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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-10-17T05:05:27+02:00</updated>
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   <title>"Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant</title>
   <updated>2026-05-12T15:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Hautes-Perchees-Un-shoot-sain-et-sans-risque-d-addiction-pour-rever-un-peu-a-un-monde-moins-discriminant_a4553.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-12T13:27:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Elle s'appelle Marie-Fleur. Une gamine rigolote qui partage des bonbons acides avec ses copines en prélude à la pièce avant d'aller chanter dans le chœur de l'église. Une gamine que l'on retrouve quelques années plus tard dans la salle d'un tribunal accusée de consommer d'autres stimulants que des bonbons acides, condamnée à porter un bracelet et à suivre un parcours de désintoxication. Marie-Fleur va être le lien entre les différents personnages de "Hautes Perchées".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293542.jpg?v=1778585526" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Car il est question dans ce spectacle de se pencher sur les structures qui suivent et aident les personnes en addiction aux substances psychoactives, mais sans oublier également les autres addictions, les légales, qu'elles soient alcooliques ou médicamenteuses. Ainsi Marie-Fleur va tour à tour être confrontée à une juge d'application des peines, à la directrice d'un Centre d'accueil et d'accompagnement à la réduction des risques pour usagers(ères) de drogue (CAARUD) et aux embûches que la vie et la société sèment sur les existences des marginalisés.       <br />
              <br />
       Maurin Ollès, auteur et metteur en scène, s'interroge sur l'application effective de la Politique de Réduction des Risques décidée en France dans les années quatre-vingt pour lutter contre l'épidémie de sida. L'un de ces volets sera de lutter contre la propagation du virus en distribuant des seringues neuves aux droguées et drogués. L'autre volet : ouvrir dans les grandes villes des salles où les drogués à la rue pourront s'injecter le poison en toute sécurité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293561.jpg?v=1778585686" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Sans jamais être moralisateur, le texte de Maurin Ollès parvient à révéler les atermoiements des politiques de la ville en mettant en avant le travail de l'association qui gère la CAARUD et en particulier sa directrice incarnée. Le choix politique entre pénalisation et accompagnement des consommateurs de drogue est clairement mis en question, avec cœur et distance. Le spectacle résonne d'humour et de musique, plutôt que de condamnation. Il ondule entre comédie musicale assumée (sans chorégraphie, mais avec une présence musicale intense et performante) et théâtre, avec une fin qui resplendit d'espoir – même si cette fin est totalement fictive, hélas, avec une vraie mise en œuvre d'aide aux plus défavorisés.       <br />
              <br />
       Une énergie farouche, volontaire, ancrée anime tous les personnages, malgré leurs faiblesses, leurs manques affichés. Tout prend ici une allure de résistance engagée : résistance aux drogues, résistance aux dénigrements du voisinage et d'une certaine presse, résistance aux violences dues à la consommation de drogues, d'alcool ou autre, résistance surtout à l'indifférence et à l'absence de sentiments, car les quatre personnages principaux (quatre femmes) sont autant de combattantes pour la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293567.jpg?v=1778585731" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Grâce à un dispositif scénique mobile, la pièce se déroule dans les locaux de l'association, soit dans le bureau de la juge, soit dans la rue. Sur la droite de la scène, l'orchestre intervient régulièrement, pour soutenir les scènes ou pour accompagner les chansons. Des chansons pour la plupart tirées du répertoire d'Aznavour, d'Alicia Keys, de Lucio Battisti, de Nicoletta, mais totalement réorchestrées pour la batterie, le clavier et la basse du groupe formé de Bedis Tir, d'Arnold Zeilig et de Simon Avérous qui pulse jazz et insuffle à la pièce une distance musicale puissante. Trois musiciens qui endossent également les rôles de personnages masculins, tandis que les comédiennes deviennent toutes à tour de rôle chanteuses ou choristes.       <br />
              <br />
       La distribution, originale, investie et talentueuse, contamine allègrement toute la salle de sa belle énergie. Des interprètes de talent aussi bien dans le jeu, le chant et la musique qui portent haut cette volonté de résistance à l'inertie administrative. Une belle façon de jeter un coup de pied dans la fourmilière.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu à La Criée, CDN de Marseille, le 12 mars 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Hautes Perchées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96521491-67293603.jpg?v=1778587630" alt=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" title=""Hautes Perchées" Un shoot sain et sans risque d'addiction pour rêver un peu à un monde moins discriminant" />
     </div>
     <div>
      Texte : Maurin Ollès, avec l'ensemble de l'équipe artistique.       <br />
       Collaboration artistique : Clara Bonnet.       <br />
       Mise en scène : Maurin Ollès.       <br />
       Assistant mise en scène et dramaturgie : Hugo Titem-Delaveau.       <br />
       Avec : Simon Avérous, Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Édith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Mélissa Zehner.       <br />
       Dramaturgie : Simon Avérous, Clara Bonnet et Maurin Ollès.       <br />
       Composition musicale : Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous.       <br />
       Son : Mathieu Plantevin.       <br />
       Scénographie : Zoé Pautet.       <br />
       Lumière : Bruno Marsol.       <br />
       Costumes : Marnie Langlois.       <br />
       Régie générale : Clémentine Pradier, Maureen Cleret.       <br />
       Regard scientifique : Marie Dos Santos.       <br />
       Par la Compagnie La Crapule.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 2 h 40.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 5 juin 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h.       <br />
       La Comédie - CDN, L'Atelier, 13, rue du Moulin Brûlé, Reims (51).       <br />
       Infos/billetterie : 03 26 48 49 10.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie.lacomediedereims.fr/selection/event/date?productId=10229366002938&amp;gtmStepTracking=true" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacomediedereims.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lacomediedereims.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       En cours de construction :       <br />
       MC2 - Scène Nationale de Grenoble, Les Célestins à Lyon, Théâtre National de Nice, CDN de Colmar, etc.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés</title>
   <updated>2026-05-07T19:44:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Studiolo-de-l-Exil-comme-une-cabane-refuge-dediee-a-la-reminiscence-au-precieux-souvenir-d-enfants-exiles_a4548.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96447713-67254562.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-05-08T08:10:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La cabane… lieu de notre enfance, espace de refuge, de repos, de méditation et de réflexion parfois… de jeux aussi bien sûr… Dessiner sur ses planches. Ce refuge enfantin devient ici un studiolo de l'exil pour y inscrire la mémoire de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux, fuir leur pays. Dans le grand hall du TNG à Lyon, se dressant extérieurement comme une fière bibliothèque éphémère de bois vêtue, l'on découvre à l'intérieur de ce studiolo les représentations des images mentales des enfants de l'exil magnifiquement dessinées par l'artiste pluridisciplinaire Stephan Zimmerli.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254562.jpg?v=1778174229" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Raconter la traversée en bateau qui s'est bien passée… puisqu'on est vivant, se remémorer la façon dont s'habillait le grand-père et sa drôle de coupe de cheveux, la couleur du lac où l'on pêchait près du village des grands-parents, les jeux innocents d'avant, se souvenir de la couleur des maisons, d'un paysage fait de collines desséchées, d'une maison, de l'abri des moutons et d'un puits dans le désert, de Kiev sans les bombardements, de détails insignifiants comme un filet de basket déchiré ou les petites tortues libres dans le jardin clos à Barquisimeto, se rappeler les vacances d'été avec les cousins en Ukraine, la chambre à Doha et le sol jonché de poupées décapitées… tous sont des fragments de puzzles à reconstituer, de vies défragmentées à reconstituer, de petits mondes d'enfants à reconstruire.       <br />
              <br />
       C'est cela que va retranscrire d'un trait virtuose l'artiste Stephan Zimmerli, devenu un dessinateur public afin de donner forme aux mémoires invisibles, aux instants oubliés, effacés, innommés qui ressurgissent par le talent de l'écoute, de l'échange empathique… <span style="font-style:italic">&quot;Comme un écrivain public, je deviens la main d’un autre esprit.&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254567.jpg?v=1778174382" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Je suis artiste, dessinateur, architecte, scénographe, musicien*. Le projet &quot;Studiolo de l'exil&quot; est une sorte de synthèse de tout ça. Le studiolo est un petit espace, un endroit où on peut se concentrer et s'écouter. Une petite pièce inspirée de celles de la Renaissance. J'y invite des gens, des inconnus qui ont en commun d'être issus d'un parcours d'exil, de migration, de déplacement, volontaire ou non, qui vivent dans des villes européennes. Le premier a été créé à Florence en Italie, d'autres ont suivi dont un à Paris (Consulat Voltaire dans le 11ᵉ). D'autres apparaîtront notamment à Caen, Avignon, etc.&quot;,</span> indique Stephan Zimmerli.       <br />
              <br />
       Avec ces exilés qui vivent en France depuis un an pour certains ou depuis des décennies pour d'autres, il va essayer de replonger dans leur mémoire en illustrant, &quot;concrétisant&quot;, &quot;projetant&quot; celle-ci par le dessin. Ainsi Stephan Zimmerli leur demande de lui raconter un lieu qu'ils ont perdu, qu'ils aimeraient retrouver… <span style="font-style:italic">&quot;Et on va essayer de le reconstruire comme un portrait robot ou un storyboard en direct. Au fil du récit, je vais essayer de la redessiner.&quot;</span>       <br />
              <br />
       Si, dans les autres projets de &quot;studiolo&quot; réalisés, Stephan s'adressait principalement à des adultes, cela est différent au TNG dont les actions et la programmation sont destinées au jeune public. Ce sont donc, pour la première fois, onze enfants exilés de 8 à 17 ans, venant des cinq continents, qui ont partagé leurs souvenirs avec l'artiste aux multiples talents.       <br />
              <br />
       Ainsi Meriem et Almayassa du Qatar, Oleksii, Yegor, Daniil, Mariia d'Ukraine, Elham et Sanaga d'Afghanistan, Aboubacar de Côte d'Ivoire, Malika du Kazakhstan, Isabella du Venezuela ont accepté d'évoquer ces souvenirs – qui peuvent se révéler douloureux, mais dont l'image reproduite peut être un remède apaisant – d'un lieu d'origine perdu, enfoui dans leur mémoire, qu'elles et ils aimeraient retrouver.       <br />
              <br />
       Guidé par leurs récits, construits de bribes d'histoires vécues, d'anecdotes, de séquences humoristiques, de représentations lointaines de paysages jusqu'alors oubliés, l'artiste Stephan Zimmerli en esquisse en temps réel les images mentales. Reliés entre eux, ces dessins forment une fresque collective installée dans une cabane, dans le hall du TNG.  Se trouve alors à découvrir le singulier témoignage d'une mémoire façonnée par l'exil, la perte et la reconstruction.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254589.jpg?v=1778174487" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Ce projet réalisé au Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon, a été commandé par Odile Grosset-Grange, metteure en scène et directrice du TNG. Celle-ci développe un projet artistique dédié à l'enfance et à la jeunesse. C'est un lieu de création et de transmission autour des nouveaux récits et des auteurs vivants, un lieu d'émergence artistique et de rencontres entre les générations, les disciplines et les imaginaires. Sa programmation, résolument ouverte, interroge le monde et l'humain, et croise théâtre, danse, musique, cirque, magie, marionnettes et formes nouvelles.       <br />
              <br />
       Odile Grosset-Grange a découvert le studiolo conçu par Stephan Zimmerli au Consulat Voltaire à Paris. En arrivant au TNG en juillet 2025, elle a imaginé qu'un projet identique pourrait émerger à Lyon, considérant notamment que la cabane était un symbole caractéristique de l'enfance et que la thématique de l'exil entrait en résonance avec sa création &quot;Le Garçon à la valise&quot; (jouée en mars dernier). Cette pièce de Mike Kenny, qui raconte l'histoire de deux enfants migrants, fait entrer le studiolo dans la continuité de cette réflexion et de ce travail de la nouvelle directrice sur l'enfance exilée… La question étant : comment s'adresser aux enfants sur ce type de sujets en restant ancré dans l'enfance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254599.jpg?v=1778174545" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Le résultat donne un ensemble de grands dessins réalisés au fusain s'affichant comme une grande fresque collective, présentée sur les murs en bois intérieur de la cabane, installée dans le hall du TNG, qui raconte l'exil d'enfants à travers la mémoire et fait renaître des lieux de leur pays d'origine qu'ils ont dû quitter et qu'ils aimeraient retrouver. Le jeune public lyonnais – mais pas que –, après s'être déchaussé, peut s'asseoir à l'intérieur sur des coussins, peut admirer les œuvres de Stephan Zimmerli, visualiser les mondes perdus de leurs camarades exilés, mais également méditer, réfléchir sur ce monde à construire demain… qui leur appartient !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Stephan Zimmerli est un artiste transdisciplinaire qui travaille à la croisée de l'architecture, de la scénographie, des arts visuels et de la musique. Formé comme scénographe à l'ENSAD et comme architecte auprès de Peter Zumthor à l'Accademia di Mendrisio en Suisse, il a conçu plus de 90 scénographies théâtrales avec “La Boutique Obscure”, cofondé le groupe Moriarty en tant que contrebassiste-guitariste, et construit des architectures hybrides mêlant espace, son et narration dans des structures légères. Son travail visuel, exposé à Londres, Paris, Florence, Venise &amp; Berlin, évolue aujourd'hui vers des projets de micro-architecture et de performances, où le dessin matérialise en temps réel les espaces mentaux, les souvenirs invisibles, les mémoires disloquées de personnes en exil.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Le Studiolo de l'exil au TNG</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96447713-67254681.jpg?v=1778175188" alt="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" title="Le Studiolo de l'Exil, comme une cabane refuge dédiée à la réminiscence, au précieux souvenir d'enfants exilés" />
     </div>
     <div>
      Création du projet et scénographie : Stephan Zimmerli.       <br />
       Construction : Charlotte Camus, Guillaume Ponroy.       <br />
       Montage : Hafid Chouaf, Tom Homsombath, Stephen Vernay.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 avril 2026 au 30 juin 2027.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi de 14 h à 18 h.       <br />
       TNG - Théâtre Nouvelle Génération, CDN de Lyon.       <br />
       23, Rue de Bourgogne, Lyon 9ᵉ.       <br />
       Téléphone : 04 72 53 15 15.       <br />
              <br />
       D'autres projets sont en cours. En effet, Stephan Zimmerli installera d'autres cabanes aux quatre coins de la France…       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">22 mai 2026.</span>       <br />
       Comédie de Caen - CDN, Théâtre d'Hérouville, Hérouville-Saint-Clair (14).       <br />
       <a class="link" href="https://www.comediedecaen.com/studiolo-de-lexil/" target="_blank">&gt;&gt; comediedecaen.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Du 16 au 25 octobre 2026.</b>       <br />
       Parcours de l'art – Festival d'Art contemporain, Avignon (84).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur</title>
   <updated>2026-03-27T10:50:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95623460-66815058.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-27T09:54:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lysistrata signifie littéralement "celle qui licencie l'armée". Ici, plus que d'armée, il sera question de guerres, de ces guerres qui semblent perpétuelles puisqu'elles se succèdent à bas bruits ou avec éclat depuis des dizaines d'années, depuis toujours en fait, comme si, tels des monstres antiques et abyssaux, elles s'engendraient elles-mêmes, s'accouchant l'une de l'autre, dans un délire de sang et de cris, s'agonisant et se régénérant avec la régularité de la toute-puissance, de l'inéluctable.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815058.jpg?v=1774515818" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les déesses elles-mêmes sont fatiguées de ces bruits, de ces massacres. Dans un esprit farce et cabaret, Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna (également à la mise en scène et à la chorégraphie) interprètent deux déesses, Minestrone, déesse de la germination, et Mascarpone, déesse de la transformation. Elles seront un lien conducteur entre scène et public tout au long de ce spectacle qui mêle théâtre, danse et musique et passe alternativement du drame à l'esprit de cabaret. Car si, sur terre, les humains s'étripent avec une belle ténacité, dans le monde des divinités oubliées, on sort en plumes et en paillettes malgré l'effroi que les terriens provoquent avec leurs guerres.       <br />
               <br />
       Un savant dosage pour faire donner un contrepoids au texte de MarDi (Marie Dilasser) qui racle fort, donne du chien aux répliques, s'emploie à dresser des réquisitoires implacables contre ces guerres et surtout cette virilité, ce patriarcat toxique qui s'insinue dans toutes les têtes, tous les ventres, que l'on retrouve à vanter la compétition, la rivalité, la violence et qui vomit et chie dans tous les humains ont ces désirs guerriers dévastateurs. Parties dialoguées, parties monologuées, parties chorégraphiées sont les éléments du langage déployé ici pour questionner les raisons de ces conflits incessants. Les raisons, notamment, de cette appétence des humains pour ces massacres.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815060.jpg?v=1774515845" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Un texte parfois violent comme un cri, parfois plus sardonique, ironisant sur ces couples va-t-en-guerre, et les places distribuées aux femmes par les hommes, femmes au foyer soumises et glaciales. Un texte qui fait également parler un pur viriliste et leur manière grotesque de penser avec leur sexe, comme si la bite était un sceptre détenteur de tous les pouvoirs.       <br />
              <br />
       Chorégraphies, parties textuelles et musiques se tissent et se répondent. Toutes les trois possèdent une harmonie de forme et de sens. Quelque chose de chaotique, de répétitif, de boucles sans cesse répétées entraînent les corps des danseurs/acteurs. Des élans brisés, des échappatoires rattrapées, comme si les humains étaient sans cesse écartelés entre deux pôles, deux envies, deux fuites impossibles, deux désirs en conflit. Le texte est, lui aussi, très répétitif, il liste les choses, les gens, revient toujours au terme initial. Comme si avancer pour se sortir de ce cercle infernal de la guerre était recommencer ce cercle infernal.       <br />
              <br />
       Le système d'alternance entre interventions des personnages sur une scène vide seulement occupée de tas de vêtements vides, eux aussi, comme vidés de leurs corps, et les passages chorégraphiés devient lui-même un peu répétitif, même si le côté naïf de cette colère que l'on sent frémir tout au long du spectacle touche par sa sincérité, sa crudité et l'absence de leçon qu'il parvient à conserver.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Vu au TGP- CDN, Saint-Denis (93), le 18 février 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Qui a peur de Lysistrata ?"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95623460-66815062.jpg?v=1774515804" alt="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" title="Baroque et burlesque, "Qui a peur de Lysistrata ?" reprend le personnage d'Aristophane pour épingler les guerres d'aujourd'hui au tableau d'horreur" />
     </div>
     <div>
      Texte : MarDi (Marie Dilasser).       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Brigitte Seth et Roser Montlló Guberna.       <br />
       Assistantes à la mise en scène : Gwennina Cloarec et Aliénor Suet.       <br />
       Avec : Jim Couturier, Ariane Derain, Antoine Ferron, Francisco Gil, Lisa Martinez, Maud Meunissier, Roser Montlló Guberna, Alice Rahimi, Brigitte Seth.       <br />
       Collaboration artistique Emmanuelle Bischoff.       <br />
       Scénographie : Roser Montlló Guberna, Brigitte Seth.       <br />
       Musique et vidéo : Hugues Laniesse.       <br />
       Lumière : Guillaume Tesson.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>En tournée au Printemps 2027 à Château-Rouge à Annemasse et en tournée nationale (en construction).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Baroque-et-burlesque-Qui-a-peur-de-Lysistrata-reprend-le-personnage-d-Aristophane-pour-epingler-les-guerres-d-aujourd_a4513.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés</title>
   <updated>2026-02-26T15:47:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-de-la-Marionnette-nuit-blanche-nuit-habitee-de-creatures-etranges-d-objets-vivants-et-d-histoires-entre-reves_a4488.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/94937548-66539205.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-02-26T11:04:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a les traversées du désert, celles de l'Atlantique, celles des miroirs parfois, mais, dans le cas présent, Camille Trouvé et Brice Berthoud, codirectrice et codirecteur du CDN de Rouen Normandie, ont proposé un autre genre de traversée à travers un univers étrange : une traversée du monde de la marionnette durant toute une nuit, de 8 h du soir à 5 h du matin. Cela s'est passé dans la nuit du 14 février 2026.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66539203.jpg?v=1772102174" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Univers étranges, mais surtout créatures étranges, faites de bois, de tissus, de latex, de membres humains parfois, des créatures de la grandeur d'une salière ou de taille humaine, articulées, désarticulées et vaguement inquiétantes que la programmation a disséminées dans tous les lieux disponibles du Théâtre de la Foudre et de la Médiathèque qui le jouxte. L'espace restauration, le hall d'accueil ne sont pas non plus épargnés de la présence de ces êtres d'invention et de leurs manipulateurs et complices humains.       <br />
               <br />
       Neuf spectacles ont jalonné cette nuit fourmillante. De toutes formes, de toutes durées, de thématiques toutes différentes, la programmation concoctée par Camille Trouvé et Brice Berthoud, eux-mêmes grands marionnettistes avec leur compagnie Les Anges au Plafond, est parvenue à surprendre et intriguer à chaque nouveau spectacle, donnant une idée de la diversité infinie que recèlent l'art de la marionnette et le théâtre d'objet. Des spectacles que vous pourrez retrouver en tournée dans les mois qui viennent un peu partout dans l'hexagone et au-delà, et, suivant les besoins scéniques, dans des salles de théâtre, des lieux non dédiés, des bistrots, des salles de classe, des caravanes (liste des dates en fin d'article)…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66539205.jpg?v=1772102131" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur une table, </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Tire-toi de mon herbe Bambi !"</strong></span>, par la compagnie La Cour Singulière. Manipulation et mime par les deux créateurs, Olivier Lehmann et Hélène Rosset, racontent sans une parole, mais avec un humour qui commence par décaper les relations de couple et les rêves bucoliques des quadras et écorcher les distributions des tâches dans ce genre de cellule familiale pour finir dans un humour terriblement noir (mais toujours hilarant) lorsque l'achat de cette maison à la campagne finit en camp retranché et en guerre contre la nature tant désirée. Une table, des figurines de Playmobil, des marionnettes à doigts et un magnifique masque de cerf, et le talent expressif et ironique d'Hélène Rosset et Olivier Lehmann suffisent à dresser un tableau désopilant du couple dont l'humanité se désagrège pour atteindre tranquillement le monstrueux et la sauvagerie qui sommeillent en eux.       <br />
              <br />
       Dans un castelet : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabaret Love"</strong></span> par Johanny Bert - Cie théâtre de Romette. Hen est une très jolie créature sans genre déclaré, sensuelle chanteuse, maître et maîtresse de cérémonie de ce cabaret de l'amour, de l'humour et de la gouaille, paillettes et fourrures roses cernent le castelet où Hen fait son show. Harangueuse de charme et de provocation, elle s'adresse à son public sans fard, même si elle se farde avec art, parlant sexe, plaisir, chassant l'hypocrisie à grands coups d'insolence. Elle fait son tour de chant en live, sur des chansons originales écrites pour le spectacle par Prunella Rivière, Yamma Ornelle, Laurent Madiot… accompagnée au clavier, guitare et chant par Cyrille Froger, et même si elle ou il paraît extrêmement vivante, c'est qu'elle est manipulée avec virtuosité par Jonas Coutancier et Johanny Bert. C'est ce dernier qui lui prête sa voix parlée et chantée. Une fantaisie magnifique et captivante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540005.jpg?v=1772105544" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur scène : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"L'imposture"</strong></span> par Big Up Compagnie. Un seul en scène légèrement démultiplié par le jeu avec les marionnettes, ce spectacle bourré d'humour et d'autodérision s'appuie sur un questionnement fondamental : les dommages causés à la vie de Lulu, grosse, lesbienne et marionnettiste. Plongée dans l'enfance, où les égratignures des membres de la famille, des amies et de tous ceux qui lui veulent du bien ou pas, sur son poids, sur ses choix, Lulu raconte et revit sous une forme qui mêle le stand-up au théâtre, l'entraînement de foot, son style garçon manqué, le cauchemar des boutiques de fringues et les conseils nutritionnels de la bonne copine. Lucie Hanoy fait preuve d'un vrai talent de comédienne et de marionnettiste, et le spectacle regorge de scénettes prises dans le réel, un peu longues parfois, mais révélatrices des discriminations que le physique ou les attirances non hétéros provoquent.       <br />
               <br />
       Dans une vitrine : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Erotic' Michard"</strong></span> par la Cie Succursale 101. Une boîte vitrée avec, en son centre, une barre de pole-dance à peine éclairée d'un halo rouge qui fait penser à un peep-show. C'est dans ce petit espace clos que Colette Michard, marionnette de taille humaine, va faire son show. Un strip-tease sensuel et légèrement rhumatismal, car Colette Michard fait là la performance qu'elle aurait dû faire avant d'atteindre l'âge canonique. Mais un corps est un corps et finalement, passé la stupeur, la manipulation d'Alice Masson parvient à insuffler la vie et l'humour à la marionnette hors d'âge.       <br />
              <br />
       Devant et sur un catafalque : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Manipeste pour la Feste"</strong></span> par la Cie Nuit Rouge. Le Moyen Âge, pendant une des épidémies de peste, inspire la Compagnie Nuit Rouge qui met en scène deux excellents médecins bonimenteurs incarnés en costume d'époque par Matthias Sebbane et Frédéric Pointis, qui vont vendre au public les traitements loufoques et miraculeux qui les sauveront de la maladie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540148.jpg?v=1772106982" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Avec pour dispositif un grand catafalque contenant toutes sortes de marionnettes, de masques et d'accessoires, les deux comédiens nous entraînent dans une épopée (variable suivant les cartes de tarot tirées d'une main innocente d'une personne du public au début du spectacle), une épopée au travers de l'épidémie où la mort, elle-même, semble succomber sous la charge de travail. Un spectacle de proximité qui entraîne l'imaginaire très loin avec une inventivité et une virtuosité de jeu vraiment belles.       <br />
              <br />
       Sur un billot de boucher et un castelet : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Mano"</strong></span> par la Cie Tro-Heol. Il s'appelle Roberto, une marionnette au visage sympathique, attachant, drôle. Mais la vie de Roberto, boucher-charcutier, tourne au vinaigre lorsque, à cause d'une mouche qui lui tourne la tête, il tranche sa main droite d'un coup de feuille de boucher. À l'hôpital dans lequel il se réveille, une autre main, une main étrangère, a remplacé l'ancienne, une main qui est quelqu'un d'autre et qui refuse de lui obéir. Quelque chose de vertigineux, de cauchemardesque transpire de "La Mano", entre la simplicité du personnage et sa lutte Kafkaïenne contre sa greffe. Soulignée par des musiques de Cuba (Dos Gardenias) et des airs de flamenco, l'histoire touche et passionne par son humour noir, voire tragique, et malgré tout, la douceur que les manipulations de la marionnette et l'ambiance musicale instillent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540308.jpg?v=1772108205" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      Sur un écran : </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Noon, le Pain de Téhéran"</strong></span>, court-métrage de Roshan Roshanak. Un film d'animation qui touche particulièrement en ce moment où le peuple iranien vient d'être sauvagement massacré et bâillonné. Roshan Roshanak suit le souvenir de l'odeur du pain, non qu'elle allât dans son enfance chercher dans la boulangerie de son quartier de Téhéran avec son père. Fait de collages, de dessins et d'images réelles, le film retrace ainsi toute une enfance chahutée par les changements de régime de l'époque. La narratrice fait le lien entre actualité et images créées. Un bel hommage à la culture perse avec la tendresse et la blessure de l'exil dans chaque mot, chaque image.       <br />
              <br />
       Autres programmations de cette nuit de la Marionnette : "La Caravane de l'Horreur" par la Cie Bakélite (17 minutes). Ainsi que plusieurs animations, dont le bal marionnettique… l'occasion de danser avec des marionnettes et des masques grandeur humaine, d'assister à un "bœuf" marionnettique et déguster le bienvenu petit déj' à cinq heures du matin.       <br />
              <br />
       Rendez-vous l'année prochaine pour la seconde nuit de la Marionnette au CDN Normandie-Rouen - Les Anges au plafond.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66540318.jpg?v=1772108246" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Tire-toi de mon herbe Bambi !"</strong></span>       <br />
       Par la compagnie La Cour Singulière.       <br />
       Direction et interprétation : Olivier Lehmann et Hélène Rosset.       <br />
       Tout public à partir de 7 ans.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 ou 4 avril 2026 (option) : Le Carroi, Saint-Palais (18).       <br />
       Du 30 avril au 3 mai 2026 (option) : Fira de teatre, Titelles de Lleida (Espagne).       <br />
       Du 14 au 16 mai 2026 : Festival Namur en mai, Namur (Belgique).       <br />
       6 ou 7 juin 2026 (option) : Vachement Dépaysant avec le CIVAM, Allouville (76).       <br />
       27 et 28 juin 2026 (option) : Festival Viva Cité, Sotteville-lès-Rouen (76).       <br />
       Du 30 juin au 4 juillet 2026 : Off du Festival MIMOS, Périgueux (24).       <br />
       12 juillet 2026 : Festival Décibulles, Neuve-Église (67).       <br />
       29 août 2026 : Le Riez Stival, Herbeys (38).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Cabaret Love"</strong></span>       <br />
       Johanny Bert - Cie théâtre de Romette        <br />
       Marionnettiste : Lucile Beaune ou Jonas Coutancier.       <br />
       Marionnettiste et comédien-chanteur en live : Johanny Bert.       <br />
       Musicien : Cyrille Froger.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 45 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       21 au 23 mai 2026 : Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge (91).       <br />
       30 mai 2026 : Le Barlone, Paris 9ᵉ.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Imposture"</strong></span>       <br />
       Par la Big Up Compagnie.       <br />
       Conception et interprétation : Lucie Hanoy.       <br />
       Mise en scène : Aurélie Hubeau, Lucie Hanoy et Pierre Tual.       <br />
       Texte : Aurélie Hubeau, Lucie Hanoy et Pierre Tual.       <br />
       Scénographie : Michel Ozeray.       <br />
       Création Marionnettes : Anaïs Chapuis.       <br />
       Création Lumière : Olivier Bourguignon et Guillaume Hunout.       <br />
       Création Sonore : Thomas Demay.       <br />
       Collaboration Artistique : Alice Chéné.       <br />
       Costumes : Marie La Rocca.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/94937548-66541782.jpg?v=1772115813" alt="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" title="La nuit de la Marionnette, nuit blanche, nuit habitée de créatures étranges, d'objets vivants et d'histoires entre rêves et cauchemars débridés" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       3 au 17 mars 2026 : Théâtre Alchimic, Carouge (Suisse).       <br />
       10 mars 2026 : Saison culturelle, Ernée (53).       <br />
       12 juin 2026 : L'Oiseau-Mouche, Roubaix (59).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Erotic' Michard"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Succursale 101.       <br />
       Conceptio : Angélique Friant.       <br />
       Collaboration artistique : David Girondin Moab.       <br />
       Création sonore : Vincent Martial.       <br />
       Création Lumière : Julien Barillet.       <br />
       Construction de la marionnette : Catherine Hugot &amp; Violaine Fimbel.       <br />
       Construction du décor : Gérard Friant.       <br />
       Manipulation : Alice Masson.       <br />
       Durée : 6 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Manipeste pour la Feste"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Nuit Rouge.       <br />
       Avec : Matthias Sebbane et Frédéric Pointis.       <br />
       Tout public à partir de 10 ans.        <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"La Mano"</strong></span>       <br />
       Par la Cie Tro-Heol.       <br />
       Texte : Javier García Teba.       <br />
       Traduction de l'espagnol : D. Calvo Funes et S. Fernández.       <br />
       Mise en scène et jeu : Martial Anton et Daniel Calvo Funes.       <br />
       Marionnettes et accessoires : Daniel Calvo Funes.       <br />
       À partir de 10 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Noon, le Pain de Téhéran"</strong></span>       <br />
       Court métrage d'animation.       <br />
       Réalisation : Roshanak Roshan.       <br />
       Création visuelle : Roshanak Roshan et Polina Borisova.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-nuit-de-la-Marionnette-nuit-blanche-nuit-habitee-de-creatures-etranges-d-objets-vivants-et-d-histoires-entre-reves_a4488.html" />
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  <entry>
   <title>Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert</title>
   <updated>2026-01-24T18:08:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Contemporaine-et-admirablement-dirigee-Les-Femmes-savantes-de-Moliere-mis-en-scene-par-Benoit-Lambert_a4460.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93871364-65531265.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-01-26T17:27:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Benoît Lambert revient régulièrement vers l'œuvre de Molière. Après "Les Fourberies de Scapin", "Le Misanthrope", "Tartuffe", "L'Avare", cette relation intime de plus de trente ans entre l'auteur et le metteur en scène continue avec "Les Femmes Savantes". Une pièce qui, encore de nos jours et peut-être plus encore que précédemment, fait polémique autour de la misogynie qu'elle paraît véhiculer en mettant au centre de la pièce l'espace réservé aux femmes dans la société du XVIIᵉ siècle, et les espaces dont elles sont bannies.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531265.jpg?v=1769272279" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      Cet espace destiné aux femmes, c'est le foyer, la maternité et l'adoration réciproque (si cela se peut) avec son époux qui, lui seul, détient le pouvoir du savoir, autre que celui des comptes du ménage, des habits et de la gestion des domestiques qu'elles sont si contentes d'avoir en charge. Un avenir résolument réduit et dominé par l'homme. Mais, dans une quête d'émancipation féminine, voici les femmes savantes, lectrices cultivées, philosophes, poétesses et dédaigneuses de tout ce qui renvoie l'humain à sa condition animale et ses instincts vulgaires.        <br />
              <br />
       La pièce de Molière développe cette opposition entre &quot;la tradition&quot; et cette révolte au sein d'une famille prise en étau entre la volonté toute-puissante de la mère et son désir littéraire et scientifique, et le pouvoir vacillant du père, nostalgique d'un ordre plus intéressé par la bonne bouffe et la satisfaction des sens que par le spirituel.       <br />
              <br />
       L'équilibre est délicat entre les ridicules estampillés Molière : risible père lâche et velléitaire, risible mère sur-exaltée par l'art et la science, et les discours radicaux qu'ils alignent tous les deux. Le comique devient alors parfois acide, âpre et cru. Benoît Lambert ne tente pas de tordre la pièce dans un sens ou dans l'autre. Il dirige ses comédiennes et ses comédiens en écartant la plupart des caricatures de jeu, des tics, des grandiloquences que certaines scènes et que la plupart des personnages suggèrent d'habitude pour pousser le comique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531266.jpg?v=1769272330" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      Même le personnage de Trissotin, pédant ridicule aux traits de caractère si souvent amplifiés qu'il est entré dans le langage courant, est ici interprété avec un réalisme qui n'exagère pas le ridicule du personnage, ce qui donne à son discours des moments d'admirable bêtise et de splendide mauvaise foi.       <br />
              <br />
       Cette volonté réaliste ne nuit pas au comique de la pièce et des situations, mais elle fait qu'on ressent avec beaucoup plus de sérieux les propos de chacun des partis : celui, rétrograde, de Chrysale, le père, de sa fille cadette, Henriette, et celui de Martine, la bonne, ainsi que de Clitandre, le fiancé. En face, le parti émancipateur de Philaminte, la mère, de sa fille aînée, Armande, de sa sœur Bélise et de Trissotin, le coq spirituel de ce cercle de femmes lettrées, une assemblée active à créer une université et produire des œuvres intellectuelles, scientifiques, artistiques.       <br />
              <br />
       Il s'agit bien de deux partis, opposés, deux clans dans la même famille. Pour rendre encore plus perceptible cette guerre intime, les uns sont habillés de couleurs, de broderies, de brocards et de boucles, quand le clan des savantes est tout vêtu de noir et de blanc, comme une représentation de l'esprit de rigueur qui les anime et de l'ascétisme des sens qu'elles revendiquent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531286.jpg?v=1769272370" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
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      La mise en scène de Benoît Lambert parvient ainsi à fabriquer une machine de scénographie, de son, de jeu et de profération des alexandrins qui avance sans chaos, implacablement, rythmée. Elle rend sans atténuation les aspects rugueux de certaines répliques qui sonnent de nos jours extraordinairement rétrogrades et misogynes, mais le but de Molière était peut-être de provoquer ainsi le public en montrant, comme il le fait dans d'autres pièces, les vices à la mode qui passent pour vertu, les radicalisant, les exagérant pour en montrer tous les ridicules.       <br />
              <br />
       Il y a quelque chose de fondamentalement contemporain dans cette création qui, pourtant, ne tente pas de transposer la pièce à notre époque. Au contraire. Les costumes de robes à volants et de pourpoints chamarrés, la scénographie faite d'une dizaine de bibliothèques emplies de livres, d'instruments scientifiques anciens et de sculptures en plâtre (bustes et reproduction de la Victoire de Samothrace), tout renvoie au temps passé, de même que les alexandrins. La musique elle-même, qui intervient lors des quelques changements de décors, dirigés comme des ballets vifs et rythmés des dix bibliothèques, dessinant pour chaque acte les contours divers des différents lieux de la maison.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531288.jpg?v=1769272415" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      La distribution, faite aux deux tiers de comédiennes et de comédiens fraîchement sortis de l'École de la Comédie de Saint-Étienne, donne l'occasion à ces jeunes artistes de montrer toutes leurs qualités acquises ou innées. La formidable présence de Christian Franz dans le rôle de Clitandre, le sens aigu du comique de Marie Le Masson dans le rôle d'Henriette, l'énergie et les facéties communicatives de Raphaël Deshogues dans le personnage d'Ariste et de Vadius, savant maladroit nimbé d'une impressionnante hargne.       <br />
              <br />
       Lara Raymond, elle, se glisse dans la peau de Martine, la bonne, pieds plantés dans le sol et verbe haut, elle est une bouffée de fraîcheur et de naturel ; quant à Armande, la sœur aînée, Lina Alsayed lui donne toutes les facettes que le caractère entre chaleur et froideur possède et, &quot;last but not least&quot;, comme on dit outre-manche, Bélise, personnage dont le haut comique ressort magnifiquement dans l’interprétation hilarante de Marion Astorg : et puis, Trissotin, superbement interprété par Ludovic Bou qui donne pour une fois au personnage un bel éclat de jeunesse, gommant un peu le factice du personnage contre plus de sincérité, plus de fragilité, même dans l’hypocrisie la plus criante.       <br />
              <br />
       Anne Cuisenier, Emmanuel Vérité et Colin Rey &quot;chaperonnent&quot; avec art et talent cette nouvelle génération de comédiens.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Femmes savantes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531289.jpg?v=1769272441" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
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      Texte : Molière.       <br />
       Mise en scène : Benoît Lambert       <br />
       Assistant à la mise en scène : Colin Rey.       <br />
       Avec : Lina Alsayed, Marion Astorg, Ludovic Bou, Anne Cuisenier, Raphaël Deshogues, Christian Franz, Marie Le Masson, Lara Raymond, Colin Rey, Emmanuel Vérité.       <br />
       Scénographie et création lumière : Antoine Franchet.       <br />
       Costumes : Violaine L. Chartier.       <br />
       Création son : Fabrice Drevet.       <br />
       Coiffures et perruques : Pascal Jehan.       <br />
       Maquillage : Caroline Cacciatore-Faure.       <br />
       Construction décor et costumes : Ateliers de la Comédie de Saint-Étienne.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée estimée : 1 h 50.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 au 31 janvier 2026.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi 31 janvier à 17 h.       <br />
       La Comédie - CDN, place Jean Dasté, Saint-Étienne (42).       <br />
       Téléphone : 04 77 25 14 14.       <br />
       <a class="link" href="https://lacomedie.notre-billetterie.fr/formulaire?dial=sommaire25" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.lacomedie.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lacomedie.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93871364-65531292.jpg?v=1769272471" alt="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" title="Contemporaine et admirablement dirigée… "Les Femmes savantes" de Molière mis en scène par Benoît Lambert" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 5 au 7 février 2026 : Comédie de Colmar - CDN Grand Est Alsace, Colmar (68).       <br />
       17 et 18 février 2026 : Théâtre de Nîmes - Scène conventionnée ;, Nîmes (30).       <br />
       10 &gt; 11 mars 2026 : La Coursive - Scène nationale de La Rochelle       <br />
       17 &gt; 18 mars 2026 : Le Bateau Feu - Scène nationale de Dunkerque       <br />
       26 &gt; 27 mars 2026 : L'Odyssée - Scène conventionnée de Périgueux       <br />
       31 mars 2026 et 1ᵉʳ avril 2026 : Théâtre d'Angoulême - Scène nationale, Angoulême (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Contemporaine-et-admirablement-dirigee-Les-Femmes-savantes-de-Moliere-mis-en-scene-par-Benoit-Lambert_a4460.html" />
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