sépare du plateau. Les spectateurs se retrouvent donc situés en arrière-scène face à un autre public, composé d'interprètes, situé sur scène. Le pianiste Gwendal Giguelay se retrouve cette fois-ci, côté jardin, à savoir du côté opposé où il était situé précédemment.       <br />
              <br />
       On y découvre ainsi la face cachée des séquences qui composaient la première partie avec des danseurs, habillés cette fois-ci, avec un collant noir et des plumes noires et blanches comme des ailes d'insectes sur leur dos. On y voit aussi ce qui se vit dans les coulisses dans lesquelles les artistes se déshabillent du rythme chorégraphique de la scène pour adopter celui de la mise en place avec des déplacements plus rapides, faits parfois en courant. Un seul changement est opéré, c'est celui où tout le monde se prend dans les bras alors qu'auparavant, ce n'était pas le cas. C'est un appel à l'amour et à la solidarité.       <br />
              <br />
       Ce sont aussi deux visions proposées, celle, la première, de la scène, symbolisant le théâtre du monde où la rencontre entre les protagonistes n'est pas unanime. Elle est d'actualité, où l'acceptation de l'autre et de l'étranger reste trop dictée par la peur et le rejet. La seconde vision, celle des coulisses, est un appel à l'humanité de chacun et où tous se retrouvent ensemble à s'aimer et à se retrouver. Vœux pieux ? La question ne se pose pas. Il s'agit juste d'y croire pour que cela puisse avoir une chance, aussi minime soit-elle, d'advenir. Et l'art permet, un instant, de le faire vivre avec poésie.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Entre-Temps"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91969289-64563693.jpg?v=1761123165" alt=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" title=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Philippe Decouflé.       <br />
       Assistante : Violette Wanty.       <br />
       De et avec : Dominique Boivin, Meritxell Checa Esteban, Catherine Legrand, Éric Martin, Alexandra Naudet, Michèle Prélonge, Yan Raballand, Lisa Robert, Christophe Waksmann        <br />
       Piano : Gwendal Giguelay.       <br />
              <br />
       Avec la participation d'un groupe de volontaires amateurs : Sylvain Baby, Pierre Bancel, Julien Belotti Kolly, Lucie Billat, Minerva Bonnabel, Édith Bredon, Hippolyte Chenot, Sofiane Chériet, Caroline Chevalier, Timéo Couplan, Mathilde Dos Santos, Martine du Mesnil-Adelée, Marie-Hélène Fabra, Maxime Fichet, Eva Fottorino, Luna Galette, Nathalie Gaye, Arthur Jatteau, Wahiba Khenifi, Catherine Lapeyre, Catherine Laurent, Giova Lavalle Shighicelli, Christine Léger, Nadège Leidervager Lepetit, Élisabeth Levert, Gilles Marchand, Jean-Max Mayer, Audrey Mikaelian, Sophie N'diaye, Élodie Raison, Christian Rapin, Carlos Rodriguez, Thomas Roublot, Léa Saint-Gérand, Maï-Lan Peng Samy, Nidia Sanchez, Gilles Schneider, Sandrine Slimani, Hypo Soclet, Laure Thébert, Sonia Tribolet, Isabelle Vartanian, Aponi Valletoux, Edwige Van Houtte, Akara Yagi-Gohier.       <br />
              <br />
       Lumière, direction technique : Begoña Garcia Navas.       <br />
       Décor : Jean Rabasse assisté d'Aurélia Michelin.       <br />
       Costumes : Anatole Badiali.       <br />
       Musiques originales : Gwendal Giguelay, XtroniK, Guillaume Duguet.       <br />
       Montage des voix : Alice Roland.       <br />
       Régie plateau : Léon Bony.       <br />
       Régie lumière : Grégory Vanheulle.       <br />
       Régie son et bruitages : Guillaume Duguet.       <br />
       Régie générale : Chaufferie Antoine Cherix.       <br />
       Accessoires : Lahlou Benamirouche.       <br />
       Construction : Guillaume Troublé, Léon Bony, Matthieu Bony.       <br />
       Costumiers : Jean Malo, Jean Baptiste, Arnaud Coeuff, Aurélie Conti.       <br />
       Stagiaire Costumes : Cécilia Bouchez.       <br />
       Accessoires costumes : Eugénie Delorme, Prisca Razafindrakoto.       <br />
       Peinture : Katia Siebert, David Nouyrit, Sylvie Mitault, Margot Gillot, Jean Lynch.       <br />
       Couturières Décor : Solange Comiti, Deborah Tuil.       <br />
       Par la Compagnie DCA.       <br />
       Durée : 1 h 50.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91969289-64563827.jpg?v=1761123514" alt=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" title=""Entre-Temps"… Un entre-deux générationnel entre réalité et son miroir inversé !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 9 octobre au 26 octobre 2025.</span>       <br />
       Mercredi et vendredi à 20 h, jeudi 23 à 19 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Espace Chapiteaux - La Villette, quai de la Charente, Paris 19e.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.villette.com/spectacle?lng=1&amp;id_spectacle=9332" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Entre-Temps-Un-entre-deux-generationnel-entre-realite-et-son-miroir-inverse-_a4387.html" />
  </entry>
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   <title>Shazam… Le retour éternel !</title>
   <updated>2022-07-07T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Shazam-Le-retour-eternel-_a3331.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65905489-46935311.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-08T07:51:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans cette pièce emblématique de la compagnie DCA créée en 1998, Philippe Decouflé marie théâtre, cirque, vidéo et musique dans des tableaux où la perspective joue un malin plaisir avec ce qui est et ce qui est perçu, dans un cadre autant intimiste que représentatif.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935311.jpg?v=1657210553" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Cela démarre en fanfare dans la salle avant même que le public s'installe dans les gradins avec des majorettes, essentiellement masculines, accompagnées de musiciens à la trompette, à la grosse caisse et à l'accordéon. Ainsi, le premier tableau est lié au cirque et à la fête avec un solo de twirling. Nous sommes dans la thématique de la représentation et c'est autour de celle-ci que Decouflé construit son spectacle en y dévoilant, scénographiquement, son avers et son revers et en s'adjoignant la parole pour faire entendre verbalement un corps, celui du danseur avec ses omissions, son agilité et ses âges qui s'écoulent.       <br />
              <br />
       La scénographie est découpée en trois parties avec au milieu la scène et les côtés cour et jardin respectivement, un lieu où jouent les musiciens et symétriquement une loge d'artistes. Elle montre un partitionnement équitable des planches, faisant de chaque composant artistique une pièce maîtresse à la représentation sans que l'une soit seconde à l'autre. Le verbe est très présent avec quatre monologues identiques, donnant un parfum plutôt comique, dits de façon variée par Philippe Decouflé en premier. C'est une entrée en matière sur l'œuvre proprement dite. Il avait déjà eu l'occasion de porter ce monologue il y a plus de vingt ans, car le spectacle a été créé en 1998. La parole devient descriptive car elle est le reflet d'un état d'esprit, celui d'un danseur, qui exprime aussi les interrogations de sa création en tant que chorégraphe. La parole prend ainsi une résonance particulière puisque le verbe devient l'écho d'un esprit et d'un corps.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935312.jpg?v=1657210580" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      La vidéo est très présente donnant un découplage entre ce qui est projeté et sa construction réelle. Cette déconstruction permet de mettre en relation directe une perception baignée à dessein d'une illusion optique avec sa réalité, au souhait du spectateur de choisir l'une ou l'autre en regardant la vidéo ou alors ce qui est construit en parallèle sur scène. Ainsi, avec un œil grand ouvert, filmé de très près, d'un interprète qui change à tour de rôle, des protagonistes perchés ou assis à des distances variées jouent pour les uns ou pour les autres de leur bras, de leur poing ou d'un de leurs doigts pour créer, chacun, une trajectoire donnant lieu à d'autres trajectoires. Ces éléments situés à des niveaux différents de perspective et de distance, à l'aide de deux caméras, rendent ceux-là très proches alors qu'ils sont éloignés.       <br />
              <br />
       À travers ce numéro, Decouflé met en exergue le rapport de la vidéo à la magie optique quand la scène est dans une relation directe avec la réalité. Ce sont aussi les deux faces d'une œuvre qui montrent qu'une personne, au-delà de ses performances sportives et artistiques, est sujette au temps, à son métabolisme changeant sans que la gestique dans celles-ci n'en soit édulcorée. Et puis, c'est encore son expressivité qui est interpellée de façon plus concrète et imagée dans un tableau humoristique qui montre le corps s'exprimant par lui-même, ou ne le souhaitant pas, comme s'il était le sujet de sa propre volonté et non celui des deux danseurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935348.jpg?v=1657210610" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      C'est aussi un jeu de miroirs entre deux artistes se ressemblant fortement, même costumes, même légères barbes, même faciès, sans être toutefois identiques. Ils sont entourés de psychés donnant de la profondeur à leurs déplacements. Nous sommes dans un rapport à soi et à l'autre avec l'image projetée dans des miroirs, mais avec un autre reflet, une tierce personne s'étant immiscée entre-temps dans la psyché pour projeter sa propre image à celui qui la regarde. Nous sommes dans ce rapport toujours décalé entre ce qui est projeté et ce qui est, entre ce que nous voyons et ce que nous percevons, entre ce que nous sommes et ce que nous représentons.       <br />
              <br />
       Le propos du spectacle montre que tout être humain est beau dans son expressivité. Secs, enrobés, jeunes, moins jeunes, ridés, moins ridés, tous participent aux mêmes gestuelles avec la même grâce. La maîtrise des mouvements n'est pas là où on l'attend. Lestes, sensuels, ils sont presque nonchalants, montrant une certaine fragilité. Un danseur se glisse sur un autre par le biais des épaules pour rouler sur son dos et rebondir par terre. Les mouvements s'étendent avec des membres inférieurs qui s'allongent, se replient en solo, en duo ou dans des danses de groupe. La gestique est souvent lente comme se déroulant dans un espace-temps où une décomposition donne à voir les différentes articulations corporelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935370.jpg?v=1657210702" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Ce sont aussi des duos où, dans l'un d'eux, les interprètes se font face, avec des bascules sur les plats des pieds, les membres inférieurs et supérieurs bien étendus et les avant-bras remontant et faisant des angles droits. Nous sommes toujours dans une certaine représentativité mais paradoxalement très intérieure comme si chacun sur les planches gommait la présence du public en se concentrant exclusivement sur sa gestuelle. Et toujours à une vitesse où la rapidité n'est jamais invitée. Et puis, il y a aussi une photo de groupe final avec une bande-son de castagnettes dont les rias sont mimés par toute la compagnie avec leurs seules mains.       <br />
              <br />
       C'est le corps dans sa pleine expression sans que maîtrise et synchronisation soient présentes. L'important est cette gestuelle qui coordonne les mouvements entre eux avec parfois une certaine retenue, douceur. Pas de rapidité, pas de tension, pas de déséquilibre. Même si la beauté est présente, elle ne semble pas recherchée. Ce qui est recherché est un lien entre un âge et un être pour casser les préjugés de ce qu'il peut représenter socialement et artistiquement avec une concision dans la gestuelle. La précision ne devient pas un repère pour exprimer ainsi une certaine fragilité. Et le tout se coordonne, gommant les différences de sexe, de corpulence et de séniorité sans les annihiler.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Shazam"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65905489-46935384.jpg?v=1657210761" alt="Shazam… Le retour éternel !" title="Shazam… Le retour éternel !" />
     </div>
     <div>
      Direction artistique : Philippe Decouflé.       <br />
       Musiques originales et interprétation live : La Trabant composé de Sébastien Libolt, Yannick Jory, Paul Jothy et Christophe Rodomisto.       <br />
       Avec : Manon Andersen, Flavien Bernezet, Meritxell Checa Esteban, Stéphane Chivot, David Defever, Éric Martin, Alexandra Naudet, Olivier Simola, Violette Wanty, Christophe Waksmann.       <br />
       Lumières : Patrice Besombes.       <br />
       Accessoires : Pierre-Jean Verbraeken.       <br />
       Costumes : Philippe Guillotel assisté de Peggy Housset et Jean-Malo.       <br />
       Direction technique : Lahlou Benamirouche.       <br />
       Régie générale : Patrice Besombes et Begoña Garcia Navas, en alternance.       <br />
       Construction : Guillaume Troublé.       <br />
       Régie vidéo/cinéma : Laurent Radanovic.       <br />
       Régie lumières : Chloé Bouju.       <br />
       Régie plateau : Léon Bony &amp; Anatole Badiali.       <br />
       Régie son : Jean-Pierre Spirli.       <br />
       Films : Michel Amathieu, Jeanne Lapoirie et Dominique Willoughby.       <br />
       Collaboratrices artistiques : Daphné Mauger et Pascale Henrot, en alternance.       <br />
       Par la Compagnie DCA.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">du 30 juin au 10 juillet 2022.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Grande Halle de La Villette, Paris 19e, 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://lavillette.com" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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