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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-14T14:16:05+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire</title>
   <updated>2026-06-24T09:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Generation-Barber-Spectacle-musical-hautement-petillant-entre-acrobatie-musicale-et-comedie-jubilatoire_a4596.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-06-24T07:45:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Installés derrière des pieds de micro dans la pure tradition des Barbershop Quartet américains des années trente, quatre chanteurs de générations différentes sont en conflit : deux femmes et deux hommes, les deux anciens rêvant d'imposer leurs règles aux deux plus jeunes. Quartet vocal a capella composé d'une soprano, d'une alto, d'un ténor et d'une basse, "Génération Barber" interprète des chansons essentiellement originales, exclusivement en français, où les performances vocales et l'humour prédominent.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97099553-67653370.jpg?v=1782226021" alt="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" title="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" />
     </div>
     <div>
      &quot;Génération Barber&quot; est le quatrième spectacle de la compagnie française Barber Shop Quartet et il vous fera oublier à coup sûr vos soucis du moment ou autres contraintes du quotidien. Ils n'en sont pas à leurs débuts, ces quatre virtuoses, car ils se produisent officiellement depuis 2008 et ont déjà à leur actif plus de 500 représentations.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Vous avez certainement fait le meilleur choix. N'oubliez pas d'éteindre votre portable, sans quoi un grand malheur pourrait vous arriver ! Si nous voyons des faces éclairées, assurez-vous que nous ne pourrons pas nous maîtriser. Vous voilà avisés(es), alors nous vous souhaitons une bonne soirée&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le ton est donné dès l'ouverture du spectacle, et ce sont ces paroles chantées avec harmonie qui accueillent d'emblée les spectateurs. Des ombres dans la pénombre se faufilant doucement sur scène, menaçantes, sur fond de spots bleu nuit du plus bel effet, mettant le public en garde, visages éclairés pour susciter la crainte.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97099553-67653375.jpg?v=1782226042" alt="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" title="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" />
     </div>
     <div>
      Puis cette dernière disparaît rapidement après cette ouverture joliment théâtralisée lorsque les lumières dévoilent les quatre chanteurs qui nous apprennent de façon comique et complice ce qu'est le Barber Shop : <span style="font-style:italic">&quot;Il s'agit d'un style musical né dans les années trente aux États-Unis dans les échoppes de barbiers où les clients, uniquement des hommes, entonnaient des chansons a capella à plusieurs voix dans des harmonies toujours plus sophistiquées, créant ainsi le style&quot;.</span>       <br />
              <br />
       La performance vocale des quatre chanteurs à la technique virtuose exceptionnelle s'enchaîne avec humour et malice. C'est irrésistiblement drôle. Des clins d'œil aux conflits de générations s'enchaînent savoureusement tout au long du spectacle, faisant allusion à la peur de vieillir et aux risques que cela implique artistiquement, à la résistance à l'ordre établi et à l'informatique, ou encore à la prise de pouvoir. Le tout procure un antidépresseur garanti grâce, notamment, aux excellents textes composés par les quatre artistes associés(es) à l'auteur-compositeur Raphaël Callandreau.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;J'ai beaucoup travaillé le jeu d'acteur, les situations, la justesse des intentions. Chacun des quatre personnages est très précisément construit et évolue au fil du spectacle afin que leurs failles, leurs cruautés ou leur tendresse nous les rendent aussi drôles qu'attachants&quot;</span>, précise parallèlement Sophie Forte, la metteure en scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97099553-67653377.jpg?v=1782226068" alt="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" title="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" />
     </div>
     <div>
      C'est parfois à la frontière des pitreries clownesques à la Chaplin, comme à l'occasion de la chanson &quot;Divin enfant&quot;, où les bruitages et la pantomime de Xavier Vilsek sont remarquables, sans oublier le texte savoureusement loufoque.       <br />
              <br />
       Dépasser la simple performance vocale pour en faire un moment de comédie succulent et truculent aurait pu ne pas être gagné d'avance. Rien n'est jamais vraiment joué d'avance sur les planches… Mais c'était sans compter sur le grand professionnalisme de Marie-Cécile Robin-Héraud, Clémence Paquier, Guillaume Nocture et Xavier Vilsek, rehaussé par la mise en scène de Sophie Forte, juste et taillée au cordeau.       <br />
              <br />
       Les choix musicaux en support des textes, connus pour la plupart, sont du plus bel effet musical comme &quot;Fame&quot;, &quot;We are the world&quot;, &quot;Sex bomb&quot; ou encore &quot;Le parti d'en rire&quot; de Pierre Dac. Une mention toute particulière à Xavier Vilsek pour sa maîtrise des bruitages véritablement vertigineuse. On s'y croirait…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97099553-67653378.jpg?v=1782226092" alt="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" title="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Nous, tant qu'on peut chanter, le reste, on s'en fout !&quot;.</span> Cela tombe bien… Chantez ! Encore et encore ! Sans ménagement, pour le plus grand plaisir du public. À aucun moment vous nous &quot;raserez&quot; !  On en aurait même aimé davantage…       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Génération Barber"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97099553-67653419.jpg?v=1782226275" alt="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" title="•Off 2026• "Génération Barber" Spectacle musical hautement pétillant entre acrobatie musicale et comédie jubilatoire" />
     </div>
     <div>
      Textes : Marie-Cécile Robin-Heraud, Clémence Paquier, Xavier Vilsek, Guillaume Nocture, Raphaël Callandreau, Sophie Forte.       <br />
       Mise en scène : Sophie Forte       <br />
       Avec : Marie-Cécile Robin-Heraud, Clémence Paquier, Xavier Vilsek et Guillaume Nocture.       <br />
       Création lumières : Yannick Leleu.       <br />
       Par Compagnie Barber Shop Quartet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       Tout public.       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 8 janvier au 22 avril 2026 au Théâtre Essaïon, Paris 4ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de l'Arrache-Cœur, Salle Alizée, 13-15, rue du 58ᵉ Régiment d'Infanterie, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 85 09 97 42.       <br />
       <a class="link" href="https://arrachecoeur.soticket.net/agenda/1391-Generation-Barber" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.arrachecoeur.fr/" target="_blank">>> arrachecoeur.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       29 juillet 2026 : Vianne (47).       <br />
       13 et 14 août 2026 : La Rochelle-Normande (50).       <br />
       21 août 2026 : Ternay (69).       <br />
       26 août 2026 : Créon (33).       <br />
       31 août 2026 : Dammarie-Les-Lys (77).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque</title>
   <updated>2026-04-21T20:03:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Top-Hat-Comedie-musicale-portee-par-Philip-Attmore-et-Nicole-Lily-Baisden-dans-une-trame-policee-en-echo-au-mode-de-vie_a4538.html</id>
   <category term="Danse" />
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   <published>2026-04-23T08:07:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Avec des paroles et une musique d'Irving Berlin, "Top Hat", sur une adaptation scénique de Matthew White et Howard Jacques, déroule un fil narratif où nous retrouvons ce qui a fait le bonheur de Broadway jusqu'aux années cinquante, les claquettes !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101643.jpg?v=1776791450" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      Figure emblématique de la musique américaine et des comédies musicales, Irving Berlin, créateur aussi de l'hymne américain &quot;God bless America&quot; (1918), reste encore aujourd'hui un monument incontournable qui a donné ses lettres de noblesse à Broadway.        <br />
              <br />
       Avec &quot;Top Hat&quot; (1935), et Fred Astaire et Ginger Rogers en vedette, Irving Berlin rencontre un succès international et sa création est considérée comme l'un des plus grands films musicaux. La première version scénique, avec pour metteuse en scène et chorégraphe Kathleen Marshall, a été créée en 2011.       <br />
              <br />
       Sur le plateau, les lumières brillent et découvrent une scénographie en forme circulaire, tournante et située en arrière-fond central. Le plateau est découpé à l'avant où se déroulent les séquences théâtrales. À l'arrière-scène, dans la bulle tournante, à chaque tableau, les décors montrent un intérieur huppé, avec, entre autres, l'accueil d'un hôtel, une chambre d'hôtel et une salle d'attente. Là, tout est théâtre accompagné parfois par des solos de claquettes de Philip Attmore (Jerry Travers) et des duos avec Nicole-Lily Baisden (Dale Tremont).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101664.jpg?v=1776791506" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      C'est propre et très coloré. Pas de faux pli, tout est sur-mesure. Pas une once de froissure comme si chaque danseur était sur du papier glacé. Tout est à l'image de la trame qui reste dans un fil narratif où il n'y a pas de surprise. Au-delà du talent indéniable des protagonistes, c'est à l'image d'une société américaine de l'époque de la création du film qui se montre sans ses aspérités, sans ses problèmes de racisme dans une guerre froide où l'image du capitalisme, comme de sa rivale communiste, devait se montrer lisse et propre.         <br />
              <br />
       Les chansons alternent, dont le célèbre &quot;Cheek to cheek&quot; où le couple danse avec une gestuelle basée sur des mouvements vifs et rapides, quand le groupe des danseurs est dans des dynamiques plus ou moins au corps à corps selon leurs distances entre eux et que les membres supérieurs se tendent, se courbent ou se plient.       <br />
              <br />
       Le couple Philip Attmore/Nicole-Lily Baisden revient à différentes reprises dans le fil dramaturgique, autant dans le chant, la danse que le théâtre, dans un rapport au jeu où les ruptures alternent souvent lors des changements de scène, donnant à chacune d'elles une couleur en écho à des émotions.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101673.jpg?v=1776791554" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      En avant-scène, le jeu théâtral est mené par des protagonistes comme la remarquable Emma Williams qui campe le personnage de Madge Hardwick, pleine de truculence. C'est la seule qui sort d'un spectre un peu trop policé. Jouant sur les comiques de situation, sur un ton souvent sarcastique, elle incarne une femme mariée, suffisamment espiègle pour s'attirer les bonnes grâces de la vie avec ses rencontres, ses surprises et ses problèmes aussi. Dans d'autres registres, des protagonistes tels Alberto Bedaine (Alex Gibson-Giorgio) ont leurs traits caractéristiques, comme son accent et sa physionomie méditerranéenne, contrebalançant la bonhomie d'homme d'intérieur et passablement bourgeoise d'Horace Hardwick (Stuart Hickey).       <br />
              <br />
       Tout est magnifique, autant dans les voix, les chants, le jeu que la danse. Cela manque toutefois de truculence. Le talentueux Philip Attmore (Jerry Travers), artiste complet qui danse aussi bien des claquettes qu'il ne chante, a un jeu de pieds très rapide où les tapes restent dans un spectre sonore peu élevé contrebalançant le rythme et les mouvements aériens de son corps. C'est vif, virevoltant et alternant parfois avec des phases de jeu où les sentiments prennent les commandes du verbe quand l'amour et les disputes domestiques s'immiscent. Ainsi, le corps et les chants sont les deux vecteurs exclamatifs des émotions quand la parole est une vectrice plus intérieure.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101683.jpg?v=1776791619" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      C'est rythmé avec des danses de groupe sur mesure qui s'imbriquent entre les tableaux, chaque danseur et chaque geste devenant les pièces d'un grand ensemble. Elles se coordonnent dans une synchronisation où les gestuelles s'organisent parfois dans des rondes dans lesquelles le pied et la main levés participent à une sorte de communion. Ces moments de rupture où le temps dramaturgique marque un arrêt dans la trame théâtrale sont des instants de symbiose joyeuse, alternant avec des tensions amoureuses ou domestiques, voire de violence physique où le comique est toutefois au rendez-vous.       <br />
              <br />
       &quot;Top Hat&quot; est dans un canevas dramaturgique un peu vieillot, celui d'une Amérique sage et conformiste. Ce qui a traversé toutefois plus de neuf décennies est le mariage d'une exigence talentueuse entre théâtre et danse, avec les claquettes qui ont eu leur heure de gloire des années trente aux années cinquante et qu'on retrouve toujours avec un grand plaisir !       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Top Hat" </b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101873.jpg?v=1776793259" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      En anglais, surtitré en français.       <br />
       D'après le film Top Hat (RKO Pictures).       <br />
       Musique et paroles : Irving Berlin.       <br />
       Adaptation pour la scène : Matthew White et Howard Jacques.       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Kathleen Marshall.       <br />
       Direction musicale : Luke Holman.       <br />
       Décors : Peter McKintosh.       <br />
       Costumes : Yvonne Milnes et Peter McKintosh.       <br />
       Orchestration et arrangements : Chris Walker.       <br />
       Lumière : Tim Mitchell.       <br />
       Design sonore : Paul Groothuis.       <br />
       Avec : Phillip Attmore, Nicole-Lily Baisden, Stuart Hickey / Clive Carter, Emma Williams, James Clyde, Alex Gibson-Giorgio.       <br />
       Ensemble/seconds rôles : Lindsay Atherton, Rhiannon Bacchus, Freddie Clements, Pedro Donoso, Autumn Draper, Tilly Ducker, Zak Edwards, Laura Hills, Connor Hughes, David McIntosh, Jordan Oliver, Emily Ann Potter, Molly Rees Howe, Kirsty Sparks, Toyan Thomas-Browne.       <br />
       Swings : Bethan Downing, Maddie Harper, George Lyons, Joe Press.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96180597-67101874.jpg?v=1776793230" alt=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" title=""Top Hat" Comédie musicale portée par Philip Attmore et Nicole-Lily Baisden dans une trame policée en écho au mode de vie américain de l'époque" />
     </div>
     <div>
      Orchestre : Matthew Spalding chef d'orchestre associé/claviers), Jemima Clarke, Glesni Roberts (violon), Elaine Ambridge, Kath Roberts (alto, violon), Simon Williams, Jonathan Vaux, Claire Shaw (reed), William Smith, Paul Mitchell (trompette, bugle), Andrew Watson (trombone), Tom Williams (batterie, percussions), Matthew Hollick (contrebasse).       <br />
       Durée : 2 h 30 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 15 avril au 3 mai 2026.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h, dimanche à 15 h.       <br />
       Théâtre du Châtelet, 1, place du Châtelet, Paris 1ᵉʳ.       <br />
       Tél. : 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/programmation/25-26/top-hat/#event-date" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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   <title>"Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie</title>
   <updated>2025-12-14T20:37:00+01:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/93193370-65180464.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-12-15T07:00:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Qui mieux qu'une metteuse en scène et comédienne amoureuse de l'Amérique latine pour se lover dans le monde sensible de Luis Sepúlveda ? Auteur Chilien, ayant goûté aux geôles du dictateur Augusto Pinochet, son œuvre entière résonne comme un hymne aux libertés… que ce soit celle à recouvrer pour son peuple asservi ou celle de la forêt amazonienne menacée par les gringos de tous poils. L'approche poétique et politique – deux mots qui, pour la compagnie Burloco de Nadine Perez, ne font qu'un – met en jeu un personnage des plus attachants : Antonio José Bolivar, vieil homme initié par les Indiens Shuars à l'amour du vivant… et passionné de romans d'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180464.jpg?v=1765740881" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Un plateau sculpté par les seules lumières changeantes où apparaît un musicien, né à Santiago du Chili, entouré de ses instruments andins – le kena, le siku, le charango, la guitare et les percussions – qui créeront la magie du dépaysement accompagnant l'histoire qui va nous être contée… Dans ce décor minimaliste, la comédienne, avec la candeur du clown qu'elle porte en elle comme une seconde nature, va faire revivre ce conte à plusieurs entrées. Celle de l'histoire nimbée d'une poésie tendre d'un vieil homme amoureux de romans et de la nature, mais aussi celle plus politique de la colonisation d'une Amazonie surexploitée de toutes parts.       <br />
              <br />
       Endossant les différents rôles par le biais de simples accessoires vestimentaires (chapeau, veste…), Nadine Perez va habiter le plateau en tous sens pour donner corps à des protagonistes haut en couleur… Il y aura là l'arracheur de chicots au parler pimenté, dont la visite tous les six mois aux habitants du village isolé d'El Idilio est attendue autant que redoutée… Le maire blanc, obèse et soufflant comme un phoque, suant à grosses gouttes, biberonnant ses canettes de bière et détesté par tous les indigènes regrettant son prédécesseur ouvert à leur vie… L'ocelote – un magnifique félin d'Amérique du Sud – recherchée pour être abattue tant sa détresse la rend désormais dangereuse pour tous les hommes, elle qui s'est vengé de la mort infligée à ses petits en tuant les gringos meurtriers… Et enfin le héros de cette histoire, Antonio José Bolivar – le vieil homme du titre – défenseur d'une Amazonie convoitée par les appétits féroces de prédateurs sans scrupules, et lui-même dévoreur… de romans d'amour <span style="font-style:italic">&quot;bien tristes, avec des souffrances terribles et un happy end&quot;.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180465.jpg?v=1765740918" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Instruit à la vie en forêt grâce aux Indiens l'ayant pris sous leur protection, Antonio va se dépouiller de ses préjugés d'homme civilisé pour jouir pleinement de sa nouvelle liberté découverte au contact d'une nature dite sauvage. À sa liesse naturelle, s'opposera le malheur apporté par les colons et les chercheurs d'or, avides d'enrichissement facile et massacrant à bon compte (le leur) l'Amazonie, ses habitants premiers, sa faune et sa flore. Le vieil homme aura aussi affaire à son passé de non-indigène, empêchant qu'il ne devienne lui-même totalement semblable aux Shuars.       <br />
              <br />
       Ce sont les péripéties de cette épopée amazonienne vécue in vivo, qu'avec fougue, humour, mais aussi émotion, la comédienne fera superbement revivre, accompagnée dans ses interprétations des instruments hypnotiques de son complice musicien. Le point d'orgue de ce conte initiatique mettra face à face – à égalité – la femelle blessée, hurlant à la mort, et lui-même, vieillard souffrant le calvaire d'avoir à interrompre la vie de ce fauve qu'il comprend si bien… Victimes l'un et l'autre d'un gringo abject, de chercheurs d'or infects et d'un édile gonflé de bêtise crasse, seuls les romans d'amour pourront faire oublier au survivant – mais aussi à nous, spectateurs conviés à découvrir cette performance – &quot;la barbarie des hommes&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 27 novembre 2025 au Théâtre en Miettes de Bègles (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le vieux qui lisait des romans d'amour"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/93193370-65180469.jpg?v=1765740970" alt=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" title=""Le vieux qui lisait des romans d'amour" Entre traque d'un félin tueur de gringos et goût de l'amour romanesque, une épopée au cœur de l'Amazonie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Luis Sepúlveda, d'après son roman (1992, Édition Métaillié ; nouvelle édition 2025 illustrée par Joanna Concejo, Éditeur Tishina).       <br />
       Conception et adaptation : Nadine Perez.       <br />
       Avec : Nadine Perez.       <br />
       Musique : Luis Cassorla.       <br />
       Création lumières et régie : Jean-François Hautin.       <br />
       Compagnie Burloco Théâtre.       <br />
       Durée : 1h.       <br />
              <br />
       <b>Représenté les 27 et 28 novembre 2025 au Théâtre en Miettes à Bègles (2 rue du Prêche).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-vieux-qui-lisait-des-romans-d-amour-Entre-traque-d-un-felin-tueur-de-gringos-et-gout-de-l-amour-romanesque-une_a4426.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays</title>
   <updated>2024-10-25T18:05:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Centroamerica-Une-performance-documentaire-de-l-Amerique-centrale-revelatrice-des-tensions-de-ces-jeunes-pays_a4069.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/83741756-59892864.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-10-25T17:54:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Au tout début, "Centroamerica" est un projet artistique sur la région de l'Amérique centrale porté par deux artistes mexicains Luisa Pardo et Lázaro Gabino. Leur idée ? Aller à la découverte de ces sept petits pays qui séparent le Mexique de l'Amérique du Sud. Pour la simple raison que l'on méconnait souvent les lieux qui vous sont proches, quand on peut connaître par cœur les pays très lointains. Un voyage qui deviendra vite source de surprises, de prises de conscience et d'aventures dangereuses.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83741756-59892864.jpg?v=1729873096" alt=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" title=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" />
     </div>
     <div>
      Voisins de langue, voisins géographiques, héritiers de cette même histoire brisée par la &quot;découverte de l'Amérique par l'Europe&quot;, tout portait à croire qu'une sorte de vision commune pouvait être partagée entre les 130 millions d'habitants du Mexique et les 50 millions cumulés des sept pays de l'Amérique centrale, sauf que… Tout dans la vie est question de point de vue. Et quand nos deux artistes jettent leurs regards fraternels sur le Costa Rica, le Guatemala ou sur Belize, ils reçoivent en retour le regard que la population porte sur le Mexique. Un regard beaucoup moins poétique qui dit : <span style="font-style:italic">&quot;Le Mexique, c'est le mur qui nous empêche d'aller au nord !&quot;</span>       <br />
              <br />
       Jeu de domino étrange que ce monde dans lequel chaque pays empilé s'affronte au mur de son voisin dès qu'il se situe &quot;au nord&quot;. Étrange sentiment pour nos deux explorateurs que de se sentir soudain aussi impitoyables que les USA sont de plus en plus vis-à-vis d'eux. Comme s'ils étaient, dans la grande famille hispanophone, des faux frères.       <br />
              <br />
       &quot;Centroamerica&quot;, théâtre documentaire, prend sa source dans ce voyage fait de quantité de révélations. Il raconte, dans une première partie, ces différentes étapes qui se doublent d'actions artistiques dans chacun des pays parcourus, de rencontres et de sensations, qu'elles soient rassurantes ou déstabilisantes. C'est l'établissement d'une sorte de carte émotionnelle de cette partie du monde qui est représentée au plateau par la mise en place, au fur et à mesure des scènes, d'un patchwork de grandes pièces de tissus, chacune de motifs et de matières différentes, comme pour représenter la diversité rencontrée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83741756-59892865.jpg?v=1729873150" alt=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" title=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" />
     </div>
     <div>
      Mais le spectacle ne se borne pas à cet état des lieux. Et la curiosité, capable de rester parfois froide, lointaine, étrangère, cède soudain la place à l'humain lorsque nos deux comédiens aventuriers rencontrent M… L'histoire de M., originaire du Nicaragua, en exil au Costa Rica, à cause du danger qui la menace dans son pays. Une menace tout ce qu'il y a d'officiel, d'étatique. Une menace qui lui intima la nécessité de fuir un jour, sans possibilité de retour.       <br />
              <br />
       M. leur demande alors une promesse étrange. Arguant d'une ressemblance physique entre Luisa Pardo et elle-même, elle la prie de se rendre dans son pays sous son identité, car elle souffre d'une chose qu'elle ne peut réparer elle-même sans risquer sa vie : son frère, décédé lors de la pandémie de covid, a été enterré en fosse commune. Elle voudrait, telle une moderne Antigone, que celui-ci soit enterré dans le caveau familial auprès de leur mère.       <br />
              <br />
       Et voilà la deuxième partie du spectacle, qui joue non plus seulement des sentiments et des ressentis, mais des tripes, des peurs, des dangers auxquels se sont livrés ces deux créateurs, qui d'observateurs se transforment soudain en acteurs de leur propre documentaire.       <br />
              <br />
       Grâce à un jeu qui ne se satisfait pas d'une simple narration, mais fait appel à un investissement physique intense, Luisa Pardo et Lázaro Gabino Rodríguez incarnent leurs propres personnages, créant alternativement des scènes de violence, de purification, d'apaisement qui donnent vie à leur mise en scène. Au-delà de la narration documentaire, l'on ressent que la volonté des deux créateurs du spectacle est de stimuler nos sens critiques vis-à-vis de nos propres points de vue en tentant toujours de percevoir ce que l'autre voit et ressent. Une altérité qui échappe parfois à nos perceptions.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Centroamerica"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/83741756-59892885.jpg?v=1729873182" alt=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" title=""Centroamerica" Une performance documentaire de l'Amérique centrale révélatrice des tensions de ces jeunes pays" />
     </div>
     <div>
      Spectacle en espagnol sur-titré en français.       <br />
       Mise en scène : Luisa Pardo &amp; Lázaro Gabino Rodríguez.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Macaria Reyes.       <br />
       Avec : Luisa Pardo &amp; Lázaro Gabino Rodríguez.       <br />
       Traduction et adaptation des surtitres : Elisabetta Scarin.       <br />
       Création lumière et scénographie : Sergio López Vigueras.       <br />
       Conception et réalisation des rideaux : Pedro Pizarro.       <br />
       Assistance générale : Janet Vázquez et Manu Guerrero.       <br />
       Production : Lagartijas Tiradas al Sol.       <br />
       À partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 40.       <br />
              <br />
       A été joué les 15 et 16 octobre 2024 au Théâtre Joliette à Marseille.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">29 octobre 2024 :</span> Universidad de Bologna. Bologne (Italie).       <br />
       2 et 3 novembre 2024 : Romaeuropa, Rome (Italie).       <br />
       8 novembre 2024 : Temporada Alta, Girona (Espagne).       <br />
       Du 13 au 23 novembre 2024 : Théâtre Vidy, Lausanne (Suisse).       <br />
       27 novembre 2024 : Fabrique de Théâtre - Site Européen de Création, Bastia (20).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Centroamerica-Une-performance-documentaire-de-l-Amerique-centrale-revelatrice-des-tensions-de-ces-jeunes-pays_a4069.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité</title>
   <updated>2022-03-28T09:07:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Harlem-Quartet-Fragments-de-la-memoire-a-vif-d-un-personnage-en-quete-de-verite_a3209.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63348627-45684692.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-03-28T08:43:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Tour de passe-passe de la littérature portée au théâtre que celui de faire côtoyer dans le même espace-temps de la représentation plusieurs époques de la vie accidentée de Harlem, ce quartier noir du New York déshérité, condensé des discriminations frappant les Afro-Américains. Ainsi, au travers d'un porte-parole investi humainement d'un passé tout entier impacté par les combats pour les droits civiques, sont révélées les péripéties d'une saga familiale traversant le temps (de 1949 à 1975) pour porter jusqu'à nous les luttes vitales des femmes et hommes noirs. Un cri articulé qui ne peut laisser de marbre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684692.jpg?v=1648451181" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Plusieurs temps se côtoient… 1975, celui de la narration par Hall de la mort de son &quot;petit frère&quot;, Arthur, chanteur de gospel, homosexuel, mort deux ans plus tôt à 39 ans (la même destinée que celui du frère de James Baldwin, l'auteur) dans un pub miteux de New York où il avait ses habitudes. Filmé en vidéo, le trajet de Hall le menant chez Julia, l'ex toute jeune prêcheuse, amie de la famille, devenue ensuite pécheresse (prostituée) avant d'être aujourd'hui son amante. Sur une voiture passant à faible allure, l'on peut lire écrit en grosses lettres <span style="font-style:italic">&quot;L'Amérique tu l'aimes ou tu la quittes&quot;</span>, slogan établissant un pont assourdissant avec une autre époque et une autre société, les nôtres, une actualité toujours brûlante.       <br />
              <br />
       Flash-back. Années cinquante. Julia, jeune fille évangéliste, prêche en chaire la gloire d'avoir une maison en ordre, c'est là &quot;la volonté de Dieu&quot;, dit-elle. Quant au père de Julia, devenu veuf, il entend s'approprier sexuellement sa fille, en dehors lui de la volonté divine. Ainsi en va-t-il de l'amour terrestre (ou divin) dominé par des pulsions sexuelles prédatrices. Parallèlement, et là en toute légitimité humaine, encadrant en gros plan la scène de leurs amours homosexuelles, Arthur et Crunch (l'un de ses nombreux amants d'avant son amour passionnel pour Jimmy), commentent in vivo leurs touchants émois.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684707.jpg?v=1648451333" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Les années soixante-dix et cinquante alternant en plans juxtaposés, mais aussi le temps confondu de ces deux époques réunissant sur le même plateau plusieurs moments de la même histoire en cours. Arthur disparu et son grand frère Hall dialoguant avec lui comme s'il était encore présent. Un passé recomposé faisant feu de tout bois pour dire, au travers d'envoûtants chants gospel et de prises de paroles politiques enflammées, l'amour de ce quartet d'Harlem (Hall et Arthur, son jeune frère ; Jimmy et Julia, sa sœur) s'aimant dans plusieurs combinaisons possibles. Des amours personnelles flamboyantes qui transcendent les frontières du genre pour chanter l'amour universel au-delà des couleurs de peau et de préférence sexuelle.       <br />
              <br />
       D'autres quartets, tout aussi vibrants d'humanité. Celui des trompettes de Sion, groupe musical monté naguère par Arthur. Ou bien celui formé dans leur enfance par Hall et Arthur et leurs deux parents. Ou encore celui formé dans le présent par Hall et son épouse, Tony et son frère, leurs enfants. C'est que les barrières temporelles n'ont rien à faire avec le désir universel d'amour qui parcourt en tous sens et tous lieux ces hommes et femmes en quête d'eux-mêmes… Et pour rendre compte de ce flux impérieux, l'imposant dispositif scénique s'ébranle comme les battants d'une fenêtre s'ouvrant et se fermant sur les périodes évoquées.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684710.jpg?v=1648451370" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Si l'on ressort indéniablement touchés par ce flux sensible d'adresses à fleur de peau - témoignages incarnés avec une vérité palpable articulant les destins individuels aux combats pour la liberté de sujets victimes de la ségrégation autant raciale que sexuelle -, on ressent cependant parfois un sentiment de trop-plein. Comme si la complexité de la trame narrative de l'œuvre originelle de James Baldwin, associé aux luttes menées par Martin Luther King, avait du mal à s'imposer dans sa transposition à la scène ; si élaborée soit-elle.       <br />
              <br />
       <b>Vu le vendredi 18 mars au TnBA, Grande Salle Vitez, Bordeaux. Représenté du mardi 15 au vendredi 18 mars 2022.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Harlem Quartet"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684711.jpg?v=1648451430" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman &quot;Just Above My Head&quot; de James Baldwin.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Élise Vigier.       <br />
       Traduction, adaptation et dramaturgie : Kevin Keiss.       <br />
       Avec : Ludmilla Dabo, William Edimo, Jean-Christophe Folly, Nicolas Giret-Famin, Makita Samba, Nanténé Traoré.       <br />
       Et les musiciens : Manu Léonard et Marc Sens.       <br />
       Assistanat et collaboration artistique, Nanténé Traoré.       <br />
       Scénographie, Yves Bernard.       <br />
       Images, Nicolas Mesdom.       <br />
       Composition musicale, Manu Léonard, Marc Sens et Saul Williams.       <br />
       Lumière, Bruno Marsol.       <br />
       Costumes, Laure Mahéo.       <br />
       Maquillage et perruques, Cécile Kretschmar, assistée de Judith Scotto.       <br />
       Habillage : Marion Régnier.       <br />
       Production : Collectif d'acteurs Les Lucioles.       <br />
       Durée : 2 h 20.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63348627-45684718.jpg?v=1648451486" alt=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" title=""Harlem Quartet" Fragments de la mémoire à vif d'un personnage en quête de vérité" />
     </div>
     <div>
      Régie générale : Camille Faure, ClaireTavernier.       <br />
       Régie vidéo : Romain Tanguy, Pierre-Jean Lebassacq.       <br />
       Régie son : Eddy Josse, Luis de Magalhaes Saldanha.       <br />
       Régie plateau : ChristianTirole, Olivier Costard.       <br />
       Le décor a été construit par les ateliers de la Comédie de Caen.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-des-lucioles.net/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-des-lucioles.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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