<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-03-10T19:06:25+01:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse</title>
   <updated>2021-02-25T08:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Simone-en-aparte-Au-coeur-de-Simone-Veil-l-evocation-tendre-d-une-vie-fabuleuse_a2889.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/54183710-40843397.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-25T07:31:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si elle était personnage de fiction, n'importe qui en tomberait amoureux. Pour le moins, le lecteur aurait au moins le souffle court et l'attention totalement prise à suivre la vie inimaginable de Simone Veil qui a réussi à surmonter la révélation de la violence du monde des hommes, pour se battre contre et réussir à y apporter quelques bribes de son humanité. Simone Veil est héroïne de sa propre vie. Et la pièce d'Arnaud Aubert nous montre l'intime force de cet être au destin unique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54183710-40843397.jpg?v=1614192704" alt=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" title=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" />
     </div>
     <div>
      Est-ce nécessaire de rappeler les événements les plus connus de la vie de Simone Veil ? Oui, car il est dit qu'il ne faut rien oublier. Rappelons les collisions entre son histoire personnelle et la grande Histoire, avec un grand H. Seconde Guerre mondiale… Simone Jacob, son nom de jeune fille, vit à Nice avec sa famille, elle réussit son bac, décide de fêter ce succès avec ses amis, elle sort avec de faux papiers, se fait contrôler par des Allemands en civil, elle a 16 ans, c'est le printemps 1944. Elle se retrouve dans le camp d'Auschwitz-Birkenau avec sa sœur et sa mère. Celle-ci décèdera peu avant la libération du camp. Simone se retrouve alors dans l'après-guerre, son père et son frère eux aussi avalés, disparus, elle a 18 ans.       <br />
              <br />
       Elle reprend ses études de droit pour devenir magistrate, puis, pour survoler 40 ans d'actions diverses en une phrase, elle fait en sorte de rapatrier des femmes menacées de viols et des hommes menacés de la peine capitale durant la guerre d'Algérie ; elle dirige le Conseil supérieur de la magistrature puis elle devient ministre de la Santé sous la présidence de Giscard, avec comme grand fait d'armes de défendre le droit à l'IVG. Ensuite, c'est l'Europe pour laquelle elle devient présidente du parlement en 1979… Une carrière où, à chaque instant, elle a pu illustrer sa grande volonté de pacifier, d'humaniser, de défendre les droits, ceux des femmes en particulier, mais pas seulement.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54183710-40843416.jpg?v=1614192755" alt=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" title=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" />
     </div>
     <div>
      Mais &quot;Simone en aparté&quot; ne focalise absolument pas l'attention sur ces faits d'armes, ces beaux combats, ces blessures inguérissables. Il s'agit plutôt ici d'affinités, de parenthèses confidentes. Toute l'idée du projet est née du legs de la bibliothèque de Simone et Antoine Veil à la mairie de Cambremer où le couple possédait une maison. Un lieu refuge pour Simone où elle a écrit son autobiographie, &quot;Une Vie&quot; au titre &quot;emprunté&quot; à Maupassant. Dans ce même village réside Arnaud Aubert, auteur et metteur en scène du spectacle.       <br />
              <br />
       Cette proximité géographique sert d'échelle à la proximité qu'Arnaud Aubert a voulu créer entre le public et le personnage incarné ici avec un talent sûr par Sophie Caritté. Sous forme alternée de monologues et de scènes de vie rejouées, le spectacle va nous faire voir de l'intérieur les événements de la vie de Simone Veil, mais aussi et surtout ses pensées, ses pudeurs, ses doutes, ses rêves. Il y a une grande douceur qui se dégage de la pièce et du jeu très millimétré de la comédienne. Une affectivité voulue qui ne tombe à aucun moment dans le pathétique, ni le sensationnel. Un peu à l'image réservée mais déterminée de Simone Veil, dont l'apparence toujours très &quot;tirée à quatre épingles&quot; et la maîtrise de ses colères restent comme d'Épinal.       <br />
              <br />
       La scénographie très épurée d'Hervé Mazelin, bien mise en valeur par les lumières chaudes d'Estelle Ryba, donne avec quelques éléments simples mais esthétiques l'idée d'un intérieur, avec quelques allusions aux livres. Un mobilier occupe le centre du plateau, forme de vague, de page blanche sur laquelle glisse la comédienne, entouré de bandeaux métalliques qui descendent des cintres, l'ensemble susurre la petite musique des textes, ceux que l'on se doit d'écrire pour que l'oubli ne soit jamais chez lui. Un bel écrin pour que la mémoire de Simone Veil réinventée ici puisse prendre son envol et nous parler à l'oreille et au cœur comme seuls certains livres forts nous emportent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Simone en aparté"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/54183710-40843429.jpg?v=1614192786" alt=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" title=""Simone en aparté" Au cœur de Simone Veil : l'évocation tendre d'une vie fabuleuse" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise en scène : Arnaud Aubert.       <br />
       Avec : Sophie Caritté.       <br />
       Scénographie et visuel affiche : Hervé Mazelin.       <br />
       Lumière et régie générale : Estelle Ryba.       <br />
       Musique : Nicolas Girault.       <br />
       Costumes : Yolène Guais.       <br />
       Avec la complicité, pour le travail corporel, de Sophie Lamarche Damoure.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu en représentation &quot;pro&quot; au Tanit Théâtre à Lisieux (14).       <br />
       <a class="link" href="https://www.tanit-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; tanit-theatre.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       13 avril 2021 : Centre Culturel, Orbec (14).       <br />
       16 avril 2021 : Cinéma Le Parc, Livarot (14).       <br />
       17 avril 2021 à 20h : Foyer Familial, Cambremer (14).       <br />
       20 avril 2021 : Théâtre Lisieux Normandie, Lisieux (14).       <br />
       Octobre 2021 (date et horaires à confirmer) : Le Rayon Vert, Saint-Valéry-en-Caux (76).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Simone-en-aparte-Au-coeur-de-Simone-Veil-l-evocation-tendre-d-une-vie-fabuleuse_a2889.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable</title>
   <updated>2012-10-29T10:51:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-siecle-d-industrie-ou-comment-un-capitalisme-signe-un-pacte-de-sang-avec-le-diable_a766.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/4867224-7261076.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-10-29T10:32:00+01:00</published>
   <author><name>Safidine Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans une approche à la fois faite de violence et de froideur, "Un siècle d'industrie" retrace avec talent la participation active d’une société d’incinérateurs qui, à partir de 1939, fournissait les fours crématoires de Dachau, Buchenwald, Mauthausen et d’Auschwitz-Birkenau.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4867224-7261076.jpg?v=1351504258" alt=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" title=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" />
     </div>
     <div>
      &quot;Un siècle d'industrie&quot; est une pièce relatant la collaboration de la firme Topf und Söhne, spécialisée dans la construction d’incinérateurs, et qui durant la seconde guerre mondiale s’est impliquée activement au côté du pouvoir nazi.       <br />
              <br />
       Les archives historiques ont levé le voile, depuis les années quatre-vingt-dix, sur cette entreprise qui a fait faillite en 1994. Au-delà de la valeur historique marquée du coin de l’évidence, les historiens ont fait état d’une implication active des employés, dont l’ingénieur en chef Kurt Prüfer, pour développer et optimiser les capacités d'incinération des fours crématoires. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4867224-7261077.jpg?v=1351504259" alt=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" title=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" />
     </div>
     <div>
      L’atmosphère est presque froide avec des moments de tension et de violence. Celle-ci transpire dans les mots et les attitudes. Les sentiments sont écartés. Tout devient pulsions de mort. Le jeu des lumières est blafard, parfois mate et participe au jeu oppressant de la pièce. Nous sommes dans un rapport à l’autre fait de violence et de soumission.        <br />
              <br />
       Entre chaque scène, une petite musique casse presque gaiement le rythme de la pièce. La guerre fait rage, un génocide s’ordonne mais chacun mène sa petite vie comme un train-train quotidien.       <br />
              <br />
       C’est superbe dans le jeu avec une approche spontanée et naturelle qui déshabille le théâtre d’un maquillage de circonstance qui n’a pas lieu d’être ici et dont la réalité historique devient le terreau. La guerre est vue dans les coulisses, l’Holocauste derrière le bureau du directeur Kolbe. La construction de fours crématoires, son industrialisation, les commandes du IIIe Reich, ses exigences, et l’implication active de Topf und Söhne, tout est mis en lumière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4867224-7261081.jpg?v=1351504260" alt=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" title=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" />
     </div>
     <div>
      Nous sommes loin du phrasé, de l’explication historique. Le spectateur entre directement dans l’Histoire avec des journées de travail qui racontent l’horreur, l’horreur commandé derrière un bureau où les commandes de fours crématoires s’enfilent, s’enchaînent sur fond de trame génocidaire.        <br />
              <br />
       Nous sommes face à un théâtre de responsabilité, un théâtre qui rappelle l’homme à sa condition de maillon d’une grande chaîne humaine où la responsabilité de chacun est liée à celle des autres. Les mots de Marc Dugowson ne sont ni de lyrisme, ni de poésie. Ils sont marqués au fer rouge de la cruauté humaine. Ici, on ordonne. Là, on décide. Plus loin on assume un profit au dépend du genre humain. Là, on s’aveugle. Plus loin, on s’implique jusqu’au fanatisme.        <br />
              <br />
       La pièce interpelle à plus d’un titre de par son rendu historique et artistique. C’est superbe de vérité et de truculence et c’est un beau témoignage où le théâtre est au service de l’Histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un siècle d'industrie"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/4867224-7261087.jpg?v=1351504319" alt=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" title=""Un siècle d'industrie"… ou comment un capitalisme signe un pacte de sang avec le diable" />
     </div>
     <div>
      Texte : Marc Dugowson.       <br />
       Mise en scène : Hugo Malpeyre.       <br />
       Collaboration artistique : Fabio Godinho.       <br />
       Avec : Mathieu Lourdel, Naïs El Fassi, Tristan Gonzalez, Gaétan Delaleu, Vladimir Golicheff, Dina Milosevic, Maxime Berdougo.       <br />
       Scénographie : Emmanuelle Chiappone-Piriou et Josselin Vamour.       <br />
       Création lumières : Delphine Perrin.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle du 24 octobre au 4 novembre 2012.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 20 h 30 et dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Opprimé, Paris 12e, 01 43 45 81 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredelopprime.com/index.html" target="_blank">&gt;&gt; theatredelopprime.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-siecle-d-industrie-ou-comment-un-capitalisme-signe-un-pacte-de-sang-avec-le-diable_a766.html" />
  </entry>
</feed>
