<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-25T03:46:37+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !</title>
   <updated>2026-06-19T21:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tartuffe-ou-l-hypocrite-une-version-inedite-et-interdite-revisitee-avec-modernite-_a4590.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/97049033-67627204.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-06-19T19:20:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec la troupe de la Comédie Française, Ivo Van Hove reprend une version inédite du classique de Molière, "Tartuffe", datant de 1664, qui avait été interdite à sa parution. Le metteur en scène belge prend parfois à dessein et à rebours, ou en forçant le trait, les personnages qui basculent, selon les uns ou les autres, dans des moments d'attirance sexuelle, d'aveuglement béat, de diplomatie incarnée et de conflits physiques, dans une trame faite de tension où l'humour pointe parfois son nez.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97049033-67627204.jpg?v=1781894666" alt=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" title=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" />
     </div>
     <div>
      Le plateau est large et sobre. Se presse un ensemble de suivants autour d'un protagoniste qui, à nu, se loge dans une baignoire pour se laver. Il se sèche pour repartir toujours accompagné par ceux-ci. Il n'y a nul contact entre eux.       <br />
              <br />
       En arrière-scène, en lettres blanches sur fond noir, se glisse, affichée, une question sur l'identité de cet homme. Comme si un doute pouvait naître quant à la réponse. Tartuffe (Christophe Montenez), ce faux dévot, se lave le corps comme Pilate pouvait bien se laver les mains. La scénographie de Koen Tachelet est de couleur noire et blanche. Les éléments sont disposés par des accessoiristes, situés en arrière-scène, qui se mêlent aux protagonistes. Ils interviennent en tant que témoins d'un drame qui se construit par leur aide, sans pouvoir intervenir pour le faire modifier.       <br />
              <br />
       Les rituels sont très présents dans l'adaptation de Ivo Van Hove. Ce sont des rituels d'entrée et de présentation des personnages. Pour Tartuffe, ces deux procédés sont combinés. À l'entame du spectacle, comme nous l'avons vu précédemment, on le découvre, entouré, dans un toilettage fait en silence et plus loin, il se fouette le dos pour rejoindre les escaliers et ensuite le plateau, comme pour se laver de ses pêchés dans le premier cas et s'en punir pour le second.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97049033-67627647.jpg?v=1781894714" alt=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" title=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" />
     </div>
     <div>
      Durant la représentation, en arrière-scène, s'étalent sur un écran noir et en lettres blanches des propos et des questionnements en relation directe avec ce qui se joue sur les planches. Comme si le public devait se questionner sur certains temps forts ou à découvrir leur contexte par ces indications, parfois ouvertes ou fermées. L'approche est presque brechtienne, sans que le jeu le soit.       <br />
              <br />
       Tartuffe est savamment mis en exergue dans ses caricatures. On le voit se fouetter le dos, recouvert de sa chemise. Dans chaque tableau se joue un suspense dramaturgique. Chaque séquence est un temps fort qui débute scénographiquement avec une lumière blanche, accompagnée d'un son sec et claquant, qui éclaire la scène et deux protagonistes, souvent face à face, dans un périmètre de jeu délimité par un plateau blanc. Tout est à distance, mais les contacts sont constants. On s'empoigne, on se bat, on s'engueule, on crie, on gesticule, on se caresse, on s'enjambe, on se cache, on se voit, on s'espionne. Tout le panel des émotions est décliné autant par le verbe que par le geste, autant par la parole que par le corps, autant par le cri que par l'éclat. Le silence fait aussi ses entrées en donnant aux propos une résonance qui va au-delà des mots pour les habiller du costume du ressenti.       <br />
              <br />
       Tout est tension. Tartuffe, superbement interprété par Christophe Montenez, est presque diabolique quand il hurle, ses cris accompagnant une gestuelle des mains très physique, ample et parfois violente. Le reste du temps, sa voix est posée, à dessein traînante et pesante, pour porter avec elle une obole de suspicion, de doute. Ainsi, avant même qu'un mot ne sorte de sa bouche, c'est par son maintien et son attitude qu'est décliné Tartuffe. L'habit fait ainsi le moine.       <br />
              <br />
       Ivo Van Hove a adapté la version du classique de Molière en trois actes, interdite en 1664. C'est un inédit. Celui-ci est plus tranché, rapide, violent dans les ruptures dramaturgiques et dans le conflit familial qui oppose Orgon (Thierry Hancisse) à son fils Cléante (Loïc Corbery), et dans l'attrait sexuel et de fausse séduction entre Elmire (Marina Hands), la femme d'Orgon, et Tartuffe.       <br />
              <br />
       La musique apporte une touche presque tragique. L'habillement est contemporain. Costumes, cravates pour les hommes, tailleurs et jupes pour les femmes. C'est assez strict, comme les mots qui sont pesés et dits avec beaucoup d'intention et d'attention pour, entre autres, Tartuffe qui reste un parangon dans ses démonstrations religieuses et lubriques. Son hypocrisie, dénoncée par les autres personnages, emporte avec elle un maniérisme qui lui sied.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97049033-67627649.jpg?v=1781894747" alt=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" title=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène de Van Hove est simple et directe, comme en écho à la sobriété des décors très bien agencés. Un voile très énigmatique entoure le final où les personnages sont en costumes de ville avec, entre autres, Orgon portant une longue cape rapiécée et Cléante, habillé d'un jean, avec un porte-voix à la main. C'est un retournement situationnel autant dans les mœurs, contestataire dans cette scène, que social, par leur urbanité populaire, où les mœurs religieuses du XVIIe siècle ont quitté leur lit pour aller épouser celle d'une modernité beaucoup plus épanouissante. Comme celle que nous a donnée à voir Ivo Van Hove !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tartuffe ou l'hypocrite"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97049033-67627666.jpg?v=1781894933" alt=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" title=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" />
     </div>
     <div>
      Version interdite en trois actes de 1664.       <br />
       Restituée par Georges Forestier avec la complicité d'Isabelle Grellet.       <br />
       Mise en scène : Ivo Van Hove.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Laurent Delvert.       <br />
       Avec la troupe de la Comédie-Française : Thierry Hancisse, Sylvia Bergé, Loïc Corbery ou Stéphane Varupenne en alternance, Christophe Montenez, Julien Frison, Marina Hands, Christine Brücher, Diego Andres, Chahna Grevoz, Hippolyte Orillard, Lila Pelissier, Alessandro Sanna, Sara Valeri.       <br />
       Dramaturgie : Koen Tachelet.       <br />
       Scénographie et lumières : Jan Versweyveld.       <br />
       Assistant à la scénographie : Jordan Vincent.       <br />
       Assistant aux lumières : François Thouret.       <br />
       Costumes : An D'Huys.       <br />
       Musique originale : Alexandre Desplat.       <br />
       Collaboration musicale : Solrey.       <br />
       Édition musicale : Galilea Music.       <br />
       Son : Pierre Routin.       <br />
       Vidéo : Renaud Rubiano.       <br />
       Production : Comédie-Française. Coréalisation : La Villette.       <br />
       Déconseillé au moins de 15 ans.       <br />
       Durée : 2 h avec entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97049033-67627670.jpg?v=1781894968" alt=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" title=""Tartuffe ou l'hypocrite"… une version inédite et interdite revisitée avec modernité !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 21 mai au 11 juillet 2026.</span>       <br />
       Grande Halle de la Villette, 211 avenue Jean Jaurès, Paris 19ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 40 03 75 75.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.villette.com/spectacle?lng=1&amp;id_spectacle=9361&amp;__hstc=130624528.27492a2b16ec45a7508ddd0aab57345c.1781895207874.1781895207874.1781895207874.1&amp;__hssc=130624528.2.1781895207874&amp;__hsfp=9bad843ae3db7a57969755449f9f5963&amp;_gl=1*17t1qb7*_gcl_au*MTQ1NTY4NDE4NC4xNzgxODk1MjU2*_ga*NDU2NjUwMDAxLjE3ODE4OTUyMDg.*_ga_5SQ24GLP5D*czE3ODE4OTUyMDckbzEkZzEkdDE3ODE4OTUyODYkajI5JGwwJGgw&amp;axeptio_token=7ishbDFEqQseWWH-Mqjb-PtLRn" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lavillette.com/programmation/" target="_blank">&gt;&gt; lavillette.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tartuffe-ou-l-hypocrite-une-version-inedite-et-interdite-revisitee-avec-modernite-_a4590.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés</title>
   <updated>2019-09-12T11:22:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Cent-millions-qui-tombent-Nouvelle-creation-en-cours-des-Batards-Dores_a2538.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37232637-32954961.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-12T10:13:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Cent millions qui tombent" de Georges Feydeau, "relu et interprété" par Christophe Montenez et Les Bâtards Dorés. Entretien "entre deux portes" avec le (jeune) sociétaire de la Comédie-Française et ses complices Lisa, Ferdinand, Jules, Manuel et Romain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32954961.jpg?v=1568278175" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      De jeunes acteurs soudés dans le collectif les Bâtards Dorés s'étant illustré dans &quot;Méduse&quot; - prix du jury et du public du Festival Impatience et programmé par Olivier Py dans le IN 2018 d'Avignon - investissent leur terre d'origine, l'Aquitaine, pour leur nouvelle création 2020. Et si les portes chères à Feydeau continuent à claquer, c'est pour &quot;ouvrir&quot; à d'autres espaces.       <br />
              <br />
       <b>Yves Kafka - Avec Les Bâtards Dorés, créé en 2013 lors de votre sortie de l'éstba*, vous renouez avec l'auteur de votre spectacle - Machine Feydeau - de fin d'école… Pourquoi Feydeau, toujours et encore ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Christophe Montenez -</b> Un film russe, &quot;Il est difficile d'être un dieu&quot; d'Alexei Guerman, a retenu notre curiosité. Il met en jeu la dystopie d'humains qui n'auraient pas eu connaissance de la Renaissance, des Lumières, et resteraient enfermés dans un Moyen-Âge en boucle.       <br />
              <br />
       Quels personnages de la littérature pouvaient leur faire écho ? Les créatures très codifiées de Feydeau, mues par une mécanique hystérique tournant à vide autour des problématiques de l'argent et du sexe, se sont imposées. Le pitch serait de proposer la question : si l'on offrait à ces personnages une porte de sortie, qu'en feraient-ils ? Si l'on introduisait un grain de sable dans l'horlogerie huilée de la mécanique feydalienne, que deviendraient ces pantins ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32955376.jpg?v=1568279118" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      <b>… une porte de sortie invisible jusque-là à leurs yeux ; leur ouvrir une porte, autre que celles qui claquent et reclaquent ?</b>       <br />
              <br />
       <b>C. M. -</b> Voilà… D'ailleurs une idée de scénographie avait été de créer une cinquième porte. Lorsque quelqu'un l'ouvrirait, il ne serait plus dans &quot;la pièce&quot;… Effrayé, allait-il vouloir à tout prix rejoindre la fiction, ou oserait-il faire imploser ses déterminismes ?       <br />
              <br />
       <b>Feydeau, connu comme auteur de vaudevilles légers, se prêterait-il à toutes les déconstructions ? Comment traduire ce processus &quot;politiquement incorrect&quot; ?</b>       <br />
              <br />
       <b>C. M. -</b> D'emblée, un salon bourgeois - papiers peints et accessoires - immerge le spectateur dans l'univers très codifié de Feydeau. Puis, sous l'effet de l'hystérie des personnages, il se déliterait. Des pans entiers s'effondreraient repoussant le décor jusqu'à le faire imploser. Des végétaux et autres présences incongrues - fruits de l'hystérisation générée par l'argent dont un valet va hériter - envahiraient le plateau.       <br />
              <br />
       Ce milieu organique exogène prendrait ainsi possession de l'espace. Un peu comme dans un film d'horreur où la vérité des personnages viendrait prendre le dessus, mais là pour les rappeler à eux-mêmes en les questionnant sur leur vraie nature.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32955382.jpg?v=1568279149" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      <b>… comme le retour du refoulé ?</b>       <br />
              <br />
       <b>C. M. -</b> Oui… Feydeau est assez fou dans ses propositions pour constituer le fil rouge de notre spectacle au-delà des allers-retours aménagés par nos postures personnelles. En outre, la pièce étant restée inachevée, il faudra lui trouver un dénouement… On servira donc les problématiques amorcées par Feydeau, les prolongeant de nos &quot;couleurs&quot; sur un plateau se désagrégeant.       <br />
              <br />
       Les &quot;personnages-mondes&quot; seront porteurs d'interrogations qui vont nous percuter, et le spectateur avec nous. L'un voudra rester dans la fiction théâtrale afin d'échapper à une remise en cause des &quot;valeurs&quot; auxquelles il s'accroche, il soutiendra que c'est par l'argent que l'on s'accomplit en refusant de voir que le monde s'écroule autour de lui et focalisera son existence autour de son petit chien, de sa petite femme. Un autre &quot;risquera&quot; l'aventure du réel pour explorer d'autres horizons interdits jusque-là.       <br />
              <br />
       Et comme les personnages de Feydeau portent en eux-mêmes leurs ténèbres, on s'est contenté d'investir cette zone pour dire un peu de nous dans leur &quot;interprétation&quot;. Cette pièce est drôle et terriblement cynique, voire affreuse dans les rapports humains qu'elle expose de manière crue. Au public d'en faire ensuite &quot;comme il lui plaira&quot;…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32955445.jpg?v=1568279403" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      <b>S'il est dans vos productions, un acteur important - bien que ne figurant pas dans la distribution - c'est en effet le public… Quelle place lui avez-vous réservée ?</b>       <br />
              <br />
       <b>C. M. -</b> À un moment, quelqu'un s'écrie en écho aux cent millions : &quot;Cent patates !!!&quot;… Et cent patates tombent alors des cintres que l'on fixe comme un pendule d'hypnose. La lumière et le son accompagnent ce temps onirique où le spectateur est livré délibérément, librement, à ses propres questionnements (Que faire de ma vie ? Ai-je la possibilité de changer ?) ou simplement &quot;choisit&quot; de se laisser divertir au sens pascalien.       <br />
              <br />
       <b>Et vous cinq, réunis &quot;studieusement&quot; dans cette salle du TnBA où vous êtes en résidence, qu'auriez-vous à dire de ce nouveau projet ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Lisa Hours, Jules Sagot, Manuel Severi, Romain Grard et Ferdinand Niquet-Rioux -</b> Sans reprendre ce que Christophe a dévoilé, on voudrait revenir sur notre manière de travailler. Chacun dans la troupe est acteur et metteur en scène, ce qui créée les conditions d'un échange permanent de points de vue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32955466.jpg?v=1568279457" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      Occuper son petit segment de vie sans se soucier des autres, se divertir &quot;à tout prix&quot;, ou s'ouvrir à d'autres dimensions plus spirituelles, ces questions sont posées dans Feydeau et on se les réapproprie pour les &quot;travailler&quot;, pour les faire entendre de là où l'on en est de nos existences. Les personnages s'agitent et nous agitent.       <br />
              <br />
       Aucun n'ira jouer ce qu'il ne sent pas. Ainsi le collectif, riche de toutes les propositions plurielles, de toutes les intériorités en mouvement, puise sa synergie singulière dans le plaisir intense de jouer ensemble.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* École supérieure de théâtre Bordeaux Aquitaine.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Cent millions qui tombent"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37232637-32955527.jpg?v=1568279758" alt=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" title=""Cent millions qui tombent"… Nouvelle création en cours des Bâtards Dorés" />
     </div>
     <div>
      D'après Georges Feydeau,        <br />
       Texte, conception et mise en scène : Collectif Les Bâtards Dorés.       <br />
       Avec : Romain Grard, Lisa Hours, Jules Sagot, Manuel Severi, Ferdinand Niquet-Rioux, Christophe Montenez (de la Comédie-Française).       <br />
       Son : John Kaced.       <br />
       Lumière et scénographie : Lucien Valle.       <br />
              <br />
       <b>Futures représentations</b>       <br />
       Création au Théâtre de la Cité de Toulouse, le vendredi 24 janvier 2020.       <br />
       TnBA (Théâtre national Bordeaux Aquitaine), du mardi 18 au samedi 22 février 2020.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.tnba.org/estba/presentation" target="_blank">&gt;&gt; Présentation de l'école</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Cent-millions-qui-tombent-Nouvelle-creation-en-cours-des-Batards-Dores_a2538.html" />
  </entry>
</feed>
