<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-05-05T03:07:06+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun</title>
   <updated>2026-04-24T10:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-A-vau-l-eau-A-travers-l-exil-l-immigration-questionner-explorer-notre-propre-identite-et-imaginer-notre_a4537.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96176278-67099688.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-22T15:43:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Aujourd'hui, dans les discussions (politiques, médiatiques, "de bistrot"), les problématiques de l'émigration, des réfugiés arrivant sur nos territoires, sont plus évoquées de manière négative, voire anxiogène… mettant en avant les notions d'envahissements, de grand remplacement… et, finalement, peu de personnes se préoccupent de l'origine de ces déplacements de population, des douleurs et des souffrances vécues, des obligations compliquées de devenir transparents, invisibles, pour tenter l'intégration. Il est indéniable que la compréhension et l'empathie ne sont pas actuellement des valeurs très cotées dans nos sociétés. Alors quid des Aberhamane, Khadija, Marwan, Kadhem, Wejdan, Ablema, Wasim, Seif, Omar et tant d'autres ? Devons-nous les ignorer et laisser les effluves nauséabondes sortant des nappes xénophobes de certaines politiques nous envahir ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099688.jpg?v=1776779154" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Non... et c'est justement tout l'inverse que nous propose Bertrand Sinapi et Amandine Truffy en portant au plateau le livre de l'autrice syrienne Wejdan Nassif. Faisant partie d'un diptyque dont le premier volet, &quot;Après les ruines&quot;, fut créé en 2019, &quot;À vau l'eau&quot; (création 2020 reprise pour Avignon) va nous amener à porter notre regard sur les réfugiés, les immigrés que nous croisons peut-être dans la rue sans leur prêter attention. Ce texte est une invitation à découvrir et comprendre ce qu'est la réalité de ces êtres exilés, d'entendre parfois la raison de leur départ de leurs pays d'origine, leurs parcours semés d'embûches... Mais, ici, sont dites autant les difficultés que les joies de vivre en France.       <br />
              <br />
       Wejdan Nassif, syrienne (ancienne institutrice à Damas), réfugiée dans l'hexagone depuis 2014, esquisse, dans ce premier texte écrit en France*, son portrait et raconte la vie en exil de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux. Ses entretiens ont été réalisés par l'autrice suite à une proposition de France Travail (dans le cadre de sa recherche d'emploi) d'interroger des réfugiés et immigrés du quartier où elle réside, Borny à Metz. Ces échanges se révèlent être de précieux témoignages pour appréhender la réalité de ces vies à reconstruire, pour répondre à l'obligation d'intégration dans une société occidentale souvent mal connue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099734.jpg?v=1776779186" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;À travers eux, à travers la diversité de leur histoire, je me suis posé la question de mon propre exil. Et une question plus lancinante est apparue : maintenant que nous sommes ici, nos histoires sont-elles finies ou est-ce le début de nouvelles ?&quot;</span> Et en les interrogeant, elle se rend compte combien elle est comme ces réfugiés qu'elle interroge, avec qui elle discute. <span style="font-style:italic">&quot;Je sais leur périple, leur terreur. Je sais ce que c'est de tout laisser derrière soi. Je sais que ce que l'on veut, c'est que les enfants aient un avenir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Côté plateau, l'espace est réduit, la scénographie (imaginée par Goury) est épurée tout en associant le ludique et l'expressif. Dans un carré en papier kraft, représentant une forme de territoire protégé, de lieu où naît le théâtre, se trouve quelques objets, dont quelques bouts de bois dessinés représentant les barres d'immeubles du quartier de Borny. La comédienne (Amandine Truffy) sort d'une petite boîte quelques arbres miniatures en carton, quelques personnages à la fragile symbolique : couple enlacé, homme assis, footballeur… Ce petit monde naissant sous nos yeux, comme un imaginaire documenté sur une vie de quartier, sans proportions respectées, dit la réalité instable d'un monde réduit à construction/reconstruction, à la fragilité de l'être hors de son territoire et de ses repères natifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099742.jpg?v=1776779214" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Comme dans &quot;Après les ruines&quot;, l'utilisation du théâtre d'objets, dans sa simplicité presque enfantine, illustre des sujets graves, des questions préoccupantes, pour certaines essentielles, dans une forme de nudité poétique, avec une étrange douceur – propre à Amandine Truffy, toujours talentueuse dans la pratique d'une narration mystérieusement empathique et pédagogique – portée par sa voix parfaitement expressive, usant de variations tonales qui captent l'attention du public et celles, en off, de l'autrice, ainsi que des exilés(es) interviewés(es). Ici, les objets sortent de leur logique utilitaire pour entrer dans une logique poétique où leur pouvoir d'évocation se déploie. Cette mise sous les projecteurs d'une forme dite &quot;mineure&quot; pour parler de populations perçues comme telles devient un geste politique.       <br />
              <br />
       L'attitude de la comédienne évolue au fil du spectacle, dans une forme d'osmose, se mettant pieds nus à l'approche de l'Afrique, de la Côte d'Ivoire, puis allant jusqu'à les mettre dans la peinture rouge sang. La force de ce spectacle réside dans les choix faits, par Bertrand pour la mise en scène et Amandine pour la dramaturgie, des passages du livre de Wejda, ainsi que dans le choix des séquences de récit en off et ceux exprimés par Amandine, accompagnées de musiques et de sons associés ou distincts de la narration (création de Lionel Marchetti).       <br />
              <br />
       Au fil des récits des réfugiés(es), aux origines variées, aux diverses raisons (guerre, maltraitances des femmes, religions, etc.), ayant fui tant la Syrie que l'Irak, le Pakistan, le Soudan, le Maroc, le Koweït que la Côte d'Ivoire, la comédienne entreprend le dessin au sol d'une sorte de carte des migrations internationales. Celle-ci, entre chaque témoignage, porte avec une conviction dynamique, sans pathos exagéré, les propos de Wejdan Nassif qui, au fil de ses rencontres dans ce quartier dédié en partie à l'immigration, ressent cet effet de miroir la renvoyant à sa propre histoire, à sa fuite de la Syrie… et à ses incontournables questionnements sur l'avenir dans un pays loin de ses réalités originelles.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Bertrand Sinapi nous fait voyager au sens propre comme au figuré. En effet, celui-ci dose savamment l'illustratif, via le dessin et la manipulation d'objets, le descriptif documentaire et l'appel à l'imaginaire dans les descriptions évoquées de &quot;l'avant exil&quot; (prison, voyage, conflits armés, etc.). Indirectement, subtilement, les options scéniques choisies par celui-ci conduisent à questionner notre propre identité, nos propres origines, nos propres mouvements géographiques et la sociologie sociétale qui en découle aussi bien en tant que Nation que &quot;Communauté&quot; européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099756.jpg?v=1776779242" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Tous les récits ne sont pas dramatiques et de belles réussites, des intégrations positives, sont mises en avant, même si beaucoup d'êtres &quot;déplacés&quot; continuent à faire des cauchemars liés à leur périple, à leur départ, à leur vie durant l'exil. Le format choisi, petite forme d'une heure et délimitation du plateau réduite, ouvre grand les portes de la transmission avec une parfaite adaptation à tous types de lieux, de la salle de classe au petit théâtre en passant par des extérieurs type placette.       <br />
              <br />
       Bertrand Sinapi et Amandine Truffy font, avec &quot;À vau l'eau&quot; de Wejdan Nassif, une proposition singulière de théâtre documentaire où l'adulte, tout comme l'enfant, peut se créer les images de l'ailleurs, questionner ces endroits d'accueil où les souvenirs peuvent se partager, où la tradition n'est pas taboue, mais fait partie de l'histoire des pays abandonnés. Comprendre également ce que peuvent être ces autres enfants qui ont subi la guerre, la misère… qui s'exprime alors, parfois, avec ou par la violence, la force… à l'école, entre autres. Et s'interroger sur ce qu'ils et elles penseront plus tard de tout ça, de leur capacité à bâtir ensemble, à faire société, à créer un nouveau &quot;vivre ensemble&quot;, comme nous l'avons, nous, les soi-disant &quot;pures souches&quot; faits quelques décennies ou siècles auparavant.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wejdan Nassif commence à écrire en mars 2012, au moment où la révolution syrienne a changé de nature et a pris une tournure sanglante. Ses lettres et correspondances durant cette révolution, &quot;Lettres de Syrie&quot;, sont publiées aux éditions Buchet Castel (sous le pseudonyme de Joumana Maarouf).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À vau l'eau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099848.jpg?v=1776779695" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wejdan Nassif.       <br />
       Mise en scène : Bertrand Sinapi.       <br />
       Dramaturgie : Amandine Truffy.       <br />
       Avec : Amandine Truffy.       <br />
       Voix : Ablema, Anwar, Elisabeth, Irfan, Jamal, Rafiq, Shahid, Wacila, Wejdan et les enfants de l’école des 4 bornes.       <br />
       Composition musicale et sonore : Lionel Marchetti.       <br />
       Lumière : Jeff Metten.       <br />
       Scénographie : Goury.       <br />
       Par la Cie Pardès Rimonim.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> lycée Saint-Pierre Chanel, Thionville (57).       <br />
       11 mai 2026 : Espace Koltès - Scène conventionnée, Metz (57).       <br />
       3 et 4 juin 2026 : Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099849.jpg?v=1776779743" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11• Avignon, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-A-vau-l-eau-A-travers-l-exil-l-immigration-questionner-explorer-notre-propre-identite-et-imaginer-notre_a4537.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière</title>
   <updated>2024-06-17T09:54:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Apres-les-ruines-L-exil-le-depart-leur-part-de-silence-et-d-inconnu-traitee-d-une-belle-maniere_a3953.html</id>
   <category term="Avignon 2024" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/81031473-58422063.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-06-17T09:07:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Vous est-il déjà arrivé de penser à partir de chez vous ? Pour aller où ? Quel pourrait être le sens de ce départ ? Serait-il volontaire ? Contraint et forcé ? Et quelles sont, concrètement, nos propres réactions face à l'exil, face à la brutalité de l'arrachement et, bien souvent, à l'absurdité presque comique des procédures d'accueil ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81031473-58422063.jpg?v=1718609478" alt="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" title="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" />
     </div>
     <div>
      Avouons que le fait de &quot;partir&quot; de chez soi, qu'il soit mûrement pensé et décidé ou, au contraire, bien malgré soi, est une donnée que personne ne peut imaginer s'il ne l'a pas vécue un jour. Nous sommes des milliers dans ce cas, à n'en rien savoir… Comment imaginer être parachuté dans un pays dont on ne connaît pas la langue et dont on ne sait pas non plus si on va pouvoir y rester ?       <br />
              <br />
       C'est en 2014, alors que la guerre fait rage en Syrie, que la Compagnie Pardès rimonim et la ville de Metz tentent d'agir en renforçant le lien avec Alep en signant une Charte de l'amitié entre les deux villes. Puis une émission radio va naître et, parallèlement, une autrice syrienne réfugiée à Metz avec sa famille, Wejdan Nassif, va renforcer le lien avec le pays en guerre. Dès lors, la compagnie se rapproche de nombreux acteurs associatifs qui tentent d'aider les populations civiles dans le pays en question.       <br />
              <br />
       C'est alors que naît le projet de ce spectacle avec, en amont, une récolte pléthorique de matériaux : expériences individuelles, vécus personnels d'hommes et de femmes multiples et variés, etc. Puis l'acte créatif va œuvrer, bouleversant bien souvent les certitudes de l'écriture et ses intuitions premières. Mais n'est-ce pas là aussi la chose inhérente à l'acte créatif, surtout lorsque c'est l'humain qui en est la chair et le sang ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81031473-58422068.jpg?v=1718609543" alt="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" title="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" />
     </div>
     <div>
      Le spectacle &quot;Après les ruines&quot; convoque à la fois la fiction, des fragments documentaires, de la musique live et du théâtre d'objets. Projet conceptuel de notre ère théâtrale contemporaine assez fréquent qui tente de dire un propos particulier, au-delà de la simple définition de &quot;l'acte théâtral&quot; classique et traditionnel.       <br />
              <br />
       Vers la fin de la représentation, la scénographie est remarquablement esthétique et les ombres nombreuses présentes au plateau, tout comme ce petit train qui sillonne le plateau, nous soufflent à l'oreille qu'il serait pertinent qu'il n'y ait pas d'un côté &quot;les exilés&quot;, et de l'autre, &quot;nous&quot;, indifférents, sourds et aveugles, emplis de certitudes et d'idées reçues quant à l'exilé, l'étranger, le déplacé !       <br />
              <br />
       Sous la plume et la houlette scénographique de Bertrand Sinapi, la dramaturgie d'Amandine Truffy, les lumières de Clément Bonnin et les manipulations d'objets orchestrées par Goury, la représentation se pare d'une magnifique poésie qui occulte avec brio toutes les questions qu'inconsciemment, nous nous posons toutes et tous. C'est la magie du Théâtre, qu'il soit pluridisciplinaire ou pas. C'est ce qui en fait sa force toute particulière.       <br />
              <br />
       Que faire de tous ces témoignages pléthoriques qui ont abondé ? Souhaitons-nous vraiment les entendre ? Si c'est le cas, qu'est-ce que cela bouge en nous ? Ne devrions-nous pas, aussi, y voir un peu de notre propre histoire ?       <br />
              <br />
       À la base de ce projet engagé, une envie, surtout : <span style="font-style:italic">&quot;Que le récit en &quot;je&quot; des multiples témoignages récoltés puisse se construire en &quot;nous&quot;, et pour cela, nous avons œuvré à partir d'une dimension européenne, celle de la France, de l'Allemagne et du Luxembourg, mais également via le réseau européen &quot;Bérénice&quot; (Réseau transfrontalier d'acteurs culturels engagés dans la lutte contre les discriminations).&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81031473-58422094.jpg?v=1718609572" alt="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" title="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" />
     </div>
     <div>
      Comment ne pas songer au travail titanesque qu'a dû représenter la collecte de témoignages de cette compagnie transfrontalière Pardès rimonim implantée à Metz, créée en 2005, et qui célèbre cette année son vingtième anniversaire ! Et pourtant, sur le plateau, c'est la simplicité qui l'emporte, magnifiée par la musique en strates électroacoustiques de Stefan Scheib et les notes envoûtantes du violoncelle en live du Luxembourgeois André Mergenthaler.       <br />
              <br />
       Traiter de ce thème de l'exil, c'est, quelque part, sauter à l'élastique sans être tout à fait certain d'en remonter totalement indemne. D'aucuns s'y sont frottés et s'y sont bien piqués… Dans &quot;Après les ruines&quot;, Bertrand Sinapi signe une réalisation hautement poétique, au risque de nous répéter…       <br />
              <br />
       Il serait bon, peut-être, de ne pas perdre de vue les dimensions tangibles auxquelles le théâtre doit se confronter, ni trop contourner ses règles intrinsèques profondes, notamment la trame dramaturgique qui nous semble être au sommet de sa pyramide. Dans &quot;Après les ruines&quot;, nous l'avons quelque peu cherché sans parvenir à la trouver véritablement.       <br />
              <br />
       Bertrand Sinapi s'est inspiré aussi du roman de Wejdan Nassif, &quot;A Vau l'eau&quot;, dans lequel l'autrice &quot;fait parler&quot; de nombreux étrangers exilés. À cela, comme déjà signalé, s'est ajoutée la collecte des nombreux témoignages transfrontaliers et français des acteurs et actrices sociaux, de personnes en centre d'accueil, de demandeurs d'asile de l'AMLI réseau Batigère, de la population du quartier classé Zone urbaine sensible (ZUS) de la Patrotte (Metz-Nord), de personnes seniors réparties sur le territoire régional ou, encore, de celles et ceux de l'atelier El Warsha.       <br />
              <br />
       Peut-être tout ce foisonnement a-t-il pu outrepasser la veine théâtrale du propos, au demeurant largement méritoire et ambitieuse. <span style="font-style:italic">&quot;Tout ceci, c'est pour nous le moyen de faire que l'ensemble des interactions menées viennent nourrir le processus de création, faisant des publics touchés des contributeurs de nos spectacles (…). Des chemins de joie et d'émancipation&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/81031473-58422095.jpg?v=1718609604" alt="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" title="•Off 2024• "Après les ruines" L'exil, le départ : leur part de silence et d'inconnu traitée d'une belle manière" />
     </div>
     <div>
      De la joie, nous l'avons largement éprouvé durant ce spectacle, paradoxalement, malgré des témoignages déchirants d'expériences vécues, notamment lors de l'extrait diffusé en voix off d'&quot;A Vau l'eau&quot;, dès l'ouverture du spectacle. Nous avons redécouvert un théâtre pluriel, poétique, troublant, magnifiquement beau. Nous avons entendu parler d'identité nationale et européenne, loin sans doute de la sphère poétique, mais, pourtant, bien présente.       <br />
              <br />
       Une mention particulière à Amandine Truffy dont les interventions calmes et posées embarquent le public vers une dimension organique difficilement qualifiable. Une force tranquille dont on soupçonne qu'elle doit être le résultat d'un long travail auprès notamment d'Éric Ruf, Daniel Mesguich, Philippe Garrel, etc, ou encore de sa pratique de la technique du clown.       <br />
              <br />
       Bryan Polach n'est pas en reste dans la puissance et l'envergure de son jeu. Signalons qu'il se produira aussi avec &quot;Violences conjuguées&quot;, sa pièce co-écrite et co-mise en scène lors du Off d'Avignon.       <br />
              <br />
       Dans &quot;Après les ruines&quot;, il nous a peut-être manqué un certain &quot;fil d'Ariane&quot; autour de la dramaturgie, lequel nous aurait définitivement emporté, quand bien même le spectacle est vertigineusement émouvant et bouleversant.       <br />
              <br />
       Accordons malgré tout à Bertrand Sinapi, Amandine Truffy et Emmanuel Breton, une palme d'or pour leur regard sur notre monde actuel sinistre, et, à tous les exilés de la Terre, une palme d'honneur à nulle autre pareille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Après les ruines"</b></div>
     <div>
      Spectacle tout public en français (allemand et arabe sous-titrés).       <br />
       Écriture et mise en scène : Bertrand Sinapi.       <br />
       Dramaturgie : Amandine Truffy et Emmanuel Breton.       <br />
       Avec : Amandine Truffy, Katharina Bihler et Bryan Polach.       <br />
       Contrebasse live et traitement électo-accoustique : Stefan Scheib.       <br />
       Composition, violoncelle enregistrée : André Mergenthaler.       <br />
       Dispositif sonore : Lionel Marchetti.       <br />
       Lumières : Clément Bonnin.       <br />
       Dispositif scénique et régie : Matthieu Pellerin.       <br />
       Scénographie objets : Goury.       <br />
       Par la Compagnie Pardès rimonim (Metz).       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2024•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 2 au 21 juillet 2024.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h 55. Relâche le lundi.       <br />
       Avant-première presse le 30 juin 2024 à 13 h 55.       <br />
       Théâtre Le 11 Avignon, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Réservations : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">&gt;&gt; 11avignon.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       4 décembre 2024 : MJC Calonne, Sedan (08).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2024-Apres-les-ruines-L-exil-le-depart-leur-part-de-silence-et-d-inconnu-traitee-d-une-belle-maniere_a3953.html" />
  </entry>
</feed>
