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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-21T21:35:47+02:00</updated>
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   <title>"À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir</title>
   <updated>2021-11-03T09:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-Poils-Un-spectacle-tout-sauf-rasoir_a3092.html</id>
   <category term="Pitchouns" />
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   <published>2021-11-03T08:23:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Lorsqu'on entre dans la salle, on pourrait penser qu'il y a maldonne. D'abord, on ne nous donne pas accès aux sièges. On nous laisse en bord de plateau. On nous dit qu'il ne faut pas franchir une ligne jaune tracée au sol. Et surtout, on voit bien que rien n'est prêt pour le spectacle qu'on est censé voir. Rien de rien…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59994846-43976501.jpg?v=1635925708" alt=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" title=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" />
     </div>
     <div>
      Le plateau est à peine éclairé et, surtout, il est vide. Totalement vide à part quelques hautes caisses sur roulettes, de ces caisses que les techniciens de théâtre utilisent pour ranger les décors et le matériel. On est un poil circonspect, il y a de quoi.       <br />
              <br />
       Et puis, il y a un régisseur plateau qui vient et déplace les caisses. L'air pas aimable. Bourru. Barbu. Il n'a pas l'air bavard sauf à un moment où il semble prendre conscience de la présence du public. &quot;Ça, ce sont des flycases !&quot; dit-il. &quot;Des flycases ! Répétez !&quot; Et la bande de gamins de tous âges que nous sommes, on répète. Gentiment. Parce que c'était bien un ordre que &quot;bourru&quot; nous a donné et il mesure pas loin de deux mètres avec des jambes solides comme des troncs d'arbres et des bras à l'avenant, alors, on répète. Et lorsque les flycases se mettent à bouger toutes seules, dans le dos du géant, on crie pour le prévenir. Comme à Guignol.       <br />
              <br />
       Et puis, petit bout par petit bout, tout se construit. Des caisses sortent deux autres régisseurs. Un de petite taille avec une casquette, mais costaud tout de même. Et un autre de taille intermédiaire. Barbus. Chevelus. Bourrus aussi, mais blagueurs. De celles-ci surgissent également toutes sortes de matériaux. Les chevelus apportent encore d'autres caisses, de formes différentes, longues, horizontales. Le plus petit, le plus blagueur aussi, invente une sorte de luge avec laquelle il fonce sur le public. Évite la collision au dernier moment. Léger mouvement de panique chez les enfants, suivi de rire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59994846-43976502.jpg?v=1635925737" alt=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" title=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" />
     </div>
     <div>
      Tout se construit donc, mais qu'est-ce qui se construit dans ce grand espace vide du plateau ? On ne sait pas. L'espace se remplit vite, presque sans que l'on s'en aperçoive, un décor se met en place, les enfants sont invités à traverser le plateau puis à participer à l'aménagement. Ils se croient dans un désordre libérateur, mais les trois régisseurs dirigent tout avec presque aucun mot, avec maîtrise, en rythme avec la musique. Bientôt tout l'espace est rempli d'un dispositif intrigant, les enfants installés en cercles, prêts au prodige (grand coup de chapeau pour la création scénographique impressionnante).       <br />
              <br />
       Pendant ce temps, barbes et chevelures poussent, poussent et dévalent sur les torses et les dos dans des couleurs de plus en plus chamarrées.       <br />
              <br />
       Que dire de cette explosion d'énergie et d'humour ? Durant 40 minutes, toute notre attention est mobilisée par le jeu des trois comédiens qui interprètent en fait des roadies (régisseurs de concerts), notre attention mais aussi nos corps. Et tous participent ainsi à la construction de ce spectacle. &quot;À Poils&quot; est comme un cadeau qu'Alice Laloy, la conceptrice et metteure en scène, offre aux petits et aux grands spectateurs, avec une inventivité impressionnante et une folie en boucle.       <br />
              <br />
       Et bravo aux trois comédiens, Julien Joubert, Yann Nédélec et Dominique Renckel pour la manière dont ils parviennent tout en jouant leur rôle, à diriger le manège qu'ils offrent au public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À Poils"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59994846-43976507.jpg?v=1635925769" alt=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" title=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" />
     </div>
     <div>
      Écriture et mise-en-scène : Alice Laloy.       <br />
       Avec : Julien Joubert, Yann Nédélec et Dominique Renckel.       <br />
       Assistanat à la mise-en-scène : Stéphanie Farison.       <br />
       Musiques : Csaba Palotaï.       <br />
       Scénographie : Jane Joyet.       <br />
       Assistanat à la scénographie : Alissa Maestracci.       <br />
       Costumes : Marion Duvinage et Maya-Lune Thieblemont.       <br />
       Prothèses et perruques : Maya-Lune Thieblemont.       <br />
       Teinture du crin : Ysabel de Maisonneuve, assistée de Lisa Morice.       <br />
       Construction : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie générale, son, lumière, plateau : Julien Joubert.       <br />
       Renforts à la construction du décor : Quentin Tailly, Vivan Guillermin &amp; Stéphane Uzan.       <br />
       Et l'équipe des mécheuses : Mathilde Apert, Lëa Assous, Justine Baron, Romane Bricard, Inès Forgues, Léonie Garcia Lamolla, Charisté Monseigny, Lisa Morice, Fatima Sharmin, Maëlle Ubaldi &amp; Emma Valquin.        <br />
       Par la Cie S'Appelle Reviens.         <br />
       À partir de 3 ans.       <br />
       Durée : 40 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Vu dans le cadre du festival Festival Marmaille/Marmaille en fugue, Rennes, qui s'est déroulé du 19 au 29 octobre 2021.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">25 novembre 2021 :</span> Festival De Beaux Lendemains, Saint Brieuc (22).       <br />
       29 et 30 novembre : Le Grand R - Scène nationale, La Roche-sur-Yon (85).       <br />
       Du 2 au 4 décembre 2021 : Festival Roulez Jeunesse, Maison des associations, Aubigny-les-Clouzeaux (85).       <br />
       Du 7 au 10 décembre 2021 : Centre culturel André Malraux, Vandoeuvre-lès-Nancy (54).       <br />
       15 et 16 décembre 2021 : Festival Sur un petit nuage, Centre culturel Simone Signoret, Canéjan (33).       <br />
       Du 5 au 7 janvier 2022 : Le Manège - Scène nationale, Maubeuge (59).       <br />
       Du 10 au 16 janvier 2022 : Théâtre Antoine Vitez, Ivry-sur-Seine (94).       <br />
       30 et 31 janvier, 1er et 3 février 2022 : Maison de la Musique, Nanterre (92).       <br />
       21, 22 et 23 février 2022 : Scène nationale 61, Flers (61).       <br />
       27 février 2022 : Vélo Théâtre, Apt (84).       <br />
       Du 8 au 10 mars 2022 : Festival La tête dans les nuages, Théâtre d'Angoulême - Scène nationale, Angoulême (16).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/59994846-43976771.jpg?v=1635928155" alt=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" title=""À Poils" Un spectacle tout sauf rasoir" />
     </div>
     <div>
      17 et 18 mars 2022 : Comédie de Béthune - CDN, Béthune (62).       <br />
       2, 3, 5, 6, 7 et 8 avril 2022 : TJP - CDN Strasbourg Grand Est, Strasbourg (67).        <br />
       Du 11 au 13 avril 2022 : Scène nationale du Sud Aquitain, Bayonne (64).       <br />
       Du 3 au 6 mai 2022 : Les 2 scènes - Scène nationale, Besançon (25).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
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   <title>"Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents</title>
   <updated>2021-07-21T11:50:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Pinocchio-live-2-Fabrique-de-talents_a3020.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-07-21T10:41:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans un spectacle où les humains deviennent marionnettes, Cécile Laloy s'est inspirée des arts de la contorsion de Mongolie pour incarner de l'inorganique dans du vivant au sein d'une manufacture de Pinocchio.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57831777-42798888.jpg?v=1626858080" alt=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" title=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" />
     </div>
     <div>
      Âgés d'environ huit ans, des enfants déboulent sur scène, en une seule grappe de dix avec pour l'un, une marche sur les deux mains en équilibre, pour deux ou trois autres, des cris de gaité et, pour le restant, des discussions animées. Le tout est monté sur une sorte de petit char sur roulettes. L'entrée est joyeuse et bruyante. L'enfance sans doute avec ses codes encore fluctuants et sans soucis du voisinage.       <br />
              <br />
       Le monde adulte, avec dix personnes, arrive ensuite de façon très silencieuse, mutiques comme si l'enfance, synonyme de joyeuseté, de vie et de spontanéité entendue précédemment, s'était éteint en eux.       <br />
              <br />
       Habillés d'une veste bleue, pantalon et chaussures noirs plaquées sur de gros blocs de bois, ils viennent avec du matériel pour élaborer un atelier de fabrication en montant dix tables. Une fois cette action effectuée, les enfants sont déposés dessus, déjà la gaité sous cloche. Ils sont presque sans vie, sans mouvement, le regard fixe et sans éclat. Comme si, entre la première scène et celle-ci, ils avaient pris conscience de ce qui allait leur arriver.       <br />
              <br />
       Une opération de confection s'effectue en &quot;live&quot;, celle des Pinocchio. Elle se monte avec des êtres de chair transformés au fil de la représentation en pantins par le biais de peintures, blanche et rouge, vêtus ensuite du costume du célèbre personnage, accompagné d'une gestuelle corporelle maîtrisée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57831777-42798895.jpg?v=1626858108" alt=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" title=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" />
     </div>
     <div>
      Les enfants lâchent leurs muscles puis, dans des soubresauts, ceux-ci prennent parfois un semblant de vie, ponctués par une caisse claire. Les corps somnolents au début, puis comme anesthésiés, sont au sol, de tout leur long ou en position assise. Ils sont sans vie. La peinture blanche sur leurs peaux leur donne une sorte d'apesanteur temporelle, comme des objets déposés. Ils sont recroquevillés ou à moitié étendus. De grands yeux bleus sont dessinés sur chacune de leurs paupières.       <br />
              <br />
       Au moment des prises de photos par un appareil télécommandé sur roulettes, ils déploient, à l'aide de leurs confectionneurs respectifs situés derrière eux, un mouvement d'élongation des bras ou des jambes, mais toujours sans vie. Comme des natures mortes. L'immobilité assomme la mobilité de la première scène, comme le fixe, le mouvant et la mort, la vie. Tout devient ordonné une fois les adultes arrivés. Ce basculement dans l'inorganique est très bien ordonné dans un décor qui devient figé tout comme les enfants dans leurs postures.       <br />
               <br />
       C'est un spectacle de marionnettes, humaines, où le vivant s'effiloche et disparaît complètement durant la représentation laissant place à des pantomimes, avec une gestuelle pour laquelle Cécile Laloy s'est fortement inspirée des arts de la contorsion mongols, inscrits au patrimoine culturel de la Mongolie.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57831777-42798898.jpg?v=1626858134" alt=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" title=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" />
     </div>
     <div>
      Pour faire disparaître ce vivant, le maquillage, au-delà des contorsions, a aussi son importance avec des sprays de peinture blanche recouvrant les membres inférieurs et supérieurs des enfants. Les lèvres sont maquillées de rouge après que soit déposé un long nez de bois, juste à ce moment-là, pour recouvrir le contour de leurs bouches.       <br />
              <br />
       Seuls instants de vie durant cette confection, un chariot sur lequel est déposée une bobonne d'oxygène rouge avec, dessus, une femme, animatrice avec son porte-voix, et un homme avec sa caisse claire, ses baguettes de batterie et ses balais de jazz. Ils battent la mesure vocalement pour la première et musicalement pour le second, bousculant par intermittence le silence, véritable roi des planches. Comme dans un cirque où, sous des dehors de monsieur Loyal en moins jovial, ils présentent, accompagnent et finissent le spectacle.       <br />
              <br />
       La représentation ressemble à un jeu de construction dans laquelle peuvent se mélanger différents thèmes sociologiques (robotisation de la société par l'éducation, identification au modèle des contes…). Chacun peut y puiser sa source de réflexion ou y voir de façon plus détachée, au travers de cette fabrique, peut-être de futurs talents scéniques.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Pinocchio (live) #2"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/57831777-42798904.jpg?v=1626858157" alt=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" title=""Pinocchio (live) #2"… Fabrique de talents" />
     </div>
     <div>
      Conception, mise en scène : Alice Laloy.       <br />
       Composition sonore : Éric Recordier.       <br />
       Chorégraphie : Cécile Laloy, assistée de Claire Hurpeau.       <br />
       Conseil et regard contorsion : Lise Pauton, Lucille Chalopin.       <br />
       Scénographie : Jane Joyet.       <br />
       Costumes : Oria Steenkiste, Cathy Launois et Maya-Lune Thieblemont.       <br />
       Accessoires : Benjamin Hautin, Maya-Lune Thieblemont et Antonin Bouvret.       <br />
       Régie générale et lumière : Julienne Rochereau.       <br />
       Avec les enfants-danseurs du Centre Chorégraphique de Strasbourg et les élèves de la classe d'art dramatique du conservatoire de Colmar, accompagnés par Norah Durieux et Elliott Sauvion Laloy.       <br />
       Par la Compagnie S’Appelle Reviens.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 au 21 juillet 2021.</span>       <br />
       Les 16, 17, 20 et 21 juillet à 18 h.       <br />
       Le Monfort Théâtre, Paris 15e.       <br />
              <br />
       <b>Festival Paris l'été</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juillet au 1er août 2021.</span>       <br />
       <a class="link" href="https://www.parislete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; parislete.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>        <br />
       12 et 13 novembre 2021 : Comédie de Colmar - CDN Grand Est Alsace,  Colmar (68).       <br />
       4 et 5 décembre 2021 : Théâtre de la Manufacture - CDN Nancy-Lorraine , Nancy (54).       <br />
       12 et 13 mars 2022 : TJP - CDN Strasbourg Grand Est , Strasbourg (67).       <br />
       18 et 19 mars 2022 : Festival M.A.R.T.O, Théâtre 71 - Scène nationale, Malakoff (92).       <br />
       12 au 16 avril 2022 : Théâtre National Populaire (TNP), Villeurbanne (69).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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