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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-05T09:26:50+01:00</updated>
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   <title>"Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !</title>
   <updated>2025-11-08T09:35:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes-L-Art-encore-et-toujours-pour-sauver-ce-que-la-politique-veut-detruire-_a4393.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/92187322-64704973.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-10-30T09:16:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De retour en France où les comédiens étaient venus en 2023, entre autres, à l'Institut du Monde Arabe, le Théâtre National Palestinien El-Hakawati de Jérusalem-Est rejoue "Une assemblée de femmes", adaptée de la pièce d'Aristophane, suivie du film "A Palestinian Women Assembly" de Roxane Borgna. La pièce et le documentaire résonnent, chacun à leur façon, avec le destin de Palestiniennes qui revendiquent et affirment leurs droits dans une société patriarcale très marquée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704973.jpg?v=1761812393" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      &quot;Une assemblée de femmes&quot;, adaptée de la comédie antique &quot;L'assemblée des femmes&quot; (-392 av. J.-C.) d'Aristophane, vient d'une idée de Roxane Borgna. Elle est en écho avec le film &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; de Roxane Borgna et Laurent Rojol, qui est ensuite projeté après la représentation. Ce diptyque théâtre-documentaire donne la parole à des Palestiniennes qui revendiquent leurs droits dans une société patriarcale très marquée.       <br />
              <br />
       Il fait nuit noire. Quatre personnages féminins, avec chacun leur lampe, sont sur scène, habillés en hommes. Affublés de fausses barbes, ils sont prêts à investir l'assemblée. C'est une double dénonciation de la mainmise des hommes sur la société et de la corruption qui y sévit.       <br />
              <br />
       Adaptée par Jean-Claude Fall et mise en scène par Roxane Borgna en collaboration avec Jean-Claude Fall, la pièce, jouée par le Théâtre National Palestinien El-Hakawati, la pièce articule aussi des propos de Palestiniennes tirés des extraits de &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; qui sont projetés sur trois voiles blancs suspendus sur scène. Elles s'expriment sur les rapports entre les deux sexes en Palestine. Elles sont de tout âge et de toute génération et interviennent, par intermittence, comme des moments réels, alimentant la fable tirée d'Aristophane qui déroule la révolte, originellement, d'athéniennes voulant conquérir l'assemblée pour combattre l'iniquité et la corruption des hommes. Autre lieu, autre époque et autre écriture, mais même maux, toujours présents à des milliers d'années de différence. C'est le couple entre réalité et fable qui fait l'originalité de cette création, car le propos tire aussi sa force du terrain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704974.jpg?v=1761812430" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un lien existe entre film et théâtre qui donne au jeu une double focale, autant géographique que temporelle, et cette temporalité devient intemporelle. Ces personnes interviewées viennent de Naplouse, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron. Elles deviennent l'essence moderne des personnages de l'auteur grec.  Ce qui interpelle aussi est cet arrêt sur image pendant plusieurs scènes sur le visage d'une jeune dame interviewée et dont le regard semble être interrogatif sur les évolutions politiques à effectuer en Palestine. Ce visage et ce regard accompagnent différentes scènes.       <br />
              <br />
       La dramaturgie présente une scénographie presque nue avec un escabeau, un porte-voix, trois voiles blancs suspendus à un fil, quelques fausses barbes, des robes et des costumes. Tout est dans le jeu des comédiens. Vif, truculent, le texte est porté avec force et gourmandise.       <br />
              <br />
       Après la représentation, &quot;A Palestinian Women Assembly&quot; est projeté. Il est basé sur des interviews faites par Roxane Borja et Laurent Rojol en 2021 et 2022. Elles ont été menées à Jérusalem Est avec les femmes du Women-center à Silwan avec Mariam, Mariam, Alla', Sabine, Salam. Dans la vieille ville de Jérusalem avec Rula et les habitantes de Burj Alluqluq. À Jéricho avec Maysoun, Myassar et les femmes du Charitable Society. À Hébron avec Lana, la famille Shabaneh et toute l'équipe de l'association ADWAR qui travaille à des changements sociaux. À Bethléem avec les dames du groupe Mariam Mashrou, Jessica et Shaden.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704976.jpg?v=1761812457" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Et toute l'équipe de l'Alliance française avec Rawan et les réfugiées du camp Aida et Abdelfattah Abusrour du centre culturel ALROWWAD. À Naplouse avec Maram, Oraib, Aya, Ohoud, Mona, Amira, Hanan, Suha, Alla', l'école de danse Askadar, Suha et Cœur de l'association d'art. À Ramallah, avec le théâtre Ashtar et la radio Nisaa. Il y a aussi Al Majaz, un village bédouin de &quot;Masafer YaRa&quot; situé dans le désert au sud d'Hébron. avec Air, Aman, Montaha, Mouna, Saeda, Inam, Rami, Air, Sahar.       <br />
              <br />
       Ce documentaire est un vent d'espoir qui montre une vision du monde portée par des ambitions politiques d'égalité et de redéfinition de la société palestinienne. La parole des protagonistes est rare, car confisquée par une mainmise patriarcale et surtout par une tragique situation géopolitique depuis des décennies où lutter contre l'occupation israélienne et souffrir des tragédies humaines restent une souffrance continue.       <br />
              <br />
       Des figures courageuses sont présentes telles que la rayonnante présidente de l'association ADWAR, Sahar Youssef Alkawasmeh. Son combat est de faire exister les Palestiniennes pour ce qu'elles sont, afin qu'elles se fassent entendre socialement. Elle a réussi à créer des groupes d'hommes pour les soutenir. Ou l'artiste dramaturge Ashtar Muallem qui revendique courageusement, dans une de ses créations, malgré les problèmes rencontrés, sa féminité. Et déclare face caméra qu'elle veut être présidente de la Palestine !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704991.jpg?v=1761812478" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Nous avions assisté à &quot;Une assemblée de femmes&quot; le 23 septembre 2023 à l'Institut du Monde Arabe, deux semaines avant l'embrassement et les massacres qui ont eu lieu à partir du 7 octobre qui ont généré, du côté israélien, la mort de 1 207 personnes dont 828 civils par le Hamas. S'est ensuivie la famine et la destruction de Gaza par l'armée israélienne avec la mort de 67 869 Gazaouis à la date du 21 octobre 2025, selon le ministère de la Santé du Hamas, chiffre jugé fiable par l'ONU*. Même si à la date de rédaction de cet article, il y a un très fragile cessez-le-feu à Gaza, il y a toujours, au même moment, une violence extrême et une expropriation des terres par des colons israéliens en Cisjordanie.       <br />
              <br />
       Ce 23 septembre 2023 donc, à la fin de la pièce, la troupe avait proposé au public d'exprimer ce qu'il souhaiterait comme société, chacun pouvant donner son avis. S'était engagée ensuite une discussion entre la troupe et les spectateurs. Puis la troupe du Théâtre National Palestinien El-Hakawati invitait le public dans un élan de fête et de partage à boire une succulente soupe de légumes.        <br />
              <br />
       Sauf que pour les représentations d'octobre 2025, il n'y a pas eu de fête, les comédiennes et comédiens n'ayant pas le cœur à ça comme ils l'ont exprimé.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wikipédia.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Une assemblée de femmes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92187322-64704992.jpg?v=1761812503" alt=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" title=""Une assemblée de femmes" L'Art, encore et toujours, pour sauver ce que la politique veut détruire !" />
     </div>
     <div>
      Un diptyque théâtre et film documentaire.       <br />
       D'après Aristophane.       <br />
       Par le Théâtre National Palestinien.       <br />
       Traduction de la pièce d'Aristophane en arabe palestinien : Ranya Filfil.       <br />
       Équipe de création : Roxane Borgna, Jean-Claude Fall et Laurent Rojol.       <br />
       Avec : Ameena Adilehn, Iman Aoun (comédienne et directrice du Théâtre Ashtar), Mays Assi, Firas Farrah, Nidal Jubeh, Amer Khalil (comédien et directeur du Théâtre National Palestinien - Al Hakawati), Shaden Saleemn et Yasmin Shalaldeh.       <br />
       Durée : 1 h       <br />
       <b>&quot;A palestinian women assembly&quot;</b>       <br />
       Film documentaire.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Création franco-palestinienne par le المسرح الوطني الفلسطيني/ الحكواتي The Palestinian National Theatre, coproduite par le TNP, La Manufacture Cie Jean-Claude FALL, l'Institut français de Jérusalem - Chateaubriand, avec le soutien du Consulat Général de France à Jérusalem.       <br />
              <br />
       Le spectacle a eu lieu les 11, 12 et 18, 19 octobre 2025 au Théâtre du Soleil à Paris.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-du-soleil.fr/fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-soleil.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>"Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !</title>
   <updated>2023-10-05T11:58:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes--Me-and-my-soul-Unir-avec-succes-art-theatral-et-politique-_a3738.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/75644338-53117132.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-10-05T09:57:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans le cadre des expositions et œuvres artistiques qui ont lieu jusqu'au 19 novembre de "Ce que la Palestine apporte au monde", l'institut du monde arabe dévoile, autour d'un cycle de trois expositions d'art contemporain, la créativité des artistes palestiniens dans les territoires et en exil. Visites muséales plurielles, ateliers jeune public, films, exposition des archives palestiniennes de Jean Genet, photographies et théâtre, c'est tout un univers culturel et artistique riche de son passé, de son présent et de ses promesses d'avenir qui est mis en exergue. Focus est fait sur deux pièces de théâtre dans notre chronique.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117132.jpg?v=1696494141" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Lumière sur une femme habillée en noir. Elle se déplace, fait quelques pas de façon plus ou moins assurée. Puis un objet volant, dessiné sur un fond blanc, apparaît. Il traverse le ciel lui-même représenté par celui-ci.        <br />
              <br />
       Est-ce un oiseau à l'allure vive ou un avion ? Rapidement, d'autres objets volants arrivent dans différentes directions avec des bruits de moteurs qui font deviner qu'il s'agit d'avions aux objectifs guerriers qu'essaie d'éviter le personnage, incarné par Raida Adon. Elle est percutée par l'un d'eux et finit allongée au sol, embrassée par la mort. De ce corps physique qui ne bouge pas, une représentation graphique s'en dégage pour monter au ciel, telle la personnalité éthérée de cet être ou la représentation de son âme comme deux parties séparées qui cohabitent. De ce découplage, dans son monologue en arabe, Raida Adon en parle comme le titre évocateur </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Me and my soul"</strong></span> de sa performance en fait allusion.       <br />
              <br />
       Il y a une quiétude dans cette montée, comme si la mort était tranquillité et méditation, la détachant ainsi d'une vie balayée par la guerre. Dans cette cohabitation entre dessin et corporéité, réalisme et imaginaire, réel et rêve, ce sont les deux faces d'une existence qui repose sur un quotidien dur, violent et le désir, voire la fuite, vers un Ailleurs au-delà de la terre, même si rejoindre le ciel est, lui aussi, envahi d'objets intrusifs et meurtriers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117146.jpg?v=1696494263" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Le fond blanc se nourrit d'autres formes et de différentes peintures. Il y a cet ensemble de femmes qui se dessinent une à une progressivement, formant des vagues avec leurs cheveux comme des écumes de la mer. Plus loin, c'est un tableau sombre, aux couleurs mates et aux contours clairs, qui apparaît, une sorte de Guernica avec ses cadavres disséminés ici ou là.       <br />
              <br />
       Et puis Raida Adon est face à nous, debout, faisant des mouvements ondulés de sa main droite, comme pour faire sentir cette espace autour d'elle d'un corps habillé de deuil et de mort, boudé par l'espoir, derrière un fond blanc comme un appel à une quiétude qui existe si peu, car balayé par la souffrance et le massacre.       <br />
               <br />
       Tout est poésie chez Raida Adon. Son corps se détache et s'immisce dans le décor, entre la beauté d'un rêve et la cruauté d'un monde.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117276.jpg?v=1696494833" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Le deuxième spectacle, </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une assemblée de femmes"</strong></span> (392 av. J.-C.) d'Aristophane (vers 445 av. J.-C. et mort entre 385 et 375 av. J.-C.), est joué par le Théâtre National de Palestine situé à Jérusalem Est.       <br />
              <br />
       Il fait nuit noire et quatre personnages féminins, avec chacun leur lampe, sont sur scène habillés en hommes avec de fausses barbes prêtes à investir l'assemblée athénienne. C'est une double dénonciation de la mainmise d'une société patriarcale sur les femmes et de la corruption qui y sévit. Comment ne pas se rappeler la réalité du peuple palestinien qui subit, en plus de la colonisation israélienne avec sa violence et sa cruauté depuis des décennies, d'une corruption politique de certains de leurs gouvernants ?       <br />
              <br />
       La pièce est aussi basée sur des propos de Palestiniennes dont les vidéos apparaissent sur trois voiles blancs suspendus à trois fils comme des draps qui sèchent. Ce travail d'interviews, au travers de pratiques et de regards artistiques croisés, a été effectué par Roxane Borgna, Laurent Rojol et Jean-Claude Fall. Elles donnent leurs avis sur les rapports hommes-femmes en Palestine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117281.jpg?v=1696494887" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Elles sont de tous âges et de toutes générations et interviennent par intermittence dans la pièce, comme des moments réels alimentant la fable d'Aristophane qui déroule la révolte des athéniennes voulant prendre l'assemblée pour combattre l'iniquité et la corruption des hommes. Autre lieu, autre époque, mais même maux toujours présents même à des milliers d'années de différence. C'est le couple, de bout en bout de la pièce, entre réalité et fable qui fait l'originalité de la pièce, car le propos théâtral tire directement sa force du terrain.       <br />
              <br />
       Il y a aussi ce mariage entre film et théâtre qui donne au jeu une double focale, autant géographique que temporelle, même si cette temporalité devient intemporelle. Ces Palestiniennes interviewées sont dans un autre espace-temps, à savoir Naplouse, Jérusalem, Bethléem, Jéricho, Ramallah et Hébron, dont la proximité avec ce qui se passe sur scène est mise en exergue par les ressorts dramaturgiques de la pièce d'Aristophane. Elles deviennent comme l'essence des personnages de l'auteur grec.       <br />
              <br />
       Ce qui interpelle aussi est cet arrêt sur image pendant plusieurs scènes sur le visage d'une jeune dame interviewée et dont le regard semble être interrogatif sur les évolutions politiques à effectuer. Ce visage et ce regard ne restent pas fixes et accompagnent les différentes scènes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117985.jpg?v=1696498442" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      La dramaturgie présente une scénographie presque dénudée avec un escabeau, un porte-voix, trois voiles blancs suspendus à un fil, quelques fausses barbes, des robes et des costumes. Tout est dans le jeu des comédiens. Vif, truculent, le texte est porté avec gourmandise et talent. C'est une double plongée dans notre société patriarcale qui s'étend aux quatre coins du monde à des degrés différents.       <br />
              <br />
       À la fin du spectacle, la troupe propose au public d'exprimer ce qu'il souhaiterait comme société, chacun pouvant donner son avis. Puis le public est invité à boire une succulente soupe de légumes en écho à la lutte dans &quot;Une assemblée de femmes&quot; pour un monde de partage.       <br />
              <br />
       Le rôle de la comédienne Mays Assi AbuGrbieah a dû être assuré par d'autres comédiens de la troupe, car elle avait un passeport palestinien et Israël ne lui a pas donné l'autorisation de quitter Jérusalem pour cette représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117987.jpg?v=1696498518" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      <b>Les deux pièces ont été jouées le 23 septembre 2023 à l'Institut du Monde Arabe (IMA).</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Me and my soul"</strong></span>       <br />
       Performance et peintures vidéo : Raida Adon       <br />
       Chorégraphie : Renana Raz       <br />
       Design vidéo et projection live : Yaara Niral       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Une assemblée de femmes"</strong></span>       <br />
       Traduction de la pièce d'Aristophane en arabe palestinien : Ranya Filfil.       <br />
       Adaptation, mise en scène : Jean-Claude Fall.       <br />
       Dramaturgie, interviews, scénographie : Roxane Borgna.       <br />
       Réalisation vidéo, scénographie : Laurent Rojol.       <br />
       Interprète : Dana Zughayyar.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/75644338-53117990.jpg?v=1696498586" alt=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" title=""Une assemblée de femmes", "Me and my soul"… Unir avec succès art théâtral et politique !" />
     </div>
     <div>
      Avec : Fatima Abu Alul, Ameena Adilehn, Iman Aoun (comédienne et directrice du Théâtre Ashtar), Mays Assi, Firas Farrah, Nidal Jubeh, Amer Khalil (comédien et directeur du Théâtre National Palestinien - Al Hakawati), Shaden Saleemn.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       Création franco-palestinienne par El Hakawati The Palestinian National Theatre.       <br />
       Coproduction : TNP, La Manufacture Cie Jean- Claude FALL, Institut Français de Jérusalem - Chateaubriand, avec le soutien du Consulat Général de France à Jérusalem.       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Une assemblée de femmes&quot;</b>       <br />
       12 juin 2024 : Printemps Bécon comédien, Périgueux (24).       <br />
       Du 14 au 16 juin 2024 : Montpellier (34).       <br />
              <br />
       <b>Expositions &quot;Ce que apporte la Palestine&quot;</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 31 mai au 19 novembre 2023.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, samedi, dimanche et jours fériés de 10 à 19 h.       <br />
       Institut du monde arabe, Paris 5e, 01 40 51 38 38.       <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr" target="_blank">&gt;&gt; imarabe.org</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.imarabe.org/fr/expositions/ce-que-la-palestine-apporte-au-monde" target="_blank">&gt;&gt; Programme des expositions</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Une-assemblee-de-femmes--Me-and-my-soul-Unir-avec-succes-art-theatral-et-politique-_a3738.html" />
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   <title>"Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion</title>
   <updated>2020-01-14T08:33:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ploutos-L-Argent-Dieu-Un-theatre-civique-et-populaire-servant-le-rire-et-la-reflexion_a2633.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41713908-34972709.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-14T07:58:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'est un constant et douloureux constat effectué par les braves gens honnêtes de tous les siècles depuis des siècles : les richesses en ce monde sont inégalement et injustement réparties. Ainsi, l'auteur de l'antiquité grecque Aristophane montrait déjà, dans "Ploutos" (que met en scène Philippe Lanton), comment un humble maître et son unique esclave sont plus enclins à offrir de tristes offrandes à la déesse pauvreté plutôt que de gras et ostentatoires sacrifices aux dieux tout-puissants et comment ils réussissent à réaliser le rêve d'une meilleure répartition des richesses : sur des bases équitables et justes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972709.jpg?v=1578931468" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Dans &quot;Ploutos&quot;, les riches jouisseurs corrompus deviennent pauvres, les pauvres dans la sobriété et le sens de l'échange deviennent riches. Le monde ayant peu changé, la fable d'Aristophane n'a rien perdu de son acuité… ni sa fraîcheur. Car l'œuvre, qui fusionne la satire et la farce en direction de la comédie (forme renouvelée de l'âge d'or), est une utopie pleine de fantaisies à désirer partager.       <br />
              <br />
       C'est que l'auteur, pointant ironiquement quelques conséquences sur le sens de la valeur affective et de l'érosion du temps, ne manque pas de pertinence ni de sens critique.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Philippe Lanton s'appuie sur un jeu précis et fluide qui sait vagabonder dans les différents registres de la comédie, maitriser ses effets, tempérer ses allusions, faire impression sans faire tableau. Le spectacle, vif et joyeux, est ainsi peuplé de réminiscences théâtrales qui enrichissent Aristophane de toute l'histoire qui lui a succédé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972813.jpg?v=1578931785" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      C'est, pour le spectateur, un plaisir simple et complet que de déceler les renversements de pouvoir dans les rapports maître-esclaves, la complicité des comédiens dans les interpellations au public, leur autoparodie de leurs interrogations sur le sens du spectacle qu'ils offrent. C'est qu'ils atteignent ce point neutre qui est celui de la compréhension du mythe et du présent. Inhérent à l'art théâtral.       <br />
              <br />
       Croisant les ombres de Beckett, de Ionesco, de Shakespeare ou Molière, ils rejoignent celles du slameur ou du crooner. Autant de clins d'oeil jamais appuyés mais toujours expressifs. Ce travail de l'entre-deux entre-noue le plaisir des comédiens et celui du spectateur.        <br />
              <br />
       Ce dernier, sensibilisé à cette raison mathématique et logique qui a conquis le monde depuis Platon par la financiarisation, l'algorithmisation et la multiplication des cavernes digitales, rend gré au metteur en scène de ne pas faire ostentation de technologies contemporaines.       <br />
              <br />
       L'argent a beaucoup coulé depuis Athènes et les guerres du Péloponnèse, à l'évidence l'esprit du texte d'Aristophane perdure par cette forme de théâtre simple qui sert le rire et la réflexion.       <br />
              <br />
       Au sens strict cette mise en scène &quot;performe&quot; un théâtre civique et populaire. Les applaudissements fusent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ploutos, L'Argent Dieu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41713908-34972814.jpg?v=1578931923" alt=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" title=""Ploutos, L'Argent Dieu" Un théâtre civique et populaire servant le rire et la réflexion" />
     </div>
     <div>
      Texte original : Aristophane.       <br />
       Adaptation : Olivier Cruveiller.       <br />
       Mise en scène : Philippe Lanton.       <br />
       Collaboration artistique à la mise en scène : Olivier Cruveiller.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Virginie Incagnoli.       <br />
       Avec : Natalie Akoun, Evelyne Pelletier, Yves Buchin, Olivier Cruveiller, Mathias Jung, Christian Pageault, Nicolas Struve.       <br />
       Scénographie : Valérie Perrottet, Thomas Chevallier, Philippe Lanton.       <br />
       Travail chorégraphique : Olivier Renouf.       <br />
       Costumes : Sabine Siégwalt.       <br />
       Conception sonore : Thomas Carpentier.       <br />
       Création lumière : Christelle Toussine, Philippe Lanton.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Cie Le Cartel.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 au 26 janvier 2020.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ploutos-L-Argent-Dieu-Un-theatre-civique-et-populaire-servant-le-rire-et-la-reflexion_a2633.html" />
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