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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-28T09:59:58+02:00</updated>
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   <title>Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar</title>
   <updated>2026-07-13T11:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-2026-Acte-III-Le-bleu-est-a-l-oeuvre-par-Julie-Lang-Willar_a4618.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
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   <published>2026-07-13T10:49:00+02:00</published>
   <author><name>Audrey Scotto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En juillet, tandis qu'Avignon se transforme en scène ouverte où les récits se croisent, Julie Lang-Willar invite à une autre forme de représentation. Avec Acte III : Le Bleu est à l'œuvre, le vocabulaire du théâtre devient celui d'une traversée sensible : ici, les mots, les photogrammes, les vidéos et les installations se répondent pour composer une œuvre où chacun est libre d'inventer son propre parcours. Artiste pluridisciplinaire, plasticienne, auteure et vidéaste, elle a grandi dans un univers de cinéastes où le regard et la narration occupaient une place essentielle. De cette filiation est née une pratique singulière, à la frontière des disciplines, qui privilégie l'expérience à la démonstration. Chez Julie Lang-Willar, le bleu n'est pas seulement une couleur : il est une présence, une matière vivante qui invite chacun à retrouver une manière plus sensible d'habiter le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794002.jpg?v=1783933034" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Votre exposition réunit textes, photogrammes, vidéos et installations. Pourquoi avoir choisi de faire dialoguer plusieurs médiums ?</b>       <br />
              <br />
       <b> Julie Lang-Willar :</b> À l'origine, tout est parti d'une écriture consacrée à la rencontre de deux artistes et à leur processus de création commun. C'est le cœur du projet. Très vite, j'ai eu envie d'élargir l'espace de lecture en proposant au visiteur d'autres portes d'entrée ; des images qui prolongeraient cette écriture sans en être une simple illustration.       <br />
              <br />
       Je ne voulais ni photographie, ni dessin, ni croquis, mais une forme plus libre, plus vivante, capable de traduire le mouvement même de la création. C'est ainsi que je me suis tournée vers le cyanotype, plus précisément vers le photogramme. Cette technique, avec son bleu si particulier, s'est imposée comme le prolongement naturel du texte.       <br />
              <br />
       Les deux artistes dont je parle, une réalisatrice et un compositeur-violoniste, sont entièrement imaginaires. Ce qui m'intéresse n'est pas leur histoire, mais ce qui se joue intérieurement lorsqu'une œuvre se construit tels que les doutes, les élans, les intuitions, les fragilités. Toute l'exposition est née de cette écriture, qui est d'ailleurs toujours en cours.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794082.jpg?v=1783933359" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Le visiteur a le sentiment de traverser votre exposition comme un récit. Cherchez-vous à raconter une histoire ou à faire vivre une expérience ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Je dirais plutôt une expérience. J'aimerais que chacun puisse entrer dans un espace où l'on accepte de lâcher prise. Rien n'est imposé ; certains commencent par les films, d'autres par les textes ou les images. Chacun invente son propre parcours.       <br />
              <br />
       Les œuvres sont autonomes, mais elles demeurent reliées par un fil invisible, celui du ressenti. Ce lien ne s'explique pas ; il se découvre peu à peu, au fil de la déambulation. Récemment, une visiteuse a pris le temps de parcourir l'exposition avant de revenir vers moi, profondément émue. Elle avait construit son propre chemin, différent du mien, et c'est précisément ce qui m'intéresse. Une œuvre ne prend véritablement vie que lorsqu'elle est réinventée par celui qui la regarde. Cette rencontre-là est sans doute le plus beau cadeau qu'un artiste puisse recevoir.       <br />
              <br />
       <b>Vos textes possèdent une véritable dimension littéraire. Lorsque naît une idée, savez-vous immédiatement si elle deviendra un texte, une image ou une vidéo ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Non, jamais. Je crois même que mes textes sont déjà des images. J'écris beaucoup à partir des mots, de leurs résonances, de leurs glissements, dans une langue assez contemporaine mais volontairement soutenue.       <br />
              <br />
       Je ne décide pas à l'avance de la forme que prendra une idée. À un moment donné, une évidence s'impose. C'est très intuitif. Je laisse simplement le processus de création suivre son propre chemin.       <br />
              <br />
       <b>Votre exposition s'intitule Acte III : Le Bleu est à l'œuvre. Est-ce vous qui travaillez le bleu ou est-ce lui qui travaille votre regard ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Les deux, sans hésiter. Le bleu est une couleur qui me porte depuis longtemps. C'est celle du ciel, des océans, de notre planète ; une couleur profondément universelle. Elle me traverse autant que je la travaille.       <br />
              <br />
       Je l'aime dans toutes ses nuances, parce qu'il est infini. Chaque bleu raconte quelque chose de différent. J'aime dire que chacun porte son propre bleu en lui ; certains seront sensibles à un bleu Majorelle, d'autres à un bleu Klein ou à un bleu céleste. Cette couleur touche à quelque chose de très intime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794118.jpg?v=1783933928" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      <b>Le bleu semble occuper une place centrale dans votre travail. Pourriez-vous un jour explorer d'autres couleurs ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Oui, bien sûr. Le jaune ou le vert m'intéressent beaucoup, mais chacun ouvre un territoire sensible différent.       <br />
              <br />
       Le vert évoque davantage la nature, la fraîcheur, quelque chose de terrestre. Le jaune, lui, possède une dimension très lumineuse, presque intellectuelle. Sa vibration est extrêmement puissante.       <br />
       J'aimerais poursuivre cette recherche grâce aux anthotypes, un procédé utilisant des pigments naturels comme le curcuma, le thé ou d'autres végétaux afin de créer de nouveaux photogrammes où les couleurs dialogueraient entre elles. Pour l'instant, je poursuis encore mon exploration du bleu, mais cette évolution fait déjà partie de mes projets.       <br />
              <br />
       <b>Votre travail semble inviter le visiteur à ralentir son regard. Pensez-vous que l'art puisse encore nous apprendre à voir, dans un monde saturé d'images ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> J'en suis convaincue. J'en ai pris pleinement conscience lors de ma première exposition. Les textes étaient manuscrits et, pour moi, leur présence allait de soi. En revanche, je ne m'attendais pas à ce que les visiteurs prennent autant de temps pour les lire. Ce fut une véritable révélation.       <br />
              <br />
       Aujourd'hui encore, je vois des personnes entrer, s'arrêter, observer, lire, puis revenir sur leurs pas. Elles prennent le temps. Je crois que c'est précisément là que l'art retrouve sa place ; non pas comme une consommation rapide de l'image, mais comme une expérience sensible.       <br />
              <br />
       L'art n'est pas un objet que l'on regarde avant de passer à autre chose. Il met en relation avec des territoires très intimes de nous-mêmes. C'est pourquoi, dans cette exposition, même les œuvres de grand format restent à hauteur d'homme. Cette proximité est essentielle, car c'est elle qui permet la rencontre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97327080-67794173.jpg?v=1783934055" alt="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" title="Avignon 2026 Acte III : Le bleu est à l’œuvre par Julie Lang-Willar" />
     </div>
     <div>
      Quand une personne me dit simplement : <span style="font-style:italic">&quot;Cette exposition m'a fait du bien&quot;</span>, je considère que l'œuvre a atteint son but. Peu importe qu'elle ait tout vu, tout lu ou tout compris. Pendant quelques instants, elle s'est rendue disponible à une autre expérience du monde.       <br />
              <br />
       J'aime cette idée d'un art qui prend soin. L'art devient utile lorsqu'il ouvre un espace de respiration, lorsqu'il permet à chacun de retrouver une part sensible de lui-même. Sans cette possibilité de partage, il perd une part de sa raison d'être.       <br />
              <br />
       Comme l'écrivait Hannah Arendt, <span style="font-style:italic">&quot;l'art est ce qui demeure&quot;</span>. Cette phrase m'accompagne souvent. Mais je crois aussi qu'un artiste ne crée jamais seul. Pour ma part, je ne pourrais pas réaliser ce travail sans le soleil. Il est mon partenaire silencieux. Il donne naissance aux photogrammes, il éclaire les pigments, il accompagne chaque œuvre. Finalement, il y a toujours un peu de jaune dans mon bleu.       <br />
              <br />
       <b>Votre exposition s'intitule Acte III. Peut-on déjà imaginer un quatrième acte ?</b>       <br />
              <br />
       <b>J. L.-W. :</b> Oui, je l'espère. Il est encore à l'état d'esquisse, mais une partie est déjà en train de prendre forme.       <br />
              <br />
       J'aimerais surtout que cette aventure se poursuive ailleurs, dans d'autres villes, auprès d'autres publics. Mon souhait est que cette proposition artistique continue son chemin, rencontre de nouveaux regards et suscite, ailleurs encore, ces moments de partage qui donnent tout son sens à mon travail.       <br />
       Propos recueillis par <b>◙ Audrey Scotto</b>       <br />
              <br />
       <b>Acte III : Le bleu est à l’œuvre</b>       <br />
       Par Julie Lang-Willar.       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 26  juillet 2026.</span>       <br />
       De 9 h à 18 h.       <br />
       La Manutention, rue des escaliers Sainte-Anne (en face des cinémas Utopia).       <br />
       <b>Entrée libre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !</title>
   <updated>2023-07-15T15:45:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-InKarne-Une-marionnette-en-miroir-d-une-danseuse-pour-une-metamorphose-coloree-et-virevoltante-_a3675.html</id>
   <category term="Avignon 2023" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/74063093-51509571.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-07-15T15:02:00+02:00</published>
   <author><name>Audrey Scotto</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Théâtre de l'atmosphère et de l'étrange, l'univers de Deraïdenz se veut fantastique, mystérieux et merveilleux. Le spectateur est immergé dans une sorte de monde parallèle grâce à l'esthétique, la musique et les dynamiques qui sont souvent déréalisées ; des temps de lenteur s'entremêlent à des dynamiques très hautes et très soulignées. Le tout est lié à la marionnette qui détient une présence majeure dans leurs créations. Les chemins empruntés par Deraïdenz mènent tous à l'émotion, frissons garantis…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74063093-51509571.jpg?v=1689427727" alt="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" title="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" />
     </div>
     <div>
      Cette compagnie avignonnaise fut créée en 2017 par quatre membres fondateurs : Coline Agard (comédienne) Léa Guillec (Metteur en scène, comédienne), Baptiste Zsilina (marionnettiste, musicien, metteur en scène), Sarah Rieu (comédienne, costumière).       <br />
              <br />
       Rencontre avec Léa Guillec…       <br />
              <br />
       <b>Quelle est l'essence de la Compagnie Deraïdenz ?</b>       <br />
              <br />
       Dans nos créations, nous ne partons pas de sujet ou de thème, plutôt d'une nécessité.        <br />
       Pour &quot;Inkarné&quot;, c'est parti du rouge, d'une personne et son double, exactement pareil, avec obligatoirement Marion Gassin au plateau et voilà, on y va, quoi ! Ce qui fait que nous prenons des risques à chaque création et parce que la façon de raconter les choses est différente aussi pour chaque pièce. Celui-ci est notre seul spectacle chorégraphique. Le prochain est de la marionnette à fil, le seul aussi. Le spectacle &quot;Les souffrances de Job&quot; est une distribution tournante ; c'est le public qui vote pour qui joue à chaque représentation. Nous ne faisons pas cela pour montrer que nous réalisons une forme différente à chaque spectacle, il se trouve que c'est la forme qui s'impose à la pièce.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74063093-51509572.jpg?v=1689427772" alt="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" title="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" />
     </div>
     <div>
      <b>Il vous tient à cœur l'œuvre totale, qu'entends-tu par cela ?</b>       <br />
              <br />
       Ce que je mets derrière la création totale est une forme d'écriture qui prend en compte tous les aspects d'un spectacle vivant, c'est-à-dire d'écrire ce qu'il se passe, pas forcément avec des mots. Ce peut être visuel et chorégraphique. Le fait d'écrire ce qui se passe sur scène, de penser et de construire la scénographie, de penser et de fabriquer les costumes, de penser et de construire les marionnettes, le langage propre à chaque spectacle, penser, composer et enregistrer la musique, et d'essayer, pour chaque pièce, d'être dans une composition d'univers qui concourt à la création totale et englobante.       <br />
              <br />
       Nous essayons d'aller aussi dans le sensible en sollicitant tous les sens du spectateur. D'entrer par les oreilles, par les yeux, par l'inconscient, par l'énergie, et même si ce n'est que par vagues et si ce n'est pas en continu. Parce que nous laissons, notamment dans &quot;InKarnè&quot;, de gros espaces de respiration où les gens se racontent ce qu'ils veulent, ce n'est pas du &quot;tout cuit&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74063093-51509577.jpg?v=1689427826" alt="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" title="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" />
     </div>
     <div>
      <b>In karné = &quot;éprouver dans sa chair&quot;. Quels sont les messages que vous avez souhaité exprimer ?</b>       <br />
              <br />
       C'est parti d'une nécessité de se rencontrer différemment avec Marion par un chemin de création jamais emprunté.       <br />
              <br />
       Il y eut beaucoup de temps où nous partions du néant. Le commencement fut chorégraphique. Je posais des sensations sur des petits papiers par terre. Marion était toujours en mouvement, elle devait découvrir les mots, les interpréter, s'en charger et passer à un autre mot. Nous avons beaucoup travaillé sur la transformation des émotions et comment faire circuler l'énergie. L'envie de parler de féminité sous toutes ses formes était prégnante aussi. Sans faire ni de catalogue ni de documentaire, mais d'évoquer les émotions traversées en tant que femme juste en creusant et en mettant des mots de plus en plus précis sur certaines choses.       <br />
              <br />
       Évidemment, en apparence, le plus simple, serait de dire que c'est un spectacle sur le double avec une danseuse… Ce double n'étant qu'un prétexte à parler de soi tout simplement et de ce qui s'opère lorsque nous sommes face à soi et face à son propre poids. Nous parlons aussi de corps parce que c'est dansé, mais c'est symbolique ; qu'est-ce que ça dit et qu'est-ce que ça donne ? La marionnette est légèrement plus âgée que Marion parce qu'on voulait évoquer aussi le lien générationnel, de la transmission et notamment celle relative à la féminité.       <br />
              <br />
       Ce lien nous charge de beaucoup d'amour, mais aussi de non-dits parce que souvent la féminité, d'une génération à l'autre, n'est pas abordée. Nous souhaitions aussi souligner des choses basiques comme la vie, la mort, l'accouchement, les sensations d'amitié, d'amour, de perdre pied aussi jusqu'à ne plus savoir qui nous sommes, où nous allons, jusqu'au dégoût du corps et qu'à ces instants il nous faut prendre le large, soit dans la tête, soit dans le corps. Des chemins de réconciliation sont alors à trouver dans ce cycle pour s'accompagner soi-même à être bien.       <br />
              <br />
       <b>&quot;InKarnè&quot; : Tel un processus d'individuation ?</b>       <br />
              <br />
       Oui, trouver sa place dans le monde mais d'abord en soi. Au début, ce personnage de pseudo ballerine est très beau, mais surfait. Il arrive tout de suite devant le public et est donc en construction par rapport aux autres. Il va très rapidement se déconstruire, se rouiller et sentir qu'il n'est pas à son bon endroit. Comprendre qu'il faille d'abord faire un chemin énorme dans le paysage de soi, de son intériorité. Nous ne nous rendons pas toujours compte que nous allons mal. C'est souvent un élément extérieur, quelqu'un ou nous-mêmes qui nous fait réaliser que… Une fois que nous sommes réconciliés avec soi, c'est beaucoup plus facile de retourner vers l'autre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74063093-51509578.jpg?v=1689427857" alt="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" title="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" />
     </div>
     <div>
      <b>Le rouge sang comme symbole de la vie ?</b>       <br />
              <br />
       J'ai toujours été très attirée par cette couleur, mais je n'avais jamais réalisé un décor complet en nuances de rouge. L'envie de rouge était directement liée au textile, comparé à d'autres spectacles plus &quot;trash&quot; où le rouge fut associé au sang. Là, c'était un besoin de douceur, le tapis ressemble à un grand tapis de jeu pour enfants, avec une notion de paysage à traverser aussi dans ce décor, avec des chemins, des cours d'eau, une matrice ; quelque chose d'organique entre le paysage intérieur et extérieur.       <br />
              <br />
       Donc, oui, c'est le rouge du feu, de la vie, du sang, de la douleur, de la colère et celui des entrailles ; de là d'où nous venons… Cette matrice est telle une sorte de berceau et d'endroit où tout se passe.       <br />
              <br />
       <b>Marion Gassin, danseuse et seule interprète au plateau…</b>       <br />
              <br />
       Je n'aurais jamais fait ce spectacle sans elle. Quand j'en ai parlé à Baptiste, je lui ai dit : cette création, c'est Marion en ballerine avec le double d'elle-même. Je voulais quelqu'un qui soit à la fois danseuse, comédienne, qui est un rapport avec la marionnette ou à l'objet scénique, et qui ne soit pas qu'autocentrée. Marion a tout ça et c'est ce qui contribue à toucher les gens. Cela a rendu le travail passionnant et l'est encore, car c'est toujours en train de se travailler, de respirer par l'articulation des moments chorégraphiés et la naissance d'une émotion, soit du mouvement, soit du paysage intérieur et le rapport à la marionnette. Voilà, elle est exceptionnelle !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"InKarnè"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/74063093-51509619.jpg?v=1689429312" alt="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" title="•Off 2023• "InKarnè" Une marionnette en miroir d'une danseuse pour une métamorphose colorée et virevoltante !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Cie Deraïdenz.       <br />
       Mise en scène : Léa Guillec.       <br />
       Interprète(s) : Marion Gassin.       <br />
       Compositeur et constructeur marionnette : Baptiste Zsilina.       <br />
       Création décor et costume : Salvatorè Pascapè, Barbara Fougnon, Sarah Rieu.       <br />
       Création lumière : Loris Lallouette.       <br />
       Régie Plateau : Coline Agard.       <br />
       Photographe : Serge Gutwirth.       <br />
       Mixage musique : Arthur Bohl.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 55 minutes.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2023•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 27 Juillet 2023.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 15. Relâche le lundi.       <br />
       Théâtre Golovine, 1 bis, rue Sainte-Catherine, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 86 01 27.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-golovine.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-golovine.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2023-InKarne-Une-marionnette-en-miroir-d-une-danseuse-pour-une-metamorphose-coloree-et-virevoltante-_a3675.html" />
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