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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-18T12:34:52+02:00</updated>
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   <title>"Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie</title>
   <updated>2025-12-14T20:37:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-vieux-qui-lisait-des-romans-d-amour-Entre-traque-d-un-felin-tueur-de-gringos-et-gout-de-l-amour-romanesque-une_a4426.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-12-15T07:00:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qui mieux qu'une metteuse en scène et comédienne amoureuse de l'Amérique latine pour se lover dans le monde sensible de Luis Sepúlveda ? Auteur Chilien, ayant goûté aux geôles du dictateur Augusto Pinochet, son œuvre entière résonne comme un hymne aux libertés… que ce soit celle à recouvrer pour son peuple asservi ou celle de la forêt amazonienne menacée par les gringos de tous poils. L'approche poétique et politique – deux mots qui, pour la compagnie Burloco de Nadine Perez, ne font qu'un – met en jeu un personnage des plus attachants : Antonio José Bolivar, vieil homme initié par les Indiens Shuars à l'amour du vivant… et passionné de romans d'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180464.jpg?v=1765740881" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Un plateau sculpté par les seules lumières changeantes où apparaît un musicien, né à Santiago du Chili, entouré de ses instruments andins – le kena, le siku, le charango, la guitare et les percussions – qui créeront la magie du dépaysement accompagnant l'histoire qui va nous être contée… Dans ce décor minimaliste, la comédienne, avec la candeur du clown qu'elle porte en elle comme une seconde nature, va faire revivre ce conte à plusieurs entrées. Celle de l'histoire nimbée d'une poésie tendre d'un vieil homme amoureux de romans et de la nature, mais aussi celle plus politique de la colonisation d'une Amazonie surexploitée de toutes parts.       <br />
              <br />
       Endossant les différents rôles par le biais de simples accessoires vestimentaires (chapeau, veste…), Nadine Perez va habiter le plateau en tous sens pour donner corps à des protagonistes haut en couleur… Il y aura là l'arracheur de chicots au parler pimenté, dont la visite tous les six mois aux habitants du village isolé d'El Idilio est attendue autant que redoutée… Le maire blanc, obèse et soufflant comme un phoque, suant à grosses gouttes, biberonnant ses canettes de bière et détesté par tous les indigènes regrettant son prédécesseur ouvert à leur vie… L'ocelote – un magnifique félin d'Amérique du Sud – recherchée pour être abattue tant sa détresse la rend désormais dangereuse pour tous les hommes, elle qui s'est vengé de la mort infligée à ses petits en tuant les gringos meurtriers… Et enfin le héros de cette histoire, Antonio José Bolivar – le vieil homme du titre – défenseur d'une Amazonie convoitée par les appétits féroces de prédateurs sans scrupules, et lui-même dévoreur… de romans d'amour <span style="font-style:italic">&quot;bien tristes, avec des souffrances terribles et un happy end&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180465.jpg?v=1765740918" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Instruit à la vie en forêt grâce aux Indiens l'ayant pris sous leur protection, Antonio va se dépouiller de ses préjugés d'homme civilisé pour jouir pleinement de sa nouvelle liberté découverte au contact d'une nature dite sauvage. À sa liesse naturelle, s'opposera le malheur apporté par les colons et les chercheurs d'or, avides d'enrichissement facile et massacrant à bon compte (le leur) l'Amazonie, ses habitants premiers, sa faune et sa flore. Le vieil homme aura aussi affaire à son passé de non-indigène, empêchant qu'il ne devienne lui-même totalement semblable aux Shuars.       <br />
              <br />
       Ce sont les péripéties de cette épopée amazonienne vécue in vivo, qu'avec fougue, humour, mais aussi émotion, la comédienne fera superbement revivre, accompagnée dans ses interprétations des instruments hypnotiques de son complice musicien. Le point d'orgue de ce conte initiatique mettra face à face – à égalité – la femelle blessée, hurlant à la mort, et lui-même, vieillard souffrant le calvaire d'avoir à interrompre la vie de ce fauve qu'il comprend si bien… Victimes l'un et l'autre d'un gringo abject, de chercheurs d'or infects et d'un édile gonflé de bêtise crasse, seuls les romans d'amour pourront faire oublier au survivant – mais aussi à nous, spectateurs conviés à découvrir cette performance – &quot;la barbarie des hommes&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 27 novembre 2025 au Théâtre en Miettes de Bègles (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le vieux qui lisait des romans d'amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180469.jpg?v=1765740970" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Luis Sepúlveda, d'après son roman (1992, Édition Métaillié ; nouvelle édition 2025 illustrée par Joanna Concejo, Éditeur Tishina).       <br />
       Conception et adaptation : Nadine Perez.       <br />
       Avec : Nadine Perez.       <br />
       Musique : Luis Cassorla.       <br />
       Création lumières et régie : Jean-François Hautin.       <br />
       Compagnie Burloco Théâtre.       <br />
       Durée : 1h.       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 27 et 28 novembre 2025 au Théâtre en Miettes à Bègles (2 rue du Prêche).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"</title>
   <updated>2024-02-07T16:26:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-2024-Episode-5-Queerass-e--Lontano--Landing_a3813.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78238089-56804187.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-02-07T15:48:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Performance ascensionnelle, combat homérique entre une roue Cyr et sa circassienne, chutes bis repetita… autant d'images se détachant des trois inclassables formes présentées lors du "Parcours Le Bouscat-Bègles" du mardi 30 janvier. Partageant en commun le goût du risque ouvrant sur des territoires hors normes à conquérir, les interprètes des rêves enfouis percutent l'imaginaire. Pour plagier la formule du sociologue Pierre Bourdieu, on pourrait l'énoncer ainsi : "l'art (circassien) est un sport de combat"…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804187.jpg?v=1707318968" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Queerass(é), Acte I - Paroles d'un corps non-genré"</strong></span> de Mau Cugnat nous invite à le suivre dans ses poétiques voyages au bout de lui-même où, suspendu par la tête à un crochet fixé aux cintres, son corps – comme en apesanteur – bat librement au gré des musiques expérimentales créées en live par son complice.       <br />
              <br />
       Au centre d'un anneau lumineux où sont suspendus les casques vestiges de ses performances précédentes, l'artiste (c'en est un, tant ses compositions plastiques sont saisissantes) prend place. Dans la pénombre du dispositif circulaire, on le devine nu sous une tunique transparente, le "dé-couvrant" dans le jeu de montrer-cacher d'un corps s'affichant non-genré. Évoquant son nom "tranché", Mau lance à l'adresse du public : <span style="font-style:italic">"Je ne suis pas mon nom et toi, tu es personne"…</span> D'emblée sont ainsi dynamitées les cuirasses identitaires, ces lieux de privation de liberté.       <br />
              <br />
       Après s'être appliqué minutieusement à confectionner le harnais de bandes plâtrées qui, du cou au cuir chevelu, recouvrant totalement sa tête, lui permettra suspendu à deux mètres du sol d'explorer d'autres horizons, on assiste à sa jubilatoire assomption. La redescente sur terre s'accompagnera de la mutilation au couteau de son harnais, instrument de sa quête ô combien libératrice des pesanteurs identitaires.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804205.jpg?v=1707319018" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Lontano"</strong></span>, de Marica Marinoni nous propulse au centre du corps à corps organique avec sa roue Cyr, à la fois alliée et adversaire d'un combat dantesque. Mue par une énergie démultipliée par l'envie d'en découdre avec l'objet qui la galvanise, elle se lance dans d'aériennes figures acrobatiques, la faisant tutoyer un monde hors de portée du simple mortel.       <br />
              <br />
       Apprivoisant sa créature, telle une dompteuse voulant affirmer son pouvoir, elle la contemple longuement en courant lentement autour du tore métallique, s'asseyant en son centre. Seuls les chocs du métal sur le sol troublent le silence imposant précédant le déchainement des éléments. Alors, alternant figures époustouflantes et puissantes confrontations jusqu'à épuisement, la circassienne, au gré des musiques effrénées impulsant le tempo de ses "exploits", donne à voir un spectacle total où poésie et engagement physique s'épaulent.       <br />
              <br />
       Parfois, lors de pauses rendues nécessaires pour reprendre souffle, elle s'écroule au sol terrassée par ses efforts démentiels. Parfois, elle lève les bras en l'air, les deux poings en avant, comme le ferait un boxeur ayant triomphé de son adversaire… Telle une gladiatrice contemporaine projetée au cœur d'une arène où règne la fabuleuse roue Cyr, sa lutte homérique, magnifiée par le jeu des lumières et du brouillard sur scène, nous éblouit autant qu'elle nous bouleverse. Un pur ravissement des sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804250.jpg?v=1707319191" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Landing"</strong></span>, de la Cie X-Press élit la chute démultipliée comme argument dramatique d'une chorégraphie à "rebondissements", les deux danseuses – souvent en miroir l'une de l'autre lorsqu'elles ne se rejoignent pas en une seule entité – n'arrêtant pas de se jeter au sol… pour mieux se relever l'instant d'après dans un perpétuel mouvement.       <br />
              <br />
       Sur un sol recouvert de billes de polystyrène jaillissant comme le feraient la neige fraichement tombée, dans un silence assourdissant, les corps d'abord se cherchent, s'affrontent, chutent et rebondissent dans un étrange ballet aux allures irréelles. Quand la musique aérienne vient à trouer la chape de silence, leurs envols l'accompagnent jusqu'à devenir tressaillements compulsifs lorsque les notes s'enflent. De tourbillons féériques en chutes frénétiques, la dramaturgie suit son immuable déroulé jusqu'au final où, enlacées, les deux danseuses semblent s'être rejointes du même côté du miroir. Un rêve éveillé marqué par l'esthétisme des tableaux et l'engagement des corps.       <br />
              <br />
       <b>Spectacles vus le mardi 30 janvier lors du Parcours Le Bouscat-Bègles organisé dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux Métropole – Boulazac.</b>       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804325.jpg?v=1707319535" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Queerass(é), Acte I - Paroles d'un corps non-genré"</strong></span>       <br />
       Performance – création.       <br />
       Conception et interprétation : Mau Cugat.       <br />
       Création musicale et technique : German Caro.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       <b>Représenté à L'Atelier des Marches – Le Bouscat.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804326.jpg?v=1707319559" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Lontano"</strong></span>       <br />
       Cirque.       <br />
       Interprète : Marica Marinoni.       <br />
       Cocréation : Juan Ignacio Tula.       <br />
       Création lumière : Jérémie Cusenier.       <br />
       Création sonore : Estelle Lembert.       <br />
       Création costumes : Gwladys Duthil.       <br />
       Regard extérieur : Mara Bijeljac.       <br />
       Régie : Estelle Lembert et Célia Idir en alternance.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       <b>Présenté au Chapiteau, Esplanade des Terres-Neuves à Bègles (dans le cadre du festival "Un chapiteau en hiver").</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78238089-56804327.jpg?v=1707319621" alt="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" title="Festival Trente Trente 2024 Épisode 5  "Queerass(é)", "Lontano", "Landing"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Landing"</strong></span>       <br />
       Danse.       <br />
       Compagnie X-Press.       <br />
       Chorégraphie : Abderzak Houmi.       <br />
       Interprétation : Laurine Brerro et Louna Galesso.       <br />
       Lumières : Jean-Marie Lelièvre.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
       <b>A eu lieu dans le Chapiteau, Esplanade des Terres-Neuves à Bègles (dans le cadre du festival "Un chapiteau en hiver").</b>       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente</b>       <br />
       <b>A eu lieu du 16 janvier au 2 février 2024.</b>       <br />
       XXIe Rencontres de la Forme Courte dans le Spectacle Vivant       <br />
       Bordeaux Métropole - Boulazac.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur</title>
   <updated>2022-02-12T19:56:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Love-me-tomorrow--Derviche--De-la-Sainte-Face-a-la-Tete-Viande--des-tentatives-appliquees-au_a3174.html</id>
   <category term="Festivals" />
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   <published>2022-02-12T06:47:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ce Festival n'est jamais si fantastique… que lorsqu'il ose le risque artistique. Ainsi de "De la Sainte Face à la Tête Viande", un duo incongru, pétri de qualités comme l'argile qu'il malaxe, succédant sous le chapiteau de Bègles au trop lisse "Derviche" qui, malgré son titre, ne nous a pas tourneboulé… Quant à "Love me tomorrow", présenté lui à la BAG (Bakery Art Gallery), il tend lentement à émerger des brumes qui l'ont vu naître.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45187992.jpg?v=1644606683" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Love me tomorrow"</strong></span>, de la chorégraphe et interprète <b>Sophie Dalès</b>, se présente comme une recherche de la féminité retrouvée sous les pelures des assignations collant à la peau comme une camisole contraignante. Émergeant peu à peu des brumes qui la recouvraient, le brouhaha invasif ayant cessé, une créature encapuchonnée d'une ample parka bleue dissimulant ses formes avance pas à pas, une lampe frontale cyclopéenne perçant la nuit dans laquelle elle était plongée. Son corps se déplie, explore le sol et l'espace jusqu'à ce que ses deux yeux, lumineux, lui soient enfin rendus.       <br />
              <br />
       Au rythme d'une musique répétitive scandant ses efforts réitérés, le corps se cambre, les bras se déploient, jusqu'à se débarrasser lentement de la camisole bleue qui l'étreignait. Toute de blanc vêtue, elle éprouve "organiquement" son nouveau "moi-peau", claquant en tous sens l'étendue d'un corps - le sien - qui lui avait été ravi. Non sans un sentiment d'ivresse, juste sortie de sa chrysalide, la danseuse semble avoir découvert la sérénité d'être…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45188223.jpg?v=1644608526" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Derviche"</strong></span> réunit trois instrumentistes, dont deux Syriens - <b>Khaled Aljaramani et Mohanad Aljaramani</b> - à la voix envoûtante, et un circassien jouant avec dextérité des cerceaux que, tel un dompteur en cage, il fait virevolter au gré de ses fantaisies. Aux sons contemporains des clarinettes et clavier électronique de <b>Raphaël Vuillard</b>, mêlés aux notes mélodieuses s'échappant des ouds, ces luths orientaux et tambourins des deux musiciens syriens, le circassien - <b>Sylvain Julien</b> - joue de ses cerceaux au milieu desquels il se glisse.       <br />
              <br />
       Après la cérémonie d'ouverture qui voit défiler les quatre artistes en robe de bure s'inclinant face à nous, chacun prend sagement sa place derrière son instrument, Sylvain Julien occupant quant à lui le centre de la piste, la place de choix réservée traditionnellement dans le monde oriental au derviche tourneur… Mais de transe, point. L'émotion attendue n'est visiblement pas au rendez-vous.       <br />
              <br />
       Même si les mélopées libèrent un charme aux parfums enivrants, les mouvements de toupie du circassien sur lui-même n'évoquent en rien la fantasmagorie des derviches tourneurs. Si experts soient-ils, ils ne sont pas de nature à nous faire chavirer… Si le désir d'alliance de l'Orient et de l'Occident, réunis ici grâce à la médiation du plateau, ne peut être que chaleureusement salué, leur hybridation, elle, "tourne à vide".
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194049.jpg?v=1644690028" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"De la Sainte Face à la Tête Viande"</strong></span>… Lorsque deux géniaux trublions de l'art hybride - l'un, Olivier de Sagazan, peintre et sculpteur, l'autre, Arnaud Nano Méthivier, acrobate de l'accordéon poussant à l'occasion des sons gutturaux, tous les deux performeurs décomplexés - s'associent à l'arrache pour créer une performance inédite… cela donne naissance à matière délirante. Et l'enthousiasme de la création artistique in vivo étant porteur sain d'un virus contagieux, il "éclabousse" littéralement le public blasé en quête de lâcher prise salutaire…       <br />
              <br />
       Si l'on veut bien concéder qu'"éclabousser" est ici d'un emploi quelque peu abusif - un écran translucide protégeant le public des salves de matières terreuses projetées -, l'on ne retirera rien quant à l'onde de choc se propageant dans les travées comme une trainée de poil à gratter l'imaginaire. Imaginez…       <br />
              <br />
       Assoupi dans un fauteuil Voltaire, un vieillard cacochyme coiffé d'une mitre d'évêque - à moins que ce ne soit la tiare d'un pape sur le retour -, le corps emmitouflé dans une robe de dentelle ancienne recouverte d'une couette ayant passablement vécu, s'extirpe de son sommeil pour se triturer les mains, les bras, ouvrir grand la bouche afin de, dans une grande excitation faisant branler sa débile constitution, vociférer un tonitruant <span style="font-style:italic">"Silence ! Du silence ! Il va arriver quelque chose…"</span>. Mais Dieu Tout-puissant, de quelle nouvelle Annonciation peut-il s'agir ? Quel enfant pourrait naître de ce corps au teint terreux ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194050.jpg?v=1644690065" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      Après un rapide signe de croix, pris de transes, il malaxe les pains d'argile trempés dans l'eau du vase de nuit gisant à ses pieds et, au rythme déluré de l'accordéon en folie d'un apôtre placé derrière lui, entreprend de couvrir son visage de couches et de couches de terre promise. Jamais satisfait de ses créations, il détruit, modèle et remodèle à l'envi son visage se métamorphosant tour à tour en oiseau à long bec, en porc au groin proéminent et autres créatures sorties d'une arche de Noé improbable. Pour parfaire son esthétique faciale, deux de ses doigts s'enfoncent profondément dans la glaise pour y creuser deux orbites peintes aussitôt de noir, tandis qu'une balafre profonde figure deux lèvres sanguinolentes, une étoupe de chanvre faisant, elle, figure de chevelure.       <br />
              <br />
       Les métamorphoses d'un pape prométhéen &quot;enflammé&quot; (sic), accouchant in fine d'un… Non, là je me débranche… Tout ce qui vient d'être écrit plus haut n'est que pures élucubrations hallucinatoires provoquées par le matériau de l'art(gile) modelé par deux compères fusionnant les notes endiablées (lire diaboliques) d'un accordéon débridé et les manigances corporelles d'un plasticien performeur habité par Lyssa, personnification de la folie furieuse chez les anciens Grecs. Victime ô combien consentante de cette effusion d'émotions plastiques et musicales, le spectateur, transfiguré à son tour, &quot;dé-lire&quot; à sa guise.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194147.jpg?v=1644690885" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      Et c'est là, dans cette folie orchestrée de main de maître, donnant à voir et à entendre ce que chacun veut bien y projeter (certains y verront peut-être des clowns et jokers terrifiants…), que réside l'essence même d'une &quot;entrée en matière&quot; réussie. Une performance à consommer sans réserve, garantie cent pour cent Trente-Trente…       <br />
              <br />
       <b>Ces trois spectacles ont été vus dans le cadre du Festival Trente Trente de Bordeaux-Métropole-Boulazac. Le premier le mercredi 26 janvier à 21 h 45 à la Bakery Art Gallery (BAG) de Bordeaux, les deuxième et troisième le mardi 1er février, à 20 h puis à 21 h 15, au Chapitô à Bègles.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194155.jpg?v=1644690931" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Love me tomorrow"</strong></span>       <br />
       Création - Danse - Nouvelle-Aquitaine (Bordeaux).       <br />
       Chorégraphe : Sophie Dalès.       <br />
       Interprète : Sophie Dalès.       <br />
       Conception objet lumineux : Lucien Valle.       <br />
       Construction : Utile Atelier - Arnaud Lacoste.       <br />
       Costume : Léa Deligne.       <br />
       Œil complice : Louis Richard, Corinne Hadjadj.       <br />
       Régie : Géraldine Georgen.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194160.jpg?v=1644690972" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Derviche"</strong></span>       <br />
       Musique - Cirque - France/Syrie.       <br />
       Danse, cerceaux : Sylvain Julien.       <br />
       Musique : Bab Assalam.       <br />
       Oud, chant : Khaled Aljaramani.       <br />
       Percussions, oud, chant : Mohanad Aljaramani.       <br />
       Clarinettes, live electronic : Raphaël Vuillard.       <br />
       Collaborateur artistique et technique : Emmanuel Sauldubois.       <br />
       Regards extérieurs : Jean Lacornerie, Heinzi Lorenzen.       <br />
       Regard danse : Annette Labry.       <br />
       Lumières : Dominique Ryo.       <br />
       Costumes : Céline Pigeot.       <br />
       Durée : 40 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/62279104-45194161.jpg?v=1644691008" alt="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" title="Festival Trente Trente "Love me tomorrow", "Derviche", "De la Sainte Face à la Tête Viande", des tentatives appliquées… au plaisir du délire pur" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"De la Sainte Face à la Tête viande"</strong></span>       <br />
       Création - Performance - Musique - Saint-Nazaire/Orléans.       <br />
       Conception : Olivier de Sagazan et Arnaud Nano Méthivier.       <br />
       Interprétation : Olivier de Sagazan et Arnaud Nano Méthivier.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Festival Trente Trente,       <br />
       19e Rencontres de la forme courte dans les arts vivants.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 18 janvier au 10 février 2022.</span>       <br />
       Billetterie : 05 56 17 03 83 et info@trentetrente.com.       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">>> trentetrente.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Love-me-tomorrow--Derviche--De-la-Sainte-Face-a-la-Tete-Viande--des-tentatives-appliquees-au_a3174.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…</title>
   <updated>2020-02-09T16:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Deuxieme-semaine-trois-lieux-originaux-pas-moins-de-dix-propositions-renversantes_a2657.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/42609509-35460286.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-02-09T11:15:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur l'esplanade des Terres Neuves de Bègles où "Un Chapiteau en hiver" dresse son imposante bâche, dans le bâtiment futuriste en pierre blonde de "La Méca" (abritant, depuis juin 2019, le prodigieux laboratoire de la Création Artistique en Nouvelle-Aquitaine) de Bordeaux, et enfin dans le très beau théâtre des Quatre Saisons de Gradignan doté d'une acoustique exceptionnelle, pas moins de dix performances à découvrir toutes aussi singulières que les lieux qui les accueillent.     <div><b>"Pesadilla"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35460286.jpg?v=1581250058" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      La soirée du 28 janvier, sous le grand chapiteau voué aux acrobaties, voit se succéder trois formes. Si ce qui les relie est incontestablement à chercher du côté des prouesses techniques des artistes circassiens qui les portent haut, les scénarios mis en jeu les distinguent avec, à la réception, des impressions différentes.       <br />
              <br />
       &quot;Pesadilla&quot;, ou cauchemar en espagnol, exhibe les errements burlesques d'un être en quête d'une assise se dérobant à lui avec une application quasi obsessionnelle. Les séries des jetés au sol et reptations désarticulées, répétées à l'envi, font que ce cauchemar… laisse &quot;rêveur&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Danse acrobatique somnambule.</b>       <br />
       Chorégraphie, concept, interprétation : Piergiorgio Milano.       <br />
       Création lumière : Simone Fini.       <br />
       Création sonore : Florent Hamon et Piergiorgio Milano.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Zoog"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35460930.jpg?v=1581250212" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Signifiant couple en Hébreu, &quot;Zoog&quot;recrée sur piste les tensions, rapprochements, rejets, d'un couple à la ville où &quot;l'amour et la haine&quot; (titre de la psychanalyste Melanie Klein) ne sont que les deux versants du même défi amoureux. Avec complicité et naturel (pouvant paraître parfois un zeste construit), prenant appui sur leurs corps respectifs, ils enchaînent des acrobaties de haute voltige - de nature à susciter notre empathie tant leurs liens trouvent échos.       <br />
              <br />
       <b>Danse acrobaties.</b>       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Amir et Hemda.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La mécanique des ombres"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35460934.jpg?v=1581250248" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      &quot;La mécanique des ombres&quot;       <br />
       En français dans le texte, elle se présente comme un laboratoire &quot;aveugle&quot; de l'altérité. En effet, trois danseurs, le visage dissimulé sous un bas noir, se lancent dans des explorations tous azimuts de l'autre, à la fois forme distincte et semblable à soi. La grande énergie développée les confronte, les sépare, les rassemble, pour construire un objet (certes) ambitieux.       <br />
              <br />
       <b>Danse acrobaties.</b>       <br />
       Chorégraphie, mise en scène et interprétation : Sylvain Bouillet, Mathieu Desseigne et Lucien Reynès.       <br />
       Dramaturgie : Sara Vanderieck.       <br />
       Création sonore : Christophe Ruetsch.       <br />
       Création lumière : Pauline Guyonnet.       <br />
       Costumes : Natacha Costechareire.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L.A."</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35461598.jpg?v=1581258782" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Les quatre propositions du 30 janvier au soir, accueillies dans le cadre à nul autre pareil de La Méca, convoquent les arts circassiens mais aussi ceux du cinéma revisité et de la musique chorégraphiée.       <br />
              <br />
       &quot;L.A.&quot;, deux initiales magiques pour, sur les ailes du désir, être transportés au temple du cinéma qu'est Los Angeles. Hollywood et ses lettres géantes, le souvenir mythique de scènes cultes du septième art et de ses actrices et acteurs phares éblouissant nos nuits. Plongés dans la pénombre protectrice d'une salle obscure, nous laissons notre imaginaire flotter au gré des images colorées recomposées par Sonia Mikowsky, et projetées en live sur grand écran. Accompagnés de la voix chaude de François Sabourin soutenue par une musique créée à l'unisson, nous dérivons vers un ailleurs à la fois lointain et familier. Trip assuré…       <br />
              <br />
       <b>Performance Concert.</b>       <br />
       Les Ateliers du Panorama/François Sabourin.       <br />
       D'après &quot;Flip-Book&quot; et autres textes inédits de Jérôme Game.       <br />
       Voix : François Sabourin.       <br />
       Son :  C_C.       <br />
       Image : Sonia Mikowsky.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Je pars demain"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462064.jpg?v=1581259398" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Un beau titre pour un jeune circassien plein d'envies… &quot;Rêver un impossible rêve Porter le chagrin des départs Brûler d'une possible fièvre Partir où personne ne part…&quot;, hurlait merveilleusement Jacques Brel dans &quot;La Quête de l'Homme de la Mancha&quot;, tant la brûlure du désir, pour lui, était nécessité palpable. Ici, accroché au mât (chinois) de son bateau ancré lourdement au sol, le circassien s'épuise en jetés dynamiques… qui tombent in fine à plat. Certes la générosité existe, mais l'objet de la quête mériterait d'être plus audible.       <br />
              <br />
       <b>Création Mât chinois.</b>       <br />
       Textes originaux : Samuel Rodrigues.       <br />
       Accompagnement artistique : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Construction structure : Sylvain Rizzello - Cie Main de bois.       <br />
       Production déléguée : Cie les Marches de l’Été.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le jour de la nuit"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462223.jpg?v=1581260059" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Une invitation à un parcours chorégraphié entre ombres et lumières. Si le mystère du cheminement suivi peut parfois déconcerter, on saisit aux traits du visage et aux mouvements parfois heurtés du corps du danseur, qu'il y a là traces d'un passé… ayant du mal à passer en lui. La composition musicale, portée par une drôle de guitare à deux manches aux cordes pincées par un virtuose inspiré, distille… une &quot;musique de rêves&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Création Danse.</b>       <br />
       Production artistique : Compagnie Hara.       <br />
       Chorégraphie et danse : Patrick Haradjabu.       <br />
       Composition musicale : Rodriguez Vangama.       <br />
       Création lumière : Fabrice Barbotin.       <br />
       Durée : 30 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Équilibre Précaire"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462322.jpg?v=1581260928" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Réinventer le temps… pour tenter de mieux le maîtriser. Si dans ses &quot;montres molles&quot;, le peintre Salvador Dali créait des images mentales propres à liquéfier la suprématie de Chronos dévorant les existences, le circassien Floris Bosser s'emploie, lui, avec une application d'horloger dont rien ne semble pouvoir enrayer le cours, à se mesurer grandeur nature à la gigantesque pendule du Temps. Au centre d'un cadran marqué par douze balles lumineuses, il arpente, monte et remonte un mât chinois, une balle suspendue en équilibre improbable sur sa tête, poses statiques défiant les lois de l'équilibre élémentaire. Et s'il n'arrive pas à suspendre le temps, unique angoisse de l'Homme, son corps ne faisant qu'un avec sa petite balle transcende superbement les lois de la gravité terrestre.       <br />
              <br />
       <b>Jonglage Mât chinois.</b>       <br />
       De et avec : Floris Bosser (Collectif Tarabiscoté).       <br />
       Musique : Benjamin Ducroq.       <br />
       Lumière et accompagnement artistique : Jean-Luc Terrade.       <br />
       Durée : 15 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les gens assis par terre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462422.jpg?v=1581261945" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      Enfin, pour clore dans l'originalité absolue un festival peu commun, la soirée du 31 s'offre la scène labellisée musique du Théâtre des Quatre Saisons pour trois prestations &quot;uniques&quot;.       <br />
              <br />
       &quot;Les gens assis par terre&quot; nous laissent nous aussi un peu &quot;sur notre cul&quot;… non pas que cette installation sonore et visuelle qui se donne à entendre et à voir dans la semi-pénombre ne crée pas une atmosphère propice à déclencher les rêves lucides chers à Alejandro Jodorowsky, mais parce que, à force d'allusions réitérées, la gratuité des propositions sonores et écrites frôle une certaine vacuité peu propice au déclenchement du &quot;dé-lire&quot; recherché.       <br />
              <br />
       <b>Installation sonore et visuelle.</b>       <br />
       Pièce sonore et musique de Dominique Petitgand.       <br />
       Avec la participation de Dominique Ané (voix) et de Marc Sens (guitare électrique).       <br />
       Durée : 35 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Wherever the music takes you II"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462470.jpg?v=1581262036" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      &quot;Wherever the music takes you II&quot; est sans doute l'une des propositions les plus &quot;borderlines&quot; de ce festival - qui en compte un certain nombre - tant la richesse explosive de ce duo, constitué d'une créature Bibendum danseuse marionnette enfarinée mue par des fils invisibles la reliant aux touches d'une pianiste déchaînée utilisant son instrument de manière pour le moins iconoclaste (douces caresses alternant avec des percussions violentes), a de quoi… &quot;dé-concerter&quot;. Ce concert chorégraphié impromptu donné dans un décor baroque projetant à l'envi de l'&quot;inouï&quot;, du &quot;non vu&quot;, et pulsant du classique, du punk, avec la même énergie, ne peut laisser de marbre. On en sort étourdis, éblouis, voire pour certains excédés… ce qui confirmerait tout l'intérêt de cette performance génialement dérangeante.       <br />
              <br />
       <b>Performance.</b>       <br />
       Chorégraphie et interprétation : Ayelen Parolin.       <br />
       Création musicale et interprétation : Lea Petra.       <br />
       Assistant chorégraphe : Marc Iglesias.       <br />
       Lumière et conception de l'espace : Laurence Halloy.       <br />
       Dramaturgie : Olivier Hespel.       <br />
       Costumes : Marie Artamonoff et Ayelen Parolin.       <br />
       Durée : 25 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Accordéologie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/42609509-35462488.jpg?v=1581262089" alt="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" title="Festival Trente Trente Deuxième semaine, trois lieux originaux, pas moins de dix propositions "renversantes"…" />
     </div>
     <div>
      À prendre comme le bouquet final du festival. Faisant corps avec son accordéon dont il tire à peu près tout ce qu'il veut, ce troubadour des temps modernes, arrivé miraculeusement d'Ajaccio (!) jusqu'à nous - juché sur un vélo retardé par les neiges… -, transcende les genres musicaux pour en offrir la quintessence ô combien énergisante. Ce doux rêveur qui annonce son nom - Arnaud Méthivier dit Nano - sait d'emblée créer l'empathie avec son public se laissant avec envie embarquer par les rythmes fous de l'électro, du rock, du classique ou du jazz, du tango ou de la valse, peu importe pourvu qu'on ait l'ivresse… Quant à sa voix, elle n'a rien à envier à celle d'un chanteur d'opéra. Une fin… enchanteresse.       <br />
              <br />
       <b>Concert.</b>       <br />
       Conception et interprétation : Arnaud NANO Méthivier.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>La deuxième semaine du Festival Trentre Trente s'est déroulé sur trois lieux :       <br />
       &quot;Un Chapiteau en hiver&quot;, esplanade des Terres Neuves à Bègles, le 28 janvier 2020 ;       <br />
       La Méca, Bordeaux, le 30 janvier 2020 ;       <br />
       Théâtre des Quatre Saisons, Gradignan, le 31 janvier 2020.</b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.trentetrente.com/" target="_blank">&gt;&gt; Plus d'infos sur Trente Trente</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Festival-Trente-Trente-Deuxieme-semaine-trois-lieux-originaux-pas-moins-de-dix-propositions-renversantes_a2657.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…</title>
   <updated>2019-12-16T08:54:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sang-des-vivants-Variations-communes--Allons-enfants-de-la-Commune_a2622.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/40805953-34508003.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-12-15T20:16:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ils sont poète, sculpteur, acteur, metteur en scène, musicien, chanteur, peintre… mais avant tout citoyens du même pays que celui qui vit naguère fleurir l'espoir d'un monde gouverné "justement" par celles et ceux qui en constituent le socle. Sous l'impulsion de Matthieu Boisset, ces héritiers - au sens de Pierre Bourdieu - se sont réunis pour "faire Commune" et clamer avec leur arme à eux, l'art, ce que vivre veut dire.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508003.jpg?v=1576438886" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      S'il est aventure humaine et citoyenne ayant fait souffler un vent régénérant de démocratie (directe), c'est bien celle de la Commune de Paris. Soixante-douze jours qui ont marqué à jamais l'Histoire en inscrivant en lettres de feu et de sang les aspirations d'un peuple prenant sa destinée en main. Certes la République du &quot;Versaillais&quot; Adolphe Thiers y mit fin en mai 1871 dans une répression sanglante proportionnelle au danger représenté par un peuple debout…       <br />
              <br />
       … mais la Commune n'est pas morte pour autant. 150 ans après, une troupe d'artistes bordelais &quot;azimutés&quot; la font revivre, animés chacun par l'esprit communard chevillé au corps. Habités par les idéaux qui constituent leur moi-peau, faisant corps avec leurs propos, ils se lancent dans de vifs débats où le respect de la parole de l'autre ne va pas sans l'affirmation effrénée de convictions fortes. On se croirait propulsés dans une séance de la Commune de Paris ou du Club des Femmes débattant en 1871 de sujets brûlants, au premier rang desquels l'abolition de la peine de mort, votée à l'unanimité dans l'enthousiasme général.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508012.jpg?v=1576438945" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Cette énergie collective traverse non seulement l'ensemble des tableaux, redonnant vie aux idées humanistes, mais propose grandeur nature un modèle de démocratie directe à jamais exemplaire. S'empoignant sans concessions, l'enjeu est d'aboutir à des décisions en accord avec les idées généreuses qui les fondent. L'effervescence parfois foutraque qui règne sur la scène est &quot;à la hauteur&quot; de l'insurrection ambiante, les paroles sont articulées à de réelles convictions aux antipodes des discours policés des politiciens rompus à la rhétorique.       <br />
              <br />
       Ces tableaux vivants - on pense à celui de Delacroix, &quot;La liberté guidant le peuple&quot;, 1830, autre révolte émancipatrice -, à haute densité dramatique, sont entrecoupés de pauses non moins percutantes où, chacun à son tour, seul ou en duo, va faire entendre sa voix singulière.       <br />
              <br />
       Morceaux de bravoure révolutionnaire comme le discours fougueux du citoyen Beslay - alias Michel Richard, habité par le rôle - prononcé à la tribune le 29 mars 1871, l'intervention radicale de la figure de proue de la Commune, Louise Michel - alias Dany Hubert -, ou encore le très bel échange joué par Benjamin Ducroq et Daniel Strugeon à partir d'un extrait de &quot;Dans l'ombre du brasier&quot;, du romancier contemporain Hervé Le Corre, prenant comme fond historique la semaine sanglante.       <br />
              <br />
       Poésies inspirées directement par la Commune, comme le puissant et limpide &quot;Aux rêveurs de monarchie&quot; extrait de &quot;L'année terrible&quot; de Victor Hugo - distillé magnifiquement par Mélanie Henel -, ou encore le plus hermétique &quot;L'orgie parisienne ou Paris se repeuple&quot; de Rimbaud, dit par Valentin Calonne de dos (choix métaphorique mais trop peu &quot;éclairant&quot;).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508018.jpg?v=1576438998" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Poésie contemporaine des extraits  de &quot;Là-Bas&quot; de la Libanaise Etel Adnan contant le cercle de mort du Moyen-Orient - interprété tout en délicatesse par Isabelle Jelen -, ou du poignant &quot;Aller-Simple&quot; du Napolitain Erri de Luca contant l'épopée tragique d'émigrés partis d'Afrique pour tenter de rejoindre l'Italie - égrené avec émotion palpable par Éric Chevance faisant corps avec les murmures de sa contrebasse.       <br />
              <br />
       Chansons au goût rock ou mélancolique, composées récemment ou à l'époque, toutes disant la révolte à fleur de peau et l'impérieux désir d'exister. Ainsi aux accents syncopés de &quot;Mai 2018&quot; s'échappant de la guitare furieuse d'Hervé Rigaud, succèdent ceux empreints d'une mélancolie enivrante de &quot;Jean Misère&quot;, texte écrit par Eugène Pottier en 1880, interprété à fleur de sensibilité par Marianne Perdu et Frédéric Guerbert au top de leur art vocal.       <br />
              <br />
       De même, Léa Cornetti, en transe face à l'horreur, délivre une version saisissante de &quot;La semaine sanglante&quot;, chanson écrite en pleine période de répression par Jean-Baptiste Clément. Quant à la chanson finale, que l'on doit à Matthieu Boisset pour le texte et à Benjamin Ducroq pour la musique, elle clôt à l'unisson ce florilège de poésie révolutionnaire.       <br />
              <br />
       Immersion de plain-pied dans le passé de jours historiques hors du commun, &quot;Le sang des vivants&quot; libère par capillarité l'énergie de croire en l'avenir du genre humain. Ainsi en se faisant l'écho présent du quotidien de la Commune de Paris édité par Jules Vallès en 1871 - &quot;Le Cri du peuple&quot; -, cette expérience performative et collective est de nature à s'emparer résolument des lieux communaux pour y disséminer l'esprit vivifiant de La Commune (poing)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Sang des vivants, Variations communes !"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/40805953-34508025.jpg?v=1576439051" alt=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" title=""Le Sang des vivants, Variations communes !" Allons enfants de la Commune…" />
     </div>
     <div>
      Tentative théâtrale.       <br />
       L'équipe : Matthieu Boisset, Valentin Calonne, Eric Chevance, Léa Cornetti, Benjamin Ducroq, Frédéric Guerbert, Mélanie Henel, Dany Hubert, Isabelle Jelen, Marianne Perdu, Michel Richard, Hervé Rigaud, Daniel Strugeon.       <br />
       Technique : Matthieu Chevet.       <br />
       Par la Cie Dies Irae.       <br />
       <a class="link" href="http://ciediesirae.fr/" target="_blank">&gt;&gt; ciediesirae.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Création les 22 et 23 novembre au Théâtre Le Levain, Bègles (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée en devenir.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Sang-des-vivants-Variations-communes--Allons-enfants-de-la-Commune_a2622.html" />
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