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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-05T19:19:16+02:00</updated>
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   <title>Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation</title>
   <updated>2024-05-17T15:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avec-Fille-de-roi--Sara-Llorca-eclaire-au-flambeau-les-ombres-de-l-heritage-et-de-la-filiation_a3908.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-05-17T15:08:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Fille de roi" est pur théâtre. De ce théâtre fait de presque rien, mais capable de faire surgir de l'obscurité une épopée. Des mots, une comédienne, un musicien, quelques accessoires, de la lumière et de la poésie, c'est presque tout. Presque rien. Et l'envie chevillée au corps d'interroger en images ce monde, cette vie, cette inexplicable course du temps qui finit par broyer tout, les êtres, les sentiments et les esprits.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80335285-58011419.jpg?v=1715952748" alt="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" title="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" />
     </div>
     <div>
      Un théâtre où il est aussi question de théâtre. Sara Llorca invoque le roi Lear de Shakespeare pour évoquer ce qui lui tient au cœur : l'héritage, la filiation. Cet amour du théâtre qu'elle a hérité de son père, Denis Llorca, amour qui fait partie de sa vie, de sa chair, indissociable de son parcours et qui vient se télescoper avec ses sentiments pour son père.       <br />
              <br />
       Rebondissement. Échos. Similitudes et réflexions entre réalité et la fiction, la comédienne est exactement au centre de ces deux pôles, en équilibre ou plutôt en constant rééquilibre, prise entre l'art de la scène et l'admiration pour un père qui lui a gentiment instillé la passion du jeu.       <br />
              <br />
       Du texte de Shakespeare, &quot;Fille de roi&quot; en garde principalement la trame. La pièce s'attache plutôt à l'une des trois filles de Lear, Cordelia, la plus sincère, la plus injustement répudiée, déshéritée, exilée. Elle s'attache à ses sentiments, à l'héritage qu'elle obtient finalement, un héritage qui bouleverse totalement son existence, qui en fait une guerrière au lieu d'une princesse de salon, mais pas une héroïne. Une guerrière que son père ne saura même pas reconnaître au soir de sa vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80335285-58011428.jpg?v=1715952785" alt="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" title="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" />
     </div>
     <div>
      Sara Llorca est aussi dans ce rôle la fille d'un roi : Denis Llorca, roi de théâtre, roi d'un royaume qui n'existe pas, mais dont elle a hérité la passion. Roi qui, comme Lear, décida un jour de partir, de laisser son royaume, de chercher une nouvelle liberté. Les mots de cette pièce évoquent le sombre, le torturé, le trouble, tout en restant sourcé à l'énergie de la lumière. L'interprétation de Sara Llorca est intensément physique. Son corps, jambes pliées comme dans l'attente d'un assaut, épaules mouvantes, bras fermes, possède la force d'une adepte des arts martiaux. On sent cette puissance d'évocation qui n'empêche pas une diction claire, limpide.       <br />
              <br />
       &quot;Suis la voix du poète !&quot;, fait aussi partie de l'héritage. Une poésie qui s'incarne sur scène grâce à la musique de Benoît Lugué, véritable partenaire de jeu, de sensibilité et de chant. Avec ses interventions à la basse électrique modulées en nappes mélodieuses ou en contrepoints plus toniques, le musicien soutient et donne rythme aux mots, aux émotions. Des émotions à leur comble lorsque la princesse Sara-Cordelia retrouve son roi de père Llorca-Lear, déchu et en déchéance, un roi en habits de mendiant qu'il faut porter encore pour un dernier moment et garder un petit peu dans la lumière.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle vu le 4 mai 2024 au Théâtre des 2 Rives à Charenton-le-Pont (94).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fille de roi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80335285-58011437.jpg?v=1715952813" alt="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" title="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" />
     </div>
     <div>
      Texte, mise en scène : Sara Llorca.       <br />
       Avec : Sara Llorca.       <br />
       Musique, jeu : Benoît Lugué.       <br />
       Avec la voix de Denis Llorca.       <br />
       Regard sur la mise en scène et l'interprétation : Kên Higelin.       <br />
       Son : Quentin Fleury.       <br />
       Lumière : Stéphane &quot;Babi&quot; Aubert.       <br />
       Scénographie et costumes : François Gauthier-Lafaye       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 70 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">8 juin 2024 :</span> Festival Les Tisseurs de mot, Chilhac (43).       <br />
       Juillet 2024 : Les Nouvelles Coordonnées, Festival Vous êtes Ici, Fontaine-l'Abbé (27).       <br />
       Mai 2025 (dates à préciser) : CDN Normandie-Rouen, Rouen (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/80335285-58011442.jpg?v=1715952844" alt="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" title="Avec "Fille de roi", Sara Llorca éclaire au flambeau les ombres de l'héritage et de la filiation" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Hermann" ou le roman d'un amour oublié</title>
   <updated>2021-03-13T15:01:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hermann-ou-le-roman-d-un-amour-oublie_a2902.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54654161-41098548.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-03-13T14:33:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le récit de Gilles Granouillet est fait de trajectoires que l'on suit, qui se brisent, traversent le temps et se reconstruisent ailleurs, comme si toutes les vies dont il est question ici étaient en trompe-l'œil. Une construction romanesque qui traverse non seulement le temps, mais l'espace, du Nord au Sud et jusqu'à l'Est lointain de l'Europe, que François Rancillac parvient à rendre crédible grâce à une mise en scène réaliste.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098548.jpg?v=1615644263" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      L'intrigue est complexe. Elle nous est racontée par l'un des quatre personnages de la pièce, Léa Paule, neurologue en hôpital psychiatrique, spécialisée dans la maladie d'Alzheimer. Elle nous emmène à la découverte d'un de ses patients, Hermann, atteint d'une forme précoce de la maladie, qu'elle va croiser deux fois, à vingt ans d'intervalle. Une rencontre qui va avoir une influence décisive sur sa vie.       <br />
               <br />
       Un peu à la manière d'une enquête policière, les détails de la vie de cet étrange personnage qui ne sait presque rien de lui-même, vont être peu à peu révélés. Mais pas dans l'analyse médicale ni grâce aux exercices de mémoire que les malades atteints de cette maladie pratiquent pour tenter d'endiguer ce mal, ce sera par le biais d'un troisième personnage nommé Olia. Olia est le seul vestige qu'Hermann est encore capable d'exprimer : Olia, la femme qu'il a aimée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098556.jpg?v=1615644290" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      La quête pour la découverte de la vérité est épique. La neurologue parvient, par chance ou par destin, à trouver cette Olia, mariée depuis quinze ans à l'un de ses collègues, médecin, cardiologue. Hermann est pour cette femme comme un passé à jamais enfoui qui ressurgit. Lui, en passe de devenir totalement amnésique, fait ressurgir la mémoire chez cette femme. Et les souvenirs de son amour de jeunesse. Elle va tout quitter, sa vie bourgeoise, son mariage acheté sur ces sites de rencontres arrangées de la Russie postsoviétique, et elle retourne vers ses origines qu'elle croyait avoir oubliées. Elle disparaît. Hermann également. Elle est retrouvée seule, égarée, en Pologne, où son mari vient la récupérer. Elle ne parle dorénavant que russe. Et elle attend son amant.       <br />
               <br />
       Pendant vingt ans, aucune nouvelle d'Hermann. Mais il revient soudain dans la vie de Léa, la neurologue, toujours atteint d'Alzheimer, et toujours étonnamment jeune, et toujours à la recherche d'Olia, son amour. Le récit s'entremêle ainsi souvent de la couleur du conte, du conte philosophique. Hermann, apparition sans âge, traverse les existences et les distances et répare les oublis, rebat les cartes, tel un ange absolument pas biblique, plutôt un ange martyr qui porte en lui les blessures d'une guerre sur le front afghan et d'un amour brisé.       <br />
               <br />
       La mise en scène de François Rancillac joue avec les perspectives à la fois du décor stylisé de Raymond Sarti et de projections nous plongeant dans les couloirs aveugles des hôpitaux psychiatriques ou nous entraînant dans les différents lieux de la narration. Un système qui donne une grande souplesse à cette dernière qui change régulièrement d'endroits, tout en tirant l'histoire vers le réalisme. Une histoire qui, par sa complexité, appesantit par moments l'action en privilégiant de longs passages narratifs. Mais les quatre comédiens jouent leurs partitions avec dextérité. Clément Proust, en particulier dans le rôle d'Hermann, mais aussi Claudine Charreyre, qui a la lourde charge d'interpréter Léa, la neurologue, sont extrêmement crédibles et empathiques. Lenka Luptáková et Daniel Kenigsberg, dans les rôles d'Olia et de son mari, sont eux, désarmants d'authenticité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hermann"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098563.jpg?v=1615644322" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      Texte : Gilles Granouillet.       <br />
       Mise en scène : François Rancillac.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Christine Guênon.       <br />
       Avec : Daniel Kenigsberg, Claudine Charreyre, Lenka Luptáková, Clément Proust.       <br />
       Dramaturgie : Gilles Granouillet.       <br />
       Scénographie : Raymond Sarti.       <br />
       Costumes : Sabine Siegwalt.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Son et composition musicale : Sébastien Quencez.       <br />
       Régie générale : Jérôme Aubert.       <br />
       Par le Théâtre sur Paroles.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu dans le cadre des présentations professionnelles ayant eu lieu les 3, 4 et 5 mars à 15 h au théâtre des 2 Rives à Charenton (94).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54654161-41098599.jpg?v=1615644662" alt=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" title=""Hermann" ou le roman d'un amour oublié" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée conditionnée à la date de réouverture des salles</b>       <br />
       25 et 26 mars 2021 : Espace culturel Albert Camus, en co-accueil avec la Comédie de Saint-Étienne/CDN, Chambon Feugerolles (42).        <br />
       7 avril 2021 : La Maison des Arts du Léman - scène nationale Thonon-Evian, Thonon-les-Bains (74).       <br />
       13 avril 2021 : Espace Saint-Exupéry, Franconville (95).       <br />
       15 avril 2021 : Théâtre Victor Hugo, Bagneux (92).       <br />
       6 mai 2021 : l'Onde, Vélizy-Villacoublay (78).       <br />
              <br />
       Tournée en 21/22 : Scène nationale de Dieppe, Théâtre d'Aurillac, Théâtre de Roanne, etc. (en cours).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation</title>
   <updated>2012-10-15T17:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Daniel-Keene-et-le-pouvoir-de-l-evocation_a436.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
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   <published>2012-01-24T13:33:00+01:00</published>
   <author><name></name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La comédienne Marie-Noële Bordeaux nous apporte "La Pluie", une courte pièce de l'auteur australien Daniel Keene, qu'elle choisit d'adresser aux enfants de façon simple et superbe.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3512710-5059874.jpg?v=1326803597" alt="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" title="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" />
     </div>
     <div>
      Actuellement en tournée, <span style="font-style:italic">La Pluie</span> est tombée pendant le mois de décembre sur le Studio Théâtre de Charenton, un lieu aussi atypique que sympathique. Créé à l'origine pour être joué directement dans des salles de classe, ce spectacle est fait de telle sorte qu'il peut s'adapter à n'importe quel lieu et s'est joué dans de nombreuses écoles mais aussi des bibliothèques et bien sûr des salles de spectacle. À la porte de celle-ci, c'est la comédienne qui nous accueille, souriante...       <br />
              <br />
       En quelques mots adressés aux plus jeunes, elle nous présente ce que nous allons voir. C'est encore la comédienne que nous voyons. Puis des codes saisissants de simplicité nous font basculer dans la fiction : la mélodie surannée d'une boite à musique, un peu d'argile, appliqué en quelques gestes précis sur le visage et les cheveux. La transformation est faite, la magie du théâtre saute aux yeux des enfants : c'est maintenant le personnage que nous voyons, Hanna.       <br />
              <br />
       Hanna est une vieille femme aujourd'hui. Mais il fut un temps où elle aimait se promener. Au milieu d'un champ, on force des gens à monter dans un train. Elle ne fait rien, elle est juste là, et les gens lui donnent leurs affaires avant de monter. Toutes sortes de gens... Toutes sortes de choses... Des lunettes, des cannes, des photos, du linge... Elle ne faisait rien. Elle ne disait rien. Mais elle était là. Témoin muet du dernier départ. Dernière consolation de confier à quelqu'un les vestiges d'une vie qu'on leur arrache. Et Hanna conservait tout, avec soin, dans sa maison. Au cas où ils reviendraient lui réclamer leurs affaires...
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3512710-5059975.jpg?v=1327404605" alt="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" title="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" />
     </div>
     <div>
      La mise en scène toute en délicatesse de Colette Froidefont mise sur la force du rapport direct entre le personnage et son auditoire, avec le minimum d'artifices. Évoquer, sans représenter... Mais la réussite du spectacle repose essentiellement sur les épaules de son excellente comédienne, dans une proximité rare. Modulant le timbre de sa voix, sortant mille et une chose des poches innombrables de son manteau dans des gestes lents et précis, jouant parfois des différentes possibilités d'un bâton de pluie, elle nous captive complètement. Ce texte magnifique de poésie et de douceur est un conte d'une grande force, d'une grande pudeur, qui s'adresse à tous en faisant confiance à l'intelligence de l'auditeur. Les enfants, du coup, sont ébahis, suspendus aux lèvres de la conteuse, car ils comprennent. Ils comprennent surtout qu'on ne les infantilise pas. L'échange qui suit le spectacle (et qui a duré presque plus longtemps que le spectacle lui-même !) est une explosion de remarques, de questions, de commentaires, menée avec talent par Marie-Noële Bordeaux : on sent son amour pour les enfants et pour le théâtre, et son bonheur, hautement communicatif, d'être ici. Les questions des enfants, d'ailleurs, ont dû se prolonger longtemps après avec leurs professeurs, puis avec leurs parents. Le théâtre retrouve alors toute sa place sociale : il remue, questionne, et surtout, provoque la discussion. Ainsi donc, si on annonce <span style="font-style:italic">La Pluie</span> dans votre région, n'hésitez pas à aller vous rafraichir en famille sous cette douce ondée. Ce beau moment de théâtre est comme des rails, filant à l'horizon, mais d'un train qui, cette fois, conduirait au bonheur.        <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Pluie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3512710-5498486.jpg?v=1327404606" alt="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" title="Daniel Keene et le pouvoir de l'évocation" />
     </div>
     <div>
      Texte : Daniel Keene.       <br />
       Traduction : Séverine Magois.       <br />
       Publié aux Éditions Théâtrales.       <br />
       Mise en scène : Colette Froidefont.       <br />
       Avec : Marie-Noële Bordeaux.       <br />
       Durée : 40 minutes, suivi d'un échange avec la comédienne.       <br />
       Spectacle tout public à partir de 9 ans.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle a été joué du 6 au 16 décembre 2011.</b>       <br />
       Au Studio-Théâtre de Charenton, Charenton-le-Pont, 01 43 96 21 05.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 au 16 septembre 2012.</span>       <br />
       Samedi à 20 h et dimanche à 15 h,       <br />
       Salle de la Fontaine Martin à Vernou-La Celle-sur-Seine (77).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Mardi 27 novembre 2012.</span>       <br />
       Scolaire en après-midi, tout public en soirée.       <br />
       Dans le cadre du 30e Festival Théâtral du Val-d’Oise.       <br />
       Chapelle de l’Ancien Séminaire, Parc de la Mairie, Montmagny (95).       <br />
              <br />
       Contact tournée: 06 82 76 12 01.       <br />
       <a class="link" href="http://www.postures.fr/177+la-pluie.html" target="_blank">&gt;&gt; postures.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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