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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-29T19:03:34+02:00</updated>
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   <title>"Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant</title>
   <updated>2026-05-12T15:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hautes-Perchees-Un-shoot-sain-et-sans-risque-d-addiction-pour-rever-un-peu-a-un-monde-moins-discriminant_a4553.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-12T13:27:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle s'appelle Marie-Fleur. Une gamine rigolote qui partage des bonbons acides avec ses copines en prélude à la pièce avant d'aller chanter dans le chœur de l'église. Une gamine que l'on retrouve quelques années plus tard dans la salle d'un tribunal accusée de consommer d'autres stimulants que des bonbons acides, condamnée à porter un bracelet et à suivre un parcours de désintoxication. Marie-Fleur va être le lien entre les différents personnages de "Hautes Perchées".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293542.jpg?v=1778585526" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Car il est question dans ce spectacle de se pencher sur les structures qui suivent et aident les personnes en addiction aux substances psychoactives, mais sans oublier également les autres addictions, les légales, qu'elles soient alcooliques ou médicamenteuses. Ainsi Marie-Fleur va tour à tour être confrontée à une juge d'application des peines, à la directrice d'un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers(ères) de drogue (CAARUD) et aux embûches que la vie et la société sèment sur les existences des marginalisés.       <br />
              <br />
       Maurin Ollès, auteur et metteur en scène, s'interroge sur l'application effective de la Politique de Réduction des Risques décidée en France dans les années quatre-vingt pour lutter contre l'épidémie de sida. L'un de ces volets sera de lutter contre la propagation du virus en distribuant des seringues neuves aux droguées et drogués. L'autre volet : ouvrir dans les grandes villes des salles où les drogués à la rue pourront s'injecter le poison en toute sécurité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293561.jpg?v=1778585686" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Sans jamais être moralisateur, le texte de Maurin Ollès parvient à révéler les atermoiements des politiques de la ville en mettant en avant le travail de l'association qui gère la CAARUD et en particulier sa directrice incarnée. Le choix politique entre pénalisation et accompagnement des consommateurs de drogue est clairement mis en question, avec cœur et distance. Le spectacle résonne d'humour et de musique, plutôt que de condamnation. Il ondule entre comédie musicale assumée (sans chorégraphie, mais avec une présence musicale intense et performante) et théâtre, avec une fin qui resplendit d'espoir – même si cette fin est totalement fictive, hélas, avec une vraie mise en œuvre d'aide aux plus défavorisés.       <br />
              <br />
       Une énergie farouche, volontaire, ancrée anime tous les personnages, malgré leurs faiblesses, leurs manques affichés. Tout prend ici une allure de résistance engagée : résistance aux drogues, résistance aux dénigrements du voisinage et d'une certaine presse, résistance aux violences dues à la consommation de drogues, d'alcool ou autre, résistance surtout à l'indifférence et à l'absence de sentiments, car les quatre personnages principaux (quatre femmes) sont autant de combattantes pour la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293567.jpg?v=1778585731" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Grâce à un dispositif scénique mobile, la pièce se déroule dans les locaux de l'association, soit dans le bureau de la juge, soit dans la rue. Sur la droite de la scène, l'orchestre intervient régulièrement, pour soutenir les scènes ou pour accompagner les chansons. Des chansons pour la plupart tirées du répertoire d'Aznavour, d'Alicia Keys, de Lucio Battisti, de Nicoletta, mais totalement réorchestrées pour la batterie, le clavier et la basse du groupe formé de Bedis Tir, d'Arnold Zeilig et de Simon Avérous qui pulse jazz et insuffle à la pièce une distance musicale puissante. Trois musiciens qui endossent également les rôles de personnages masculins, tandis que les comédiennes deviennent toutes à tour de rôle chanteuses ou choristes.       <br />
              <br />
       La distribution, originale, investie et talentueuse, contamine allègrement toute la salle de sa belle énergie. Des interprètes de talent aussi bien dans le jeu, le chant et la musique qui portent haut cette volonté de résistance à l'inertie administrative. Une belle façon de jeter un coup de pied dans la fourmilière.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à La Criée, CDN de Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hautes Perchées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293603.jpg?v=1778587630" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Maurin Ollès, avec l'ensemble de l'équipe artistique.       <br />
       Collaboration artistique : Clara Bonnet.       <br />
       Mise en scène : Maurin Ollès.       <br />
       Assistant mise en scène et dramaturgie : Hugo Titem-Delaveau.       <br />
       Avec : Simon Avérous, Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Édith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Mélissa Zehner.       <br />
       Dramaturgie : Simon Avérous, Clara Bonnet et Maurin Ollès.       <br />
       Composition musicale : Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous.       <br />
       Son : Mathieu Plantevin.       <br />
       Scénographie : Zoé Pautet.       <br />
       Lumière : Bruno Marsol.       <br />
       Costumes : Marnie Langlois.       <br />
       Régie générale : Clémentine Pradier, Maureen Cleret.       <br />
       Regard scientifique : Marie Dos Santos.       <br />
       Par la Compagnie La Crapule.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 2 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 5 juin 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h.       <br />
       La Comédie - CDN, L'Atelier, 13, rue du Moulin Brûlé, Reims (51).       <br />
       Infos/billetterie : 03 26 48 49 10.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lacomediedereims.fr/selection/event/date?productId=10229366002938&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacomediedereims.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lacomediedereims.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       En cours de construction :       <br />
       MC2 - Scène Nationale de Grenoble, Les Célestins à Lyon, Théâtre National de Nice, CDN de Colmar, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe</title>
   <updated>2021-01-13T08:06:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grands-ReporTERRE-2-Une-exploration-eclairante-du-cyberfeministe_a2860.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53005163-40240727.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-01-13T07:33:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Deux fois par saison, le Théâtre du Point du Jour invite journalistes et artistes (en binômes et en regards croisés) à créer une performance mise en scène autour d'un sujet d'actualité. Après le premier Grand ReporTERRE en 2019, où le metteur en scène Sébastien Valignat et le journaliste Christophe Bourseiller ont proposé une enquête sur les mouvements de désobéissance civile, Grands ReporTERRE #2 invite la journaliste Claire Richard et le Collectif Marthe à défendre leurs "zones de liberté".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240727.jpg?v=1610481371" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Pour répondre à cette thématique, le Collectif Marthe et la journaliste Claire Richard se sont interrogées sur les luttes engagées par les cyberactivistes contre l'hégémonie masculine du Web et ses logiques capitalistes. Car dans l'histoire de l'informatique et la création du Web, là comme ailleurs, l'Histoire efface soigneusement l'apport dont les femmes sont responsables, comme si tout domaine technique leur était langue incompréhensible.       <br />
              <br />
       Au commencement, c'est une voix qui s'élève des ténèbres, puis une bribe de lumière apparaît sur scène, un lumignon à peine capable d'ouvrir l'espace et qui semble une faible fissure au fond d'une grotte ou la naissance d'un feu. Le spectacle commence comme un conte traçant une histoire qui remonte à l'origine des temps, quand le peuple des humains venait à peine de naître.       <br />
              <br />
       Quelque chose de biblique flotte à l'amorce du spectacle, un biblique où il ne sera pas question de dieux mais d'hommes et de femmes, et des attributions que les différentes sociétés, siècles après siècles, ont imposé à ces dernières : la mainmise des hommes sur l'histoire. La narration va se dérouler ainsi tout au long de la représentation, par l'intermédiaire d'une voix off qui raconte comment la mémoire sociale a pris l'habitude d'effacer les œuvres et les inventions des femmes, ou mieux, de les attribuer aux hommes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53005163-40240728.jpg?v=1610481402" alt=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" title=""Grands ReporTERRE #2" Une exploration éclairante du cyberféministe" />
     </div>
     <div>
      Car depuis, disons le néolithique, l'Histoire retient comme signes cruciaux de l'évolution humaine, les inventions attribuées aux hommes et passe au second plan la part des femmes. Ainsi, l'invention de la lance (pour la chasse, apanage des hommes) prédomine sur celle du panier (attribuée aux femmes). Un exemple parmi d'autres. De façon plus générale, les livres d'Histoire n'attribuent jamais les développements techniques aux femmes. C'est par ce constat que les recherches du Collectif Marthe et de la journaliste Claire Richard ont débuté pour se pencher ce nouvel univers technologique : le réseau Internet et ses dérives de surveillance.       <br />
              <br />
       Sur scène, différents néons de couleurs oscillent comme d'immenses pixels, des écrans transparents sont manipulés par les deux comédiennes lorsqu'elles n'incarnent pas des personnages, une scénographie mouvante, énigmatique et comme symbolique d'un Darknet inquiétant, hypnotique. L'univers du Web est ainsi représenté à la fois comme espace de liberté et lieu de crainte, de surveillance. Difficile de représenter cet univers virtuel, un défi relevé avec inventivité par le Collectif Marthe.       <br />
              <br />
       Le texte, intelligent, vif et sensible, nous emmène vers les témoignages de ces femmes, résistantes qui giflent cette croyance en l'incapacité féminine aux inventions techniques en créant elles-mêmes des serveurs autonomes, indépendants des serveurs mastodontes qui surveillent toutes nos données, dans le but de donner un droit à la liberté d'expression à celles qui n'en ont pas. Une forme de lutte qui passe par ces infrastructures indépendantes et qui développe une pensée cyberféministe utopique où l'hégémonie binaire sexiste tente d'être dépassée, abolie : entendez par là, une utopie dé-genrée affranchie des considérations de sexe comme repère d'identité.       <br />
              <br />
       Le troisième chapitre de ces &quot;Grands ReporTERRES&quot; aura lieu jeudi 8 et vendredi 9 avril 2021 à 20 h au Théâtre du Point du Jour. Il sera mené par le metteur en scène burkinabé Aristide Tarnagda et le journaliste Boureima Salouka sur les thématiques suivantes : &quot;Comment se dresser face à l'indignité ? Comment inventer des espaces de désobéissance face aux tentations de radicalisation ?&quot;
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grands ReporTERRE #2"</b></div>
     <div>
      Création collective Collectif Marthe avec la journaliste Claire Richard.       <br />
       Écriture et recherche : Clara Bonnet, Marie-Ange Gagnaux, Claire Richard et Maybie Vareilles.       <br />
       Mise en scène : Clara Bonnet.       <br />
       Avec : Clara Bonnet et Marie-Ange Gagnaux.       <br />
       Avec les voix de l'ingénieure informatique Margarita Padilla et des interprètes Vinora Epp (la cyborg), Claire Richard, Angélique Clairand et Éric Massé.       <br />
       Collaboration : Éric Massé.       <br />
       Son : Estelle Lambert.       <br />
       Compositions musicales : Bédis Tir.       <br />
       Scénographie : Anouk Dell'aiera.       <br />
       Lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Plateau : Bertrand Fayolle.       <br />
       Traduction : Julie Bonnet.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Théâtre du Point du Jour, 7, rue des Aqueducs, Lyon 5e.       <br />
       Le spectacle a été représenté les 8 et 9 janvier 2021 à 16 h, devant un public restreint respectant les contraintes sanitaires en vigueur.       <br />
       <a class="link" href="https://www.pointdujourtheatre.fr/" target="_blank">&gt;&gt; pointdujourtheatre.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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