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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-12T00:29:14+02:00</updated>
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   <title>"Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires</title>
   <updated>2024-12-30T10:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a4113.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85220337-60772406.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-30T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Caroline Nguyen excelle dans l'art de faire vivre sous nos yeux un lieu (cf. le fabuleux restaurant vietnamien de "Saïgon", présenté en 2017) pour donner à voir et à entendre le vécu de ses occupants ordinaires. Dans sa nouvelle création, la metteuse en scène nous plonge dans un atelier de haute couture à Paris, un atelier de broderie exceptionnelle à Mumbaï, en Inde et nous ouvre les portes de l'atelier confidentiel des dentellières du musée d'Alençon. Trois ateliers réunis dans le même espace scénique et mobilisés autour du même projet : créer la robe qu'une anonyme Princesse d'Angleterre portera à son prochain mariage…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772406.jpg?v=1735502752" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Dans ce dispositif intégrant des visioconférences élargissant le champ du décor à vue, la metteuse en scène tisse avec grande humanité et précision d'entomologiste les heurs et malheurs de ces couturières, brodeuses, dentellières, prêtes à s'oublier jusqu'à en perdre la vue, la vie, pour que voie le jour leur œuvre. Ainsi Immergés de plain-pied dans l'univers de la confection et de ses règles frappées au sceau du plus grand secret (rien ne doit fuiter), nous percevons &quot;de l'intérieur&quot; autant la genèse du bel ouvrage que l'assujettissement qui en résulte, source de petits et grands drames humains.       <br />
              <br />
       Comme dans un roman noir, la pièce débute par la scène de fin. Marion, la première d'atelier de la Maison Beliana à Paris, haut lieu de la haute couture, en relation directe avec le directeur artistique Alexander Schaaf (en vidéo depuis Londres), s'écroule au sol. Victime d'une inquiétante perte de connaissance, une unité de pompiers s'affaire pour tenter de la secourir… Retour huit mois plus tôt. La Maison Beliana vient, dans l'euphorie partagée, d'être choisie pour réaliser la robe de mariée de la Princesse d'Angleterre. Une nouvelle heureuse portant dans ses plis l'histoire de la confection de ce modèle unique (entre autres, des milliers de perles à coudre à la main), des promesses d'exaltations… et des raisons de tensions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772407.jpg?v=1720544097" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Sans que jamais l'intérêt ne faiblisse, durant les trois heures de la représentation, on va suivre, comme dans une série haletante, l'envers de la création et ses revers. En effet, si chacun(e) a à cœur de produire un travail d'orfèvre, le cahier des charges de la confection ne laisse aucun répit, imposant un rythme de travail ne laissant aucune place pour le repos du corps et de l'esprit. D'autre part, la charte occidentale du règlement international du travail crée des contraintes peu compatibles avec la culture d'entreprise artisanale en Inde (conditions de travail, horaires, visites médicales, etc.). Viennent se greffer à ces conditions générales, les problèmes personnels de couple ou d'histoires familiales, explosant comme des grenades à fragmentation pour percuter violemment la réalisation du projet mirifique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons eu de l'or blanc entre nos mains, nous avons participé à la beauté du monde&quot;</span>… Cette phrase, léguée en langue des signes par une ancienne couturière (le silence étant de mise dans les ateliers, les muettes étaient prisées) dans une vidéo adressée à sa fille, couturière, elle aussi, cristallise à elle seule la joie extatique de l'extraordinaire implication de ces petites mains attachées à leur ouvrage jusqu'à disparaître en lui. Car &quot;la beauté du monde&quot; – pas leur monde à elles, mais celui de l'altesse royale qui, pour son entrée dans l'abbaye de Westminster, portera vingt-sept minutes exactement, la robe ayant exigé, elle, des milliers d'heures de labeur minutieux – a un coût. Un très lourd coût qui ne sera révélé que passé le délai des quatre-vingt-dix-neuf ans exigés pour l'ouverture des archives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772408.jpg?v=1720544168" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      D'abord, à Paris, il y aura les conflits intra-personnels, exacerbés par le stress qui les fera flamber. Ceux paroxystiques du couple formé par Marion et Julien, son mari crevant de jalousie maladive et placé sous l'autorité bienveillante de son épouse &quot;première d'atelier&quot; (une affaire de famille les ateliers de couture, la mère de Julien y est aussi employée) ; elle-même soumise aux exigences du styliste énervé qui, de Londres, supervise la confection de la robe. Ceux créés par les problèmes psychologiques de Camille, leur fille instable, faisant bruyamment effraction dans le monde clos de l'atelier.        <br />
              <br />
       Ensuite, les problèmes de santé concernant Rosalie, la petite fille de l'une des plus anciennes brodeuses d'Alençon chargée de restaurer le voile conservé au Victoria and Albert Museum ; problèmes qui viennent – à distance – s'inviter dans le présent sous la forme de l'éruption d'un secret de famille, l'étrange maladie dont souffrait la sœur de Thérèse, Rose, brodeuse elle aussi. Enfin, à Mumbaï, le glaucome d'Abdul, le brodeur exceptionnel, héritier du savoir-faire de l'artisanat persan ; dégénérescence visuelle héritée elle des milliers d'heures de travail intensif passées à broder la traine de la Princesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772409.jpg?v=1720544205" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Ensuite, il y aura le conflit entre deux cultures différentes, l'indienne et l'occidentale. Le directeur artistique de l'atelier de Mumbaï, Manoj, contraint à signer une charte d'une hypocrisie totale de la part du monde nanti fermant ouvertement les yeux sur la réalité indienne, explose en visioconférence. <span style="font-style:italic">&quot;Vous voulez les plus belles réalisations au prix les plus bas, et l'éthique en plus… Vous vous dites garants de la santé des employés, sans que l'exigence d'éthique ne vous coûte un centime …&quot;.</span> Tenir des délais extraordinairement courts, travailler à prix bradés, imposer les conditions de travail et les visites médicales de l'occident, autant de diktats ingérables… Pourtant, Manoj devra s'exécuter au prix du renvoi de son fidèle brodeur expert, au risque de perdre le marché, ainsi en va-t-il du libéralisme triomphant se drapant dans sa bonne conscience pour mieux exploiter le &quot;Sous-continent&quot;.       <br />
              <br />
       Et, cerise sur le gâteau des catastrophes se profilant en escadrilles, la lourdeur des perles de pure nacre risquant déformer irrémédiablement la traine de la Princesse… Mais comment pouvoir accepter qu'un tel rêve ne meure ? Fuite en avant désespérée de Marion, obsédée par la réussite coûte que coûte de la tenue princière, au risque de s'y perdre bel et bien… Retour à la scène initiale.       <br />
              <br />
       Caroline Nguyen, dans le droit fil de ses créations précédentes, signe ici l'une de ses plus belles œuvres où la beauté plastique du ballet incessant des actrices et acteurs, exhalant toutes et tous une humanité sensible, le dispute à la profondeur du récit proposé. Une envoûtante narration fictive qui fait résonner en nous &quot;le tragique quotidien&quot; cher à Maeterlinck. Une perle rare…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 7 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lacrima"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772410.jpg?v=1720544237" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Caroline Guiela Nguyen.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Iris Baldoureaux-Fredon.       <br />
       Assistants à la dramaturgie : Louison Ryser, Tristan Schinz, Hugo Soubise.       <br />
       Avec : Dan Artus, Dinah Bellity, Natasha Cashman, Michèle Goddet, Charles Vinoth Irudhayaraj, Anaele Jan Kerguistel, Maud Le Grevellec, Liliane Lipau, Nanii, Rajarajeswari Parisot, Vasanth Selvam.       <br />
       Et en vidéo : Nadia Bourgeois, Charles Schera, Fleur Sulmont.       <br />
       Avec les voix de : Louise Marcia Blévins, Béatrice Dedieu, David Geselson, Kathy Packianathan, Jessica Savage-Hanford.       <br />
       Traductions : Nadia Bourgeois, Carl Holland, Rajarajeswari Parisot (langue des signes française, anglais, tamoul).       <br />
       Collaboration artistique : Paola Secret.       <br />
       Scénographie : Alice Duchange.       <br />
       Costumes et pièces couture : Benjamin Moreau.       <br />
       Habillage : Bénédicte Foki.       <br />
       Musiques originales : Jean-Baptiste Cognet, Teddy Gauliat-Pitois, Antoine Richard.       <br />
       Son : Antoine Richard, en collaboration avec Thibaut Farineau.       <br />
       Lumière : Mathilde Chamoux, Jérémie Papin.       <br />
       Vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Motion Design : Marina Masquelier.       <br />
       Coiffures, postiches et maquillage : Émilie Vuez.       <br />
       Casting : Lola Diane.       <br />
       Consultation artistique : Juliette Alexandre, Noémie de Lapparent.       <br />
       Musiques enregistrées : Quatuor Adastra - quatuor à cordes.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea (anglais).       <br />
       Durée : 2 h 55.       <br />
              <br />
       &quot;Lacrima&quot; de Caroline Guiela Nguyen est publié aux Éditions Actes Sud (juin 2024).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier 2025 au 6 février 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : dimanches 12 et 26 janvier.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Grande salle des Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
       Rencontre avec Caroline Guiela Nguyen et l'équipe artistique, le dimanche 2 février à l'issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 13 au 21 février 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon 69.       <br />
       Du 26 au 28 février 2025 : Théâtre national de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       14 et 15 mars 2025 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.       <br />
       20 et 21 mars 2025 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 mars 2025 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772568.jpg?v=1735503056" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires</title>
   <updated>2024-07-09T19:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a3993.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
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   <published>2024-07-09T18:20:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Caroline Nguyen excelle dans l'art de faire vivre sous nos yeux un lieu (cf. le fabuleux restaurant vietnamien de "Saïgon", présenté en 2017) pour donner à voir et à entendre le vécu de ses occupants ordinaires. Dans sa nouvelle création, la metteuse en scène nous plonge dans un atelier de haute couture à Paris, un atelier de broderie exceptionnelle à Mumbaï, en Inde et nous ouvre les portes de l'atelier confidentiel des dentellières du musée d'Alençon. Trois ateliers réunis dans le même espace scénique et mobilisés autour du même projet : créer la robe qu'une anonyme Princesse d'Angleterre portera à son prochain mariage…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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      Dans ce dispositif intégrant des visioconférences élargissant le champ du décor à vue, la metteuse en scène tisse avec grande humanité et précision d'entomologiste les heurs et malheurs de ces couturières, brodeuses, dentellières, prêtes à s'oublier jusqu'à en perdre la vue, la vie, pour que voie le jour leur œuvre. Ainsi Immergés de plain-pied dans l'univers de la confection et de ses règles frappées au sceau du plus grand secret (rien ne doit fuiter), nous percevons &quot;de l'intérieur&quot; autant la genèse du bel ouvrage que l'assujettissement qui en résulte, source de petits et grands drames humains.       <br />
              <br />
       Comme dans un roman noir, la pièce débute par la scène de fin. Marion, la première d'atelier de la Maison Beliana à Paris, haut lieu de la haute couture, en relation directe avec le directeur artistique Alexander Schaaf (en vidéo depuis Londres), s'écroule au sol. Victime d'une inquiétante perte de connaissance, une unité de pompiers s'affaire pour tenter de la secourir… Retour huit mois plus tôt. La Maison Beliana vient, dans l'euphorie partagée, d'être choisie pour réaliser la robe de mariée de la Princesse d'Angleterre. Une nouvelle heureuse portant dans ses plis l'histoire de la confection de ce modèle unique (entre autres, des milliers de perles à coudre à la main), des promesses d'exaltations… et des raisons de tensions.
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      Sans que jamais l'intérêt ne faiblisse, durant les trois heures de la représentation, on va suivre, comme dans une série haletante, l'envers de la création et ses revers. En effet, si chacun(e) a à cœur de produire un travail d'orfèvre, le cahier des charges de la confection ne laisse aucun répit, imposant un rythme de travail ne laissant aucune place pour le repos du corps et de l'esprit. D'autre part, la charte occidentale du règlement international du travail crée des contraintes peu compatibles avec la culture d'entreprise artisanale en Inde (conditions de travail, horaires, visites médicales, etc.). Viennent se greffer à ces conditions générales, les problèmes personnels de couple ou d'histoires familiales, explosant comme des grenades à fragmentation pour percuter violemment la réalisation du projet mirifique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons eu de l'or blanc entre nos mains, nous avons participé à la beauté du monde&quot;</span>… Cette phrase, léguée en langue des signes par une ancienne couturière (le silence étant de mise dans les ateliers, les muettes étaient prisées) dans une vidéo adressée à sa fille, couturière, elle aussi, cristallise à elle seule la joie extatique de l'extraordinaire implication de ces petites mains attachées à leur ouvrage jusqu'à disparaître en lui. Car &quot;la beauté du monde&quot; – pas leur monde à elles, mais celui de l'altesse royale qui, pour son entrée dans l'abbaye de Westminster, portera vingt-sept minutes exactement, la robe ayant exigé, elle, des milliers d'heures de labeur minutieux – a un coût. Un très lourd coût qui ne sera révélé que passé le délai des quatre-vingt-dix-neuf ans exigés pour l'ouverture des archives.
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      D'abord, à Paris, il y aura les conflits intra-personnels, exacerbés par le stress qui les fera flamber. Ceux paroxystiques du couple formé par Marion et Julien, son mari crevant de jalousie maladive et placé sous l'autorité bienveillante de son épouse &quot;première d'atelier&quot; (une affaire de famille les ateliers de couture, la mère de Julien y est aussi employée) ; elle-même soumise aux exigences du styliste énervé qui, de Londres, supervise la confection de la robe. Ceux créés par les problèmes psychologiques de Camille, leur fille instable, faisant bruyamment effraction dans le monde clos de l'atelier.        <br />
              <br />
       Ensuite, les problèmes de santé concernant Rosalie, la petite fille de l'une des plus anciennes brodeuses d'Alençon chargée de restaurer le voile conservé au Victoria and Albert Museum ; problèmes qui viennent – à distance – s'inviter dans le présent sous la forme de l'éruption d'un secret de famille, l'étrange maladie dont souffrait la sœur de Thérèse, Rose, brodeuse elle aussi. Enfin, à Mumbaï, le glaucome d'Abdul, le brodeur exceptionnel, héritier du savoir-faire de l'artisanat persan ; dégénérescence visuelle héritée elle des milliers d'heures de travail intensif passées à broder la traine de la Princesse.
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
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     </div>
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      Ensuite, il y aura le conflit entre deux cultures différentes, l'indienne et l'occidentale. Le directeur artistique de l'atelier de Mumbaï, Manoj, contraint à signer une charte d'une hypocrisie totale de la part du monde nanti fermant ouvertement les yeux sur la réalité indienne, explose en visioconférence. <span style="font-style:italic">&quot;Vous voulez les plus belles réalisations au prix les plus bas, et l'éthique en plus… Vous vous dites garants de la santé des employés, sans que l'exigence d'éthique ne vous coûte un centime …&quot;.</span> Tenir des délais extraordinairement courts, travailler à prix bradés, imposer les conditions de travail et les visites médicales de l'occident, autant de diktats ingérables… Pourtant, Manoj devra s'exécuter au prix du renvoi de son fidèle brodeur expert, au risque de perdre le marché, ainsi en va-t-il du libéralisme triomphant se drapant dans sa bonne conscience pour mieux exploiter le &quot;Sous-continent&quot;.       <br />
              <br />
       Et, cerise sur le gâteau des catastrophes se profilant en escadrilles, la lourdeur des perles de pure nacre risquant déformer irrémédiablement la traine de la Princesse… Mais comment pouvoir accepter qu'un tel rêve ne meure ? Fuite en avant désespérée de Marion, obsédée par la réussite coûte que coûte de la tenue princière, au risque de s'y perdre bel et bien… Retour à la scène initiale.       <br />
              <br />
       Caroline Nguyen, dans le droit fil de ses créations précédentes, signe ici l'une de ses plus belles œuvres où la beauté plastique du ballet incessant des actrices et acteurs, exhalant toutes et tous une humanité sensible, le dispute à la profondeur du récit proposé. Une envoûtante narration fictive qui fait résonner en nous &quot;le tragique quotidien&quot; cher à Maeterlinck. Une perle rare…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 7 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, à Avignon.</b>
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     <div><b>"Lacrima"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669825.jpg?v=1720544237" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Spectacle créé le 30 mai 2024 au Wiener Festwochen Freie Republik Wien.       <br />
       Texte et mise en scène : Caroline Guiela Nguyen.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Iris Baldoureaux-Fredon.       <br />
       Assistants à la dramaturgie : Louison Ryser, Tristan Schinz, Hugo Soubise.       <br />
       Avec : Dan Artus, Dinah Bellity, Natasha Cashman, Charles Vinoth Irudhayaraj, Anaele Jan Kerguistel, Maud Le Grevellec, Liliane Lipau, Nanii, Rajarajeswari Parisot, Vasanth Selvam et, en vidéo, Nadia Bourgeois, Charles Schera, Fleur Sulmont       <br />
       Avec les voix de : Louise Marcia Blévins, Béatrice Dedieu, David Geselson, Kathy Packianathan, Jessica Savage-Hanford.       <br />
       Traductions : Nadia Bourgeois, Carl Holland, Rajarajeswari Parisot (langue des signes française, anglais, tamoul).       <br />
       Collaboration artistique : Paola Secret.       <br />
       Scénographie : Alice Duchange.       <br />
       Costumes et pièces couture : Benjamin Moreau.       <br />
       Habillage : Bénédicte Foki.       <br />
       Musique : Jean-Baptiste Cognet, Teddy Gauliat-Pitois, Antoine Richard.       <br />
       Son : Antoine Richard en collaboration avec Thibaut Farineau.       <br />
       Lumière : Mathilde Chamoux, Jérémie Papin.       <br />
       Vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Motion Design : Marina Masquelier.       <br />
       Coiffures, postiches et maquillage : Émilie Vuez.       <br />
       Casting : Lola Diane.       <br />
       Consultation artistique : Juliette Alexandre, Noémie de Lapparent.       <br />
       Musiques enregistrées : Quatuor Adastra - quatuor à cordes.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea (anglais).       <br />
       Régie générale : Stéphane Descombes, Xavier Lazarini.       <br />
       Régie plateau : Fabrice Henches.       <br />
       Régie vidéo : Jérémie Scheidler, Philippe Suss (en alternance)       <br />
       Régie lumière : Mathilde Chamoux, Thibault D'Aubert (en alternance).       <br />
       Régie son : Julien Feryn.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
              <br />
       &quot;Lacrima&quot; de Caroline Guiela Nguyen est publié aux Éditions Actes Sud en juin 2024.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 11 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 17 h.       <br />
       Gymnase du Lycée Aubanel, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 24 septembre au 3 octobre 2024 : TNS, Strasbourg.       <br />
       20 et 21 novembre 2024 : La Comédie Centre dramatique national, Reims (51).       <br />
       Du 28 au 30 novembre 2024 : Piccolo Teatro di Milano (Italie).       <br />
       Du 7 au 11 décembre 2024 : Théâtre du Nord - CDN Lille Tourcoing, Lille (59).       <br />
       18 et 19 décembre 2024 : Tandem - Scène nationale d'Arras-Douai, Douai (59).       <br />
       Du 7 janvier au 6 février 2025 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.       <br />
       Du 13 au 21 février 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon 69.       <br />
       Du 26 au 28 février 2025 : Théâtre national de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       14 et 15 mars 2025 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.       <br />
       20 et 21 mars 2025 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 mars 2025 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a3993.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…</title>
   <updated>2021-07-13T09:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Fraternite-Conte-Fantastique-Et-pourtant-elle-tourne--Tragi-comedie-en-devenir_a3003.html</id>
   <category term="Avignon 2021" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/57670490-42692862.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-07-13T09:33:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Galilée en son temps fut taxé d'hérésie par l'église obscurantiste pour excès de foi scientifique. Depuis, le fait que la Terre tourne autour du Soleil ne suscite guère controverse… Foin de nos certitudes scientistes. Si, par un incroyable (?) accident céleste causé par on ne sait quel perturbateur universel, elle s'arrêtait de tourner rond, faisant disparaître comme par désenchantement la moitié de l'humanité, quel serait le sort des survivants plongés dans une attente atemporelle ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57670490-42692862.jpg?v=1626163223" alt="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" title="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" />
     </div>
     <div>
      C'est autour de cet argument dramatique, servant de &quot;pré-texte&quot; à sa nouvelle création, que la metteuse en scène Caroline Guiela Nguyen revient à Avignon avec son &quot;Conte Fantastique&quot;, deuxième volet d'un cycle dédié à la &quot;Fraternité&quot;. Dès que le rideau s'ouvre, dévoilant l'intérieur d'un Centre de soins et de consolation dont on ne sortira pas - ni nous, ni les protagonistes -, on retrouve la signature de celle qui a su nous enchanter en 2017 avec son remarquable et fort remarqué &quot;Saïgon&quot;.       <br />
              <br />
       Même atmosphère enveloppante, mêmes lumières enivrantes, mêmes musiques émotionnelles, même vérité des acteurs, mêmes tables dressées (là les chaises sont vides, attendant leurs convives)… sauf que nous ne sommes ni à Saïgon en 1956, ni à Paris en 1996, mais dans un temps futur sans horizon d'attente autre que celui des disparus. Ce qui les relie symboliquement à eux, suite à &quot;la Grande éclipse&quot; qui a englouti leurs proches dans un trou noir, c'est cette cabine aux cloisons et au plafond de verre où chacun dispose d'une minute trente précieuses pour enregistrer &quot;son&quot; message au frère, à la sœur, au parent, à l'ami(e), pour lui dire que l'on ne l'oublie pas. Un sas entre deux mondes aux antipodes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57670490-42692872.jpg?v=1626163255" alt="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" title="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" />
     </div>
     <div>
      Moments d'une intensité émotionnelle (in)humaine - simultanément joué dans la cabine et projeté sur grand écran - où chacun s'efforce de sourire à l'absent qui, quelque part dans l'univers, entre les constellations, entendra hypothétiquement sa voix… un jour. Du père aimant, offrant à sa jeune fille l'espoir lumineux de revoir sa maman, au vieux monsieur maghrébin éternellement amoureux de sa chère disparue à qui il dit des poèmes, à cette mère-courage bouleversée par l'enfant qui lui fut ravi, à cette jeune fille empathique envoyant des messages tous azimuts, toutes et tous n'ont de cesse autant de se consoler, par une parole aux vertus libératrices, que de consoler le disparu de leur propre absence.       <br />
              <br />
       Sauf que ce dispositif, si performant soit-il, ne va pas sans créer lui-même des perturbations telles en chacun que d'autres ressources à visée thérapeutique (danse consolatrice, cantique des absents, groupes de paroles, paniers-repas) l'étayent. Mais, inventées et soutenues par le collectif, ces ressources se révèlent impuissantes à éradiquer la souffrance individuelle. Avoir à faire le deuil d'un être cher sans savoir s'il est vraiment mort est de l'ordre de l'impensable, cela génère des culpabilités destructrices se traduisant sur le plateau par des épisodes de violences cathartiques.       <br />
              <br />
       Espoir fou de revoir les disparus lors d'une éclipse salvatrice, qui déferait ce que la première avait pu faire, alterne avec déception à venir, jusqu'à ce qu'un nouvel événement ne vienne précipiter (au sens chimique) le drame… N'y aurait-il pas corrélation entre les battements affaiblis des cœurs de chacun, épuisé, et la marche de l'univers se détraquant à la vitesse grand V, comme si le cosmos répondait en miroir à la détresse grandissante ? Alors, il faudra redoubler d'imagination pour tenter, envers et contre les lois de l'univers, de renverser la situation… Mais la solution - elle existe, &quot;grâce&quot; aux hautes technologies - n'est-elle pas une aporie prétendant apporter le salut… en sacrifiant l'objet même de la quête ?       <br />
              <br />
       Dilemme se résolvant dans les larmes et les déchirements nerveux, l'opération définitive du reset n'étant pas sans coût. Comme un thriller, l'action progresse vers un dénouement rebattant les cartes de la temporalité. Sans rien trahir de la chute, le beau visage souriant de Leïla, l'épouse chérie du vieil homme inconsolable, apparaîtra sur l'écran, là où les Terriens survivants parlaient aux disparus. Son prénom renvoie, en littérature, à la nuit la plus longue de l'année…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57670490-42692882.jpg?v=1626163290" alt="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" title="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" />
     </div>
     <div>
      Opéra choral (musique envoûtante jouant un grand rôle), composition plastique, high-tech, vidéo, jeu corporel, musique, slam, tout participe à une œuvre collective réunissant hommes et femmes de tous horizons, de toutes langues (anglais, arabe, français, vietnamien) et de toutes générations (de 18 à 82 ans), célébrant ainsi dans le soin qu'ils portent les uns aux autres le beau nom de &quot;fraternité&quot; (et de Sororité, la même Humanité). &quot;Fraternité&quot;, dont les lettres avaient urgemment besoin d'être redorées car, si ce mot parade toujours aux frontispices de la république, ses lettres sont lourdes du déni des drames de Mare Nostrum, notre Méditerranée, regorgeant de cadavres de migrants.       <br />
              <br />
       Un &quot;Conte fantastique&quot; à plus d'un titre, esthétiquement séduisant, haletant comme un thriller, profondément humain, avec peut-être la réserve d'une tendance parfois à nous faire trop pleurer… Mais, là, commence une autre histoire, celle de notre sensibilité mise en jeu.       <br />
              <br />
       <b>Vu à la Fabrica à Avignon le vendredi 9 juillet 2021 à 15 h.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Fraternité, Conte Fantastique"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57670490-42692889.jpg?v=1626163338" alt="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" title="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" />
     </div>
     <div>
      Création - spectacle en français, arabe, vietnamien, anglais, surtitré en français et en anglais.        <br />
       Texte : Caroline Guiela Nguyen avec l'ensemble de l'équipe artistique.       <br />
       Mise en scène : Caroline Guiela Nguyen.       <br />
       Avec : Dan Artus, Saadi Bahri, Boutaïna El Fekkak, Hoonaz Ghojallu, Maïmouna Keita, Nanii, Elios Noël, Alix Petris, Saaphyra, Vasanth Selvam, Anh Tran Nghia, Hiep Tran Nghia, Mahia Zrouki.       <br />
       Dramaturgie : Hugo Soubise, Manon Worms.       <br />
       Collaboration artistique : Claire Calvi.       <br />
       Scénographie : Alice Duchange.       <br />
       Costumes : Benjamin Moreau.       <br />
       Lumière : Jérémie Papin.       <br />
       Musique et son : Teddy Gauliat-Pitois (composition), Antoine Richard (réalisation et composition).       <br />
       Vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Surtitrage : Panthéa.       <br />
       Durée : 3 h 15 avec entracte.       <br />
       &quot;Fraternité, Conte Fantastique&quot; de Caroline Guiela Nguyen sera publié aux éditions Actes Sud en 2022.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2021•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 14 juillet 2021.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h, relâche le 10 juillet.       <br />
       La Fabrica, Avignon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 .
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57670490-42692968.jpg?v=1626163780" alt="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" title="•In 2021• Fraternité, Conte Fantastique Et pourtant elle tourne !? Tragi-comédie en devenir…" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       27 août au 3 septembre 2021 : Dramaten, Stockholm (Suède).       <br />
       16 septembre au 17 octobre 2021 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.       <br />
       28 au 31 octobre 2021 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       8 au 9 novembre 2021 : Le Parvis, Ibos (65).       <br />
       23 au 26 novembre 2021 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1 au 2 décembre 2021 : Théâtre de l'Union, Limoges (87).       <br />
       8 au 11 décembre 2021 : Théâtre National Wallonie-Bruxelles, Bruxelles (Belgique).       <br />
       15 au 18 décembre 2021 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).       <br />
       6 au 15 janvier 2022 : Célestins - Théâtre de Lyon, Lyon (69).       <br />
       23 au 28 février 2022 : TNB - Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       9 au 11 mars 2022 : La Comédie de Reims, Reims (51).       <br />
       17 au 19 mars 2022 : Le Liberté - scène nationale, Châteauvallon, Toulon (83).       <br />
       24 au 26 mars 2022 : La Criée, Marseille (13).       <br />
       4 au 5 avril 2022 : Schaubühne, Berlin (Allemagne).       <br />
       9 au 10 avril 2022 : Thalia Theater : Hamburg, Hamburg (Allemagne).       <br />
       26 au 27 avril 2022 : São Luiz Teatro Municipal, Lisbonne (Portugal).       <br />
       2 au 3 mai 2022 : TNB - Théâtre National de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       11 au 13 mai 2022 : La Rose des Vents, Villeneuve-d'Ascq (59).       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2021-Fraternite-Conte-Fantastique-Et-pourtant-elle-tourne--Tragi-comedie-en-devenir_a3003.html" />
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