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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-08T18:52:48+02:00</updated>
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   <title>L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo</title>
   <updated>2019-07-02T10:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-insoutenable-legerete-du-Fardeau-choregraphie-immersion-in-vivo_a2461.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2019-07-02T08:40:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsque Auguste Ouédraogo "a rencontré" (sic) la sculpture "Le fardeau" de Jean-Philippe Rosemplatt - Festival d'Ici Danse 2018 et son dispositif artistique Au-delà des frontières -, "ce fut comme une apparition"… Happé par la force qui se dégageait de ce corps statufié d'un migrant, prototype des errances migratoires et de leur cortège d'épreuves, il en ressentit une telle émotion qu'il eut la révélation de la nécessité de raconter avec son écriture à lui - la chorégraphie - la réelle fiction de cet homme, sans centre de gravité autre que ce corps errant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35253093-31966722.jpg?v=1562052509" alt="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" title="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" />
     </div>
     <div>
      Après dix jours de résidence à L'Atelier des Marches de l'été de Jean-Luc Terrade (Directeur du festival international Trente-Trente, metteur en scène… et &quot;ac-cueilleur&quot; d'artistes dans son lieu du Bouscat-Bordeaux), Auguste Ouédraogo, tout en muscles et finesse, le regard fixé sur cet autre lui-même posé au sol, &quot;habite&quot; l'espace sans autre horizon que les murs gris bétonnés et éclairés par une lumière crépusculaire.       <br />
              <br />
       Assis sur une sorte de cube et accompagné par la carcasse métallique d'une maison &quot;idéale&quot; (au sens où l'employait Rimbaud dans &quot;Ma Bohème&quot; - <span style="font-style:italic">&quot;Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées/Mon paletot aussi devenait idéal&quot;</span> -, maison réduite à l'état d'idée, tant elle a perdu sa matérialité), il va rejouer à l'envi les déplacements liés aux horizons perdus.       <br />
              <br />
       Ses mouvements de reptation au sol sont délivrés comme en apesanteur, ce qui contraste violemment avec le fardeau des départs forcés et des arrachements qui y sont attachés. Dans un silence sépulcral, il s'allonge, rampe, se recroqueville, se relève, s'agenouille, pousse devant lui ce double encombrant, comme un chemin de croix où les stations seraient marquées par le sceau d'un espoir incrédule : comment pourrait-il penser un seul instant, l'homme sans amarres, qu'il puisse trouver &quot;la porte de sortie&quot; susceptible de l'amener vers un ailleurs ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35253093-31966764.jpg?v=1562052558" alt="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" title="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" />
     </div>
     <div>
      Les affres du parcours improbable et chaotique de l'homme ployant sous un fardeau plus lourd à porter que sa carcasse, sont distillées au travers de ses hésitations, reculs et avancées. Se dévoile un univers que n'aurait pas désavoué Claude Régy, une scénographie dépouillée de tout artifice pour rendre sensible l'essence de ce qui se joue en lui, pour distiller au compte-gouttes le drame intérieur des errances.       <br />
              <br />
       Rompant le lourd silence, quelques notes subtiles peuvent parfois s'amplifier et devenir lancinantes lorsque la peur se lit dans le regard. Et quand le corps est agité par des gestes devenus syncopés sous l'effet de la rudesse des épreuves, la musique s'emballe et se fait violence.       <br />
              <br />
       Plus tard, la structure métallique avec laquelle il compose, tentant éperdument de s'en détacher tout en y étant attaché, sera déposée par ses soins derrière lui, comme la trace de ses amarres rompues. Cependant, enfilant son blouson de fortune et coiffé de sa casquette reliée aux cordes qui l'entravent à jamais, il avancera avec efforts entraînant à sa suite la pauvre valise des migrants d'où s'échappent gourde, réveil, chaussures… Et, torche en main, il sera englouti par l'obscurité en ayant éclairé une dernière fois la petite sculpture, son portrait en tout point semblable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35253093-31966776.jpg?v=1562052607" alt="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" title="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" />
     </div>
     <div>
      Après &quot;Les Vivant(e)s&quot; vu au Glob Théâtre de Bordeaux en mars dernier et qui chorégraphiait le parcours musclé de jeunes femmes africaines engagées corps et âme sur le chemin d'une émancipation féminine revendiquée superbement, la Cie Auguste-Bienvenue signe à nouveau une forme alliant à la beauté plastique d'une chorégraphie &quot;lumineuse&quot; un témoignage bouleversant donnant à voir la condition &quot;in-humaine&quot; réservée aux errants.       <br />
              <br />
       Un très beau moment sensible où la rencontre - d'un artiste plasticien sans tabou et d'un danseur chorégraphe  profondément investi du sens à donner - transcende les frontières des différents arts pour mieux blackbouler celles qui discriminent en jetant sur les routes de l'errance des êtres devenus infiniment vulnérables.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Errances"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35253093-31966991.jpg?v=1562054694" alt="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" title="L'insoutenable légèreté du "Fardeau" chorégraphié, immersion in vivo" />
     </div>
     <div>
      Conception : Auguste Ouédraogo et Bienvenue Bazié.       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Auguste Ouédraogo.       <br />
       Sous le regard complice de Bienvenue Bazié.       <br />
       Sculpture &quot;Le fardeau&quot; de Jean-Philippe Rosemplatt.       <br />
       Musiques : Jon Hopkins et Manuel Wandji.       <br />
       création lumière : Fabrice Barbotin.       <br />
       scénographie : Bruno Lahontaa.       <br />
       Production : Wa Tid Saou /Cie Auguste-Bienvenue.       <br />
       Création 2019.       <br />
       Par la Cie Auguste-Bienvenue.          <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       Les premières ont eu les 27 et 28 juin 2019 dans le cadre de la &quot;Saison Liberté !&quot;, à l'Atelier des Marches de L'été, au Bouscat-Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>Prochaines dates de représentations</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">4 juillet 2019 à 20 h 30.</span>       <br />
       Saison Liberté !.       <br />
       Centre d'animation Argonne-Saint Genès, Bordeaux, 05 56 94 70 05.       <br />
       <a class="link" href="http://www.acaqb.fr/argonne/" target="_blank">&gt;&gt; acaqb.fr</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">20 Septembre 2019 à 16 h 30.</span>       <br />
       Festival Cadences.       <br />
       Théâtre de la mer, Arcachon, 05 57 52 97 75.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">26 et 27 septembre 2019 à 18 h.</span>       <br />
       Festival Les Francophonies en Limousin.       <br />
       Centre Culturel Jean Moulin, Limoges,  05 55 35 04 10.       <br />
       <a class="link" href="http://www.centres-culturels-limoges.fr/" target="_blank">&gt;&gt; centres-culturels-limoges.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Peubleto"… Danse au chant d'une passion</title>
   <updated>2018-03-29T06:10:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Peubleto-Danse-au-chant-d-une-passion_a2082.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/21182359-24320538.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-03-28T10:15:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour le festival "Traversées africaines", le Tarmac réunit, autour de la danse, du théâtre, de la poésie et de la musique, huit compagnies pour nous faire découvrir une partie du continent africain dans sa richesse artistique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24320538.jpg?v=1522228441" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      &quot;Peubleto&quot; raconte l'histoire d'un homme avec ses rêves et sa réalité. Banal ? Pas tout à fait puisque ceux-ci ont été réalisés et que cela est montré au travers de la danse, de vidéos et d'une bande-son évocatrice.       <br />
              <br />
       Bienvenue Biate nous amène jusqu'aux rivages de sa vie. L'homme est seul sur scène dans une scénographie qui laisse voir six toiles blanches transparentes suspendues. La chorégraphie s'articule autour d'un tronc en équilibre où les bras font des mouvements souples et tournants. L'exercice est difficile à réaliser car le corps est essentiellement statique et tout se joue dans un périmètre corporel assez limité où les notions de distance disparaissent.       <br />
              <br />
       Tout procède par une gestuelle des membres supérieurs qui font des torsions autour du tronc, comme si celui-ci était un chêne autour duquel se nouaient des branches. Pour garder cet équilibre, Bienvenue Biaté met une de ses jambes au-dessus du sol alors que l'autre s'appuie sur la plante des pieds. L'équilibre est constant, maintenu. Les membres inférieurs étant à la fois stables, avec la plante du pied au sol, et instables avec l'autre jambe qui reste en l'air dans une position souvent angulaire pour contrebalancer le déplacement circulaire des bras.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24320637.jpg?v=1522228475" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, circularité et angularité sont les deux versants de son expression chorégraphique. Celle-ci est au début assez lente puis gagne en intensité suivant la position des membres. Plus les bras sont proches du tronc et plus le mouvement est rapide, plus ils sont éloignés et plus la vitesse est lente comme si l'équilibre était moins assuré. La chorégraphie est d'ailleurs le corollaire de ce tâtonnement, de ce choix difficile et assumé pour lui d'être danseur où, tout au long du spectacle, une confiance, un choix assumé pour son métier et son art est revendiqué.       <br />
              <br />
       Autour de silences et de paroles, le spectacle s'accompagne de claquements de main. Devant nous, derrière un magnétophone qui égrène l'étonnement d'une vieille femme sur la &quot;chorégraphie&quot;, Biaté accapare l'espace, fait tomber trois toiles blanches, l'incorpore autour de son seul corps, pour faire exister son art, celui d'une danse qui ne prend appui que sur le corps, abandonnant presque la scène à sa géométrie.       <br />
              <br />
       Les déplacements sont peu utilisés, restant principalement situés au milieu du plateau, circulant parfois pour faire exister une scène où il semblait se chercher au début. Ceux-là ne sont pas dans un processus artistique où les pas de danse sont articulés. Ils participent surtout à un positionnement du chorégraphe-interprète sur son art, sa passion et son histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Peubleto"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24321639.jpg?v=1522230563" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      Conception, direction artistique : Bienvenue Bazié, Auguste Ouédraogo.       <br />
       Chorégraphie, interprétation : Bienvenue Bazié.       <br />
       Assistanat chorégraphique : Auguste Ouédraogo.       <br />
       Scénographie : Marc Vallandon.       <br />
       Composition musicale : Adama Kouanda.       <br />
       Vidéo : Grégory Hiétin.       <br />
       Création lumière : Fabrice Barbotin.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
       Production Compagnie Auguste-Bienvenue.       <br />
              <br />
       A été représenté les 23 et 24 mars 2018.       <br />
       Dans le cadre du <b>Festival &quot;Traversées africaines&quot;</b>       <br />
       qui se déroule du <span class="fluo_jaune">6 mars au 13 avril 2018</span>       <br />
       au Tarmac - Scène internationale francophone, Paris 18e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Spectacles à venir</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24321878.jpg?v=1522230594" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du mardi 27 au vendredi 30 mars 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Tram 83&quot;</b>       <br />
       Fiston Mwanza Mujila/Julie Kretzschmar.       <br />
       Théâtre - République démocratique du Congo.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du mardi 3 avril au vendredi 13 avril 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Le fabuleux destin d'Amadou Hampâté Bâ&quot;</b>       <br />
       Hassane Kassi Kouyaté/Bernard Magnier.       <br />
       Théâtre - Mali.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Africaman original&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 6 avril au samedi 7 avril 2018.</span>       <br />
       Qudus Onikeku.       <br />
       Danse - Nigeria.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/21182359-24322111.jpg?v=1522231675" alt=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" title=""Peubleto"… Danse au chant d'une passion" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 12 avril au 13 avril 2018.</span>       <br />
       <b>&quot;Un cadavre dans l'œil&quot;</b>       <br />
       Hakim Bah/Guy Theunissen.       <br />
       Théâtre - Guinée/Belgique.       <br />
              <br />
       Réservations : 01 43 64 80 80.       <br />
       <a class="link" href="http://www.letarmac.fr/" target="_blank">&gt;&gt; letarmac.fr</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.change.org/p/défendons-le-tarmac" target="_blank">&gt;&gt; Pétition en ligne pour défendre le Tarmac qui risque de fermer suite à une décision ministérielle.</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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