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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-11T16:32:29+02:00</updated>
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   <title>"Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <updated>2025-06-26T17:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-3-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4272.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2025-06-26T17:12:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Suite (et fin) de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… Trois propositions - parmi beaucoup d'autres - participant pleinement au charivari vécu durant ce festival éminemment populaire bousculant à l'envi les repères normés. Oser montrer et dire "tout naturellement" ce que d'habitude on dissimule sous les plis empesés de la bienséance de mise, tel est le fil rouge qui les relie entre elles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315869.jpg?v=1750951879" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Appartement témoin" du Collectif Les Aimants.</strong></span> Oser en toute bonne conscience espionner les voisins d'en face mis sur écoute, c'est l'expérience artistique proposée in situ. Planqué dans une camionnette garée dans la rue de l'immeuble, casque rivé aux oreilles et disposant d'un boîtier permettant de naviguer de la chambre au salon en passant par la salle de bain, chacun au gré de sa curiosité va pouvoir se créer un "roman familial".       <br />
              <br />
       Ils sont quatre à vivre ici, un couple et leurs deux filles. Et comme dans toutes les familles "normales", ça se chamaille sur fond de quotidien à partager… L'ado qui prend son temps pour passer sous la douche exaspère la mère, surmenée, au bord de la crise de nerf, son mari s'exemptant de toutes tâches ménagères. Le père lui vient de perdre son emploi et confie ce secret à la petite dernière encore à la crèche en lui annonçant la bonne nouvelle : il va enfin pouvoir passer du temps avec elle… Cris et chuchotements, fenêtre sur cour, permettant à chacun(e) de projeter ses propres problématiques en images sonores transformées en 3D.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315870.jpg?v=1750951914" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"R.OSA, sous-titré Dix exercices pour de nouvelles virtuosités" de Silvia Gribaudi avec Claudia Marsicano.</strong></span> <span style="font-style:italic">"Il y a des lieux qui révèlent en nous des possibles ou des manières d'être",</span> avance la philosophe Claire Marin. Ce soir, la scène de Station Marne, en coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle Aquitaine Bordeaux-La Rochelle et l'Université de Bordeaux, va devenir, le temps d'une représentation, l'un de ces lieux précieux. Déjà le titre – "R. OSA" – résonnait comme une promesse de rendre obsolètes les attentes d'une chorégraphie normée en renvoyant allègrement à l'ancien monde (le nôtre) les canons figés des corps stéréotypés…       <br />
              <br />
       Quand apparaît le visage particulièrement épanoui de Claudia Marsicano, l'interprète complice de la metteuse en scène, le sens du verbe oser explose dans les longues poses de profil, de face et d'arrière face, de la danseuse exhibant avec un naturel assuré son importante corpulence. Avec inventivité et grâce, elle va jouer avec ce corps (souvent avec espièglerie) se livrant à des exercices d'une réelle virtuosité se concluant par une fabuleuse glissade, l'offrant – à nos yeux conquis – dans la posture d'une Vénus accoudée négligemment sur son avant-bras (cf. celle du Titien). Elle avait su, bien avant ce final réjouissant, nous séduire collectivement en nous entrainant à sa suite dans des exercices où, nous aussi, nous avions – en miroir – osé risquer notre corps à la vue des autres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315924.jpg?v=1750951940" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Et vous, qui êtes-vous ?" de Paloma Pradal.</strong></span> Passons sur le titre pour dire l'authenticité à fleur de peau de celle qui a su métamorphoser en une performance sensible un parcours de vie singulièrement cabossé. Gitane par sa mère, Espagnol par son père, grand guitariste de flamenco, elle a vécu les affres de celles – comme sa génitrice qui interviendra en voix off – que l'on a voulu réduire au silence, faisant d'elles les objets captifs des désirs des hommes. <span style="font-style:italic">"Je hais l'histoire que je vais vous raconter. Mais, à la fin, je m'en sors…"</span>. D'emblée, vêtue du blanc des vestales, tambourinant des deux mains sur la table posée devant elle, elle affiche crânement – sur le bruit des pas du flamenco résonnant dans le silence – son identité conquise : celle d'une flamenca (et non d'une chanteuse de flamenco).       <br />
              <br />
       De sa jeunesse torturée, vécue en milieu masculiniste des plus violents, elle a reproduit la toxicité en s'acoquinant avec des tocards, alcoolos et drogués, qui l'ont agressée moralement et physiquement. Ces sévices répétés, elle ose les évoquer crûment sans la retenue (un comble !) que les machistes de tous horizons réclament ordinairement des femmes battues, violentées, contraintes à se prostituer pour leur mac. De la peau qu'elle s'arrachait jusqu'au sang, elle ne garde aujourd'hui que la trace de la force qu'il lui a fallu pour se réinventer après être passée par la case déconstruction pour réapprendre à respirer, à aimer et croire en la (sa) vie. Libre, elle l'est manifestement, face à nous, femme artiste, sereine et forte, enchantant la dernière soirée du festival de sa voix infiniment mélodieuse.        <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63315925.jpg?v=1750952451" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Appartement témoin"</strong></span>       <br />
       Récit planqué.       <br />
       Vu dans un endroit tenu secret du quartier Saint-Michel le vendredi 13 juin 2025.       <br />
       A été représenté du mercredi 11 au vendredi 13 juin sous forme de plusieurs sessions de 45 minutes.       <br />
       Conception, écriture : Malo Martin et Léo Bahon.       <br />
       Mise en scène et jeu : Malo Martin et Léo Bahon.       <br />
       Avec les voix de : Jess Avril, Nour Correa, Julie Denisse, David Gouyer, Frédérique Le Brun , Bronwyn Louw, Mimouette, Louise Robard, Nickolas Van Corven et Marcel Vidal Castells.       <br />
       Soutien logistique à l'enregistrement : Clémentine Ménard et Thomas Uzan.       <br />
       Consultant technique : Clément Bernardeau et Christophe Modica.       <br />
       Scénographie : Théo Jouffroy.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63316038.jpg?v=1750952510" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"R.OSA, sous-titré Dix exercices pour de nouvelles virtuosités"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Vu Station Marne le vendredi 13 juin 2025.       <br />
       Conception : Silvia Gribaudi.       <br />
       Chorégraphie et mise en scène : Silvia Gribaudi.       <br />
       Performeuse : Claudia Marsicano.       <br />
       Concepteur lumières : Leonardo Benetollo.       <br />
       Costumes : Erica Sessa.       <br />
       Collaboration artistique : Antonio Rinaldi , Giulia Galvan , Francesca Albanese et Matteo Maffesanti.       <br />
       En coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle-Aquitaine.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89572870-63316040.jpg?v=1750952539" alt=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 3 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Et vous, qui êtes-vous ?"</strong></span>       <br />
       Récit, chant et danse.       <br />
       Vu Square Dom Bedos le samedi 14 juin 2025.       <br />
       Écriture et interprétation : Paloma Pradal.       <br />
       Mise en scène : Florent Mateo.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <updated>2025-06-24T17:46:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-2-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4270.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2025-06-24T16:45:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Suite de la trente-quatrième édition du Festival Chahuts… chahutant avec une impertinence gourmande les repères afin de mieux déconstruire les lieux communs pour faire communauté. D'une confession vibrante d'une déracinée iranienne à celle contée dans un rap explosif, d'une parodie shakespearienne hilarante (réévaluée à l'aune de l'état de la culture) à un manifeste décoiffant des Valeurs éternelles de notre République (repeinte au vitriol), quatre propositions aux vertus des plus oxy-génantes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289667.jpg?v=1750776863" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged" de Mina Kavani.</strong></span> De son existence à Téhéran placée sous la surveillance de mollahs inflexibles et de bataillons de femmes hystériques où, dès sept ans, le voile et l'uniforme étaient de rigueur, Mina Kavani retient aussi le havre de l'appartement familial transformé en cocon festif où ouvrages marqués du sceau de l'hérésie, alcools et opium, musiques et danses, relations libres, étaient de délicieux onguents… Puis vint le temps de l'exil à Paris, la ville dont elle rêvait, celle des lumières et des libertés à tous vents. Paris se révélant être la cité d'une solitude insupportable, celle de l'exclusion, insérant les déraciné(e)s dans des carcans invisibles.       <br />
              <br />
       Loin de l'odeur enivrante de l'opium iranien ayant nourri ses aspirations libertaires et ses premiers émois littéraires, elle découvre alors la face cachée d'un Occident dans lequel la méfiance, voire le rejet de l'Étranger, est chose commune. Un cauchemar vécu in situ, celui de l'immigrée confrontée à une violence qui, pour être moins ostensible que celle qu'elle a fuie, la met fondamentalement à mal, elle qui a le sentiment "encré" en sa peau de femme libre d'avoir vendu, pour un rêve de pacotille, sa famille et le devenir de son pays aux fondamentalistes religieux… Rêves et cauchemars portés par la même voix - envoûtante - oscillant entre cris et complaintes, l'immense miroir du plateau reflétant leurs facettes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289668.jpg?v=1750777058" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou" de Mathilde Paillette, Compagnie Ultra-Nyx.</strong></span> Quelle énigme abyssale se cache derrière ce drôle de rôle-titre ? De quelle béance s'agit-il dans ce concert râpé résonnant des volts débridés s'échappant d'une guitare surchauffée ? Et le bras monstrueux de la grue géante, de qui est-il le nom, ainsi que de son conducteur aux allures d'ogre ? Quant à la mignonne petite chatte traumatisée à mort par l'individu susmentionné, chatte dont la propriétaire n'est autre que la petite fille répondant au nom charmant de Paillette, à quel titre prend-elle place au cœur du récit pulsé ?       <br />
              <br />
       Pas besoin d'exégètes en matières psychanalytiques pour en mesurer les résonances dans la vie d'une très jeune fille abusée… Mais là, aucun pathos, tout au contraire un délire de notes faisant le plus naturellement du monde la nique au traumatisme acté pour le transformer en explosion vitale, faisant coup double en fracassant l'innommable et l'innommé dans le même élan salvateur. Partir de l'intime vécu pour le métamorphoser en conte musical à haute intensité visuelle et sonore, tel est le défi relevé avec brio par Mathilde Paillette et sa complice, la bonne Sirène à la queue pailletée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289733.jpg?v=1750777400" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard" d'Angélique Orvain et Pierre Bedouet (Mash-Up Production).</strong></span> Le Richard à sauver n'est autre que le Richard III de Shakespeare… enfin pas le tyran maudit, mais le projet que l'équipe d'artistes fantasques (on se souvient encore de leur désopilant Zaï Zaï Zaï) avait pour ambition – démentielle – de porter au plateau… si ce n'est que les réductions budgétaires en ont décidé tout autrement… Comme l'explique d'emblée doctement un comédien, crayon en main, face à un tableau de conférence noirci de la liste pléthorique des personnages traversant la pièce du dramaturge anglais, quatre seulement ont pu survivre aux coupes drastiques. Quant au décor et aux accessoires de théâtre, ils seront eux aussi soumis à la portion congrue ; sacro-saintes économies ayant force de loi, l'imaginaire de chacun(e) sera à la fête !       <br />
              <br />
       Ainsi posé, le parti pris d'un théâtre de rue sciemment déjanté va déferler devant les gradins de fortune dressés face à la palissade des travaux de réfection de la Flèche Saint Michel, planches non jointées peinant à masquer un monde dystopique au bord du gouffre. Décapitations à tue-tête, flots d'hémoglobine, corps à corps homériques, trottinette électrique faisant figure de noble destrier, reine déchue jaillissant d'une cantine à roulettes… Et comédiens et comédiennes à l'égo surdimensionné se disputant bec et ongles le rôle phare (même si c'est celui d'une crevure infâme !) jusqu'à en mourir (sur scène) et nous aussi (de rire)… Et, parallèlement, reprises savoureuses des éléments de langage à utiliser pour faire valoir ce projet culturel à financement participatif… Autant d'ingrédients d'une farce politico-théâtrale à haute valeur grand-guignolesque nous submergeant jusqu'à plus soif de sa force (ré)créative.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289734.jpg?v=1750777448" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national" de Nicolas Lambert.</strong></span> Écrire le roman national… pas celui qu'il est de bon ton de diffuser à longueur de discours dans les sphères officielles soucieuses de fixer dans le marbre républicain l'ordre établi, mais celui nourri par des recherches affranchies de tous conflits d'intérêts. Libérer le passé des falsifications que l'on lui a imposées dans le but de sacraliser les versions officielles des dominants… Un stand-up tragi-comique de plus de deux heures où humour acéré et colères justifiées nous amènent à nous questionner : on nous aurait menti sur les effets qui perdurent de la colonisation ? Celle des terres, de leurs habitants et des esprits, les nôtres y compris ?       <br />
              <br />
       Partant d'un supposé sujet de devoir donné à sa fille et dont il a la charge de corriger l'orthographe – "Montrer que l'armée française est au service des valeurs de la République" – de digression en digression, le comédien balaie avec envie l'épopée de l'Empire français… en mettant le doigt là où ça fait (très) mal.       <br />
              <br />
       Ainsi du discours de Dakar de Nicolas Sarkozy (celui-là même qui vient d'être privé d'une médaille, il est vrai qu'auparavant, il avait bénéficié d'un bracelet…), axé sur "l'homme Africain non inscrit dans un processus de progrès" (aux oubliettes les tirailleurs sénégalais, mitraillés par leurs frères d'armes français pour avoir eu l'audace de réclamer leur solde)… Ou comme les faits d'armes glorieux des généraux Bugeaud (celui à la casquette), Faidherbe et Lyautey, auxquels on doit "la pacification" (déplacer, asphyxier et brûler les indigènes) du Sénégal, de l'Algérie, du Maroc et dont les noms trônent fièrement au fronton des lycées ou bâtiments publics… Et plus près de nous, Mayotte, une île au beau milieu de la République, un joyau des Comores (elles indépendantes, archipel cimetière marin de la planète)… Grandes misères de la France… "en pire !". Un dévoilement corrosif de l'Histoire en marche.        <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289841.jpg?v=1750777861" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"I'm deranged"</strong></span>       <br />
       Récit personnel.       <br />
       Vu au tnba (salle Vauthier) le jeudi 12 juin 2025.         <br />
       Conception, mise en scène : Mina Kavani.       <br />
       Avec : Mina Kavani.       <br />
       Création lumière : Marco Giusti.       <br />
       Régie lumière et générale : Pierre-Éric Vives.       <br />
       Scénographie : Clémence Kazémi.       <br />
       Son-artiste sonore : Cinna Peyghamy.       <br />
       Collaboration artistique : Maksym Teteruk.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Trou"</strong></span>       <br />
       Concert conté.       <br />
       Vu au Marché des Douves le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Écriture et interprétation : Mathilde Paillette.       <br />
       Accompagnée de Lauren Sobler.       <br />
       Co-mis en scène : Anthony Revillard.       <br />
       Instrus : La Chip 's Prod/Yellow/Mathilde Paillette.       <br />
       Lumières et régie : Cédric Cambon.       <br />
       Décor : Neil Price.       <br />
       Costumes : Mathilde Paillette.       <br />
       Visuels (teasers, affiches, photos) : Cécile Noyalet.       <br />
       En partenariat avec le Girofard dans le cadre du Mois des fiertés, avec le soutien de la Ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : 1 h 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89528033-63289958.jpg?v=1750778567" alt=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Épisode 2 Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Sauver Richard"</strong></span>       <br />
       Théâtre de rue.       <br />
       Vu place Saint-Michel (Meynard) le mercredi 11 juin 2025 (gratuit).       <br />
       Texte et mise en scène : Angélique Orvain.       <br />
       Collaboration artistique : Pierre Bedouet.       <br />
       Avec : Célestin Allain-Launay, Paul Audebert, Pierre Bedouet, Alexandre Bodin, Sandrine Petit.       <br />
       Scénographie : Tristan Ortlieb.       <br />
       Son : Amélie Polachowska.       <br />
       Costumes : Janie Le Borgne.       <br />
       Photographie : Romain Dumazer.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La France, Empire. Un secret de famille national"</strong></span>       <br />
       Théâtre.       <br />
       Vu square Dom Bedos le jeudi 12 juin 2025.       <br />
       Texte, documentation, reportage : Nicolas Lambert.       <br />
       Mise en scène et interprétation : Nicolas Lambert.       <br />
       Collaboration artistique : Sylvie Gravagna.       <br />
       Création lumière : Erwan Temple.       <br />
       Collaboration documentation : Erwan Temple, Saphia Arezki.       <br />
       Durée : 2 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Episode-2-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4270.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…</title>
   <updated>2025-06-17T18:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4258.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89377433-63199269.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-17T17:29:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Trente-quatrième édition irriguant les "quartiers populaires" de Bordeaux, celui de Saint-Michel sur la rive gauche de la Garonne et de La Benauge sur la rive droite, et toujours le même désir chevillé au corps des deux nouvelles codirectrices… Celui d'initier, pour et avec les habitant(e)s, un tourbillon de cultures joyeuses et débridées, chamboulant à l'envi l'ordre normé pour libérer en chacun le goût de soi… et des autres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199269.jpg?v=1750174556" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      Artistes et habitant(e)s, confondus dans la même communauté humaine, ont vécu du 6 au 14 juin (sans évoquer le travail en amont durant les mois qui ont précédé) des propositions à haute valeur vivifiante. Une cinquantaine de rendez-vous artistiques (dont une quarantaine gratuits) reliés entre eux par un puissant fil rouge : se déprendre du regard sociétal en s'affranchissant des vœux secrets déposés en nous par nos géniteurs, eux-mêmes modelés par l'héritage du patriarcat, du machisme diffus, de la colonisation des territoires et des esprits. Parmi ce foisonnement, quelques propositions à prendre comme des éclats épars de la programmation…       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Chien, la Traductrice et l'Enfant" de Lancelot Hamelin.</strong></span> Cette fiction donnant lieu à une lecture théâtralisée portée par l'auteur-acteur accompagné d'une comédienne, résulte d'un travail de terrain au long cours : deux années de collecte de données dans les quartiers de Saint-Michel et des Capucins au contact des populations dites en situation de fragilité. De ces paroles à vif, il a imaginé un récit transcendant les situations individuelles pour en exhaler l'essence. Ainsi, au travers des tribulations hautes en couleur de trois personnages de papier, se dévoile en creux "la vraie vie" des gens à la rue.       <br />
              <br />
       Il y a d'abord le Chien, commentant à sa hauteur (de chien), le comportement de son maître relogé de façon précaire par les services sociaux ; ensuite la Traductrice, prise, elle aussi, comme celles et ceux dont elle se fait le porte-parole, dans les rets infernaux du droit d'asile à faire valoir pour sa famille ; et enfin l'Enfant au "grain de santé" entre les deux yeux, ne se résignant pas aux règlements excluant ses parents d'un abri pérenne et se livrant à des actes réparateurs. La polyphonie de ces voix se faisant écho a pour effet de nous aspirer au cœur de l'existence de ces invisibles "éblouissants" en faisant entendre, avec humour et force dramatique, leurs propos fulgurants. Une performance… "fabuleuse".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199278.jpg?v=1750174653" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Parmi d'autres" de Nathalie Man et ses complices.</strong></span> La street-artiste (re)connue, donnant vie depuis de longues années aux murs de la cité bordelaise en y placardant ses propres poèmes "lumineux", a animé des ateliers d'écriture durant l'année écoulée. Véritables "ouvroirs de littérature humaine", les é-crits de ces femmes et hommes affichés sur les palissades de la Flèche Saint-Michel en rénovation résonnent comme d'authentiques appels adressés au flâneur. Curieux de ces vies inconnues déchirant la chape des non-dits pesant comme un couvercle sur nos existences caparaçonnées, le passant est saisi par leur humanité partagée. La poésie de rue érigée en mantra salvateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199317.jpg?v=1750174815" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un jour ça servira" de la Compagnie Les Lubies.</strong></span> Immersion grandeur nature dans la maison de la mère de l'auteur-interprète, maison devenue sienne depuis son décès. Située non loin de la basilique du quartier Saint-Michel, la modeste bâtisse ayant abrité la jeunesse de Vincent Nadal exhale le parfum délicieux du temps suspendu, un passé rendu vivant par la grâce de son écriture sensible et de la mise en jeu subtile de Sonia Millot, sa complice.       <br />
              <br />
       Métamorphosant en expérience commune un épisode intime – avoir eu à trier avec sa sœur les objets de toute une vie accumulés là par une mère aimée atteinte de "la gardite" aiguë propre à celles qui ont connu les guerres – il nous entraîne avec gourmandise dans "la vie sortie des cartons"…        <br />
              <br />
       Des centaines de paires de chaussures rangées dans des boîtes, un papier portant trace de sa naissance à Saïgon devenu Ho Chi Minh, une vieille photo d'elle bébé dans les bras de sa mère sur les rives du Mékong, un t-shirt barré du logo floqué du PS "Le changement, c'est maintenant" arboré fièrement lors des élections municipales de 2012, une très ancienne lettre de la grand-mère de Tahiti, un vinyle de Colette Magny… autant de fragments d'une existence "ordinaire", tremplins pour l'imaginaire fertile du poète rêveur qui s'en saisit avec un bonheur non dissimulé. Un bonheur dont il nous fait don avec humour et sincérité, dans cette performance ayant des échos secrets avec nos propres destinées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199340.jpg?v=1750175019" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Bible du déboulonnement" de Guy Régis.</strong></span> Adepte du théâtre du réel, l'auteur-metteur en scène haïtien convoque la fiction pour mieux rendre compte d'une réalité que d'aucuns voudraient occulter. Que l'on mesure l'effet produit par la brèche temporelle libérant soudain, dans la cité de Bordeaux au passé ruisselant de l'enrichissement colonial, une horde d'esclaves noirs encapuchonnés… "Ils et Elles" sont là, ressuscité(e)s devant nos yeux, pour venir troubler le présent de La Belle Endormie…       <br />
              <br />
       Dans le cadre éminemment religieux de la Chapelle du Crous, dans son chevet à chapelles rayonnantes, vont se succéder les harangues suscitées par l'effraction dans notre monde du début du troisième millénaire de ces intrus(es) venant perturber nos consciences assoupies. Chacun, de là où il est, selon la place qu'il occupe, va se défendre d'être pour quelque chose dans le crime hérité dont il tentera de minimiser plus ou moins cyniquement la portée, ou au contraire, criera à tue-tête sa colère incoercible que des hommes et femmes aient pu être "traités" de la sorte pour l'enrichissement de ceux dont les descendants ont encore et toujours pignon sur rue. "Vigilance… Attention…", cette performance immersive invite à secouer nos tranquilles indifférences pour nous préserver du danger mortifère d'une pensée oublieuse, niant ou relativisant à bon compte le passé négrier de notre bonne ville.       <br />
       À suivre…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199372.jpg?v=1750175580" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       S'est déroulé du 6 au 14 juin 2025.</b>       <br />
       Quartiers Saint-Michel, La Benauge et au-delà, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Chien, la Traductrice et l'Enfant"</strong></span>       <br />
       Conte urbain.       <br />
       Vu au marché des Douves le samedi 7 juin à 17 h (gratuit sur réservation).       <br />
       Texte : Lancelot Hamelin.       <br />
       Interprétation : Lancelot Hamelin &amp; Lucie Monzies        <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Parmi d'autres", de Nathalie Man et ses complices</strong></span>       <br />
       Exposition à ciel ouvert.       <br />
       Vu sur la place Saint-Michel (Meynard) lors du vernissage le samedi 7 juin à16 h, a été visible jusqu'au samedi 14 juin (gratuit).       <br />
       Poèmes : Nathalie Man et ses complices.       <br />
       Avec la participation de Promofemmes, du Gem Jeunes, du centre d'animation Saint-Michel (cours de FLE) et de personnes qui ont participé aux ateliers d'écriture.       <br />
       Avec la mise à disposition de murs par InCité et la ville de Bordeaux.       <br />
       Durée : environ 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89377433-63199414.jpg?v=1750175664" alt=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" title=""Chahuts" Un festival au cœur des quartiers, théâtres de nos "vies minuscules"…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Un jour ça servira"</strong></span>       <br />
       Récit.       <br />
       Vu dans une maison de Saint-Michel le dimanche 8 juin à 11 h (gratuit sur réservation).       <br />
       Compagnie Les Lubies.       <br />
       Écriture et interprétation : Vincent Nadal.       <br />
       Mise en scène, direction d'acteur : Sonia Millot.       <br />
       Dramaturgie des objets, construction marionnette : Pascal Laurent.       <br />
       Scénographie : Éric Charbeau et Philippe Casaban.       <br />
       Création lumières : Cédric Quéau.       <br />
       Traitement images vidéo (archives publiques) : Erwin Chamard.       <br />
       Traitement musiques et sons : Hervé Rigaud.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Bible du déboulonnement"</strong></span>       <br />
       Théâtre du réel.       <br />
       Vu à la chapelle du Crous le dimanche 8 juin à 17 h (seconde représentation à 17 h 30) (gratuit sur réservation).       <br />
       Auteur et metteur en scène : Guy Régis Jr.       <br />
       Assistant à la mise-en-scène : Vladimir Deva.       <br />
       Création et régie vidéo : Dimitri Petrovic.       <br />
       Avec : Nanténé Traoré , Frédéric Fachena , Ornella Mamba , Marcel Mankita, Roxanne Roux.       <br />
       Avec les élèves en théâtre du Conservatoire de Bordeaux Jacques Thibaud : Aline Bonhomme, Lola Cheurfa, Natalia Gonzalez Arroyo, Yanis Lakhadir, Martin Le Clainche, Nathan Chapuis-Guntzburger, Elsa Rayan, Adam Sullivan, Sihem Kellala et Saziley Vernaton.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Un-festival-au-coeur-des-quartiers-theatres-de-nos-vies-minuscules_a4258.html" />
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  <entry>
   <title>"Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…</title>
   <updated>2024-06-19T12:18:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81074542-58452138.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-20T07:58:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa trente-troisième édition, le festival bordelais des arts et de la parole du "quartier de Saint-Michel et au-delà", s'est fixé un fil rouge… "Hors normes", un beau sous-titre qui résonne comme la promesse salutaire d'un pas de côté mettant en perspective les héritages qui nous façonnent. Qu'elle trouve ses racines dans notre passé individuel, familial, sociétal, ou colonial, la norme héritée agit comme une camisole dont on ne peut se défaire qu'en partageant les mots, qu'en les frottant à ceux des autres. Faire circuler la parole, la mettre dans un pot commun, telle semble l'ambition émancipatrice de cette semaine où cultures populaires et performances artistiques s'allient pour faire résonner la voix des invisibles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452138.jpg?v=1718785451" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Sur la rive droite de la Garonne, le Parc Pinçon de la Benauge est tout désigné pour accueillir les festivités inaugurales… Un ciné-concert immersif sous la forme d'un film d'animation en 3D – </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span> (Collectif La Méandre) – est projeté sur une scène rehaussée et aussi sur les immenses façades années soixante-dix surplombantes. Les deux musiciens en live et les personnages de l'histoire se détacheront de la scène pour venir à la rencontre des habitants de la cité populaire, créant ainsi un pont de sens entre fiction et réalité. Quant à l'histoire contée, elle se présente comme le récit d'un soulèvement poétique, celui d'un enfant détonateur de rébellion contre une société asservissante et artisan innocent de son extinction. Toute ressemblance avec la réalité vécue ne pouvant être que fortuite (ou pas…).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452139.jpg?v=1718786053" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      Parmi les trente-huit autres rendez-vous… </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>, conçue par l'auteur de théâtre et de romans Lancelot Hamelin, immerge dans un espace urbain identifié jusque dans les îles des territoires d'outre-mer pour être le refuge de personnes sans domicile fixe. Ce territoire, connu des habitants du quartier pour abriter des personnes en rupture, alcoolisées ou pas, chacun va l'arpenter en "tous sens". En effet, seul pour mieux s'imprégner du contexte, "livret des pensées de Sandra" (personnage fictionnel), jeu de cartes et pièce de monnaie en mains, on part à la recherche du secret du père décédé quelque part, à l'encoignure de deux ruelles… Une énigme à résoudre incluant de plain-pied dans l'univers bien réel des exclus… Expérience immersive troublante, s'appuyant sur une fiction comme pour mieux lever le voile sur les drames conduisant à la dure réalité de la vie à la rue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452197.jpg?v=1718786834" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits fantômes"</strong></span>, imaginé par le chorégraphe plasticien Mickaël Phelippeau, propose la visite guidée de trois appartements du quartier Saint-Michel "désertés" pour l'instant. À partir des objets, de la décoration, des livres et disques peuplant les lieux, il se livre à une recomposition fantasmée de ses occupants : qui sont celles et ceux qui vivent "pour de vrai" entre ces murs ? Commentant, dessinant, lisant, dansant, il s'appuie sur la gamme des moyens d'expression à sa disposition pour nous embarquer à sa suite dans ce voyage exploratoire… Si le concept (on pense au roman "Les Choses" de Georges Pérec) est sans conteste séduisant, sa réalisation nous convainc moins, "l'ouvroir de littérature potentielle" restant ici fermé sur lui-même et nous perdant dans des performances artistiques… "hors sol".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452426.jpg?v=1718787289" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>, de Treize, propose une "lecture-rencontre" émaillée de poèmes slamés, dont on ne sort pas tout à fait indemne. En effet, pour l'autrice de "Charge" (Éditons La Découverte, 2023), campée devant nous, le mot "rencontre" collé à celui de "lecture" délivre à lui seul l'essence de son dessein : le désir impérieux de faire résonner en nous, ses "frères humains" (cf. François Villon), sa traversée en milieu psychiatrique.       <br />
              <br />
       Transmettre dix ans passés entre les murs troués de fenêtres verrouillées est ressenti comme une urgence palpable. Faisant corps avec ses mots tranchants, crus pour coller avec son propos, la romancière dit la déshumanisation humiliante infligée aux patients internés dans une unité psychiatrique… Ces regards portés sur son cas, elle, réduite à l'état d'objet clinique lors des visites organisées pour le personnel médical… Sa pesée hebdomadaire obligatoire, au vu de tous, sur une balance inadaptée à son poids… Ou encore ces ordonnances d'une dizaine de lignes prescrivant les pilules à avaler, sans qu'aucun mot jamais ne vienne accompagner l'emprise sur son corps et sa tête… Pour elle, un moment de libération par la parole. Pour nous, un témoignage coup de poing sur certaines violences psychiatriques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452427.jpg?v=1718787803" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span> de la conteuse et danseuse Céline Ripoll fait figure d'événement trouant le plafond de verre des normes prisées par les conservateurs de tous poils… "Mettre en jeu", au sens théâtral, la toxicité du machisme mis à nu pour déjouer son emprise morbide. Dire la vérité "exemplaire" du destin d'une femme ordinaire qui, après avoir subi dans sa jeunesse l'extrême violence d'un père, s'est précipité à l'autre bout du monde… dans les bras d'un séduisant "sauvage" dans une compulsion de répétitions échappant à toute raison.       <br />
              <br />
       Celle que l'on connaissait pour ses talents de conteuse du légendaire océanien (cf. les albums de sa maison d'édition, Moai Éditions) lui ayant ouvert les portes du Musée du Quai Branly afin d'assurer des visites ethno-artistiques, revient sur l'avant-scène pour dévoiler cette fois l'arrière-fond des beautés du Pacifique… L'île de Pâques, un paradis à ciel ouvert où elle a vécu l'enfermement avec un séduisant guerrier s'étant avéré être une parfaite brute alcoolisée.       <br />
              <br />
       Face à nous, entre les murs du petit jardin urbain Dorignac, elle apparaît fragile et forte. Dotée d'un bel humour, elle fait corps avec son récit qui lui colle à la peau tout en s'en distanciant avec bonheur. Son récit, c'est celui de toutes les femmes battues "à mort", d'anciennes amoureuses qui sont tombées dans les rets du prince viril arrivé sur son fier destrier. "Intermittent" (magnifique !) de la colère, il l'injurie, la terrorise, la menace pour tout et rien, "se vide en elle" et repart à ses affaires. Treize ans d'asservissement au sens plein du terme sans pouvoir échapper à son emprise… Un récit d'une banalité effrayante dans lequel la tragédie du quotidien féminin livré à la maltraitance machiste explose à chaque syllabe.       <br />
              <br />
       Ne plus sentir son corps, devenir vase… la vase dont les tortionnaires sont faits. Trouver la force de mettre son passé devant soi pour s'en délivrer… Démêler l'enchevêtrement de traumas… Être née morte dans un hôpital militaire, avoir vécu sous les diktats d'un père effrayant, avoir voulu se sauver de son enfance en se précipitant à l'autre bout de la planète… et être tombée dans les bras d'un homme l'ayant carbonisée sur place, comme la petite fille vietnamienne hurlant de douleur sous les brûlures du napalm…       <br />
              <br />
       Un "crash texte" époustouflant d'humanité à vif. Dans cette performance encore en devenir, Céline Ripoll échappe artistiquement à sa nuit personnelle en faisant magistralement danser les mots de la liberté recouvrée… <span style="font-style:italic">"Et sa douleur s'est brisée comme un éclat de rire",</span> serait-on tenté d'ajouter en plagiant "Nuit rhénane" de Guillaume Apollinaire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452776.jpg?v=1718788079" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      <b>Festival Chahuts       <br />
       Du 7 au 15 juin 2024.       <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, Bordeaux (33).</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chahuts.net/" target="_blank">>> chahuts.net</a>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Fantôme"</strong></span>       <br />
       <b>Vendredi 7 juin à 22 h, Parc Pinçon, Bordeaux.</b>       <br />
       Par le Collectif la Méandre.       <br />
       Direction artistique, musique, interprétation : Arthur Delaval.       <br />
       Direction technique, régie générale, création lumière, interprétation : Jordan Bonnot.       <br />
       Musique et interprétation : Charlie Doublet.       <br />
       Regard extérieur, mise en scène, accueil et transmission complices, interprétation : Lucie Paquet.       <br />
       Animation et mapping, régie vidéo et interprétation : Guillaume Bertrand.       <br />
       Régie vidéo et interprétation : Agnieszka Juszczak.       <br />
       Régie son et interprétation : Pierre Lacour, Loan Gatto et Isia Delemer.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation, regard extérieur à la mise en scène : Anaïs Blanchard.       <br />
       Accueil et transmission complices, interprétation : Zaïna Zouheyri.       <br />
       Création costume : Julie Honoré.       <br />
       Écriture : Maëlle Ghulam Nabi.       <br />
       Construction : Marie Dupasquier.       <br />
       Construction des totems : Gaël Richard.       <br />
       Construction des carrousels : Clément Lapalus.       <br />
       Construction, machiniste : Mathieu Fernandez.       <br />
       Regard extérieur à la mise en scène : Laura Dahan, Manuel Marcos.       <br />
       Regard extérieur à la manipulation : Olivier Rannou.       <br />
       Regard extérieur au jeu : Marc Prépus.       <br />
       Regard extérieur : Clémence Lambey, Mélissa Azé.       <br />
       Avec la participation de 25 complices. En partenariat avec la MDS Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58452994.jpg?v=1718789488" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Géographie de la survie"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin (de 14 h à 20 h 30) et dimanche 9 juin (de 10 h à 18 h), en déambulation, Marché des Douves, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Lancelot Hamelin       <br />
       Conception et écriture : Lancelot Hamelin.        <br />
       Scénographie : CALK.        <br />
       Regard extérieur et bienveillant : Élise Rochet.        <br />
       Recherche action et causerie : Agnès Villechaise.        <br />
       Avec la participation de : Gwendoline Gross, Hélène Fretigne, Christian Calvet, Marion Sarrailh, Natacha Nottin, Brownie Valette, Esteban Ansorena, Sylvie Guyzerix, Joanie Kneppers, Lili Weyl, Jeanne Petit, Denis Blanc, Isabel Vincent Pereira, Justine Rocheteau, Sandrine Jeanneau, Vanessa Vallee, Marie Braux, Odile Nublat, Delphine Ledru, Camille Lemoine, Élise Rochet.        <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453139.jpg?v=1718789608" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Charge"</strong></span>       <br />
       <b>Samedi 8 juin à 18 h à la Bibliothèque Capucins, Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Treize.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Portraits Fantômes"</strong></span>       <br />
       <b>Jeudi 6 juin (19 h), samedi 8 juin (14h et 17 h 30) et dimanche 9 juin (14 h et 17 h 30) dans trois appartements du Quartier Saint-Michel, Bordeaux.</b>       <br />
       Par BI-P/Mickaël Phelippeau       <br />
       Conception et interprétation : Mickaël Phelippeau.       <br />
       En coréalisation avec la Manufacture CDCN Nouvelle-Aquitaine Bordeaux – La Rochelle.       <br />
       En complicité avec des habitantes et habitants de Saint-Michel.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81074542-58453161.jpg?v=1718789672" alt=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" title=""Chahuts" Quand ceux que l'on a voulu faire taire donnent de la voix…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Née le 8 mars 1977"</strong></span>       <br />
       <b>Dimanche 9 juin à 18 h dans le Jardin Dorignac, Bordeaux.</b>       <br />
       Par Céline Ripoll.       <br />
       Texte et narration : Céline Ripoll.       <br />
       Mise en scène : Valérie Puech.       <br />
       Regard chorégraphique : Mourad Merzouki.       <br />
       Parrain artistique : Yannick Jaulin.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Chahuts-Quand-ceux-que-l-on-a-voulu-faire-taire-donnent-de-la-voix_a3960.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"</title>
   <updated>2023-06-23T10:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts--des-arts-de-la-parole-aux-elans-du-corps-une-pleiade-de-propositions-savamment-populaires_a3622.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/73657005-51248817.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-06-22T19:49:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Rendez-vous annuel très prisé du Quartier Saint-Michel, le Festival "Chahuts" constitue la vitrine festive d'une action au long cours mobilisant toute l'année les "personnes invisibilisées" autour de rencontres porteuses d'émancipation. Durant une dizaine de jours de ce début juin, gratuites ou à prix réduits, les manifestations artistiques en "tous genres" (et toutes de qualité) irriguent ce quartier éminemment populaire de Bordeaux. Voici quelques-unes d'entre elles, reflétant l'esprit frondeur de ces Chahuts propres à bousculer la tendance endémique à l'assoupissement présent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248817.jpg?v=1687459559" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span> inaugure la 32ᵉ édition en conviant chacune et chacun au partage d'une "tablée fantastique". Dans l'îlot verdoyant du square Dom Bedos du TnBA, face aux convives attablés, des défilés haut en couleurs sont risqués avec bonheur par des invitées de la Maison des Femmes, trouvant dans ces tableaux vivants le lieu d'une "re-connaissance". En fond de jardin, sous le fronton de "la foire aux risques", une aire d'improvisations propose plusieurs attractions invitant - en toute liberté créative - au risque envié d'être soi.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>, de la Compagnie Ola, se présente comme une installation sonore et visuelle en cours de réalisation. Depuis mars 2022, autour d'Anne-Cécile Paredes, l'équipe artistique à la recherche de paroles vives de détenus(es) s'immerge dans la Maison d'arrêt de Gradignan près de Bordeaux. Au travers d'ateliers d'écriture et avec une qualité d'écoute qu'aucun préjugé ne vient parasiter, elle recueille "de l'intérieur" des récits de vie orientés vers la quête d'un à-venir propre à soutenir les pensionnaires dans leur traversée du monde carcéral.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51248904.jpg?v=1687459843" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Huit hautparleurs dominant chacun une photographie recomposée selon la fantaisie de leur auteur diffusent les paroles à vif de ces "inclus" désireux de faire entendre leur voix au-delà des épais murs qui les séparent de la vie extérieure. Reliés par la voix, elle aussi, enregistrée de l'artiste évoquant les dédales de l'univers carcéral avec ses interminables couloirs, ses multiples portes et contrôles à franchir, les témoignages résonnent comme des éclats d'humanité ne pouvant être tus… sous peine de nous couper de l'existence de nos "frères humains qui après nous vivez" (échos atemporels de "La Ballade des Pendus" de François Villon), sous peine encore de nous priver de l'essence de notre fragile humanité à tous.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>, de la Compagnie Hors Jeu, reconstitue de manière très libre - et pour autant pétrie de vérité judiciaire - le procès de ces jeunes gens d'un village de Corrèze, taxés d'ultra-gauche par un pouvoir en quête de trouver "coûte que coûte" des coupables au sabotage de caténaires d'une ligne à grande vitesse… Malgré dix longues années de procédures rocambolesques et de milliers de feuillets en portant traces (minutes des actes enfermées précieusement dans les centaines de cartons empilés faisant office de décor), les preuves à charge se sont avérées inexistantes, débouchant le 12 avril 2018 sur la relaxe des prévenus. Tout ça pour ça, serait-on tenté de dire…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252928.jpg?v=1687506648" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Et c'est justement l'aspect hautement absurde de cette invraisemblable affaire d'État dont vont s'emparer avec envie les deux comédiennes et trois comédiens - interprétant tour à tour les différents rôles de cette pantalonnade tragi-comique, avec changement de vêtements à vue - pour, dans un jeu mêlant facétieusement plaidoiries, saillies verbales et combats à mains nues, nous entrainer dans les arcanes vertigineux d'une Justice marchant ostensiblement sur la tête. Ainsi, l'humour toujours présent agira comme un antidote aux tribulations judiciaires s'autoalimentant de la suffisante incompétence d'un juge anti-terroriste ou encore d'une influente ministre droite dans ses bottes. La construction ubuesque du récit officiel du danger terroriste ira jusqu'à convoquer le &quot;Kill Bill&quot; de Tarantino pour donner lieu - sur les tréteaux dressés en plein air - à des escarmouches d'anthologie.       <br />
              <br />
       Au-delà du plaisir réel pris à la vue de ces interprétations hautes en couleurs, le message concernant la fabrique du mensonge à l'échelle d'État est &quot;délivré&quot; de la gangue qui le maintenait prisonnier. Ainsi, démontés un à un les rouages de cette mémorable falsification, il restera au rap final de proposer un mantra propre à faire échec aux tentatives totalitaires de l'ordre en place. Risquer l'engagement contre l'ordre établi…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51252929.jpg?v=1687507222" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>, du Collectif Jeanine Machine de Brice Lagenèbre, propose une déambulation libertaire dans le quartier Saint-Michel - un espace public, là où s'originent les luttes contre les discriminations homosexuelles - à grand renfort de références historiques. Armé d'un humour désarmant, il entraine à sa suite le cortège de spectatrices et spectateurs devenant, de fait, militantes et militants des causes émancipatrices.       <br />
              <br />
       Conçu comme un chemin - non de croix, mais menant vers un édénique Jardin des Délices - le parcours borné par les hauts faits de cette gay pride "historique" rembobine tout au long de son trajet les moments phares des luttes homosexuelles… États-Unis, fin des années soixante, le voguing comme repaire pour les gays latino et afro-américains persécutés… Stonewall Inn dans le quartier de Greenwich Village. Derrière les portes de ce monument (pause devant un imposant immeuble bordelais), un abri paradisiaque pour pouvoir vivre son homosexualité dans le plaisir partagé de rencontres exaltées… Les émeutes violentes de Stonewall déclenchées par les raids policiers du 28 juin 1969 embarquant manu militari tout ce monde de la nuit… Un an après, première Pride new-yorkaise commémorant Christopher Street Day, le soulèvement des minorités sexuelles contre l'arbitraire de la police rue Christopher…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253023.jpg?v=1687507311" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Retour à Paris, le 10 mars 71, Salle Pleyel où Brice, campant une Ménie Grégoire au rouge à lèvres appuyé et boucles d'oreilles à l'unisson, flanquée d'un psychanalyste et d'un prêtre consensuels, égrène d'une voix mielleuse ses préjugés homophobes : <span style="font-style:italic">&quot;L'homosexualité, ce douloureux problème…&quot;</span>. La foule, alors conviée à jouer les femmes et les hommes LGBTQI+, interrompt bruyamment l'émission &quot;Allô Ménie&quot; pour créer dans le même élan le Fhar, le Front homosexuel d'action révolutionnaire…       <br />
              <br />
       Et ainsi de suite, les épisodes se succèdent, actant les étapes clefs de ces luttes, suscitant de vives oppositions, et pas seulement chez les bourgeois réacs, mais aussi au sein de la classe ouvrière. Arrive 82 et le sit-in devant l'Assemblée Nationale… Tous assis sur les pavés, nous assistons au résultat du vote de la loi défendue par Gisèle Halimi : L'homosexualité est dépénalisée ! Après l'espoir, viendront les terribles années quatre-vingt et le V.I.H… Allongés au sol, nous respectons la minute de silence en mémoire de la personne par minute mourant du sida. Puis 99, le PACS. 2013, le mariage pour tous… Et les autres luttes encore à mener… Une salutaire invitation à risquer l'audace pour défendre la liberté d'être sans entraves.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253123.jpg?v=1687508455" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>, de la Cie L'Annexe de Baptiste Amann, s'adresse à toutes celles et ceux qui ont gardé intacte la faculté de s'évader du monde tel qu'il est… pour rêver "en toute conscience" d'un monde à la dimension de leurs aspirations. Ainsi, si cette forme théâtrale est annoncée "à partir de sept ans", elle concerne tout autant les adultes… du moins ceux qui n'ont pas renoncé à leurs rêves de vivre pleinement, en faisant crânement face au monde tel qu'il va (ou ne va pas).       <br />
              <br />
       Du haut d'un lit superposé où elle règne en capitaine d'un vaisseau fantôme et sœur secrète d'un nuage, l'héroïne de huit ans (jouée à merveille par une adulte), bonnet à oreilles vissé sur une tête aux expressions inspirées, s'adresse d'abord à ses peluches doudous alignées… pour leur déverser un flot d'horreurs. <span style="font-style:italic">"Tu aurais pu te laver les oreilles… T'es qui toi : une vache ou un zèbre ? T'es moche, tu passes derrière, c'est la règle…"</span>, autant de paroles sulfureuses qu'elle a pu naguère entendre… et qu'elle s'empresse de "rejouer" afin de ne pas avoir à en supporter les effets délétères, elle qui <span style="font-style:italic">"habite une maison où d'autres enfants comme (elle) ont été placés".</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253150.jpg?v=1687508480" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
     </div>
     <div>
      Dans l'adresse directe aux enfants (et adultes) qui suit cette confidence délivrée au creux de l'oreille, elle propose un remède à l'enfermement : <span style="font-style:italic">&quot;Tu t'es jamais dit que si on te demande de fermer les yeux la nuit, c'est pour te cacher des choses ?&quot;</span>. La nuit, c'est l'envers du décor, c'est fait pour voir de l'autre côté du monde… Et nous voilà embarqués en sa compagnie dans une traversée poétique et héroïque où Thalia (en grec, &quot;fleurissante ou abondante&quot;, un prénom qui lui va bien, elle qui déborde en tous sens…) sera notre fantas(ti)que guide.       <br />
              <br />
       Sèche-cheveux en mains, elle fera lever le vent de l'imaginaire… Dès lors, enfermés dans une machine à laver gigantesque, transportés sur une mer déchainée, nous serons invités à franchir la porte des mondes engloutis en évitant un poulpe maléfique nommé Mélancolia… En effet, à la recherche du temps perdu, surtout ne pas s'abîmer dans les fonds marécageux de souvenirs glauques, mais, tout au contraire, convoquer la puissance de l'imagination débridée pour s'évader du monde extérieur… Et même si, au fond de soi, on sait que le monde inventé a été fabriqué de toutes pièces, se dire comme cette petite fille délurée que <span style="font-style:italic">&quot;si ça n'existe pas, ça me fait exister&quot;</span>… Une forme subtile et vivifiante qui porte haut le désir de théâtre.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253218.jpg?v=1687509060" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      <b>Festival Chahuts, arts de la parole et espace public,        <br />
       Quartier Saint-Michel et au-delà, à Bordeaux.       <br />
       A eu lieu du 7 au 17 juin 2023.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le banquet du Risque"</strong></span>       <br />
       Avec : Cécile Maurice, Julie Brunie Tajan, et les bénévoles complices.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
       Square Dom Bedos, mercredi 7 juin à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabane"</strong></span>       <br />
       Compagnie Ola (Nouvelle-Aquitaine).        <br />
       Équipe artistique : Geneviève Rando, Johann Mazé, Anne-Cécile Paredes.       <br />
       Régisseur son : Pierre-Alain Pous.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
       La Manuco, vernissage le jeudi 8 juin à 20 h 30, puis du 8 au 10 et du 14 au 17 juin en continu de 9 h à 19 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"C.R.A.S.H. d'après l'affaire dite de Tarnac"</strong></span>       <br />
       Compagnie Hors Jeu (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       Texte et mise en scène : Sophie Lewisch.
     </div>
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     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/73657005-51253259.jpg?v=1687509089" alt="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" title="Festival "Chahuts", des arts de la parole aux élans du corps, une pléiade de propositions "savamment populaires"" />
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      Avec : Nadine Bechade, Emmanuel Bodin, Florentin Martinez, Charles Pommel, Sophie Lewisch.       <br />
       Dramaturgie : Mariette Navarro.       <br />
       Scénographie : Sylvain Descazot.       <br />
       Création son : Samuel Bourdeix.       <br />
       Création lumière : Vincent Carpentier.       <br />
       Costumes : Noémie Laurioux &amp; Sandra Besnard.       <br />
       Graphisme : Camille Ulrich.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Square Dom Bedos, samedi 10 juin à 20 h 30.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Le Pédé"</strong></span>       <br />
       Collectif Jeanine Machine (Auvergne-Rhône-Alpes).       <br />
       De et avec : Brice Lagenèbre.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
       Déambulation Quartier Saint-Michel, mercredi 14 juin à 18 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Jamais dormir"</strong></span>       <br />
       L'Annexe (Nouvelle-Aquitaine).       <br />
       De Baptiste Amann.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
       Marché des Douves, samedi 17 Juin à 11 h et 14 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Chahuts--des-arts-de-la-parole-aux-elans-du-corps-une-pleiade-de-propositions-savamment-populaires_a3622.html" />
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