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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T19:36:17+02:00</updated>
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   <title>•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…</title>
   <updated>2023-07-21T17:35:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2023-The-Confessions-Une-vie-des-vies-d-une-femme-au-bord-de-sa-re-naissance_a3692.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
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   <published>2023-07-21T11:48:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Une vie", c'est le titre donné au XIXe siècle par Maupassant à son premier roman où il dépeint le parcours malheureux d'une jeune provinciale, choyée par ses parents, barons, et qui, suite à un mariage désastreux avec un rustre notoire, allait connaître les désillusions d'une existence sans horizon d'attente. Alexander Zeldin, en faisant matière théâtrale de la vie de sa propre mère, raconte un itinéraire inverse : celui d'une jeune fille de la classe ouvrière australienne qui s'extraira de son milieu d'origine et de son alliance toxique avec un homme inconstant, pour aller vivre ailleurs une autre vie… la sienne.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603100.jpg?v=1689934491" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le jeune homme de la toute fin, auquel la protagoniste âgée s'adressera pour lui signifier que le temps des adieux approche, a à voir assurément avec le metteur en jeu de ce récit de vie… Avec la sensibilité humaine dont il fait preuve (cf. &quot;Love&quot; et son centre d'hébergement pour personnes soumises à la grande précarité), Alexander Zeldin va s'employer à saisir, au travers des fragments d'une existence rejouée dans une suite de tableaux vivants, l'essence même d'une vie dont, comme par effraction, on suivra l'évolution. L'amour qui se fait et se défait sera le fil rouge de cette épopée au pays de l'ordinaire d'Alice, protagoniste du drame et écho de sa propre mère.       <br />
              <br />
       Une dame âgée parcourt à petits pas l'avant-scène tout en regardant la salle avec curiosité, se fraie un passage en écartant le lourd rideau de velours rouge, et pénètre sur une autre scène, celle où l'attend… elle-même, version jeune. Une jeune fille dans l'unique robe qui lui appartient apparaitra au micro. Elle est avec ses deux amies collégiennes (un peu vachardes à son égard : n'est-elle pas un peu prétentieuse de penser pouvoir avoir accès à la fac, elle qui occupe souvent la dernière place ?) très excitée et un peu nerveuse…       <br />
              <br />
       Et pour cause… Le gala des cadets et officiers va démarrer dans quelques minutes, l'occasion rêvée pour ces jeunes filles (l'une a enfilé <span style="font-style:italic">&quot;une robe facile à détacher, ça gagnera du temps&quot;</span>, en prévision de ses études en Europe…) de rencontrer &quot;l'homme&quot;, elles dont la sexualité est si surveillée qu'au dortoir, la nuit, l'une s'est vu se faire attacher les mains. Sexualité réprimée des années soixante où la morale puritaine pèse comme une chape de plomb.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603105.jpg?v=1689934517" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Autre changement de lieu. Le deuxième tableau introduit dans un intérieur de milieu modeste, celui où ses parents attentionnés attendent, en cette fin d'année d'études, le retour au bercail de leur fille. Celle-ci, un peu gênée (ses géniteurs ne se sont-ils pas sacrifiés pour lui payer des études ?) leur avouera qu'elle a échoué à son examen terminal, qu'elle les remboursera. Et, comme dans tous les milieux modestes de l'époque, la mère docile noue silencieusement son tablier avant de s'affairer à la vaisselle, tandis que le père aux velléités artistiques contrariées, citant Polonius dans Shakespeare, tente de la réconforter pour la suite de ses études. <span style="font-style:italic">&quot;Reste fidèle à toi-même&quot;</span>, lui dira-t-il.       <br />
              <br />
       Quelques années plus tard… Un dîner réunit trois couples, dont elle et celui qui, entre temps, est devenu son mari. Dans les conversations, il sera question d'une femme poussée du haut de la falaise après avoir été découpée en morceaux, de la mer agitée de Saïgon et d'un sauvetage héroïque, d'un flamenco fiévreux dansé corps à corps… avant que les corps, désinhibés, ne parlent à leur tour… le mari sautant sur une autre femme devant les yeux de la sienne. Les invités partis, le même lui déclarera qu'il est prêt ce soir – il part le lendemain – à lui faire l'enfant qu'elle réclame. Et devant le refus d'Alice – <span style="font-style:italic">&quot;Tu ne peux pas m'imposer ça&quot;</span> – il lui répondra calmement, tout en se dirigeant vers la chambre, <span style="font-style:italic">&quot;S'il te plaît, ce ne sera pas long&quot;…</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603109.jpg?v=1689934544" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Le prochain rideau se lève sur le retour de mission du mari. Éclatera une scène violente de rupture où Alice, après avoir été traitée de salope et humiliée – <span style="font-style:italic">&quot;T'es trop bête pour retourner à l'université&quot;</span> – trouvera en elle la force de chasser l'odieux. Elle en éprouvera un grand soulagement – <span style="font-style:italic">&quot;ça fait du bien d'arrêter de baiser avec un meurtrier&quot;</span> – un sentiment d'intense libération la gagnera. Mais à peine libérée des liens qui l'assujettissaient, elle tombera amoureuse d'un professeur de poésie… et tombera dans les pattes d'un amoureux de peintures… collectionneur de femmes, qui sans la moindre considération abusera d'elle.       <br />
              <br />
       Autre tableau, celui de la mère d'Alice s'invitant pour lui offrir, à l'occasion de son anniversaire, un pauvre chapeau démodé. Ne pouvant supporter le retour dans son existence de celle qu'elle rend responsable de ses affres présentes, elle rejettera violemment celle dont elle a dû porter la robe de mariée sortie de la naphtaline, mariage qui n'était pas le sien, mais celui voulu par sa génitrice soucieuse de donner à sa fille un mari…       <br />
              <br />
       Les temps décidément changent, une des amies présente à cet anniversaire, bouteille de whisky en main, énoncera haut et fort le nouveau credo féministe : <span style="font-style:italic">&quot;Ne laisse pas un mec et ses frasques te définir&quot;</span>. Suivra alors une scène réparatrice. Le bellâtre, sûr de lui, faisant sa réapparition en terrain conquis, aura droit à un magistral camouflet. Lui rendant au centuple la monnaie de sa pièce, elle lui fera subir &quot;une débandade&quot; mémorable.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603112.jpg?v=1689934611" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      C'est alors qu'Alice jeune, parlant avec l'autre Alice, lui demandera : <span style="font-style:italic">&quot;– C'est comme ça que tu as quitté l'Australie ? – Oui, après ça je suis partie en Europe pour étudier&quot;</span>. Florence et ses fabuleux musées, Paris et le Pierrot de Watteau au Louvre, et enfin Londres où elle s'établira et se réalisera pleinement. Le dernier tableau verra la vieille dame face à nous, heureuse, contemplant à distance sa nouvelle vie à Londres, une vie riche d'une nouvelle rencontre…       <br />
              <br />
       Entre levers de rideaux et changements à vue de décors, les fragments de l'existence d'une femme ordinaire, cristallisant en elle le combat à jamais inaccompli pour la libération féminine, viennent s'inviter dans notre présent. Par le truchement de la mise en abyme d'un passé actualisé par la présence de la vieille dame contemplant son existence se rejouer devant elle, Alexander Zeldin et ses alliés nous font don, ici et maintenant, d'un merveilleux moment de théâtre, sensible et passionnant.       <br />
              <br />
       <b>Vu le mercredi 19 juillet 2023 à La Fabrica à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Confessions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74176174-51603113.jpg?v=1689934645" alt="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" title="•In 2023• "The Confessions" Une vie… des vies d'une femme au bord de sa(re)naissance…" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en anglais surtitré en français.       <br />
       Texte et mise en scène : Alexander Zeldin.       <br />
       Collaboration à la mise en scène : Joanna Pidcock.       <br />
       Avec : Joe Bannister, Amelda Brown, Jerry Killick, Lilit Lesser, Brian Lipson, Eryn Jean Norvill, Pamela Rabe, Gabrielle Scawthorn, Yasser Zadeh.       <br />
       Traduction en français pour le surtitrage : Valentine Haussoulier.       <br />
       Scénographie et costumes : Marg Horwell.       <br />
       Chorégraphie et mouvement : Imogen Knight.       <br />
       Lumière : Paule Constable.       <br />
       Collaboration à la création lumière : Ben Dodds.       <br />
       Musique : Yannis Philippakis.       <br />
       Son : Josh Anio Grigg.       <br />
       Travail de la voix : Cathleen McCarron.       <br />
       Soutien dramaturgique : Sasha Milavic Davies.       <br />
       Régie lumière : Henry Marlow.       <br />
       Direction son : Neil McNally.       <br />
       Régie son : Hope Brennan.       <br />
       Machinerie : Kevan Healey.       <br />
       Direction habillage : Josie Thomas.       <br />
       Habillage : Caroline Hannam.       <br />
       Durée : 2 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 17 au 19 et du 21 au 23 juillet 2023.</span>       <br />
       Représenté à 16 h chaque soir.       <br />
       La Fabrica, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14 tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 29 septembre au 14 octobre 2023 : Odéon - Théâtre de l'Europe (Paris, France).       <br />
       Du 19 octobre au 4 novembre 2023 : National Theatre of Great Britain, Londres (Royaume-Uni).       <br />
       Du 8 au 12 novembre 2023 : Comédie de Genève, Genève (Suisse).       <br />
       Du 15 au 18 novembre 2023 : Théâtre, Liège (Belgique).       <br />
       Du 22 au 24 novembre 2023 : La Comédie de Clermont-Ferrand - Scène nationale, Clermont-Ferrand (France).       <br />
       5 et 6 avril 2024 : Centro Cultural de Belém, Lisbonne (Portugal).       <br />
       Du 10 au 12 avril 2024 : Teatros del Canal, Madrid (Espagne).       <br />
       Avril 2024 : La Schaubühne am Lehniner Platz, Berlin (Allemagne).       <br />
       Du 3 au 5 mai 2024 : Théâtres de la Ville, Luxembourg.       <br />
       Du 9 au 11 mai 2024 : Piccolo Teatro di Milano - Teatro d'Europa, Milan (Italie)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !</title>
   <updated>2022-03-29T08:53:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/ab-intra-Veritable-somme-d-energie-artistique-interieure-_a3210.html</id>
   <category term="Danse" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63352955-45689939.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-29T06:33:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Forte de ses dix-sept danseurs, Sydney Dance Company, dirigée par Rafael Bonachela, offre un spectacle alliant danses classique et contemporaine autour d'une exploration de l'âme humaine dans des clairs-obscurs où tout l'ensemble de la compagnie australienne s'engouffre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689939.jpg?v=1648464873" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Ombres et lumière sur scène avec des clartés blanches et noires qui oscillent, comme les rythmes, entre vivacité et suspensions temporelles, ou le type de danse, contemporain et classique. Comme aussi la musique de Nick Wales à la fois douce et assourdissante parfois. Ce va-et-vient et ces clairs-obscurs sont entre deux pôles sonores, luminaires et artistiques qui nourrissent de bout en bout la création de Rafael Bonachela.       <br />
              <br />
       Durant toute la représentation, les corps s'étendent de tout leur long. Parfois en solo, en duo ou en groupe. Synchronisés ou complémentaires, symétriques ou en opposition, ces différents axes rythment la scénographie comme ces chorégraphies qui racontent une exploration de nos instincts primaires et de nos pulsions. La qualité du spectacle est évidente mais pulsions et instincts ne m'ont pas paru être incarnés, sans doute car ma définition de ces deux termes est plutôt perçue au travers d'une force poussive, presque automatique comme sans pilote, voire nous submergeant, que je n'ai pas retrouvée. L'inconscient ne peut en effet être domestiqué.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689954.jpg?v=1648464907" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Là, les corps sont autant en harmonie que complémentaire ou en opposition au travers de différentes figures, soit physiques, soit sensuelles avec des mariages très réussis entre les protagonistes qui se découvrent et s'apprivoisent dans un rapprochement où les uns deviennent les autres comme pièces d'un même puzzle. Il y a plusieurs tempos dans les chorégraphies, pouvant être, selon les moments, apaisés et doux, comme vifs et rapides en se mariant parfois dans un même tableau.       <br />
              <br />
       Au début, les interprètes marchent, faisant quelques pas comme se cherchant entre eux pour se détacher ensuite en solo, duo ou trio pour effectuer des gestiques très souvent de grande amplitude. Le spectacle est découpé en différents tableaux avec un focus particulier effectué parfois sur un groupe de danseurs comme ce duo dans lequel une sensualité se mêle avec une souplesse des membres inférieurs et supérieurs des deux artistes qui se glissent entre eux, se frôlent, se touchent avec quelques portés toujours en douceur.       <br />
              <br />
       Tels des animas et animus, ils se fondent l'un à l'autre comme une seule pièce artistique, esthétiquement fort joli. C'est aussi beau qu'une mécanique qui se meut avec une vitesse d'exécution respectant l'écoulement du temps. Chaque seconde est nourrie de cette poésie, de cette légèreté entre deux corps qui sont appuis et forces, l'un de l'autre. Un tronc se cabre pour former un demi-cercle arrière pour s'appuyer sur le protagoniste ou un levé de jambe rotatif est effectué de façon très proche par rapport à celui-ci. Presque une fusion.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45689955.jpg?v=1648464938" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi cet autre solo plein de puissance au début, avec des mouvements très larges et ouverts où le danseur lève les paumes en l'air, puis les rabaisse pour repousser des deux mains quelque chose d'invisible, peut-être l'air, un éther ou une force invisible. La démarche est à la fois robuste et relâchée pour finir ensuite comme un effilochement corporel avec une respiration finale très soutenue recouvrant un silence scénique. Ainsi quelque chose de robuste physiquement s'est désagrégée au fil de l'eau comme happée par la scène.       <br />
              <br />
       Ailleurs, ce sont deux interprètes qui glissent sur les planches pour se mouvoir. Tout semble léger et pourtant l'ancrage au sol est très présent. Dans cette mosaïque de duos et de trios, les pointes de danse classique accompagnent les gestiques avec des jambes levées très haut. Des mouvements courbes s'allient à des rotations et à des déplacements comme poussés, pour ces derniers, par une force motrice.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45690012.jpg?v=1648465124" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      Puis cela avance, recule, tout en synchronisation. En groupe et campés sur le dos en gonflant le tronc avec l'appui du bas du crâne pour le faire décoller du sol de façon circulaire, les artistes appuient leurs jambes sur les plantes des pieds pour effectuer une rotation sur la droite. Auparavant, via une bascule corporelle, ils étaient placés le ventre sur les planches. Les mouvements sont beaucoup plus ramassés avec, entre autres, deux poings qui se rejoignent au creux de chaque poitrine pour effectuer un jeté de bras autant en avant qu'en arrière.       <br />
              <br />
       Ainsi, durant toute la représentation, les gestuelles évoluent à différents rythmes avec une poésie qui ne se démarque pas d'une certaine force et sans que celle-ci ne soit en tension. Légèreté et gravité s'allient avec grâce et beaucoup de sensualité.       <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"ab [intra]"</b></div>
     <div>
      Sydney Dance Company.       <br />
       Chorégraphie : Rafael Bonachela.       <br />
       Avec : Natalie Allen, Davide Di Giovanni, Dean Elliott, Jackson Fisch, Jacopo Grabar, Liam Green, Luke Hayward, Morgan Hurrell, Sophie Jones, Dimitri Kleioris, Rhys Kosakowski, Chloe Leong, Jesse Scales, Emily Seymour, Mia Thompson, Coco Wood, Chloe Young.       <br />
       Composition : Nick Wales (composition originale de Nick Wales avec des passages de &quot;Klātbūtne&quot; (&quot;Presence&quot;) de Pēteris Vasks).       <br />
       Lumières : Damien Cooper.       <br />
       Costumes et scénographie : David Fleischer.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Avec le soutien du gouvernement australien dans le cadre de la saison Australia Now 2021-2022.       <br />
              <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 mars au 1er avril 2022.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20 h 30, jeudi à 19 h 30.       <br />
       Chaillot - Théâtre national de la Danse, Salle Jean Vilar, Paris 16e, 01 53 65 30 00.       <br />
       <a class="link" href="https://theatre-chaillot.fr/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-chaillot.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63352955-45690024.jpg?v=1648465194" alt=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" title=""ab [intra]" Véritable somme d'énergie artistique intérieure !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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  <entry>
   <title>Lucy and the Rats… un rock garage furieusement sixties</title>
   <updated>2022-09-04T17:52:00+02:00</updated>
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   <category term="CédéDévédé" />
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   <published>2018-05-24T13:57:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
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Selon un témoin, leur musique est apparu lors d'une expérience de laboratoire qui aurait mal tourné… Les hamsters les plus délicats ont été dévorés par les rats d'égouts les plus sales tout en fredonnant la plus douce des mélodies sucrées.     <div>
      Durant l'été 2015, Lucy Spazzy, légende du punk rock australien et nouvellement londonienne, s'ennuie en jouant toute seule chez elle. Elle a terriblement besoin d'un groupe… Alors elle rassemble un tas de fauchés et de marginaux du monde punk et garage rock, et commence les répétitions avec eux.       <br />
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       Le groupe se compose alors de Manu (Thee Tumbitas) à la batterie, de Mike Animal Cannibal et Joe To Lose (Los Perros, Johnny Throttle) aux guitares jumelles. Très vite à l'assaut de la scène avec leurs riffs ravageurs, ces rongeurs se révèlent vite avoir du mordant… C'est ainsi, avec Lucy au chant, que Lucy et les Rats sont nés !       <br />
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       Leurs titres sont constitués à la fois d'accroches musicales nerveuses, voire agressives, et de mélodies chaudes et irrésistibles. La voix et les harmonies délicates de Lucy reposent sur ce qui est devenu un brillant groupe d'accompagnement powerpop. Sur scène, elle canalise le sex-appeal de Suzi Quatro via le tiroir à carreaux de Kurt Cobain… Avec une voix &quot;sixties&quot; à souhait, agrémentée d'une pointe subtile de &quot;nasillard&quot; et d'écho en mode &quot;enregistré dans le garage avec porte métallique de mon père&quot;.
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      Côté compositions musicales, ça pousse avec énergie, grâce à des guitares enjolivées via de bonnes vieilles pédales Fuzz et une batterie qui pulse clairement, façon tempo dans l'urgence, appuyant avec assurance le speed de certains riffs… Menant au final vers un mix puissant, mais avec de surprenantes phrases mélodiques provoc' et séduisantes, aux sources du punk rock, du garage et du powerpop (façon The Posies ou Sloan).       <br />
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       Lucy et les Rats ont passé ces dernières années à jouer quasiment dans le monde entier avec deux moments forts… Une participation au national tour des Buzzcocks et une présence sur scène avec la légende powerpop Paul Collins (en 2017 à Londres). En 2018, ils ajouteront à leurs différentes dates une tournée sud-américaine.       <br />
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       Leur premier album éponyme sortira officiellement à l'échelle mondiale le 25 mai. Il a été enregistré à Denia en Espagne et il est produit par Johnny Casino et Jim Diamond (White Stripes, Dirtbombs).
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      <b>● Lucy and the Rats &quot;Lucy and the Rats&quot;</b>       <br />
       Label : Dirty Water Records.       <br />
       Sortie : 25 mai 2018.
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