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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-09-12T00:47:54+02:00</updated>
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   <title>•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour</title>
   <updated>2022-07-09T16:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Le-Moine-Noir-Autant-en-emporte-le-Mistral-Serebrennikov-fait-Honneur-a-la-Cour_a3334.html</id>
   <category term="Avignon 2022" />
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   <published>2022-07-09T15:32:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Une ouverture appelée à faire figure d'événement. L'un de ceux qui ont vocation à rester inscrits en lettres de feu dans l'épaisseur des murs mythiques de la Cité des Papes. D'abord la personnalité hors normes de son initiateur, Kirill Serebrennikov, dissident russe qui, après avoir subi les privations de liberté de l'ère poutinienne (caractérisée par une psychose impériale), vit exilé à Berlin. Puis la force de la nouvelle fantastique d'Anton Tchekhov, entièrement revisitée et restructurée par l'imaginaire flamboyant du metteur en scène et auteur libertaire. Enfin, cet invité de dernière heure, le Mistral, dont le souffle impérieux a imposé sa fantaisie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46954920.jpg?v=1657375354" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      Sur l'immense plateau, trois cabanes aux murs tendus de plastique transparent abriteront les Estivants (et leur fringale de musique et de danse) et les autres personnages de cette épopée fantastique. Il y a là le vieux jardinier Péssôtski, ami chez lequel l'écrivain - à bout de souffle - vient trouver refuge, sa fille Tania qu'il aura le grand malheur (malheur amplement partagé) d'épouser… et ces fabuleux moines sortis de l'imaginaire halluciné de cet intellectuel en panne d'inspiration. Sans oublier le violent Mistral qui aura les honneurs d'une annonce liminaire à l'adresse du public : &quot;… changement de scénographie, en raison de la météo&quot;.       <br />
              <br />
       Sous &quot;l'œil de la nuit&quot;, ainsi Eschyle désignait-il la lune, et de son frère, le radieux Hélios empourprant de ses feux incandescents (fumerolles et projecteurs rouges) les horizons d'attente des personnages alignés en bord de plateau pour scruter le point de fuite, le cycle des jours et des nuits va précipiter les personnages vers leur destin tragique. Si l'on ajoute à cette cosmogonie lumineuse, l'omniprésence d'Éole, maître &quot;régisseur&quot; des vents, on a là tous les ingrédients d'une tragédie à valeur universelle… sans omettre d'y ajouter les perturbations assurées par le travail &quot;invisible&quot; de la folie en milieu humain.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46954921.jpg?v=1657375395" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      Structurée en quatre séquences adoptant pour chacune la focale particulière d'un personnage (le vieux jardinier, Péssôtski ; sa fille, Tania ; le génie, Kovrine ; le Moine Noir), l'action va se dérouler en boucles récursives. Chacune donnant à entendre une version du même altéré par les problématiques inhérentes à chacun, créant finalement un effet kaléidoscopique renversant les données brutes. &quot;À chacun sa vérité&quot; aurait dit Pirandello…       <br />
              <br />
       Ainsi le vieux jardinier, un brin raciste (<span style="font-style:italic">&quot;L'ennemi ce n'est pas le gel, c'est l'étranger&quot;</span>), qui rejette ces foutus estivants l'assommant de leurs musiques et danses. Obsédé à en devenir aveugle par la survie de son jardin, il n'aura de cesse de tout assujettir - sa vie, mais aussi celle de sa fille qu'il a mariée, par intérêt personnel, à l'écrivain - à la sauvegarde de ses plantes et arbustes poussant &quot;en meute&quot;, d'où la résistance grégaire (moutonnière) qu'il leur envie, un modèle de vie selon lui. Névrose obsessionnelle avérée, fermeture à l'autre, signes d'une folie ordinaire partagée au point que l'on pourrait la qualifier stricto sensu de… &quot;normale&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46954960.jpg?v=1657375435" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      Ainsi Tania (et sa réplique, la vieille Tania, disséquant aux temps passés ses relations amoureuses tumultueuses), coincée dans une vie qui n'est pas la sienne. Insatisfaite aussi bien de la campagne, où son existence se situait à hauteur de vue des plantes cultivées, que de la ville où elle se retrouvera privée des levers et couchers de soleil. Objet du désir botanique du père et des désirs sexuels de l'intellectuel, elle se vit comme une outre vide emplie du ressentiment amer d'avoir été colonisée par les oukases des deux hommes. Lorsqu'en écho du serviteur Firs (cf. &quot;La Cerisaie&quot;), le vieux jardinier s'exclamera <span style="font-style:italic">&quot;La vie, elle a passé, on a comme pas vécu...&quot;</span>, sa fille aurait pu s'appliquer la même antienne… à part qu'elle, sa lucidité rageuse la projettera à terre de désespoir. Frustration existentielle, hystérie provoquée par un milieu reniant son statut de sujet autonome, elle verse dans une souffrance partagée encore par beaucoup de ses semblables, une souffrance donc… &quot;normale&quot;.       <br />
              <br />
       Et puis, la figure tutélaire de ce maelström humain, le génie Kovrine. Son état deviendra de plus en plus étrange, du moins aux yeux des étranges étrangers que sont ses proches. Pourtant, il ne semble jamais aussi heureux que dans ses hallucinations étayées par une ancienne légende (celle des Moines Noirs), le retour au réel le décevant si profondément qu'il le conduit à vouloir s'en échapper en courant &quot;en tous sens&quot;. Mais disparaître n'est pas aisé, point de sortie de secours à son enfermement en lui-même. Maîtrisé par les gens &quot;normaux&quot;, enserré dans un pull aux manches démesurément longues nouées sur sa poitrine (tableau fascinant de lui en camisole, coincé dans son fauteuil), il aura droit au jet d'eau froide de l'HP (lui, nu, arrosé par l'infirmier ; son visage distordu projeté en dimensions XXL).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46955029.jpg?v=1657375848" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
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     <div>
      Suivront les perfusions, les siestes, les bains tièdes, les sages recommandations assénées qui lui feront vomir des insanités au visage de celui et de celle qui prétendent le soigner… en éteignant la flamme qui l'anime. Qu'auraient été en effet les génies de la littérature s'ils avaient été &quot;soignés&quot; ? Les traitements &quot;auront raison&quot; - pour un temps seulement - de ses visions hallucinées… Jusqu'à l'apparition d'une grande colonne de fumée surgissant des cintres, accompagnée réellement d'une bourrasque de Mistral venant renforcer l'illusion théâtrale d'une colonie de moines noirs débarqués du ciel. De gigantesques cercles concentriques mouvants projetés sur les murailles et une musique idoine nous transportant, telles des soucoupes, au cœur des visions &quot;a-normales&quot; de Kovrine.       <br />
              <br />
       Les superbes tableaux chorégraphiés des moines glissant, virevoltant comme des derviches tourneurs, occupant désormais tout l'espace (tant du plateau que de son cerveau), participeront de la beauté noire d'une scénographie lumineuse. Les questions de la liberté et de la normalité, posées en actes par leur présence, nous atteindront de plein fouet pour &quot;réfléchir&quot; nos assujettissements à la norme, au &quot;normal&quot;, aux visions communes partagées en commun. En effet, comment n'être pas ébranlé par la remarque de celui que l'on désigne comme fou : <span style="font-style:italic">&quot; Je sers la vérité… Mais qui a besoin de vérité ? Les gens n'ont besoin que de confort, même la liberté, ils s'en moquent, elle qui pour moi est la valeur suprême&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46955033.jpg?v=1657375883" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      Alliant les vidéos prises sur le vif, projetant en (très) gros plan le visage des personnages (dont celui torturé ou hébété du protagoniste) sur les murailles monumentales, les musiques envoûtantes et les chants somptueux à résonance mystique, les chorégraphies ensorceleuses du ballet des moines, le jeu fabuleux des lumières sculptant l'espace-temps, &quot;Le Moine Noir&quot; agit comme un réservoir de sensations à haute valeur suggestive. Kirill Serebrennikov confiait que, lorsqu'il avait enfant découvert cette nouvelle de Tchekhov, un intense trouble l'avait submergé. Par effet de correspondance, on pourrait lui emprunter ses mots pour dire l'effet produit sur nous par sa fascinante création, <span style="font-style:italic">&quot;ouvroir de liberté potentielle&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>Vu le jeudi 7 juillet 2022 dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes pour l'ouverture de la 76e édition du Festival d'Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Moine noir, The Чёрный Mönch"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46955091.jpg?v=1657376390" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      <b>Kirill Serebrennikov.       <br />
       Hambourg - Moscou - Avignon/création 2022.</b>       <br />
       Spectacle en allemand, anglais et russe, surtitré en français et en anglais.       <br />
       D'après Anton Tchekhov.       <br />
       Texte : Kirill Serebrennikov.       <br />
       Mise en scène : Kirill Serebrennikov.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Anna Shalashova.       <br />
       Collaboration à la mise en scène et chorégraphie : Ivan Estegneev, Evgeny Kulagin.       <br />
       Avec : Filipp Avdeev, Odin Biron, Bernd Grawert, Mirco Kreibich, Viktoria Miroschnichenko, Gabriela Maria Schmeide, Gurgen Tsaturyan.       <br />
       Et les chanteurs : Genadijus Bergorulko (baryton), Pavel Gogadze (ténor), Friedo Henken (baryton), Sergey Pisarev (ténor), Azamat Tsaliti (baryton), Alexander Tremmel (ténor), Vitalijs Stankevich (baryton).       <br />
       Et les danseurs : Tillmann Becker, Arseniy Gordeev, Andrey Ostapenko, Laran, Ilia Manylov, Andreï Petrushenkov, Ivan Sachkov, Daniel Vliek.       <br />
       Scénographie : Kirill Serebrennikov assisté d'Olga Pavliuk.       <br />
       Musique : Jēkabs Nīmanis.       <br />
       Direction musicale : Uschi Krosch.       <br />
       Arrangements musicaux : Andrei Poliakov.       <br />
       Dramaturgie : Joachim Lux.       <br />
       Lumière : Sergey Kuchar.       <br />
       Vidéo : Alan Mandelshtam.       <br />
       Costumes : Tatiana Dolmatovskaya.       <br />
              <br />
       &quot;Le Moine noir&quot;, d'après Tchekhov, de Kirill Serebrennikov, traduit par Daniel Loayza et Macha Zonina, suivi de la nouvelle originale traduite par Gabriel Arout, sont publiés aux éditions Actes Sud-Papiers.       <br />
              <br />
       <b>Spectacle diffusé en direct sur ARTE le 9 juillet vers 22 h 40 puis disponible en replay jusqu'au 8 juillet 2023 sur arte.tv.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/65942333-46955092.jpg?v=1657376423" alt="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" title="•In 2022• "Le Moine Noir" Autant en emporte le Mistral… Serebrennikov fait Honneur à la Cour" />
     </div>
     <div>
      <b>•Avignon In 2022•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 15 juillet 2022.</span>       <br />
       À 22 h, relâche le 11 juillet.       <br />
       Cour d'Honneur du Palais des Papes, Avignon (84).       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14.       <br />
              <br />
              <br />
       <b>Du 16 au 19 mars 2023 : Théâtre de la Ville, Paris.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2022-Le-Moine-Noir-Autant-en-emporte-le-Mistral-Serebrennikov-fait-Honneur-a-la-Cour_a3334.html" />
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   <title>"Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table</title>
   <updated>2019-09-30T09:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Vania-une-meme-nuit-nous-attend-tous-La-nevrose-familiale-s-invite-superbement-a-la-table_a2555.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/37742890-33221137.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-09-30T06:41:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Les huit acteurs de By Collectif, dirigés par Julien Sabatié Ancora, proposent une immersion sensible - "en temps réel", celui du temps de la représentation - dans l'univers d'Anton Tchekhov, cet univers-monde avec lequel nous entretenons des correspondances secrètes. En effet, au travers d'un dispositif scénique tri frontal créant une proximité "contagieuse", ce qui déchire les protagonistes, réunis le temps d'un été autour de cette table massive du domaine d'Oncle Vania et de sa nièce Sonia, a quelque chose à voir avec nos propres parcours de vie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221137.jpg?v=1569783233" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      Témoins des débats dévastateurs entre ces hommes et femmes &quot;liées&quot; par cette propriété où les frustrations rentrées sont à mesurer à l'aune des désirs inassouvis, nous prenons en pleine face ce qui en les agitant les fait tenir debout, y compris au bord du précipice. Que l'on ne s'y trompe pas : le monde de Tchekhov n'est pas désespérant : le désir à fleur de peau qui anime chacun des personnages est la preuve irréfutable de leur insatiable vitalité.       <br />
              <br />
       Avant que la (s)cène ne s'anime des éclats d'une névrose familiale bien huilée, on entend en voix off des confidences de personnes se souvenant de menus faits de leur enfance. L'odeur caractéristique des placards où le moisi a pris ses quartiers, l'arôme goûteux du chocolat, le bruit des pas menus de la grand-mère ou encore les gais sifflements du grand-père, autant de sensations prises dans les rets d'un passé qui n'arrête pas de passer en nous pour nous relier à notre présent confondu à celui des personnages-acteurs attablés dans un face-à-face troublant. Le décor est planté, l'osmose opère…       <br />
              <br />
       Lors de ce repas partagé, qu'est-ce qui va faire parler ces représentants d'une humanité déchirée par des aspirations venues se briser sur le mur du réel ? Ce qui les touche viscéralement et fonde leur rapport au monde, c'est l'amour qu'ils n'ont pas, ce manque essentiel devient leur &quot;essence&quot;. Que ce soit le médecin alcoolique Astrov, si passionné soit-il d'écologie environnementale, si beau et perspicace, il vit comme une béance en lui le désir qu'il éprouve pour Elena, la jeune et émoustillante nouvelle épouse du vieux professeur Sérébriakhov, outre vide minée par les regrets de sa prétendue gloire passée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221146.jpg?v=1569783269" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      Mais Astrov n'est pas le seul à désirer éperdument Elena, &quot;ce personnage épisodique&quot; comme elle se définit elle-même. Oncle Vania, neurasthénique notoire, qui a passé son existence à rendre hors de dettes la propriété dont sa nièce Sonia a hérité de sa mère défunte, la poursuit en vain de ses assiduités pulsionnelles. Quant à la séductrice Elena, auteure des troubles en chaîne enflammant les mâles de la maisonnée, elle ne semble en rien comblée par l'union conclue avec le père de Sonia, amoureuse transie, elle, du médecin qui n'éprouve - hélas - aucune attirance sexuelle pour elle…       <br />
              <br />
       Expier la souffrance par un travail ininterrompu, telle sera la leçon que tirera Sonia à la fin de cet été où tous les rêves semblent s'être délités. Auparavant, Oncle Vania, à bout, aura failli commettre l'irréparable mais très vite, à l'instigation de la vieille nourrice Marina qui veille au grain comme les vestales du foyer chez les Romains, &quot;tout reprend comme avant&quot;, chacun reprenant sa place autour de la table de la loi familiale. Il faut vivre, supporter les épreuves. Agir.       <br />
              <br />
       Cette plongée en apnée dans ce psychodrame familial où les frustrations à vif, les enjeux de destruction (parallèle entre la déforestation déplorée par Astrov et la dévoration des individus par l'alcool - on boit beaucoup, comme une mise en bière programmée), les peurs liées aux inévitables pertes qui jalonnent l'existence (pertes du domaine, de l'amour, de soi), loin de nous désespérer, nous rassérènent…       <br />
              <br />
       En effet, délivrés de nos propres démons intérieurs par cette expérience vécue en direct, sourd en nous la fureur de vivre - vivez vite, le temps passe - quand bien même devrions-nous mourir. Plus qu'un spectacle, cette remarquable adaptation de la pièce d'Anton Tchekhov, incarnée par des comédiens et comédiennes des plus investis, est une bouffée d'oxygène dans un monde corseté par le bonheur manufacturé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vania, une même nuit nous attend tous"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/37742890-33221152.jpg?v=1569783306" alt=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" title=""Vania, une même nuit nous attend tous" La névrose familiale s'invite superbement à la table" />
     </div>
     <div>
      D'après &quot;Oncle Vania&quot; d'Anton Tchekhov.       <br />
       Adaptation (à partir du texte &quot;Oncle Vania&quot; traduit par Denis Roche) collective dirigée par Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Mise en scène : Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Avec : Lucile Barbier, Delphine Bentolila, Stéphane Brel, Nicolas Dandine, Magaly Godenaire, Lionel Latapie, Laurence Roy, Julien Sabatié Ancora.       <br />
       Lumière : Michaël Harel.       <br />
       Son : PolCast &amp; Friends.       <br />
       Scénographie : Nico D.       <br />
       Aide à la dramaturgie : Dr Anne Marie Merle Béral (psychiatre).       <br />
       Production &quot;by Collectif&quot;.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 27 octobre 2019.</span>       <br />
       Jeudi, vendredi et samedi à 21 h 15, dimanche à 17 h 30.       <br />
       Théâtre de Belleville, Paris 11e, 01 48 06 72 34.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredebelleville.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredebelleville.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Vania-une-meme-nuit-nous-attend-tous-La-nevrose-familiale-s-invite-superbement-a-la-table_a2555.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections</title>
   <updated>2018-11-12T08:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Tristesse-melancolie-Dans-sa-proposition-Benedetti-tente-de-soigner-ces-affections_a2280.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/27513257-27666583.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-11-12T06:00:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Ivanov" est la première pièce jouée de Tchekhov. Une œuvre de jeunesse qui subit différentes réécritures suite aux critiques que l'auteur reçut à la création. À l'Athénée, c'est la version originale qui est montée : celle que Tchekhov intitula "Comédie" ; et c'est en prenant ce parti pris que Christian Benedetti construit sa mise en scène.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666583.jpg?v=1541959177" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      La pièce raconte la dernière année de la vie d'Ivanov, banal fonctionnaire de province, vaguement à la ruine, mais aussi moyennement nanti, adoré par son épouse qui, juive, a tout sacrifié pour lui - famille, religion -, ayant une vie sociale acceptable et des revenus, certes insuffisants pour ne pas s'endetter, mais suffisant pour pouvoir se laisser aller à l'ennui.        <br />
              <br />
       Bref, un hobereau sans blason, un Oblomov de petite extraction, engoncé dans un système d'inaction totale par peur de changer quoi que ce soit à l'existence. Un antihéros qui laisse son épouse Sarah mourir de phtisie, et s'abandonne mollement aux désirs d'une autre jeune femme, Sacha, qu'il épouse un an après le décès de Sarah.       <br />
              <br />
       Christian Benedetti attrape la pièce de Tchekhov comme un metteur en scène ferait avec le texte d'un jeune auteur. Il la prend, l'invente, la jette sur le plateau, voit ce qu'elle donne, ce qu'elle transpire. Il donne aux personnages des corps, des voix d'acteurs, d'actrices, les fait rouler dans un décor et avance. Et crée au mot à mot, et crée de seconde à seconde. Et découvre. Et nous fait découvrir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666599.jpg?v=1541959340" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      Il y a comme un cocktail dont on ne connaît pas la formule, un air dont on n'arrive pas à nommer la saveur dans cet &quot;Ivanov&quot;, un accord et un désaccord qui se chevauchent. C'est l'inconnu qui donne toute sa mesure. Qui plaît. Qui dérange. Qui intrigue. Et quoi de plus juste que de réussir à traiter cette pièce comme celle d'un jeune auteur et pas d'un vieux barbon répertorié du théâtre du XXe siècle ? Anton Tchekhov a à peine 27 ans lorsqu'il écrit &quot;Ivanov&quot;.       <br />
              <br />
       D'un début qui semble sorti du pur conventionnel : décor gigantesque, le mur de la maison d'Ivanov, une vague musique de fond et une scène tragi-comique, mais le spectacle évolue vite vers une déconstruction de plus en plus grande. D'actes en actes, le décor se désagrège, se déstructure, exhibe ses ossatures, et l'on se retrouve sur une scène de théâtre, comme vue des coulisses, toutes conventions jetées aux oubliettes.       <br />
              <br />
       De la même manière, le jeu, les scènes, les personnages vont du vaudeville au drame sans jamais s'installer pour très longtemps dans un registre ou dans un autre. C'est tout un monde qui entoure le couple des Ivanov, une société un peu folle, une peinture presque grotesque des intérêts, des malveillances et des mentalités.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/27513257-27666615.jpg?v=1541959378" alt=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" title=""Ivanov"… Tristesse, mélancolie… Dans sa proposition, Benedetti tente de soigner ces affections" />
     </div>
     <div>
      Christian Benedetti ne monte pas Tchekhov pour exposer des messages collants à l'actualité. Il cherche la source du sens de ces pièces, ce qu'elles disent, ce qu'elles ont dit, ce qu'elles peuvent dire encore. Son objectif est surtout de porter l'expression de l'auteur sur scène. &quot;Qu'est-ce que le contemporain, c'est-à-dire, comment revenir à un présent où nous n'avons jamais été ?&quot;, se demande-t-il en créant sa mise en scène.       <br />
              <br />
       C'est ainsi que tout sentimentalisme est expurgé ici. Ce qui donne un côté assez froid au spectacle malgré une belle énergie de la troupe et une rigueur de jeu très assumée. Le résultat est que tous les personnages finissent par montrer, comme la scénographie, leurs mécanismes intimes, leurs peurs, leurs petitesses et qu'aucun n'en sort héroïque.       <br />
              <br />
       Il faut aussi parler du silence. Rarement comme dans cette mise en scène le silence sert de tempo dramatique, d'abîme, de drame et de terreur. Pas de sons enveloppants, de nappes, de musiques soulignant, suscitant l'émotion. Mais comme des coups de silence et de suspension qui donnent toute sa richesse à la parole, aux voix, au foisonnement de la vie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Ivanov"</b></div>
     <div>
      Texte : Anton Tchekhov (version 1887).       <br />
       Traduction : Brigitte Barilley, Christian Benedetti, Laurent Huon.       <br />
       Mise en scène : Christian Benedetti.       <br />
       Assistants à la mise en scène : Élodie Chamauret, Alex Mesnil.       <br />
       Avec : Vincent Ozanon, Laure Wolf, Philippe Lebas, Philippe Crubézy, Brigitte Barilley, Alix Riemer, Yuriy Zavalnyouk, Lise Quet, Nicolas Buchoux, Christian Benedetti, Antoine Amblard, Martine Vandeville, Alex Mesnil 			       <br />
       Musiciens : Élisa Huteau, Michel Rabaud.       <br />
       Scénographie : Christian Benedetti, Emma Depoid.       <br />
       Lumière : Dominique Fortin.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       Par le Théâtre Studio - Cie Christian Benedetti.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 novembre au 1er décembre 2018.</span>       <br />
       Mardi à 19 h, mercredi au samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Athénée - Louis Jouvet, Grande Salle, Paris 9e, 01 53 05 19 19.       <br />
       <a class="link" href="http://www.athenee-theatre.com/" target="_blank">&gt;&gt; athenee-theatre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ivanov-Tristesse-melancolie-Dans-sa-proposition-Benedetti-tente-de-soigner-ces-affections_a2280.html" />
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  <entry>
   <title>"La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie</title>
   <updated>2018-10-26T08:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cerisaie-Variations-Chantees--autant-de-petites-musiques-qui-dans-le-plaisir-elaborent-une-harmonie_a2271.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26930417-27404802.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-26T08:05:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comment jouer la Cerisaie ? Cette pièce réaliste qu'Anton Tchékhov dépeint comme une comédie. Elle contient tous les ressorts du drame, finit en tragédie et pourtant délivre une sensation de joie de vivre. Comme un vaudeville bien tempéré. Susana Lastreto (et sa compagnie Grrr) propose dans "la Cerisaie, variations chantées" une forme libre et contemporaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26930417-27404802.jpg?v=1540535535" alt=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" title=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" />
     </div>
     <div>
      Pleine de gaîté respectueuse. Qui joue à déchirer les illusions. Qui n'hésite pas dans ses variations à rendre des hommages discrets à de grands anciens comme Peter Brook (mais pas uniquement) et à mettre en avant le travail humble des comédiens en recherche d'expressions. En toute lisibilité scénique.       <br />
              <br />
       Cette &quot;Cerisaie&quot; affirme la réalité du plateau et sa théâtralité intègre des chansons contemporaines. Les actes sont reliés entre eux par des intermèdes à la fantaisie évidente.       <br />
              <br />
       De vraies fausses improvisations, des didascalies lues comme des commentaires, des interventions de l'auteur précisant ses intentions et affichant ses certitudes, des personnages qui se dédoublent, des acteurs qui endossent plusieurs personnages, des transitions qui esquissent des danses, des figements ou des glissements de temps, des chansons de &quot;Variété&quot; aimées des comédiens portées par les personnages : ce qui les signale comme immergés dans leur solitude mais les relie à l'imaginaire du spectateur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26930417-27404804.jpg?v=1540535573" alt=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" title=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" />
     </div>
     <div>
      Dans l'interprétation du texte les comédiens font montre d'un sens affiné du placement et de l'effet.       <br />
              <br />
       Ce faisant cette manière de théâtre est pertinente car elle rend tangible la partition individuelle de chaque personnage son intimité ainsi que les mouvements contradictoires de la pièce.       <br />
              <br />
       Le spectateur partage le goût du jeu, de l'enfance, de la villégiature heureuse, il assiste à la mise à nu, la montée à la ruine du domaine et de ses habitants, il accompagne un travail de plateau tout d'intensité intérieure et de gaîté communiquées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26930417-27404812.jpg?v=1540535608" alt=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" title=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" />
     </div>
     <div>
      Toutes les variations de l'humeur et du sentiment, de la remontée des souvenirs, du temps qui passe, du temps révolu, de la séparation définitive, jusqu'à l'antagonisme irréductible des destins sont montrées. Elles composent autant de petites musiques qui rejaillissent dans le plaisir des comédiens et des spectateurs et élaborent une harmonie.       <br />
              <br />
       Ce travail qui va à rebours de l'histoire narrée recoud les intimités. Et le spectateur feuillette avec bonheur un livre de famille à la croisée du théâtre qu'il aime.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Cerisaie Variations Chantées"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26930417-27404827.jpg?v=1540535771" alt=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" title=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" />
     </div>
     <div>
      D'après Anton Tchekhov.       <br />
       Adaptation, mise en scène et scénographie : Susana Lastreto.       <br />
       Avec : Léon Bonnaffé, Hélène Hardouin, Marieva Jaime-Cortez, Nathalie Jeannet, Matila Malliarakis, Igor Oberg, Jean Pavageau, Solange Wotkiewicz.       <br />
       Musiciens : Annabel de Courson, Jorge Migoya.       <br />
       Musique originale : Annabel de Courson et Jorge Migoya.       <br />
       Musique du répertoire : chansons françaises et du répertoire étranger.       <br />
       Lumière : Antoine Duris.       <br />
       Par la Cie GRRR.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 22 au 27 octobre 2018.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Epée de Bois, Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 30 octobre au 4 novembre 2018.</span>       <br />
       Mardi, mercredi et vendredi à 20h30, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 17 h.       <br />
       Théâtre de l'Atalante, Paris 18e, 01 46 06 11 90.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-latalante.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-latalante.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26930417-27404858.jpg?v=1540535800" alt=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" title=""La Cerisaie Variations Chantées", autant de petites musiques qui, dans le plaisir, élaborent une harmonie" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Cerisaie-Variations-Chantees--autant-de-petites-musiques-qui-dans-le-plaisir-elaborent-une-harmonie_a2271.html" />
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