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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-16T09:37:58+02:00</updated>
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   <title>Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie</title>
   <updated>2019-12-09T07:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Philippe-Jordan-a-la-tete-de-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris-une-histoire-d-alchimie_a2618.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2019-12-09T06:34:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un concert dédié à Debussy et Prokofiev donné à la Philharmonie la semaine dernière (et ce soir au Musée d'Orsay), l'Orchestre de l'Opéra national de Paris a affiché une impressionnante alchimie avec son directeur musical, Philippe Jordan.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40567507-34410717.jpg?v=1575831565" alt="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" title="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" />
     </div>
     <div>
      Après dix années de travail à la tête de l'orchestre de l'Opéra de Paris (avec un contrat courant jusqu'à la fin de la saison prochaine), le suisse Philippe Jordan peut être à quarante-cinq ans très satisfait. Fils du chef Armin Jordan mais redevable à lui seul de son irrésistible carrière, le directeur musical de l'Opéra de Paris a plus que démontré, toutes ces années, son énorme talent, son intelligence aiguë des œuvres (il suffit de l'écouter en master-classe), son humanisme serein et sa rare capacité de travail avec les meilleures phalanges du monde.       <br />
              <br />
       Également directeur musical des Wiener Symphoniker depuis 2014, il a légitimement gagné le Prix du Meilleur Chef d'Orchestre aux International Opera Awards 2017. Avant son départ à l'Opéra de Vienne comme successeur de Gustav Mahler, Richard Strauss et Herbert von Karajan, il aura construit un beau parcours dans les meilleures maisons d'opéra du monde. Mais c'est à Paris qu'il aura consacré son don exceptionnel.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40567507-34410724.jpg?v=1575831659" alt="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" title="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" />
     </div>
     <div>
      Il aura, en dix ans, abordé tous les répertoires, obtenu la faveur critique et publique tant dans la fosse qu'avec des enregistrements réalisés avec son orchestre parisien ; il aura fait évoluer ce dernier pour le meilleur en termes de discipline, d'homogénéité et de luxuriance des couleurs. On pouvait d'ailleurs encore le vérifier à la Philharmonie cette semaine dans un concert dédié à Debussy et Prokofiev, compositeurs dont il aura gravé respectivement le &quot;Pelléas&quot; et la Symphonie n°1 avec ladite phalange parisienne - qu'il n'aura eu de cesse de hisser au tout premier rang. Sa recette ? Créer selon ses propres mots <span style="font-style:italic">&quot;une osmose de travail&quot;</span> sur la durée.       <br />
              <br />
       En première partie, le chef suisse a choisi les &quot;Images pour orchestre&quot; de Claude Debussy composées entre 1903 et 1907, faisant preuve de son habituel sens de la précision et de la clarté. L'orchestre montre son sens de la discipline, mais aussi une grande fluidité tant dans les scansions dansantes des &quot;Gigues&quot; que dans la couleur locale évocatrice de &quot;Iberia&quot; - avec ses rythmes à 8/3 typiques de Sévillanne ou encore ceux à 2/4 d'Habanera.        <br />
              <br />
       Triptyque remarquable, cette &quot;Iberia&quot; impose sa structure dynamique et rythmique complexe et ses climats variés, permettant de mettre en avant tous les pupitres ainsi que des solos caractéristiques (dont le hautbois d'amour et le violon). Avec les &quot;Rondes de printemps&quot; l'orchestre montre toujours une plaisante alacrité, rendant encore justice à la liberté de la phrase mélodique debussyste. Tout juste regrette-t-on une petite absence d'ivresse, celle d'un matin de printemps renaissant après l'hiver.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40567507-34410735.jpg?v=1575831692" alt="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" title="Philippe Jordan à la tête de l'Orchestre de l'Opéra de Paris, une histoire d'alchimie" />
     </div>
     <div>
      Avec la musique du ballet &quot;Roméo et Juliette&quot;, composée en 1935 par Sergueï Prokofiev, l'orchestre nous offre après l'entracte un théâtre sans pareil. Choisissant un parcours très cohérent parmi les numéros des Suites n°1 et 2 mélangées - et même un extrait de la Suite numéro 3, réécriture et invention plus tardives de 1944 - avec ces scènes formant une grande partition due à la troisième période (soviétique) du compositeur, le chef offre un véritable festin opératique. Les quatorze extraits de cette œuvre, conjuguant retour à la tonalité classique et recours à l'originalité harmonique des partitions antérieures expressionnistes, ravissent en un somptueux voyage.       <br />
              <br />
       En effet, dès la célèbre introduction de la 2e Suite &quot;Montaigus et Capulets&quot; choisie pour ouvrir cette deuxième partie de soirée, l'impérieuse et riche vision de Philippe Jordan captive, empoignant le spectateur pour ne plus le lâcher. Dans les treize numéros qui suivront, le raffinement (&quot;Madrigal&quot;) le disputera à la noblesse (&quot;Menuet&quot;), l'hédonisme puis l'envolée extatique (&quot;Roméo et Juliette, Scène du balcon&quot;) à la fraîcheur (&quot;Juliette, jeune fille&quot;), l'ardente passion à la grâce (&quot;Danse des jeunes filles des Antilles&quot;) avec un sens du crescendo dramatique, de la couleur, de l'agogique du récit et de la vitalité mélodique extraordinaires. Une belle soirée donc démontrant une fois de plus l'excellence de cette collaboration, cette alchimie unique entre un orchestre transcendant et un chef aussi élégant que passionné.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">9 décembre à 20 h.</span>       <br />
       Dans la Grande Nef du Musée d'Orsay (même programme).       <br />
       <a class="link" href="https://www.musee-orsay.fr/fr/evenements/concerts/presentation-generale/article/les-concerts-du-soir-49461.html?tx_ttnews%5BbackPid%5D=639&amp;cHash=ffc4aa521a" target="_blank">&gt;&gt; Musée d'Orsay Concerts du soir.</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Jusqu'au 26 décembre 2019.</span>       <br />
       &quot;Le Prince Igor&quot; d'A. Borodine.       <br />
       À l'Opéra national de Paris (Bastille).       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.philippe-jordan.com/fr/accueil/" target="_blank">&gt;&gt; philippe-jordan.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Philippe-Jordan-a-la-tete-de-l-Orchestre-de-l-Opera-de-Paris-une-histoire-d-alchimie_a2618.html" />
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   <title>Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille</title>
   <updated>2019-11-30T10:38:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Maitres-Chanteurs-du-Prince-Igor-a-Bastille_a2613.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40240758-34283299.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-11-30T10:07:00+01:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Entrée fracassante au répertoire de l'Opéra national de Paris du "Prince Igor" d'Alexandre Borodine. La belle partition du plus original des membres du Groupe des Cinq se révèle parfaitement défendue par une distribution de très haute volée sous la direction racée et puissante de Philippe Jordan.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40240758-34283299.jpg?v=1575106007" alt="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" title="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Il est des soirs historiques telle cette entrée au répertoire de l'unique opéra d'Alexandre Borodine, médité et composé pendant vingt ans et pourtant resté inachevé. &quot;Le Prince Igor&quot; au livret inspiré par l'épopée du Prince Igor de Novgorod-Siéviérski, souverain médiéval d'avant l'unification de la Russie, est une de ces œuvres pénétrée de l'âme slave et de la revendication panrusse caractéristique du XIXe siècle. Elle se situe naturellement dans la lignée de l'esthétique voulue par le Groupe des Cinq <span style="font-style:italic">(1)</span> auquel appartenaient Borodine et Rimski-Korsakov <span style="font-style:italic">(2)</span>.        <br />
              <br />
       Grand opéra national donc, mettant en scène de vastes mouvements de foules (avec de nombreuses interventions de chœurs), des personnages historiques, une intrigue politique mais aussi sentimentale et une partition ouverte au folklore comme à la tradition vocale orthodoxe, &quot;Le Prince Igor&quot; se signale aussi par l'exaltation du mariage entre cultures russe et orientalisante - avec ses célèbres danses polovtsiennes (un mariage métaphorisé par celui du fils d'Igor et de la fille du Khan). 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40240758-34283309.jpg?v=1575106106" alt="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" title="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Le public de l'Opéra de Paris a enfin pu découvrir sur scène une magnifique partition et ce, en dépit d'un livret remanié pour aller au plus fidèle (du projet de Borodine) et au plus court - trois heures quinze de musique quand même. Exit la majeure partie du troisième acte de 1890 (sur quatre) avec les rodomontades du Khan Gzak flanqué de ses guerriers, disparus aussi les scènes de supplication puis de trahison de la Kontchakovna pour les beaux yeux de Vladimir, fils d'Igor, et les débats houleux à la cour du Khan Kontchak après la fuite du prince. L'ouverture est également déplacée au début du troisième (en fait quatrième) acte comme le second monologue d'Igor.       <br />
              <br />
       Un pur bonheur d'abord venu de la fosse. Philippe Jordan galvanise son orchestre, le hissant à la hauteur d'un théâtre à la fois lyrique et épique. Par sa vision, il en extrait une matière sonore sombre et lumineuse souvent fascinante. La ferveur, ici, sert autant l'invention mélodique, le riche pouvoir évocateur des climats que la grande variété des contrastes (puissance rythmique des six épisodes des fameuses danses de l'acte II, déplorations et confidences d'Igor et de sa femme Iaroslavna, celles des chœurs - admirables - tour à tour peuple orphelin ou soldats prisonniers, truculence des bouffons). Les chanteurs, quant à eux, transcendent la soirée.       <br />
              <br />
       Elena Stikhina apporte sa jeunesse et son éclat au personnage de Iaroslavna. Avec une voix étendue, au beau timbre homogène dans tous les registres, elle montre tour à tour une vraie bravoure lirico spinto et une belle musicalité en interprète sensible et dévouée. Dans le second rôle féminin (hélas raccourci) de Kontchakovna, la mezzo géorgienne Anita Rachvelishvili est proprement fantastique. Dotée d'une voix au volume naturellement dense et ample, à la vocalité solide et incisive (sachant parfaitement jouer de sa raucité parfois), elle livre une interprétation tout simplement splendide. Face à elle, son amoureux, le Vladimir de Pavel Cernoch, use au mieux de ses qualités d'acteur et de ses possibilités vocales (avec un excès de fausset parfois).       <br />
              <br />
       Et c'est aussi le festival des grandes basses russes. Ildar Abdrazakov, tel son Boris Godounov sur cette même scène, est un Igor superlatif à la déclamation noble et expressive avec une souplesse, une densité et une ampleur de voix sans défaut. Il se montre capable d'élans sonores impressionnants comme de subtilité, et son charisme royal sert clairement un personnage peu gâté par le metteur en scène. Face à lui, le Khan Kontchak de Dimitry Ivashchenko n'offre pas moins de graves pleins et sonnants, de clairs-obscurs et de prestance.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40240758-34283315.jpg?v=1575106142" alt="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" title="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      Dmitry Ulyanov, en Prince Galitski, mêle avec équilibre la faconde comique et l'insolence d'un personnage de débauché aux bouffées tyranniques. Ils pimentent tous une mise en scène assez terne, qui contredit constamment le livret et son contenu idéologique. Avec Barrie Kosky, dont c'est le premier travail à l'Opéra de Paris, le Prince Igor n'est plus un héros russe surmontant par amour (y compris patriotique) la honte de la défaite et de l'emprisonnement mais un chef malade, qui déçoit les attentes chimériques de son peuple.       <br />
              <br />
       Ce peuple versatile, caché dans les ténèbres du premier (et quasi unique beau) tableau du spectacle, comprend seulement à la fin de l'opéra - en pleine lumière et occupant toute la scène -  qu'il doit prendre son destin en mains (en se moquant des oripeaux du Chef guerrier). Les deux déserteurs Skoula et Iérochka (Adam Palka et Andrei Popov vocalement un peu en retrait) se révèlent étonnement les héros de ce final anti-borodinien au possible.       <br />
              <br />
       Avec son parti-pris généralisant un propos devenu scie chez nos metteurs en scène (un peuple, des chefs d'état quelconques), ses costumes banals, son décor de villa laide avec piscine, ses soldats en treillis et avec mitraillettes (vu cent fois ailleurs), son morceau d'autoroute au dernier tableau et des exilés devenus très à la mode sur les plateaux <span style="font-style:italic">(3)</span>, l'opéra ne brille guère du lustre attendu. Les ballets (entre danses urbaine et contemporaine) d'Otto Pichler, à tout le moins originaux, ne le desservent pas. Heureusement, les chœurs, les chanteurs et l'orchestre nous offrent magistralement l'épopée et les frissons attendus.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40240758-34283318.jpg?v=1575106932" alt="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" title="Les Maîtres Chanteurs du "Prince Igor" à Bastille" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(1) Le Groupe des Cinq militant pour un art national russe.       <br />
       (2) Rimski-Korsakov et son élève Glazounov orchestrèrent les parties inachevées de l'opéra et en écrirent d'autres.        <br />
       (3) La scène d'opéra comme miroir de notre époque ? Oui, mille fois oui, mais à condition que la vision du metteur en scène soit conforme à l'esprit du livret (ce qui n'est absolument pas le cas ici). Barrie Kosky n'a pas tout à fait volé les sifflets dont il a fait les frais lors de la première.</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 novembre au 26 décembre 2019.</span>       <br />
       Captation en direct dans les cinémas français le 17 décembre 2019.       <br />
       Sur France Musique le 25 janvier 2020 à 20 h.       <br />
       Opéra national de Paris.       <br />
       Place de la Bastille Paris 12e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.        <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr/</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Prince Igor&quot; (1890).</b>       <br />
       Opéra en quatre parties (trois actes).        <br />
       Musique et livret d'Alexandre Borodine (1834 - 1887).       <br />
       Livret en russe surtitré en anglais et en français.       <br />
       Direction musicale : Philippe Jordan.       <br />
       Mise en scène : Barrie Kosky.       <br />
       Décors : Rufus Didwiszus.       <br />
       Costumes : Klaus Bruns.       <br />
       Lumières : Franck Evin.       <br />
       Chorégraphie : Otto Pichler.       <br />
       Chef des Choeurs : José Luis Basso.       <br />
       Orchestre et Choeurs de l’Opéra national de Paris.       <br />
       Durée : 3 h 45 avec un entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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