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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-19T12:27:04+02:00</updated>
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   <title>Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare</title>
   <updated>2025-10-26T17:04:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Premiere-creation-francaise-de-Edouard-III--piece-meconnue-de-Shakespeare_a4391.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-28T07:08:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pièce historique, pièce de guerre, ignorée des metteurs en scène français jusqu'à ce que Cédric Gourmelon s'y attache et nous la propose, créée ici comme pour une pièce nouvellement écrite pour laquelle il faut inventer tout ce qui en fera spectacle : décor, jeu, ambiances, sons, costumes, visions. Tout est à découvrir donc, que ce soient l'histoire, les thèmes et la poésie des répliques du célèbre démiurge anglais.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64663978.jpg?v=1761492159" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      L'histoire raconte les raisons et les prémisses de la Guerre de Cent ans qui opposa la royauté de la France à celle de l'Angleterre de 1337 à 1453. Une rivalité de droit de transmissions oppose alors les deux rois. Au début de la pièce, le roi Édouard s'informe de ses droits sur la France puisque sa mère Isabelle est la fille légitime et la seule héritière du défunt Philippe Le Bel. Les Français ont, à l'époque, ressorti une ancienne loi salique interdisant l'accession des femmes au pouvoir. Se considérant comme héritier légitime du trône, Édouard décide de partir en guerre contre les Français pour recouvrer ses droits. Ce sera le début des différentes batailles de la guerre de cent ans.       <br />
              <br />
       Dans une première partie, la pièce se déroule en Angleterre, dans les trois derniers actes en France. Pièce de guerre, mais en partie pièce de mœurs puisque le roi Édouard, partant en conquête, s'arrête au château du comte de Salisbury et tombe raide amoureux de la comtesse. Shakespeare s'ingénie souvent à circonscrire avec habileté et détails les caractères principaux de ses pièces. Des caractères forts et complexes. On pense à Richard III, Othello, Lady Macbeth, Hamlet… Ici, le va-t-en-guerre est soudain dérouté de son but durant presque la moitié de la pièce par son désir pour la comtesse de Salisbury. La pièce est ainsi comme coupée en deux parties : l'une galante, l'autre guerrière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64663979.jpg?v=1761492256" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      La première partie est l'occasion d'assister à la joute amoureuse du roi et aux esquives adroites de la comtesse contre cet assaut du souverain, à laquelle elle oppose toute sa vertu. L'occasion aussi de moments comiques, et de vertiges littéraires très fleuris. La seconde partie est faite de cuirasses brillantes, d'épées, de fumées, de sang et de violences. Le lien entre les deux est ce roi, interprété magistralement par Vincent Guédon. Le comédien n'en fait pas un monstre ivre de chair à posséder ou à trancher, mais un personnage assez métallique, cérébral, qui admet sa défaite amoureuse avec le même stoïcisme que sa victoire guerrière.       <br />
              <br />
       Un fil se dessine pourtant tout au long de cette narration : la place importante des femmes et de leurs décisions. Tout d'abord, la légitimité de l'héritage du royaume de France par la mère d'Édouard, alors que la France lui refuse ce droit. Puis la force de persuasion de la comtesse, qui anéantit le désir du roi et lui fait reprendre ses esprits. Et pour finir, dans une dernière scène, l'apparition de la femme d'Édouard III qui impose la grâce des six otages de Calais que le roi envisageait de faire exécuter.       <br />
              <br />
       Pour inventer sa mise en scène, Cédric Gourmelon se réfère aux règles du théâtre élisabéthain qui spécifient chaque zone du plateau pour interpréter les différentes formes du texte. Un début de spectacle presque formel qui privilégie le texte et permet de ciseler les enjeux de cette histoire et de permettre au spectateur d'en saisir tous les détails. Par la suite, la scénographie représentant la muraille du château de Salisbury s'ouvre peu à peu pour pénétrer de plus en plus loin dans les batailles qui forment la seconde partie.       <br />
              <br />
       L'œuvre est ainsi très explicite et instructive. Elle permet également de savourer les arabesques de langage de l'auteur anglais et son style poétique qui, dans cette pièce, paraît assez simple et léger, sans passages trop chargés d'images et de comparaisons en chaîne. À noter les très belles interprétations de Fanny Kervarec dans le rôle de la comtesse, qui fait preuve d'une très large maîtrise vocale et d'une belle intensité, ainsi que celle de Vincent Guédon dans le rôle titre qui crée un personnage non conventionnel qui porte jusqu'au bout une part de mystère.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Édouard III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64664015.jpg?v=1761493635" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats et Jean-Pierre Vincent.       <br />
       Mise en scène Cédric Gourmelon.       <br />
       Assistant à la mise en scène Louis Berthélémy.       <br />
       Avec : Zakary Bairi, Laurent Barbot, Jessim Belfar, Vladislav Botnaru, Guillaume Cantillon, Victor Hugo Dos Santos Pereira, Vincent Guédon, Manon Guilluy, Fanny Kervarec, Christophe Ratandra.       <br />
       Scénographie : Mathieu Lorry-Dupuy.       <br />
       Son : Julien Lamorille.       <br />
       Lumières : Marie-Christine Soma.       <br />
       Costumes : Sabine Siegwalt.       <br />
       Travail sur le corps : Isabelle Kürzi.       <br />
       Coach vocal : François Gardeil.       <br />
       Collaboration à la dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Construction décors : Les Ateliers du Théâtre du Nord.       <br />
       Production : Comédie de Béthune - CDN Hauts-de-France.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée environ : 3 h 05 (1ʳᵉ partie : 2 h ; entracte : 20 min ; 2ᵉ partie : 45 min).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/92094503-64664124.jpg?v=1761493603" alt="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" title="Première création française de "Édouard III", pièce méconnue de Shakespeare" />
     </div>
     <div>
      A été créé (&quot;premières&quot; historiques) du 2 au 9 octobre 2025 à La Comédie de Béthune - Centre Dramatique National Hauts-de-France, Béthune (62).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14 au 18 octobre 2025 : Théâtre du Nord - CDN Lille - Tourcoing - Hauts-de-France, Lille (59).       <br />
       <span class="fluo_jaune">13 novembre 2025 :</span> Théâtre de Chartres, Chartres (28).       <br />
       25 au 27 novembre 2025 : Théâtre Olympia - CDN, Tours (37).       <br />
       Du 2 au 4 décembre 2025 : La Comédie de Reims - Centre Dramatique National, Reims (51).       <br />
       7 au 9 janvier 2026 : Théâtre des 13 vents - Centre Dramatique National, Montpellier (34).       <br />
       22 janvier au 22 février 2026 : Théâtre de la Tempête, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires</title>
   <updated>2024-12-30T10:36:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a4113.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/85220337-60772406.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-12-30T07:23:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Caroline Nguyen excelle dans l'art de faire vivre sous nos yeux un lieu (cf. le fabuleux restaurant vietnamien de "Saïgon", présenté en 2017) pour donner à voir et à entendre le vécu de ses occupants ordinaires. Dans sa nouvelle création, la metteuse en scène nous plonge dans un atelier de haute couture à Paris, un atelier de broderie exceptionnelle à Mumbaï, en Inde et nous ouvre les portes de l'atelier confidentiel des dentellières du musée d'Alençon. Trois ateliers réunis dans le même espace scénique et mobilisés autour du même projet : créer la robe qu'une anonyme Princesse d'Angleterre portera à son prochain mariage…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772406.jpg?v=1735502752" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Dans ce dispositif intégrant des visioconférences élargissant le champ du décor à vue, la metteuse en scène tisse avec grande humanité et précision d'entomologiste les heurs et malheurs de ces couturières, brodeuses, dentellières, prêtes à s'oublier jusqu'à en perdre la vue, la vie, pour que voie le jour leur œuvre. Ainsi Immergés de plain-pied dans l'univers de la confection et de ses règles frappées au sceau du plus grand secret (rien ne doit fuiter), nous percevons &quot;de l'intérieur&quot; autant la genèse du bel ouvrage que l'assujettissement qui en résulte, source de petits et grands drames humains.       <br />
              <br />
       Comme dans un roman noir, la pièce débute par la scène de fin. Marion, la première d'atelier de la Maison Beliana à Paris, haut lieu de la haute couture, en relation directe avec le directeur artistique Alexander Schaaf (en vidéo depuis Londres), s'écroule au sol. Victime d'une inquiétante perte de connaissance, une unité de pompiers s'affaire pour tenter de la secourir… Retour huit mois plus tôt. La Maison Beliana vient, dans l'euphorie partagée, d'être choisie pour réaliser la robe de mariée de la Princesse d'Angleterre. Une nouvelle heureuse portant dans ses plis l'histoire de la confection de ce modèle unique (entre autres, des milliers de perles à coudre à la main), des promesses d'exaltations… et des raisons de tensions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772407.jpg?v=1720544097" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Sans que jamais l'intérêt ne faiblisse, durant les trois heures de la représentation, on va suivre, comme dans une série haletante, l'envers de la création et ses revers. En effet, si chacun(e) a à cœur de produire un travail d'orfèvre, le cahier des charges de la confection ne laisse aucun répit, imposant un rythme de travail ne laissant aucune place pour le repos du corps et de l'esprit. D'autre part, la charte occidentale du règlement international du travail crée des contraintes peu compatibles avec la culture d'entreprise artisanale en Inde (conditions de travail, horaires, visites médicales, etc.). Viennent se greffer à ces conditions générales, les problèmes personnels de couple ou d'histoires familiales, explosant comme des grenades à fragmentation pour percuter violemment la réalisation du projet mirifique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons eu de l'or blanc entre nos mains, nous avons participé à la beauté du monde&quot;</span>… Cette phrase, léguée en langue des signes par une ancienne couturière (le silence étant de mise dans les ateliers, les muettes étaient prisées) dans une vidéo adressée à sa fille, couturière, elle aussi, cristallise à elle seule la joie extatique de l'extraordinaire implication de ces petites mains attachées à leur ouvrage jusqu'à disparaître en lui. Car &quot;la beauté du monde&quot; – pas leur monde à elles, mais celui de l'altesse royale qui, pour son entrée dans l'abbaye de Westminster, portera vingt-sept minutes exactement, la robe ayant exigé, elle, des milliers d'heures de labeur minutieux – a un coût. Un très lourd coût qui ne sera révélé que passé le délai des quatre-vingt-dix-neuf ans exigés pour l'ouverture des archives.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772408.jpg?v=1720544168" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      D'abord, à Paris, il y aura les conflits intra-personnels, exacerbés par le stress qui les fera flamber. Ceux paroxystiques du couple formé par Marion et Julien, son mari crevant de jalousie maladive et placé sous l'autorité bienveillante de son épouse &quot;première d'atelier&quot; (une affaire de famille les ateliers de couture, la mère de Julien y est aussi employée) ; elle-même soumise aux exigences du styliste énervé qui, de Londres, supervise la confection de la robe. Ceux créés par les problèmes psychologiques de Camille, leur fille instable, faisant bruyamment effraction dans le monde clos de l'atelier.        <br />
              <br />
       Ensuite, les problèmes de santé concernant Rosalie, la petite fille de l'une des plus anciennes brodeuses d'Alençon chargée de restaurer le voile conservé au Victoria and Albert Museum ; problèmes qui viennent – à distance – s'inviter dans le présent sous la forme de l'éruption d'un secret de famille, l'étrange maladie dont souffrait la sœur de Thérèse, Rose, brodeuse elle aussi. Enfin, à Mumbaï, le glaucome d'Abdul, le brodeur exceptionnel, héritier du savoir-faire de l'artisanat persan ; dégénérescence visuelle héritée elle des milliers d'heures de travail intensif passées à broder la traine de la Princesse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772409.jpg?v=1720544205" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Ensuite, il y aura le conflit entre deux cultures différentes, l'indienne et l'occidentale. Le directeur artistique de l'atelier de Mumbaï, Manoj, contraint à signer une charte d'une hypocrisie totale de la part du monde nanti fermant ouvertement les yeux sur la réalité indienne, explose en visioconférence. <span style="font-style:italic">&quot;Vous voulez les plus belles réalisations au prix les plus bas, et l'éthique en plus… Vous vous dites garants de la santé des employés, sans que l'exigence d'éthique ne vous coûte un centime …&quot;.</span> Tenir des délais extraordinairement courts, travailler à prix bradés, imposer les conditions de travail et les visites médicales de l'occident, autant de diktats ingérables… Pourtant, Manoj devra s'exécuter au prix du renvoi de son fidèle brodeur expert, au risque de perdre le marché, ainsi en va-t-il du libéralisme triomphant se drapant dans sa bonne conscience pour mieux exploiter le &quot;Sous-continent&quot;.       <br />
              <br />
       Et, cerise sur le gâteau des catastrophes se profilant en escadrilles, la lourdeur des perles de pure nacre risquant déformer irrémédiablement la traine de la Princesse… Mais comment pouvoir accepter qu'un tel rêve ne meure ? Fuite en avant désespérée de Marion, obsédée par la réussite coûte que coûte de la tenue princière, au risque de s'y perdre bel et bien… Retour à la scène initiale.       <br />
              <br />
       Caroline Nguyen, dans le droit fil de ses créations précédentes, signe ici l'une de ses plus belles œuvres où la beauté plastique du ballet incessant des actrices et acteurs, exhalant toutes et tous une humanité sensible, le dispute à la profondeur du récit proposé. Une envoûtante narration fictive qui fait résonner en nous &quot;le tragique quotidien&quot; cher à Maeterlinck. Une perle rare…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 7 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lacrima"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772410.jpg?v=1720544237" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène : Caroline Guiela Nguyen.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Iris Baldoureaux-Fredon.       <br />
       Assistants à la dramaturgie : Louison Ryser, Tristan Schinz, Hugo Soubise.       <br />
       Avec : Dan Artus, Dinah Bellity, Natasha Cashman, Michèle Goddet, Charles Vinoth Irudhayaraj, Anaele Jan Kerguistel, Maud Le Grevellec, Liliane Lipau, Nanii, Rajarajeswari Parisot, Vasanth Selvam.       <br />
       Et en vidéo : Nadia Bourgeois, Charles Schera, Fleur Sulmont.       <br />
       Avec les voix de : Louise Marcia Blévins, Béatrice Dedieu, David Geselson, Kathy Packianathan, Jessica Savage-Hanford.       <br />
       Traductions : Nadia Bourgeois, Carl Holland, Rajarajeswari Parisot (langue des signes française, anglais, tamoul).       <br />
       Collaboration artistique : Paola Secret.       <br />
       Scénographie : Alice Duchange.       <br />
       Costumes et pièces couture : Benjamin Moreau.       <br />
       Habillage : Bénédicte Foki.       <br />
       Musiques originales : Jean-Baptiste Cognet, Teddy Gauliat-Pitois, Antoine Richard.       <br />
       Son : Antoine Richard, en collaboration avec Thibaut Farineau.       <br />
       Lumière : Mathilde Chamoux, Jérémie Papin.       <br />
       Vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Motion Design : Marina Masquelier.       <br />
       Coiffures, postiches et maquillage : Émilie Vuez.       <br />
       Casting : Lola Diane.       <br />
       Consultation artistique : Juliette Alexandre, Noémie de Lapparent.       <br />
       Musiques enregistrées : Quatuor Adastra - quatuor à cordes.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea (anglais).       <br />
       Durée : 2 h 55.       <br />
              <br />
       &quot;Lacrima&quot; de Caroline Guiela Nguyen est publié aux Éditions Actes Sud (juin 2024).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 9 janvier 2025 au 6 février 2025.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Relâche : dimanches 12 et 26 janvier.       <br />
       Odéon Théâtre de l'Europe, Grande salle des Ateliers Berthier, Paris 17e, 01 44 85 40 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre-odeon.eu/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-odeon.eu</a>       <br />
       Rencontre avec Caroline Guiela Nguyen et l'équipe artistique, le dimanche 2 février à l'issue de la représentation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 13 au 21 février 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon 69.       <br />
       Du 26 au 28 février 2025 : Théâtre national de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       14 et 15 mars 2025 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.       <br />
       20 et 21 mars 2025 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 mars 2025 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/85220337-60772568.jpg?v=1735503056" alt=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title=""Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires</title>
   <updated>2024-07-09T19:14:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a3993.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81456194-58669694.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-07-09T18:20:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Caroline Nguyen excelle dans l'art de faire vivre sous nos yeux un lieu (cf. le fabuleux restaurant vietnamien de "Saïgon", présenté en 2017) pour donner à voir et à entendre le vécu de ses occupants ordinaires. Dans sa nouvelle création, la metteuse en scène nous plonge dans un atelier de haute couture à Paris, un atelier de broderie exceptionnelle à Mumbaï, en Inde et nous ouvre les portes de l'atelier confidentiel des dentellières du musée d'Alençon. Trois ateliers réunis dans le même espace scénique et mobilisés autour du même projet : créer la robe qu'une anonyme Princesse d'Angleterre portera à son prochain mariage…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669694.jpg?v=1720544005" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
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     <div>
      Dans ce dispositif intégrant des visioconférences élargissant le champ du décor à vue, la metteuse en scène tisse avec grande humanité et précision d'entomologiste les heurs et malheurs de ces couturières, brodeuses, dentellières, prêtes à s'oublier jusqu'à en perdre la vue, la vie, pour que voie le jour leur œuvre. Ainsi Immergés de plain-pied dans l'univers de la confection et de ses règles frappées au sceau du plus grand secret (rien ne doit fuiter), nous percevons &quot;de l'intérieur&quot; autant la genèse du bel ouvrage que l'assujettissement qui en résulte, source de petits et grands drames humains.       <br />
              <br />
       Comme dans un roman noir, la pièce débute par la scène de fin. Marion, la première d'atelier de la Maison Beliana à Paris, haut lieu de la haute couture, en relation directe avec le directeur artistique Alexander Schaaf (en vidéo depuis Londres), s'écroule au sol. Victime d'une inquiétante perte de connaissance, une unité de pompiers s'affaire pour tenter de la secourir… Retour huit mois plus tôt. La Maison Beliana vient, dans l'euphorie partagée, d'être choisie pour réaliser la robe de mariée de la Princesse d'Angleterre. Une nouvelle heureuse portant dans ses plis l'histoire de la confection de ce modèle unique (entre autres, des milliers de perles à coudre à la main), des promesses d'exaltations… et des raisons de tensions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669695.jpg?v=1720544097" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
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     <div>
      Sans que jamais l'intérêt ne faiblisse, durant les trois heures de la représentation, on va suivre, comme dans une série haletante, l'envers de la création et ses revers. En effet, si chacun(e) a à cœur de produire un travail d'orfèvre, le cahier des charges de la confection ne laisse aucun répit, imposant un rythme de travail ne laissant aucune place pour le repos du corps et de l'esprit. D'autre part, la charte occidentale du règlement international du travail crée des contraintes peu compatibles avec la culture d'entreprise artisanale en Inde (conditions de travail, horaires, visites médicales, etc.). Viennent se greffer à ces conditions générales, les problèmes personnels de couple ou d'histoires familiales, explosant comme des grenades à fragmentation pour percuter violemment la réalisation du projet mirifique.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Nous avons eu de l'or blanc entre nos mains, nous avons participé à la beauté du monde&quot;</span>… Cette phrase, léguée en langue des signes par une ancienne couturière (le silence étant de mise dans les ateliers, les muettes étaient prisées) dans une vidéo adressée à sa fille, couturière, elle aussi, cristallise à elle seule la joie extatique de l'extraordinaire implication de ces petites mains attachées à leur ouvrage jusqu'à disparaître en lui. Car &quot;la beauté du monde&quot; – pas leur monde à elles, mais celui de l'altesse royale qui, pour son entrée dans l'abbaye de Westminster, portera vingt-sept minutes exactement, la robe ayant exigé, elle, des milliers d'heures de labeur minutieux – a un coût. Un très lourd coût qui ne sera révélé que passé le délai des quatre-vingt-dix-neuf ans exigés pour l'ouverture des archives.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669787.jpg?v=1720544168" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
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     <div>
      D'abord, à Paris, il y aura les conflits intra-personnels, exacerbés par le stress qui les fera flamber. Ceux paroxystiques du couple formé par Marion et Julien, son mari crevant de jalousie maladive et placé sous l'autorité bienveillante de son épouse &quot;première d'atelier&quot; (une affaire de famille les ateliers de couture, la mère de Julien y est aussi employée) ; elle-même soumise aux exigences du styliste énervé qui, de Londres, supervise la confection de la robe. Ceux créés par les problèmes psychologiques de Camille, leur fille instable, faisant bruyamment effraction dans le monde clos de l'atelier.        <br />
              <br />
       Ensuite, les problèmes de santé concernant Rosalie, la petite fille de l'une des plus anciennes brodeuses d'Alençon chargée de restaurer le voile conservé au Victoria and Albert Museum ; problèmes qui viennent – à distance – s'inviter dans le présent sous la forme de l'éruption d'un secret de famille, l'étrange maladie dont souffrait la sœur de Thérèse, Rose, brodeuse elle aussi. Enfin, à Mumbaï, le glaucome d'Abdul, le brodeur exceptionnel, héritier du savoir-faire de l'artisanat persan ; dégénérescence visuelle héritée elle des milliers d'heures de travail intensif passées à broder la traine de la Princesse.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669819.jpg?v=1720544205" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
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     <div>
      Ensuite, il y aura le conflit entre deux cultures différentes, l'indienne et l'occidentale. Le directeur artistique de l'atelier de Mumbaï, Manoj, contraint à signer une charte d'une hypocrisie totale de la part du monde nanti fermant ouvertement les yeux sur la réalité indienne, explose en visioconférence. <span style="font-style:italic">&quot;Vous voulez les plus belles réalisations au prix les plus bas, et l'éthique en plus… Vous vous dites garants de la santé des employés, sans que l'exigence d'éthique ne vous coûte un centime …&quot;.</span> Tenir des délais extraordinairement courts, travailler à prix bradés, imposer les conditions de travail et les visites médicales de l'occident, autant de diktats ingérables… Pourtant, Manoj devra s'exécuter au prix du renvoi de son fidèle brodeur expert, au risque de perdre le marché, ainsi en va-t-il du libéralisme triomphant se drapant dans sa bonne conscience pour mieux exploiter le &quot;Sous-continent&quot;.       <br />
              <br />
       Et, cerise sur le gâteau des catastrophes se profilant en escadrilles, la lourdeur des perles de pure nacre risquant déformer irrémédiablement la traine de la Princesse… Mais comment pouvoir accepter qu'un tel rêve ne meure ? Fuite en avant désespérée de Marion, obsédée par la réussite coûte que coûte de la tenue princière, au risque de s'y perdre bel et bien… Retour à la scène initiale.       <br />
              <br />
       Caroline Nguyen, dans le droit fil de ses créations précédentes, signe ici l'une de ses plus belles œuvres où la beauté plastique du ballet incessant des actrices et acteurs, exhalant toutes et tous une humanité sensible, le dispute à la profondeur du récit proposé. Une envoûtante narration fictive qui fait résonner en nous &quot;le tragique quotidien&quot; cher à Maeterlinck. Une perle rare…       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       <b>Vu le dimanche 7 juillet au Gymnase du Lycée Aubanel, à Avignon.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lacrima"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81456194-58669825.jpg?v=1720544237" alt="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" title="•In 2024• "Lacrima" Des larmes et du sang… Des petites mains d'exception et de grands drames ordinaires" />
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      Spectacle créé le 30 mai 2024 au Wiener Festwochen Freie Republik Wien.       <br />
       Texte et mise en scène : Caroline Guiela Nguyen.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Iris Baldoureaux-Fredon.       <br />
       Assistants à la dramaturgie : Louison Ryser, Tristan Schinz, Hugo Soubise.       <br />
       Avec : Dan Artus, Dinah Bellity, Natasha Cashman, Charles Vinoth Irudhayaraj, Anaele Jan Kerguistel, Maud Le Grevellec, Liliane Lipau, Nanii, Rajarajeswari Parisot, Vasanth Selvam et, en vidéo, Nadia Bourgeois, Charles Schera, Fleur Sulmont       <br />
       Avec les voix de : Louise Marcia Blévins, Béatrice Dedieu, David Geselson, Kathy Packianathan, Jessica Savage-Hanford.       <br />
       Traductions : Nadia Bourgeois, Carl Holland, Rajarajeswari Parisot (langue des signes française, anglais, tamoul).       <br />
       Collaboration artistique : Paola Secret.       <br />
       Scénographie : Alice Duchange.       <br />
       Costumes et pièces couture : Benjamin Moreau.       <br />
       Habillage : Bénédicte Foki.       <br />
       Musique : Jean-Baptiste Cognet, Teddy Gauliat-Pitois, Antoine Richard.       <br />
       Son : Antoine Richard en collaboration avec Thibaut Farineau.       <br />
       Lumière : Mathilde Chamoux, Jérémie Papin.       <br />
       Vidéo : Jérémie Scheidler.       <br />
       Motion Design : Marina Masquelier.       <br />
       Coiffures, postiches et maquillage : Émilie Vuez.       <br />
       Casting : Lola Diane.       <br />
       Consultation artistique : Juliette Alexandre, Noémie de Lapparent.       <br />
       Musiques enregistrées : Quatuor Adastra - quatuor à cordes.       <br />
       Traduction pour le surtitrage : Panthea (anglais).       <br />
       Régie générale : Stéphane Descombes, Xavier Lazarini.       <br />
       Régie plateau : Fabrice Henches.       <br />
       Régie vidéo : Jérémie Scheidler, Philippe Suss (en alternance)       <br />
       Régie lumière : Mathilde Chamoux, Thibault D'Aubert (en alternance).       <br />
       Régie son : Julien Feryn.       <br />
       Durée : 3 h.       <br />
              <br />
       &quot;Lacrima&quot; de Caroline Guiela Nguyen est publié aux Éditions Actes Sud en juin 2024.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon In 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 1er au 11 juillet 2024.</span>       <br />
       Représenté à 17 h.       <br />
       Gymnase du Lycée Aubanel, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 90 14 14 14, tous les jours de 10 h à 19 h.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">&gt;&gt; festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       Du 24 septembre au 3 octobre 2024 : TNS, Strasbourg.       <br />
       20 et 21 novembre 2024 : La Comédie Centre dramatique national, Reims (51).       <br />
       Du 28 au 30 novembre 2024 : Piccolo Teatro di Milano (Italie).       <br />
       Du 7 au 11 décembre 2024 : Théâtre du Nord - CDN Lille Tourcoing, Lille (59).       <br />
       18 et 19 décembre 2024 : Tandem - Scène nationale d'Arras-Douai, Douai (59).       <br />
       Du 7 janvier au 6 février 2025 : Odéon-Théâtre de l'Europe, Paris.       <br />
       Du 13 au 21 février 2025 : Théâtre Les Célestins, Lyon 69.       <br />
       Du 26 au 28 février 2025 : Théâtre national de Bretagne, Rennes (35).       <br />
       14 et 15 mars 2025 : Les Théâtres de la Ville de Luxembourg.       <br />
       20 et 21 mars 2025 : Théâtre de Liège, Liège (Belgique).       <br />
       Du 28 au 30 mars 2025 : Centro Dramático Nacional, Madrid (Espagne).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2024-Lacrima-Des-larmes-et-du-sang-Des-petites-mains-d-exception-et-de-grands-drames-ordinaires_a3993.html" />
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  <entry>
   <title>"Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir</title>
   <updated>2023-12-14T15:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Richard-II-Un-Richard-II-qui-disseque-a-coeur-les-guerres-de-pouvoir_a3779.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77335486-56200857.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2023-12-14T09:04:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
De toutes les pièces de Shakespeare, "Richard II" fait partie des moins connues. En un siècle, il n'y eut qu'une poignée de mises en scène en France. Pourquoi ? Peut-être du fait que son propos avance en ligne droite, presque sans intrigue secondaire, presque sans une scène qui laisse le spectateur respirer, rire ou se retrouver un temps pour mieux reprendre le fil de l'histoire ? Probablement parce que le personnage titre n'a pas reçu l'incarnation des "Hamlet", des "Iago", des "Richard III" ou des "lady Macbeth" et qu'il reste du coup un caractère difficile à cerner, à imaginer ? Peut-être parce que ce personnage n'a pas de réelle vocation de méchant, de monstre, qu'il n'a pas la conscience ni les remords d'un meurtrier, d'un vil traître ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200857.jpg?v=1702542471" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Dans cette pièce, ce roi d'Angleterre de la fin du XIXe semble d'un caractère étranger aux caractères qui remplissent les lieux de pouvoir de son siècle. Fluet, presque léger, élégant et gracieux, sans arme et sans garde, il est entouré de toutes parts par des guerriers solides comme des chênes, batailleurs et braillards.       <br />
              <br />
       Toute cette démesure virile est exposée crûment dès l'ouverture de la pièce et le ton de l'histoire est immédiatement donné. Il s'agit de politique, de pouvoir et de tous les corollaires qu'on imagine aller de pair, les calomnies, les corruptions, les abus, les alliances et les traîtrises. Dans cette première scène s'affrontent deux nobles, Henri de Bolingbroke et le duc de Norfolk. Ils sont tous deux massifs, virulents, harangueur et chacun accuse l'autre de trahison. Mais dans cette joute, ce sont surtout les insultes et les provocations qui servent d'arguments.       <br />
              <br />
       Comme deux coqs, ou plutôt deux taureaux furieux l'un contre l'autre, ils se défient, en appellent au duel. C'est un ring. Chaque personnage est confiné dans l'espace d'un rond de lumière, isolé, les poings ne pouvant parler, les mots fusent comme des balles.       <br />
              <br />
       Ce sont des chevaliers, des hommes du Moyen Âge avec l'honneur en œillère et l'épée en guise de langage. Dans l'ombre de cette joute verbale, une autre ombre circule. C'est Richard II, c'est à lui que ce litige est exposé. Dans l'ombre, il semble tirer les ficelles de la scène. Semble hésiter sur le verdict à rendre. Semble ne pas vouloir trancher. Décide finalement de laisser la force, le destin ou dieu sait quoi décider du sort de l'un d'eux dans un duel à l'épée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200858.jpg?v=1702542504" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Un duel qu'il interrompra avant que le sang ne coule pour finalement condamner les deux zélés dénonciateurs à l'exil, comme s'il voulait débarrasser le royaume de ces sauvageries moyenâgeuses en se débarrassant d'eux. C'est ainsi que tout au long de la pièce, &quot;Richard II&quot;, dans la mise en scène de Christophe Rauck, apparaîtra comme d'une autre sphère que le monde qui l'entoure. Tout de blanc vêtu, de la pointe des cheveux jusqu'au bout de ses bottines, il est presque angélique, à la fois lumineux et fragile, parmi une cour aux habits stricts, sombres ou parés de mailles de fer comme pièces rapportées d'un monde en guerre.       <br />
              <br />
       On comprend que ce personnage ne va pas gagner sa place dans le monde par la violence, la force. Il est une liane, capable d'étrangler sans doute, de fouetter, mais il n'est pas un colosse de pierre attendant la tempête du destin. On le voit ainsi manœuvrer pour établir son règne, mais aussi faire l'erreur de croire que tout lui est permis. Lorsqu'il décide de s'emparer de manière inique des possessions du père d'un des deux exilés, Bolinbroke, pour renflouer son trésor et financer une guerre contre l'Irlande, il déclenche la grande machinerie du destin qui lui fera perdre son règne et la vie.       <br />
              <br />
       La lecture de Christophe Rauck décrypte tout le côté politique de la pièce. &quot;Richard II&quot; est l'incarnation d'un passage du règne de la force et des vieilles valeurs à celui du pragmatisme. On peut se laisser aller à le voir comme un ancêtre du libéralisme sans foi ni loi, capable de spolier, de siphonner les richesses sans penser aux conséquences. Mais Micha Lescot qui l'incarne lui apporte également un côté Dandy à la Brumel avant l'heure ou à la Oscar Wild. Son costume étincelant de rock star lui donne cet éclat, mais aussi une interprétation presque dansante de son personnage quand ceux qui l'entourent sont des piliers aux allures immuables. Si bien qu'il paraît en fuite en avant constante.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200886.jpg?v=1702542537" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Parmi ceux qui l'entourent, il y a Thierry Bosc qui réalise ici une double magnifique interprétation. Il distille à merveille le texte dense de la traduction de Jean-Michel Déprat duquel il extrait sens et rythme et pointes d'humour et de dérision lorsque la langue de Shakespeare s'emballe comme une machine en roue libre. Il y a également Éric Challier dont la présence scénique et la puissance vocale forment un contraste vertigineux avec les volutes de son adversaire Richard II. Cécile Garcia Fogel qui incarne la reine est, elle, d'une autre irréalité, telle une grande bourgeoise plus qu'une reine ivre de pouvoir, elle traverse la pièce comme une grâce supérieure à toutes ces forces viriles qui la cernent. Toute la distribution est aussi grande, précise et investie dans le but de faire parvenir autant de poésie que de réflexion qui parsèment la pièce.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Christophe Rauck évoque la modernité par les &quot;costumes cravates&quot; qu'arborent les hommes et une jolie jonglerie de scènes rapides qui passent sans perdre une seconde d'un lieu à l'autre. Elle s'appuie également sur la qualité de ses comédiens, mais aussi sur une scénographie signée Alain Lagarde et des lumières d'Olivier Oudiou très précises, elles aussi. L'image joue avec des tulles, des projections qui démultiplient la scène et transportent de lieux en lieux, des vidéos repris sur le jeu direct qui agissent comme des zooms puissants sur les quelques scènes de comédies où les comédiens se donnent à fond.       <br />
              <br />
       À ces grands effets, ainsi qu'à une bande son fluctuante qui n'empiète jamais sur le jeu, s'ajoutent les mouvements de deux grands gradins qui transforment l'espace. Par contraste, les lumières serrées sur des inserts de scènes précis permettent à l'obscurité de vivre, de ramper parfois en nappes et de s'emparer par moments de presque tout le plateau, comme une vague imprécise, mais têtue menace.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Richard II"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77335486-56200892.jpg?v=1702542569" alt=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" title=""Richard II" Un Richard II qui dissèque à cœur les guerres de pouvoir" />
     </div>
     <div>
      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Traduction : Jean-Michel Déprats (aux Éditions Gallimard, collection Folio Théâtre).       <br />
       Mise en scène : Christophe Rauck.       <br />
       Avec : Louis Albertosi, Thierry Bosc, Éric Challier, Murielle Colvez, Cécile Garcia Fogel, Pierre-Thomas Jourdan, Guillaume Lévêque, Micha Lescot, Emmanuel Noblet, Pierre-Henri Puente, Adrien Rouyard.       <br />
       Dramaturgie : Lucas Samain.       <br />
       Musique : Sylvain Jacques.       <br />
       Scénographie : Alain Lagarde.       <br />
       Maître d'armes : Florence Leguy.       <br />
       Lumière : Olivier Oudiou.       <br />
       Vidéo : Étienne Guiol.       <br />
       Costumes : Coralie Sanvoisin.       <br />
       Masques : Atelier 69.       <br />
       Maquillages et coiffures : Cécile Kretschmar.       <br />
       Production Théâtre Nanterre-Amandiers.       <br />
       Durée : 3 h 15 (entracte 20 minutes compris).       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 22 décembre 2023.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 19 h 30, samedi à 18 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre Nanterre-Amandiers, Nanterre (92), 01 46 14 70 00.       <br />
       <a class="link" href="https://nanterre-amandiers.com/" target="_blank">&gt;&gt; nanterre-amandiers.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Richard-II-Un-Richard-II-qui-disseque-a-coeur-les-guerres-de-pouvoir_a3779.html" />
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   <title>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !</title>
   <updated>2022-05-24T08:25:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Gloucester-Time-Materiau-Shakespeare-Richard-III-Humain-trop-humain-_a3252.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/64830642-46391662.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-05-24T07:06:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vingt-sept ans après les premières représentations au festival d'Avignon, Marcial Di Fonzo Bo et Frédérique Loliée, deux comédiens ayant joué dans celles-ci, reprennent la mise en scène surprenante qu'avait faite en 1995 Matthias Langhoff qui avait réécrit scéniquement "Richard III". Dans un décor très original, la tragédie historique du génie anglais est vue sous le regard très libre du metteur en scène allemand.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391662.jpg?v=1653330460" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      C'est d'abord une scénographie, superbe avec ses deux roues à moulin qui montent et descendent au sens propre les planches sur lesquelles est jouée la pièce. Richard III joue au diable caché pour accéder au pouvoir sans nervosité, avec une délicatesse, une nonchalance respirant parfois d'humour. Shakespeare (1564-1616) est respecté dans le texte avec ses envolées lyriques. Dans l'esprit, la tragédie tient lieu parfois d'une comédie faite avec beaucoup d'audace.       <br />
              <br />
       En 1995, Matthias Langhoff avait monté cette pièce et choisi dans la distribution Marcial Di Fonzo Bo (Richard III) et Frédérique Loliée (Margaret, veuve d'Henry VI). Nous les retrouvons, vingt-sept ans après, très bons dans ces mêmes rôles respectifs. Richard III (1452-1485) est le dernier roi d'Angleterre de la famille d'York de 1483 à sa mort. Un règne de deux courtes années qui sont restées dans la mémoire collective grâce à Shakespeare. Il incarne un condensé machiavélique de froid calculateur violent et cynique ayant pour seule vertu le vide et ne se raccrochant à aucune considération humaine. Tout s'enchaîne autour de meurtres, de déclarations solennelles et d'exécutions sous son joug afin de conquérir le pouvoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391663.jpg?v=1653330501" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      On y retrouve tout le suc de ce qui fait le sel des tragédies shakespeariennes. La fable est revisitée avec un regard décalé, laissant à distance la cruauté tragique et politique de celle-ci pour en présenter des atours élégamment humoristiques. Ce sont des matériaux de la pièce de Shakespeare qui sont réagencés, au travers d'une nouvelle réécriture de Matthias Langhoff. Il s'agissait pour lui de ne pas monter un texte figé par le temps, mais de le faire vivre au moment de sa représentation.       <br />
              <br />
       D'où cette impression parfois de se retrouver dans une configuration qui se construit au fil de l'eau et où les ressorts en sont montrés sans fard. L'envers et l'avers du spectacle y sont mis à nu. On y découvre un petit escalier étroit côté cour et un endroit niché au fond côté jardin où est exécuté George de Clarence. Au final, le champ de bataille où meurt le roi est agencé dans une nudité aride. Ce qui prime à chaque fois sont les protagonistes, ici principal quand celui-ci meurt dans une réplique laissée à la postérité : <span style="font-style:italic">&quot;A horse ! A horse ! My kingdom for a horse&quot;(1)</span>. Elle est dite sans emphase, dans le souffle d'un homme déjà mourant et sans espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391669.jpg?v=1653330574" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      Il y a aussi du théâtre dans le théâtre avec une admiratrice, à l'accent hispanique, demandant un autographe à l'un des personnages. Ce qui donne lieu à un décalage de temps, de lieu et de situation. Ce protagoniste, dans sa représentativité, est extirpé un instant du spectacle par cette admiratrice entrant en contact avec lui pour ce qu'il est ou ce qu'il représente. Nul ne le sait et c'est au spectateur d'en faire sa propre version.         <br />
              <br />
       Le décor est superbe et ressemble, dans sa disposition, à celui d'une grange. Tout est en bois, les coulisses sont visibles derrière, côté cour. Pour certains changements, de simples rideaux blancs ou chamarrés, de petite taille, sont tirés. Un protagoniste est installé au milieu des spectateurs avant d'être cherché par Richard III. Une autre fois, celui-ci va vers le public, en touchant quelques personnes. La reine en descend, installant la tragédie dans un périmètre beaucoup plus humain, concret et tactile. Le roi devient un acteur se désincarnant, à dessein, de son rôle pour se montrer avec un visage plus humain. Il fait du public, un témoin et un confident de ses actions. Sans doute par machiavélisme.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391688.jpg?v=1653330634" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
     </div>
     <div>
      Ce regard subjectif de Matthias Langhoff est une prise de position dans la perception des personnages et de la fable. L'exécution de George de Clarence participe à une action quasi secondaire qui est effectuée dans un coin de scène. La mort de Richard III, presque banale et sans éclat aucun, n'est vu qu'au travers d'une suite logique historique qu'il a créée et qui l'a conduit à sa perte. Sur ces deux temps forts de la pièce, il en est fait une succession rigoureuse d'actions, à l'instar d'une dialectique de l'Histoire qui déroule son mécanisme en emportant tout sur son passage.       <br />
              <br />
       L'attention portée sur la psychologie et les attitudes de Richard III et Margaret donne une focale très personnelle des événements avec une Histoire faite avant tout par des héros, ici négatifs. Nous sommes loin de la dialectique marxiste avec le peuple au centre de l'action ou encore la distanciation brechtienne avec une absence de héros et un lien très fort unissant les personnages à leur environnement. Ici, les événements ne sont incarnés que par ceux-là, en premier lieu Richard III. C'est au travers de ses ambitions mais surtout de ses émotions feintes qu'il écrit en lettres de sang, sang à aucun moment visible, la tragédie qui le mène à sa perte. L'Histoire faite homme jusqu'à son dernier souffle !       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) En français : &quot;Un cheval ! Un cheval ! Mon royaume pour un cheval&quot;.</span>       <br />
              <br />
       <b>Le spectacle a été joué à la Grande Halle de la Villette, Espace Charlie Parker, du 12 au 15 mai 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/64830642-46391715.jpg?v=1653330837" alt=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" title=""Gloucester Time, Matériau Shakespeare, Richard III"… Humain trop humain !" />
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      Texte : William Shakespeare.       <br />
       Reprise de la mise en scène de Matthias Langhoff (1995) par Frédérique Loliée et Marcial Di Fonzo Bo.       <br />
       Nouvelle traduction : Olivier Cadiot.       <br />
       Conseillère à la traduction : Sophie Mckeown.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Marianne Ségol-Samoy       <br />
       Avec : Manuela Beltrán Marulanda, Nabil Berrehil, Michele De Paola, Marcial Di Fonzo Bo, Isabel Aimé González Sola, Victor Lafrej, Kévin Lelannier, Frédérique Loliée, Margot Madec, Anouar Sahraoui, Raha Sepehr<span style="font-style:italic">(2)</span>, Arnaud Vrech.        <br />
       Et Claudio Codemo, Maud Dufour, Grégory Guilbert, Laura Lemaître, David Marain, Thomas Nicolle.       <br />
       Collaboratrice artistique : Marianne Ségol-Samoy.       <br />
       Décor et costumes : Catherine Rankl.       <br />
       Assistante aux costumes : Charlotte Le Gall.       <br />
       Lumière : Laurent Bénard.       <br />
       Perruques, masques et maquillages : Cécile Kretschmar.       <br />
       Décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen sous la direction de Carine Fayola.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Durée estimée : 2 h 45.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(2) Raha Sepehr fait partie des artistes afghans qui ont été accueilli en Normandie grâce au réseau de solidarité initié par l'association des centres dramatiques de France suite aux événements de l'été 2021.</span>
     </div>
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