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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-17T13:36:11+01:00</updated>
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   <title>"Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut</title>
   <updated>2025-04-03T14:39:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Berenice-L-esthetique-du-metteur-en-scene-flamand-Guy-Cassiers-offre-au-vers-racinien-l-eclat-d-un-diamant-brut_a4186.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-04-03T14:03:00+02:00</published>
   <author><name>Isabelle Fauvel</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour sa deuxième mise en scène à la Comédie-Française, après une adaptation des "Démons" de Dostoïevski salle Richelieu en 2022, Guy Cassiers s'empare avec maestria de cette tragédie de Racine. Sur le petit plateau du Vieux-Colombier, il resserre la distribution en confiant les rôles de Titus et Antiochus au seul Jérémy Lopez et ceux de leurs confidents respectifs à Alexandre Pavloff. La psychologie des personnages n'en est que mieux servie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150116.jpg?v=1743682160" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Ce n'est point une nécessité qu'il y ait du sang et des morts dans une tragédie ; il suffit que l'action en soit grande, que les acteurs en soient héroïques, que les passions y soient excitées, et que tout s'y ressente de cette tristesse majestueuse qui fait tout le plaisir de la tragédie&quot;,</span> Jean Racine (1639-1699) dans sa préface de &quot;Bérénice&quot; (1670). Pas de meurtres, ni de suicides, donc. La dimension tragique est autre. Bérénice, Titus et Antiochus se sépareront à regret et continueront à vivre, la mort dans l'âme.       <br />
              <br />
       Rappelons l'intrigue en quelques mots : Titus, fils de l'empereur romain Vespasien, et Bérénice, reine de Palestine, s'aiment d'un amour réciproque. Antiochus, roi de Commagène et meilleur ami de Titus, aime aussi Bérénice en secret. Apprenant l'imminence du mariage des deux amants, il décide de quitter Rome. Lors de ses adieux à Bérénice, il ne peut s'empêcher de lui déclarer sa flamme, ce dont la reine se montre outragée. La mort de Vespasien vient cependant rebattre les cartes du jeu. Devenu empereur, Titus ne peut épouser une reine étrangère. Les lois de Rome l'interdisent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150131.jpg?v=1743682189" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Décidé à sacrifier l'union promise à la raison d'État (<span style="font-style:italic">&quot;Mais il ne s'agit plus de vivre, il faut régner&quot;,</span> Titus, Acte IV), Titus charge Antiochus d'annoncer la tragique nouvelle à Bérénice, n'ayant réussi à le faire lui-même. Celle-ci refuse de le croire. Après maints atermoiements, la raison d'État l'emporte de nouveau et, déchirés, les trois personnages décident de se séparer. Bérénice rentre chez elle et Antiochus rejoint ses terres. (<span style="font-style:italic">&quot;Adieu. Servons tous trois d'exemple à l'univers/De l'amour la plus tendre et la plus malheureuse/Dont il puisse garder l'histoire douloureuse&quot;,</span> Bérénice, Acte V).       <br />
              <br />
       C'est un jeune auteur de 31 ans, déjà célèbre pour ses pièces &quot;Andromaque&quot; (1667) et &quot;Britannicus&quot; (1669), qui fait jouer &quot;Bérénice&quot; le 21 novembre 1670 à l'Hôtel de Bourgogne. Inspirée par les sentiments secrets qu'éprouvaient l'un pour l'autre le Roi-Soleil et sa belle-sœur Henriette d'Angleterre, épouse du duc d'Orléans, la pièce est contemporaine de la comédie héroïque de Pierre Corneille (1606-1684) sur le même sujet, &quot;Tite et Bérénice&quot;, représentée au Théâtre du Palais Royal le 28 novembre 1670.       <br />
              <br />
       Mais la comparaison se fait au détriment de celle de Corneille. Que Louis XIV s'y soit identifié ou non, la &quot;Bérénice&quot; de Racine lui plaît. L'auteur a su préserver l'image idéalisée d'un Titus renonçant à l'amour pour obéir à la raison d'État, une image installée dans l'imaginaire collectif sous l'influence de l'historien Suétone : parce que Rome s'opposait à leur mariage, Titus dut renvoyer Bérénice chez elle, inuitus inuitam (malgré lui, malgré elle). Racine élève la liaison d'un Romain et de sa maîtresse au niveau d'un amour absolu et tragique.       <br />
              <br />
       Dans cette tragédie de la nécessité politique, l'action se réduit à sa plus simple expression pour faire la part belle aux sentiments, ce que la mise en scène de Guy Cassiers rend admirablement. L'artiste flamand a conçu une scénographie de toute beauté pour cette tragédie en cinq actes et en vers dans laquelle s'applique la règle des trois unités : une seule journée, un lieu unique (une antichambre située entre l'appartement de Titus et celui de Bérénice) et une seule intrigue.       <br />
              <br />
       Une structure géométrique avec marches et rebords en marbre, un écran en carreaux de verre translucides en fond de scène, sur lequel sont projetées des vidéos, de grands panneaux coulissants, telles des cloisons japonaises, deux néons verticaux de chaque côté de la scène et une sculpture contemporaine suspendue au centre du plateau constituent le lieu à la fois physique et mental de cette &quot;Bérénice&quot;. Car cette &quot;antichambre où le temps semble suspendu&quot; imaginée par Guy Cassiers évolue constamment, épousant les états psychiques des personnages. Des couleurs froides succèdent aux couleurs chaudes et rassurantes, en passant par des rouges et des mauves éclatants. Le jour fait progressivement place à la nuit.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150140.jpg?v=1743682217" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Des projections psychédéliques supplantent peu à peu les contours d'une paisible demeure. Et une atmosphère de désolation remplace l'ambiance zen des débuts. Le maître flamand n'a décidément pas son pareil pour créer des formes novatrices. Reconnu pour sa maîtrise des technologies de l'image et leur imbrication dans les enjeux dramaturgiques, il développe là encore un écrin d'une remarquable modernité visuelle pour servir le texte de Racine.       <br />
              <br />
       Les lumières, les costumes, les compositions sonores et les vidéos, tout participe à cette &quot;polyphonie&quot; visuelle et sonore. Cette proposition esthétique crée un espace intime qui permet de se concentrer sur les personnages et sur le texte. Ici, le verbe racinien, non sacralisé, permet de suivre le cours de la pensée des personnages sans le piège de la mélodie. Grâce aux remarquables interprètes que sont les comédiens du Français, il se fait merveilleusement entendre et n'en est que plus apprécié. Un silence religieux accueille chaque parole.       <br />
              <br />
       Saluons à ce propos Suliane Brahim, Jérémy Lopez, Alexandre Pavloff et Clotilde de Bayser pour leur parfaite maîtrise de l'alexandrin, dit avec le plus grand naturel. Le choix du metteur en scène de réduire la distribution à quatre acteurs et actrices s'avère aussi très intéressant. Cette proposition met en lumière les contradictions internes de Titus et d'Antiochus et leurs comportements en miroir. Un très beau spectacle à ne pas manquer !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bérénice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/87647344-62150271.jpg?v=1743683209" alt=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" title=""Bérénice" L'esthétique du metteur en scène flamand Guy Cassiers offre au vers racinien l'éclat d'un diamant brut" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Guy Cassiers.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Robin Ormond.       <br />
       Scénographie : Guy Cassiers et Bram Delafonteyne.       <br />
       Avec : Alexandre Pavloff, Clotilde de Bayser, Suliane Brahim, Jérémy Lopez (et Pierre-Victor Cabrol).       <br />
       Costumes : Anna Rizza.        <br />
       Lumières : Frank Hardy.        <br />
       Vidéo : Bram Delafonteyne et Frédéric Jassogne.       <br />
       Musique originale et son : Jeroen Kenens.       <br />
       Assistant au son : Samuel Robineau (de l'académie de la Comédie-Française).       <br />
       Durée : 1 h 50.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 11 mai 2025.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, du mercredi au samedi à 20 h 30, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâches exceptionnelles 19 et 20 avril.        <br />
       Théâtre du Vieux-Colombier 21 rue du Vieux-Colombier, Paris 6ᵉ, 01 44 58 15 15.       <br />
       <a class="link" href="https://www.comedie-francaise.fr/fr/evenements/berenice-2425#" target="_blank">&gt;&gt; comedie-francaise.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?</title>
   <updated>2022-10-18T15:20:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Berenice-Renoncer-a-l-amour-n-est-il-pas-parfois-necessaire-a-vivre-et-a-vaincre_a3417.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/68106729-47998794.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-10-19T07:09:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Titus, empereur de Rome, et Bérénice, Reine de Palestine, s'aiment. Ils décident incessamment de se marier pour concrétiser leur amour. Mais Rome ne voit pas cette initiative d'un très bon œil, cette dernière n'acceptant, sous couvert de la loi, aucun sang étranger… Titus se retrouve devant un choix déchirant : son empire ou l'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998794.jpg?v=1666099857" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      En secret, un autre personnage et ami fidèle de Titus, est aussi amoureux de Bérénice : Antiochus, Roi de Comagènes. Mais la Reine n'éprouve que de l'amitié pour lui. Bérénice parviendra-t-elle à persuader Titus ? Titus abdiquera-t-il dans ce cas ? Et Antiochus, érigé en quasi double de Titus, pourrait- il devenir un rival et provoquer une situation conflictuelle à l'avenir ?       <br />
              <br />
       Dans sa pièce, Jean Racine fait dire à son héroïne Bérénice : &quot;J'étouffais pour l'amour&quot;. On peut se demander si Muriel Mayette-Holtz, ancienne administratrice de La Comédie-Française et actuelle directrice du Théâtre national de Nice, s'est attaquée pour la deuxième fois à cette pièce en ayant cette fois-ci comme leitmotiv créateur cette réplique particulière ! À en juger par ses choix de décors et de scénographie, c'est peut-être le cas : une vaste chambre moderne semblable à une chambre d'hôtel, illuminée par deux immenses baies vitrées par lesquelles Bérénice laisse vagabonder sa pensée et donne libre cours à son désarroi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998805.jpg?v=1666099900" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Rien qui ne rappelle en tout cas l'étouffement. Bien au contraire. C'est un espace plutôt vide ou trône un grand lit, baigné de lumières diverses et plutôt chaudes pour lequel la metteuse en scène a opté. Comme pour privilégier la parole et les mots, car, chez Racine, à bien y regarder, est-il nécessaire de se barder d'artifices pour s'imprégner de l'âme des protagonistes, percevoir la force de leurs sentiments et leurs contradictions ?       <br />
              <br />
       Ce choix de scénographie est juste et éclairé. Carole Bouquet y déambule avec élégance et excelle dans son jeu sobre et très efficace, vêtue tout aussi simplement d'une robe-fourreau grise et chaussée d'escarpins raffinés. Pas d'extravagances ni d'effusions tragiques, mais plutôt des comédiens investis de raison face à leurs élans du cœur et à leur amour-propre.       <br />
              <br />
       La maîtrise des alexandrins par l'ensemble des cinq comédiennes et comédiens côtoie les étoiles. Il y a comme quelque chose de feutré à la David Hamilton dans cette heure et demie de spectacle dans lequel les spectateurs et spectatrices sont embarqués(es). Peut-être parce qu'il n'y a ni morts ni sang quand bien même il s'agit d'une tragédie. Sûrement aussi parce que l'action de la pièce a été resserrée et des coupes du texte choisies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998812.jpg?v=1666099930" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Mais peut-être aussi grâce au talent des trois comédiens principaux : Carole Bouquet déjà nommée dans le rôle de Bérénice et interprétant ce rôle pour la troisième fois au théâtre, Frédéric de Goldfiem dans le rôle de Titus, vertigineusement humain dans son rôle d'empereur empêché, souffrant, et à qui on aimerait venir en aide. Et Jacky Ido, bouleversant du haut de sa carrure d'athlète imposante.       <br />
              <br />
       Soulevons à son sujet le choix de Muriel Mayette-Holtz d'avoir engagé un comédien &quot;non-blanc&quot; pour interpréter le personnage d'Antiochus, choix qui rend certainement hommage aux comédiens noirs dont trop souvent l'invisibilité est encore bien trop notoire au théâtre ! Le comédien happe le public du haut de sa stature de boxeur poids lourd.       <br />
              <br />
       Assister à la mise en scène de &quot;Bérénice&quot; à la Scala, c'est passer un bien joli moment de spectacle comme dans un tableau hyperréaliste d'Edward Hopper où l'extraordinaire jaillit derrière l'ordinaire.       <br />
              <br />
       Rien de si extraordinaire que cela dans cette nouvelle mise en scène de Muriel Mayette-Holtz, juste, assurément, le talent d'une femme comédienne et metteuse en scène brillante dont notre théâtre français a bien besoin.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bérénice"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/68106729-47998822.jpg?v=1666099980" alt=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" title=""Bérénice" Renoncer à l'amour n'est-il pas parfois nécessaire à vivre et à vaincre ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Muriel Mayette-Holtz.       <br />
       Avec : Carole Bouquet, Frédéric de Goldfiem, Jacky Ido, Augustin Bouchacourt et Ève Pereur.       <br />
       Décor et costumes : Rudy Sabounghi.       <br />
       Musique originale : Cyril Giroux.       <br />
       Lumière : François Thouret.       <br />
       Production : Théâtre national de Nice.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>A été représenté du 15 septembre au 12 octobre 2022.</b>       <br />
       Théâtre La Scala, Grande Salle, Paris 10e, 01 40 03 44 30.       <br />
       <a class="link" href="https://lascala-paris.fr/" target="_blank">&gt;&gt; lascala-paris.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène</title>
   <updated>2019-07-16T10:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Berenice-Paysages-Sortie-de-scene_a2497.html</id>
   <category term="Avignon 2019" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/35635309-32168832.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-07-16T10:27:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le comédien encore habité par les vers à la force incantatoire qu'il vient d'entendre ou de dire sur scène - mais quel personnage a-t-il interprété, lui qui va en "parcourir" trois ? - se retrouve dans sa loge. Là, dans cette "arrière-scène", va se (re)jouer une autre représentation, la sienne. Pour se déprendre de la tragédie racinienne et des mots puissants qui la portent, comme d'autres fredonnent des airs de chanson, il va se laisser traverser par les éclats du texte qui, progressivement, se mettent à revivre en lui.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35635309-32168832.jpg?v=1563267013" alt="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" title="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" />
     </div>
     <div>
      Le dernier salut - on s'imagine - a eu lieu. L'acteur coupé de son public, se retire, seul, dans sa loge. Dès lors, privé des regards qui le soutiennent, il pourrait s'effondrer si ce n'était les rituels qui étayent son être au monde, non plus le monde des arcanes théâtraux mais celui de la vraie vie qu'il s'apprête à rejoindre. Pour l'instant, il est dans une zone flottante nommée limbes, c'est-à-dire un territoire non borné où séjournent les acteurs en peine avant de renaître à leur existence commune.       <br />
              <br />
       Assis, les jambes semi-allongées sur une table, genoux pliés, il retire avec soin le maquillage de son visage à l'aide d'un gant humidifié, comme une seconde peau qu'il décollerait. Sous le masque de blanc de clown, il apparaît dans sa nudité fragile. La lenteur de ses gestes donne idée de ce temps de mue de lui-même dont il éprouve le besoin. Et, tout en se rasant une jambe - joue-t-il Bérénice ? Titus ou Antiochus ? - parlent en lui des groupements d'alexandrins qu'ils murmurent, susurrent comme les traces erratiques de &quot;Bérénice&quot;.       <br />
              <br />
       Les deux amants royaux, la reine de Palestine Bérénice et l'Empereur Titus condamnés à renoncer à leurs amours comme le prescrit la loi de Rome empêchant un Empereur régnant d'épouser une étrangère, fût-elle Reine, et Antiochus l'ami des deux et éperdument amoureux de l'inaccessible Bérénice, se disputent sa mémoire. Leurs paroles se mêlent et s'entremêlent pendant que, l'acteur androgyne - il est à la fois superbement cette femme et ces deux hommes - s'enduit délicatement de crème à raser le mollet.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35635309-32168866.jpg?v=1563267032" alt="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" title="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" />
     </div>
     <div>
      Le sentiment d'assister à une &quot;Italienne&quot; à rebours est fort. Il ne s'agit plus en effet de répéter le texte pour l'assimiler mais au contraire de le laisser couler hors de soi. La voix neutre s'accélère, se ralentit sans aucun souci de scansion et autres respects de la mesure des vers, le but étant à rechercher ailleurs… Se &quot;délivrer&quot; de mots obsédants après les avoir délivrés à haute voix.       <br />
              <br />
       Mais ce serait sans compter avec le réel qui va venir &quot;percuter&quot; sous la forme d'un message reçu sur son portable - message qui tarde à venir, et puis qui arrive, mais dont le contenu ne semble pas correspondre à ses attentes - le cours de ces alexandrins qui s'écoulent à bas bruit.       <br />
              <br />
       Furieusement bouleversé par ce rendez-vous manqué, il va délaisser les bribes du texte pour incarner Antiochus avouant à Titus son terrible secret et être lui-même les amants passionnés déchirés par la séparation annoncée. Dressé alors en bord de l'avant-scène, fragile et fort à la fois, il fait entendre la douleur des déchirures amoureuses.       <br />
              <br />
       L'interprétation de Mathieu Montanier, dont le rôle confié par Frédéric Fisbach lui &quot;colle à la peau&quot;, est toute de sensibilité retenue comme le sont les suites de Bach. La seule frustration ressentie - mais elle tient en partie à la nature même du projet - c'est que l'on aurait souhaité que le volume sonore de la voix soit très légèrement plus élevé afin que, même sous forme de bribes, la beauté des vers raciniens nous atteigne. Peut-être aussi que, quant au creux de l'oreille s'est inscrite à jamais la petite musique envoûtante de ces alexandrins magnifiques, on &quot;n'entend&quot; plus s'en passer tant l'addiction est prégnante.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bérénice Paysages"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35635309-32168875.jpg?v=1563267060" alt="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" title="•Off 2019• Bérénice Paysages Sortie de scène" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Bérénice&quot; de Jean Racine.       <br />
       Adaptation : Frédéric Fisbach et Mathieu Montanier.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Fisbach.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Margot Segreto.       <br />
       Scénographie : Charles Chauvet et Léa Maris       <br />
       Création lumière et son : Léa Maris.       <br />
       Avec Mathieu Montanier       <br />
       Ensemble Atopique II.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2019•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 28 juillet 2019.</span>       <br />
       Tous les jours à 21 h 30, relâche le mardi.       <br />
       <b>Théâtre des Halles, Salle La Chapelle</b>        <br />
       4, rue Noël Biret.       <br />
       Réservations : 04 32 76 24 51.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2019-Berenice-Paysages-Sortie-de-scene_a2497.html" />
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   <title>"Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?</title>
   <updated>2018-10-05T16:47:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Berenice-a-l-Opera-Garnier-un-opera-de-notre-temps_a2254.html</id>
   <category term="Lyrique" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26160046-27035402.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-05T06:38:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Création mondiale de "Bérénice" de Michael Jarrell à Garnier, une commande de l'Opéra national de Paris. Surprise : cet ouvrage nous a laissés bien froids malgré l'engagement des chanteurs et l'excellence des musiciens de la maison dirigés par Philippe Jordan.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27035402.jpg?v=1538669006" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      Après la prenante création de &quot;Trompe-la-Mort&quot; de Luca Francesconi la saison dernière, l'Opéra de Paris poursuit son programme de commandes d'œuvres lyriques composées à partir de chefs-d'œuvre de la littérature française, dans le cadre des commémorations des 350 ans de la noble maison.       <br />
              <br />
       Cette année, c'est donc au compositeur suisse Michael Jarrell qu'a été confiée la belle mission de faire de la sublime tragédie de Jean Racine un opéra d'aujourd'hui. Au regard d'un résultat que nous estimons décevant, espérons que l'œuvre à venir sur &quot;Le Soulier de satin&quot; de Paul Claudel sera plus réussie, renouant avec le geste lyrique qui manque tant au &quot;Bérénice&quot; de M. Jarrell.       <br />
              <br />
       L'affiche avait pourtant de quoi attirer le passionné d'opéra. Avec des chanteurs aussi intéressants que ceux qui se dévouent pour donner vie à cet opus inédit (Hannigan, Skovhus, entre autres), avec un metteur en scène et son équipe controversés mais talentueux, et avec un grand chef à la tête d'un des meilleurs orchestres en activité, la création de &quot;Bérénice&quot; a tout d'un événement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27035412.jpg?v=1538722144" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      Pourtant, hormis les très beaux décors de Christian Schmidt, les lumières artistiques de Fabrice Kebour, la vidéo de Roland Horvath et Carmen Zimmermann, et l'engagement indéniable de tous les artistes (solistes, chef et instrumentistes), rien n'émeut, tout ennuie ou agace dans cette &quot;Bérénice&quot;. La faute à une mise en scène et à une partition qui alignent les poncifs d'un autre âge.       <br />
              <br />
       Premier constat, Michael Jarrell n'a guère servi le superbe texte racinien. La tragédie de 1670 (un haut chant de déploration au sujet tiré de Suétone : Titus devient empereur. Selon la loi romaine, il ne peut épouser son grand amour, Bérénice reine de Judée, et la renvoie &quot;malgré lui et malgré elle&quot;) ne subsiste qu'à l'état de lambeaux dans le livret écrit par le compositeur né en 1958.       <br />
              <br />
       Plus grave : outre l'impression de caviardage des alexandrins - nécessaires selon M. Jarrell pour laisser la place à la musique - le compositeur suisse planifie chevauchements de discours et tirades explosées, suturées bien qu'appartenant à différentes scènes. Ceci donnant souvent une impression de cacophonie pénible.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27035430.jpg?v=1538722175" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      Un comble pour un des plus merveilleux poèmes français - qu'on se surprend à tenter de reconstituer, générant finalement une attente toujours déçue. Les propos paradoxaux du compositeur sur la prosodie (selon lui) incertaine du français - une langue &quot;chewing-gum&quot; (sic) - et le caractère corseté (sic) des alexandrins raciniens expliquent sans doute bien des choses. Mais alors pourquoi accepter une telle commande ?       <br />
              <br />
       Les actes sont devenus des &quot;séquences&quot; et le plateau se divise en &quot;espaces&quot; numérotés (sur le livret) : Bérénice en combinaison rouge se tient côté jardin, Titus en maillot ou doté d'un long manteau (signe de pouvoir) côté cour. L'espace du milieu se fait cabinet où espère et se roule Antiochus, ou &quot;zone de conflit&quot; pour les amants. On se croirait revenu au bon temps du structuralisme. Le palais, quant à lui, glisse latéralement ou avance et recule du fond du plateau vers la fosse, symbolisant sans doute les tourments des personnages tiraillés entre devoir et passion - des signaux anecdotiques dont on aurait pu se passer.       <br />
              <br />
       La partition n'impose réellement ni discours ni narration, mais égrène des motifs fragmentaires (à l'image des mots et des &quot;vers&quot; brisés du livret) parfois répétés, en une texture trouée mobilisant divers instruments ou pupitres séparément. Le geste instrumental au sein d'un développement éclaté semble privilégié aux dépens d'un tissu dramaturgique. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27042668.jpg?v=1538722234" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      Même si les métamorphoses sonores (laissant entendre surtout le refus de la transition et le caractère isolé des séquences) parviennent à quelques reprises à se densifier en une houle plus expressive - on songe aux trois intermèdes proprement orchestraux aux longs traits menaçants intéressant davantage. Une écriture qui s'inscrit clairement dans l'héritage du sérialisme et de la musique spectrale. Un zeste de bruitisme, des recours à l'électro-acoustique caractérisent aussi une écriture qui aurait pu paraître novatrice au siècle dernier. Mais voilà, nous sommes en 2018.       <br />
              <br />
       Malgré l'investissement et le talent des chanteurs donc, l'écriture vocale ne séduit pas davantage avec son recours systématique à un usage des hauteurs quelque peu désuet. La voix parlée prend souvent le pas - et on ne sent guère la nécessité de réserver un rôle uniquement parlé (en hébreu) pour Phénice, la confidente de Bérénice.       <br />
              <br />
       Les passages acrobatiques de registres s'avèrent une épreuve pour les artistes (et l'auditeur), que le jeu outré et grotesque imaginé par Claus Guth pour eux n'arrange guère. On reste de marbre, hélas, devant ces nobles personnages raciniens, réduits ici à n'être que de chétives silhouettes d'un spectacle d'un autre âge - cet âge périmé où l'opéra et le chant n'avaient plus droit de cité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27042676.jpg?v=1538722273" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 29 septembre au 17 octobre 2018.</span>       <br />
       Retransmission sur France Musique le 5 décembre 2018 à 20 h.       <br />
              <br />
       Opéra national de Paris.       <br />
       Place de l'Opéra, Paris 9e.       <br />
       Tél. : 08 92 89 90 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.operadeparis.fr/" target="_blank">&gt;&gt; operadeparis.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Bérénice&quot; (2018).</b>       <br />
       Opéra en quatre séquences.       <br />
       Musique et livret de Michael Jarrell (1958).       <br />
       En langue française surtitrée en français et en anglais.       <br />
       Durée : 1 h 30 sans entracte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27042716.jpg?v=1538722595" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      Philippe Jordan, direction musicale.       <br />
       Claus Guth, mise en scène.       <br />
       Christian Schmidt, décors, costumes.       <br />
       Fabrice Kebour, lumières.       <br />
       Rocafilm, vidéo.       <br />
              <br />
       Bo Skovhus, Titus.       <br />
       Barbara Hannigan, Bérénice.       <br />
       Ivan Ludlow, Antiochus.       <br />
       Alastair Miles, Paulin.       <br />
       Julien Behr, Arsace.       <br />
       Rina Schenfeld, Phénice (rôle parlé).       <br />
       Julien Joguet, voix parlée (enregistrée).       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs (chœur enregistré) de l'Opéra national de Paris.       <br />
       Alessandro di Stefano, Chef des chœurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26160046-27042719.jpg?v=1538722622" alt=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" title=""Bérénice" à l'Opéra Garnier, un opéra de notre temps ?" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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