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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-17T23:50:41+02:00</updated>
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   <title>"Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité</title>
   <updated>2026-06-12T10:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sturbzep-Un-bien-etrange-et-monstrueux-bordel-Cocktail-explosif-compose-de-delires-visuels-sonores-et-autres_a4581.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-06-12T09:22:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sous le regard (bienveillant) d'un monstre du Loch Ness omniprésent ayant envahi le plateau, d'autres créatures tout aussi fantasques, sorties de l'imaginaire insondable de la Compagnie du Zerep (palindrome à peine voilé de sa créatrice Perez Sophie) vont peupler les tableaux jusqu'au vertige. Autant de bouillons de cultures débridées à faire chavirer (de plaisir) le dernier des dadaïstes à la recherche de nouveaux poils à gratter susceptibles de subvertir le réel, le subvertir afin d'en "délivrer" l'essence. Esprits sérieux passez votre chemin, ces détours ne sont pas faits pour vous…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568866.jpg?v=1781249370" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Le vénérable Sigmund Freud, père de la psychanalyse, celui-là même qui a &quot;inventé&quot; (comme on invente un trésor) l'inconscient, réservoir de nos secrets refoulés, dut s'esbaudir en apprenant dans les années trente qu'un gynécologue londonien, et néanmoins farceur, avait capturé dans l'objectif de son appareil un monstre sommeillant dans les tourbes obscures des profondeurs d'un lac des Highlands avant de faire surface. Et lorsqu'il apprit que l'auteur de la photo était gynécologue, celui qui donne vie à la réalité comme aux fantasmes qu'elle accouche, il a dû frôler l'apoplexie.       <br />
              <br />
       Ce soir, prévenus de longue date de la nature canularesque de la chose, nous échapperons à l'apoplexie… mais pas à l'envie de se réjouir en toute liberté des morceaux choisis échappant à toute doxa bienpensante. Promouvant le canular au rang de découvreur de vérités embourbées sous les sédiments de réalités recomposées sciemment par des réseaux sociaux complotistes et/ou par des médias &quot;bollorisés&quot; à l'envi, la joyeuse équipe décomplexée du Zerep va s'en donner à cœur joie… pour nous ravir d'aise… même si, il n'est pas exclu de se sentir de prime abord un brin déconcerté face à une telle vague déferlante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568867.jpg?v=1781249404" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Ambiance… Imaginez une chauffeuse de salle, bas résilles et talons hauts, qui en Pythie contemporaine annonce la fin de la raison entre cris et hurlements… Une sirène très masculine qui active en toute sérénité son pénis tout en regardant une créature fragile se contorsionner, un boa entre les jambes. Ladite créature enrichissant sa très libre chorégraphie d'un discours à teneur philosophique où l'inanité d'une existence vide de sens implique de la remplir afin d'échapper aux abysses du néant… Ou encore un bataillon de lutins encapuchonnés de rouge venant troubler joyeusement le désordre ambiant.       <br />
              <br />
       Imaginez des situations se répétant jusqu'à l'absurde… Une sonnerie de téléphone retentissant dans le vide et ponctuée irrémédiablement par <span style="font-style:italic">&quot;Tu réponds ? - Non&quot;</span>, ou le grincement récurrent d'une porte d'entrée. Ou encore une sacrée châtaigne (électrique) secouant à satiété les habitants de cette maison limitée à sa façade.       <br />
              <br />
       Imaginez le double de cette façade en maquette, et le film où les deux protagonistes principaux vont rejouer l'invitation, dans leur manoir accroché à la falaise battue par les eaux du fameux lac, du &quot;découvreur&quot; mythomane, créateur du monstre qui l'habite.       <br />
              <br />
       Imaginez les accompagnements en live à très forts décibels mêlant les genres musicaux, de la pop à la musique punk, en passant par le blues ; les lumières psychédéliques sculptant les masques en silicone et la gelée gluante dégueulant à profusion sur la scène.       <br />
              <br />
       Imaginez les personnages tournant gracieusement sur eux-mêmes dans des robes à crinoline, manège impeccable de derviches tourneurs décrivant des chorégraphies huilées… s'emballant pour prendre à contre-pied l'harmonie du monde.       <br />
              <br />
       Imaginez tout un monde extrait du sable où il s'ensommeillait pêle-mêle… Un chien, un exemplaire de Charles Bukowski (l'auteur de &quot;Nous sommes ici pour rire de l'odieux et vivre nos vies aussi bien que possible&quot;) voisinant avec une grosse cacahuète et un pinceau géant. Et, cerise sous le sable, une toute petite personne dont seules les petites oreilles dépassaient. Alors, comme c'est amusant, on va jouer avec (cf. plus haut la créature fragile se contorsionnant…).       <br />
              <br />
       Imaginez des citations diffuses de Witold Gombrowicz (anticonformiste et initiateur du &quot;théâtre pauvre&quot;) ou encore de Francis Picabia (écrivain passionné par la peinture et proche du mouvement Dada).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568996.jpg?v=1781250235" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Il y a de la tragédie sous mon costume de con&quot;</span>, laisse échapper dans un éclair de lucidité le mari du couple au contact du monstre du Loch Ness, ce révélateur de l'imposture du cirque existentiel. Ainsi, sous la farce grand-guignolesque à effets spéciaux démesurés, pointe la satire d'un monde trop bien huilé pour être honnête. Subvertir les images pour transpercer le réel, et en donner à voir la dimension tragique… qui, aussitôt dévoilée, se doit d'être tournée en dérision sous peine d'échapper à &quot;l'objectif&quot;. Un moment hors norme qui suppose un lâcher prise salutaire… pour ne pas rester ancrés sur la terre ferme où se pressent les gens sans histoires.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 28 mai 2026, salle Vauthier du tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine à Bordeaux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sturbzep"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67568997.jpg?v=1781250278" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      Création mai 2026.       <br />
       Textes : Sophie Perez, Pacôme Thiellement, Witold Gombrowicz, Francis Picabia.       <br />
       Conception : Sophie Perez.       <br />
       Mise en scène, scénographie : Sophie Perez.       <br />
       Assistant à la mise en scène et scénographie : Baptiste de Laubier.       <br />
       Avec : Sophie Lenoir, Stéphane Roger, Erge Yu.       <br />
       Musiciens : hackedepicciotto - Danielle de Picciotto et Alexandre Hacke, le duo Bastien's.       <br />
       Costumes : Sophie Perez et Corine Petitpierre.       <br />
       Musique : hackedepicciotto.       <br />
       Création lumière : Fabrice Combier.       <br />
       Création son : Félix Perdreau.       <br />
       Film réalisé par Sophie Perez et Umberto Toselli.       <br />
       Avec : Stéphane Roger (rôle de &quot;Robert Wilson&quot;), Sophie Lenoir (rôle de &quot;Christopher Wilson&quot;), Gilles Gaston-Dreyfus (rôle de &quot;Jean-Yves Remord&quot;), Baptiste de Laubier (rôle du &quot;voisin roux&quot;).       <br />
       Construction décor et sculptures : Eugénio Giorgetta et les ateliers Silvano Santinelli Scenografie, Dan Mestanza, Adrien Castillo et Baptiste de Laubier.        <br />
       Réalisation gonflable :  X-treme créations.       <br />
       Réalisation costumes : Anne Tesson, Jeanne-Laure Mulonnière.       <br />
       Par la Cie du Zerep/Sophie Perez.       <br />
       Durée : 1 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96946902-67569004.jpg?v=1781250307" alt=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" title=""Sturbzep" Un bien étrange et "monstrueux" bordel… Cocktail explosif composé de délires visuels, sonores et autres élucubrations propres à dynamiter l'insupportable réalité" />
     </div>
     <div>
      <b>Représenté du 27 au 29 mai 2026 au tnba, Théâtre national Bordeaux Aquitaine (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 au 5 septembre 2026 : Théâtre Saint Gervais (dans le cadre du Festival La Bâtie), Genève (Suisse).       <br />
       30 septembre au 2 octobre 2026 : CNDO - Centre Dramatique National, Orléans (45).       <br />
       8 et 9 octobre 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune (dans le cadre du Festival Actoral), Aix-en-Provence (13).       <br />
       14 au 15 octobre 2026 : Le Quai - Centre dramatique national, Angers (49).       <br />
       16 au 17 décembre 2026 : Les Subs - Lieu vivant d'expérience artistique, Lyon (69).       <br />
       25 au 28 mars 2027 : MC93 - Maison de la culture de Seine-Saint-Denis, Bobigny (93).       <br />
       26 au 29 mai 2027 : Odéon Théâtre de l'Europe (Chapitre germanopratin dans le cadre d'une carte blanche &quot;La satiété du spectacle&quot;), Paris (75).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse</title>
   <updated>2022-07-06T09:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2022-Boire-baiser-ecrire-Un-air-de-Bukowski-Sur-les-planches-de-l-ivresse_a3329.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/65870171-46911700.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-07-07T07:33:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a chez Oldan, cet homme en noir au regard malicieux et un peu fuyant, quelque chose de Bukowski. La carrure imposante, peut-être, et une grandeur toute délicate, sans doute moins perceptible au premier abord. Et s'ils s'étaient rencontrés ces deux-là ! Que se seraient-ils dit ? Qu'auraient-ils tu d'eux-mêmes par pudeur ou par humilité ? Leurs regards acerbes sur le monde et la nature humaine auraient-ils eu quelques points de convergence, chacun interrogeant l'autre à sa manière ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911700.jpg?v=1657090537" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Autant de questions que le spectateur se pose tout au long de ce &quot;spectacle-performance&quot; unique en son genre. Du théâtre ? Peut-être pas. Plutôt une confidence intime, celle d'un homme passionné par les mots, de ceux qui touchent l'âme en profondeur si on les écoute bien. Un OVNI. Un électron libre comme on les aime parce qu'on y éprouve en XXL la vie avec un grand V quand elle est mêlée à l'art. Car comme disait si admirablement Bertolt Brecht, <span style="font-style:italic">&quot;Tous les arts contribuent au plus grand de tous les arts, celui de vivre&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Oldan, s'inspirant de Charles Bukowski, c'est de l'eau de roche qui s'écoule dans un tourbillon de liquide rouge. C'est brut ou très raffiné au contraire. Chaque spectateur jugera.       <br />
              <br />
       Oldan a déjà joué &quot;Boire, baiser, écrire&quot; dans le Off d'Avignon il y a quelques années. En ces temps d'avant le Covid où les choses et les gens se sentaient plus légers. Et c'est un coup de cœur artistique que nous avions vécu déjà à ce moment-là. Alors, on en redemande…       <br />
              <br />
       Parmi les inconditionnels de la TV et les amoureux des émissions littéraires, qui ne se souvient pas du passage remarqué de Charles Bukowski sur le plateau d'Apostrophe animé par Bernard Pivot ? C'est par la projection de ce moment médiatique culte que commence le spectacle, un moment médiatique où Charles Bukowski, quitte le plateau ivre, comme souvent, prononçant tant bien que mal à l'animateur des &quot;Au revooooir&quot; cotonneux et distants. L'alcool ayant été sa muse et son combustible toute sa vie durant, et ce, dès ses 16 ans.       <br />
              <br />
       Oldan quittera le plateau lui aussi à un moment du spectacle, laissant les spectateurs seuls dans la salle juste <span style="font-style:italic">&quot;pour aller pisser, parce que la bière, ça fait pisser&quot;</span> comme un hommage affiché et quelque peu provocateur à cet incontournable romancier, nouvelliste, poète américain mort en 1994.       <br />
              <br />
       Mais pour l'instant, il est bien là, Oldan, et il boit lui aussi. Il boit beaucoup, beaucoup. Du vin rouge, puis de la bière, à nouveau du vin rouge. Il ne fait pas semblant. Et comme pour s'excuser de façon subliminale, il grignote à même le sachet quelques chips pour <span style="font-style:italic">&quot;tenir au ventre&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Et il raconte Buko. En tout cas, il se l'approprie. Il se métamorphose en lui. À ce titre, on peut se demander ce qui pousse l'artiste de manière générale (comédien, acteur, auteur, danseur) dans ses choix intrinsèques et profonds. Nous n'avons pas interrogé Oldan à ce sujet. Nous l'aurions pu. Nous avons fait le choix de préserver cette part de mystère qui guide le processus créatif de l'artiste et qui le fait avancer chaque jour, encore et encore.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65870171-46911709.jpg?v=1657090612" alt="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" title="•Off 2022• "Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)" Sur les planches de l'ivresse" />
     </div>
     <div>
      Car Oldan est aussi chanteur, parolier, auteur, compositeur et, là aussi, c'est une autre performance : trois spectacles par jour à son actif tout au long du festival. Un exploit…. Oldan s'en défend et il semblerait que lui non plus <span style="font-style:italic">&quot;ne savait pas que c'était impossible. Alors, il le fera&quot;.</span>       <br />
              <br />
        &quot;L'Homme inouï&quot; à 19 h 45 au Théâtre du Verbe Fou, &quot;Oldan en concert, scène occupation&quot; toujours au Verbe Fou à 21 h 45 et, bien sûr, &quot;Boire, baiser, écrire&quot; au Sham's Théâtre à 23 h 15. Relâche les mardis quand même ! À l'occasion de cette performance bukowskienne et anarchique, Oldan propose un verre aux spectateurs du premier rang comme un partage nécessaire à l'acte créatif ou encore un hommage tangible à l'écrivain et à son public. Un public frileux au départ mais qui l'a très vite reconnu comme un grand écrivain.       <br />
              <br />
       Le spectateur ressent de façon palpable le plaisir du comédien à dire Buko (probablement que cet homme-là quand il aime il ne compte pas). Ou peut-être bien qu'il ne nous dit rien à bien y regarder ! Qu'il nous laisse carte blanche et nous laisse à penser librement l'écrivain tourmenté.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'idéal serait que Bukowski soit là, sur scène, à lire ses poésies. Mais c'est impossible. Il est mort. Mauvaise nouvelle. Bukowski mort ? Non !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Le ton est donné par ces mots d'ouverture car Oldan aime les mots, passionnément et du haut de sa voix caverneuse qui n'est pas sans rappeler celle d'un Bashung ou d'un Arno (eux sont malheureusement morts mais Oldan est bien là), le spectateur se laisse bercer par les confidences du comédien rendant hommage à sa manière à cet écrivain tourmenté, anticonformiste qui, encore une fois, aura mis beaucoup de temps à être reconnu et publié. Osons ici un parallèle entre les deux hommes comme un clin d'œil, car Oldan l'artiste mériterait lui aussi d'être connu bien davantage tant son univers est foisonnant, parfois un peu sombre, mais cet univers cerne tellement finement l'âme humaine. Impossible d'y rester indifférent.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis l'ange noir perché sur mes doutes. Je surveille la route, écrasé, empêché de voler. Je supporte ce corps de cloporte. Dans vos peurs, je me glisse avec douleur et délice&quot;,</span> extrait de &quot;L'Ange Noir&quot;, titre de l'album &quot;Serial K.&quot; d'Oldan sorti en 2015.       <br />
              <br />
       Dans ce spectacle, la dimension littéraire du romancier poète aurait peut-être mérité d'être soulevée davantage. Quelques mots supplémentaires jetés par-ci, par-là, entre deux verres de vin ou deux canettes de bière pour nous enivrer encore plus.       <br />
              <br />
       L'ombre de Charles Bukowski plane sur le plateau du Sham's aux côtés d'Oldan qui susurre et murmure l'homme à sa manière, confronté à sa propre vérité créatrice. C'est tout en délicatesse anarchique. Probablement que Buko aurait apprécié et serait monté sur le plateau pour boire un verre avec lui. Oldan vit. Il boit donc il est en vie. Charles Bukowski n'est plus là. Quoique !       <br />
              <br />
       <b>Vu en avant-première en avril dernier au Théâtre du Verbe Fou dans le cadre de la 3e édition du Festival des Théâtres indépendants à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Boire, baiser, écrire (Un air de Bukowski)"</b></div>
     <div>
      Texte : Oldan.       <br />
       Mise en scène : Daniel Olive, Roland Abbatecola.       <br />
       Avec : Oldan.       <br />
       Création visuelle : Léo Sam.       <br />
       Par la Compagnie Okside.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 30 juillet 2022.</span>       <br />
       Tous les jours à 23 h 15, relâche le mardi.       <br />
       Sham's Théâtre, 25, rue Saint-Jean le Vieux, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 65 87 88 88 ou 06 60 96 84 82.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/programme/2022/boire-baiser-ecrire-un-air-de-bukowski-s30060/" target="_blank">&gt;&gt; festivaloffavignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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