<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-11T05:53:44+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour</title>
   <updated>2024-01-26T14:15:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Que-sur-toi-se-lamente-le-Tigre-ou-la-defaite-de-l-amour_a3802.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/78018128-56662124.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-29T07:01:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Irak. De nos jours. Une jeune femme retrouve son promis en cachette. Tous deux sont étourdis de fébrilité, enivrés par la naissance du désir. Tous deux se retrouvent plusieurs fois, discrètement, car ce genre de rencontre, seuls, en tête-à-tête et sans voile, ne se fait pas dans ce pays. Est interdit. Est presque un crime. Même s'ils ne font que s'effleurer du regard et ne se toucher que du souffle de leurs murmures, c'est punissable, une honte possible, un déshonneur. Mais la jeunesse amoureuse, d'où qu'elle soit, est par nature folle de témérité.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662124.jpg?v=1706275620" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Et puis un jour, c'est la guerre, le promis est mobilisé. C'est la dernière fois qu'ils se retrouvent dans leur cachette. Le manque à venir qu'ils pressentent l'un pour l'autre leur fait se donner l'un à l'autre. Ils font l'amour.       <br />
              <br />
       Le monde qui les entoure s'ingéniera à les défaire définitivement de cet amour-là.       <br />
       Un monde où le regard social a plus de valeur que la vie humaine. Où le corps de la femme ne lui appartient pas, mais qu'il appartient à sa famille, à son mari, à la communauté.       <br />
              <br />
       L'histoire racontée dans &quot;Que sur toi se lamente le Tigre&quot; ressemble à un drame sentimental où un simple moment de bonheur déclenche toute une série d'événements tragiques qui s'enchaînent les uns après les autres. De cette étreinte qui aurait pu ne devenir qu'un souvenir intime entre la jeune femme et son mari va naître le chaos. La jeune femme est enceinte, le jeune homme est tué à la guerre, l'opprobre tombe sur elle et sa famille, là où &quot;mieux vaut une fille morte qu'une fille mère&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662143.jpg?v=1706275657" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Et l'œil putois de la communauté voit tout, salit tout, impossible de cacher cette grossesse. Ce sera le frère aîné de la jeune femme qui sera chargé de punir la fautive. Condamnée sans justice, mais étonnamment passive vis-à-vis de cette condamnation comme toute la famille, comme si tout recours, tout refus, toute fuite était impossible. Un asservissement total. Un monde étriqué comme une peau de chagrin.       <br />
              <br />
       Le texte d'Émilienne Malfatto retrace, points de vue par points de vue, l'histoire de cette jeune femme. Il met en lumière avec crudité la soumission absolue, l'abaissement de toute volonté propre de tout un peuple à des règles communautaires qui asservissent totalement les femmes, mais qui fait aussi en sorte d'enfermer le jugement des hommes dans des carcans mentaux aussi verrouillés que des ceintures de chasteté de l'âme. Mais il faut dire que ces règles communautaires leur donnent tout de même la part belle : le droit de dominer les femmes comme on joue avec des poupées qu'on peut même découper en morceaux si l'envie leur prend.       <br />
              <br />
       Alexandre Zeff adapte ce texte fort et violent en respectant la structure en monologues. Mais, pour rendre compte de l'univers qui entoure les personnages du drame, il déploie une immense machinerie scénique et fait appel aux différentes formes artistiques que sont le théâtre, la danse, la vidéo, la musique live, le chant et l'installation plastique. Les rives du Tigre qui traverse l'Irak servent de décor à l'histoire, ainsi que les dunes d'un sable dont les vagues varient avec le vent. Univers sensuel et dévorant qui recèle à la fois fascination et danger mortel, noyades, enfouissements, disparitions dans des nappes de brumes où tous mes mythes peuvent naître et se reproduire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662175.jpg?v=1706275709" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      Une scénographie qui s'adapte à chaque monologue et évolue ainsi qu'une bande-son puissante qui parfois sature les oreilles. La forme, ici, prend le pouvoir et les changements de décor provoquent des interruptions du récit que la puissance du son ne parvient pas à remplir. Cela hache trop le spectacle et fait par moments perdre l'intérêt pour le tragique des personnages.       <br />
              <br />
       Reste que les interprétations, danses, chants et musiques live sont extrêmement belles. Et l'histoire poignante de cette famille finit par toucher, même si l'on reste étonné finalement que le terme de charia ou de loi islamique ne soit pas clairement énoncé dans le spectacle, mais qu'il y soit plutôt question de sorte de règles communautaires aux origines vagues et lointaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Que sur toi se lamente le Tigre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78018128-56662176.jpg?v=1706275742" alt=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" title=""Que sur toi se lamente le Tigre" ou la défaite de l'amour" />
     </div>
     <div>
      D'après le roman d'Émilienne Malfatto.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Alexandre Zeff.       <br />
       Assistante à la mise en scène : Agathe Vidal.       <br />
       Avec : Hillel Belabaci, Amine Boudelaa, Lina El Arabi, Nadhir El Arabi, Afida Tahri, Mahmoud Vito, Myra Zbib et les musiciens Grégory Dargent (oud), Wassim Halal (percussions) et, à l’écran, Liya Chtaiti.       <br />
       Scénographie, lumières : Benjamin Gabrié.       <br />
       Vidéo : Nadia Nakhlé.       <br />
       Musique : Grégory Dargent.       <br />
       Chorégraphie : Mahmoud Vito.       <br />
       Dramaturgie : Pauline Donizeau.       <br />
       Collaboration artistique : Claudia Dimier.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Régie générale, lumières : Thomas Cany.       <br />
       Production La Camara Oscura.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 janvier au 11 février 2024.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 20 h, dimanche 16 h.       <br />
       Théâtre de la Tempête, Salle Serreau, Cartoucherie de Vincennes,        <br />
       Paris 12e, 01 43 28 36 36.       <br />
       <a class="link" href="https://www.la-tempete.fr/" target="_blank">&gt;&gt; la-tempete.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Que-sur-toi-se-lamente-le-Tigre-ou-la-defaite-de-l-amour_a3802.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte</title>
   <updated>2022-09-05T10:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-un-cri-de-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a3381.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/67145912-47544215.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-09-05T10:27:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cent-unième département de France, Mayotte, petite île au nord-ouest de Madagascar, souffre. Loin des clichés de lagons tropicaux et de végétation luxuriante, elle est devenue l'endroit de France le plus peuplé en immigrés, officiels mais surtout clandestins, qui débarquent régulièrement des Comores à bord de kwassa-kwassa (bateaux de pêche à fond plat) quand ils ne finissent pas noyés. C'est dans ce plus grand bidonville de France, situé à Mamoudzou (préfecture du département), que se situe l'action de la pièce. Bienvenue à Kaweni, surnommé bien à propos Gaza, décharge humaine où survivent comme ils peuvent une partie des échoués de notre monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67145912-47544215.jpg?v=1662367416" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Et parmi eux de nombreux jeunes isolés, comme le héros de cette histoire, Moïse, 15 ans, abandonné par sa mère lorsqu'elle débarqua sur une plage de sable noir, bien des années auparavant. Un enfant recueilli par une infirmière venue du continent, morte depuis. Dans ce contexte pire qu'une jungle, zone de non-droit où l'ordre est aux mains de gangs, Moïse va devoir se débrouiller, survivre et subir la pression de Bruce Wayne, jeune voyou autoproclamé roi de Gaza.       <br />
              <br />
       De cet univers décomposé jusqu'aux dans les veines des habitants coule la violence, mieux que le sang. Violence née du manque de tout. D'une pauvreté sans mesure. D'un abandon total. D'un avenir interdit. Aucun repère. Sur le plateau, les projections gigantesques de visages interpellent le minuscule Moïse enfermé dans une cellule de prison. Fantômes imaginaires de la taille de dieux ou de démons. La mise en scène extrêmement élaborée d'Alexandre Zeff fait se caramboler sur scène les mondes intérieurs et les événements de l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67145912-47544216.jpg?v=1662367451" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'intérieur d'une immense machinerie que les personnages évoluent. Vidéos, chants, musiques live, décors en déconstruction, orage et tempête qui inondent la scène, flashs lumineux, déflagrations sonores jalonnent tout le spectacle, grand spectacle. Au milieu de ce chaos esthétique, les personnages principaux vivent, agissent et se disent. Ils semblent fragiles, vénéneux et grouillants comme des insectes. Pourtant l'humanité de chacun explose au travers leurs mots, leurs étreintes cruelles comme des danses assassines.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Alexandre Zeff est d'un dynamisme intégral. La présence de la musique sur scène (Yuko Oshima) fait tendre le spectacle vers l'opéra rock. Le jeu des comédiens et des comédiennes, extrêmement physique, captive. En particulier, les très belles performances réalistes des deux protagonistes principaux : Mexianu Medenou dans le rôle de Bruce, roi de bidonville, d'une force et d'une farce tragique redoutable, et Alexis Tieno qui crée un Moïse fragile victime sur le bord de l'enfance, sur le point de tomber, tomber, tomber.       <br />
              <br />
       Le roman de Nathacha Appanah, basé sur une expérience réelle, respire bien ici de ses deux poumons : la réalité tragique et l'imaginaire. C'est un cri qui parle bien au-delà du seul plus grand bidonville de France, il dénonce tous les abandons humanitaires qui se développent partout autour de la planète, toutes les misères qu'on ne voit pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu en représentation &quot;pro&quot; le 19 janvier à 16 h au Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tropique de la violence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67145912-47544217.jpg?v=1662367519" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Roman de Nathacha Appanah (aux Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Alexandre Zeff.       <br />
       Avec : Mia Delmaë, Thomas Durand, Mexianu Medenou, Yuko Oshima ou Blanche Lafuente (en alternance) , Alexis Tieno et Assane Timbo.       <br />
       Scénographie et lumière : Benjamin Gabrié.       <br />
       Création vidéo : Muriel Habrard, Alexandre Zeff.       <br />
       Création musique et son : Yuko Oshima, Vincent Robert, Guillaume Callier.       <br />
       Collaboration artistique : Claudia Dimier.       <br />
       Dramaturgie : Noémie Regnau.       <br />
       Régisseur plateau : Damien Rivalland.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Maquillage et effets spéciaux : Violette Conti.       <br />
       Construction décor : Suzanne Barbaud, Yohan Chemmoul, Benjamin Gabrié.       <br />
       Dessins de la scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Cie La Camara Oscura.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 30 septembre 2022.</span>       <br />
       Du lundi au vendredi à 20 h, samedi à 18 h.       <br />
       Théâtre 13/Bibliothèque, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre13.com" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67145912-47544218.jpg?v=1662367558" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      13 et 14 octobre 2022 : Théâtre de Metz (57).       <br />
       20 octobre 2022 : Théâtre, Chelles (77).       <br />
       Du 23 au 27 novembre 2022 : Théâtre Les Célestins, Lyon (69).       <br />
       8 décembre 2022 : Le Théâtre, Laval (53).       <br />
       5 janvier 2023 : Centre Duhamel, Vitré (35).       <br />
       12 et 13 janvier 2023 : Théâtre Jean Arp, Clamart (92).       <br />
       2 mars 2023 : Le Carré Magique, Lannion (22).       <br />
       Du 22 au 24 mars 2023 : Théâtre-Sénart - Scène nationale, Lieusaint (77).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-un-cri-de-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a3381.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte</title>
   <updated>2021-08-30T16:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-un-cri-de-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a3049.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/58610751-43204403.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-08-30T16:00:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cent-unième département de France, Mayotte, petite île au nord-ouest de Madagascar, souffre. Loin des clichés de lagons tropicaux et de végétation luxuriante, elle est devenue l'endroit de France le plus peuplé en immigrés, officiels mais surtout clandestins, qui débarquent régulièrement des Comores à bord de kwassa-kwassa (bateaux de pêche à fond plat) quand ils ne finissent pas noyés. C'est dans ce plus grand bidonville de France, situé à Mamoudzou (préfecture du département), que se situe l'action de la pièce. Bienvenue à Kaweni, surnommé bien à propos Gaza, décharge humaine où survivent comme ils peuvent une partie des échoués de notre monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58610751-43204354.jpg?v=1612280977" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Et parmi eux de nombreux jeunes isolés, comme le héros de cette histoire, Moïse, 15 ans, abandonné par sa mère lorsqu'elle débarqua sur une plage de sable noir, bien des années auparavant. Un enfant recueilli par une infirmière venue du continent, morte depuis. Dans ce contexte pire qu'une jungle, zone de non-droit où l'ordre est aux mains de gangs, Moïse va devoir se débrouiller, survivre et subir la pression de Bruce Wayne, jeune voyou autoproclamé roi de Gaza.       <br />
              <br />
       De cet univers décomposé jusqu'aux dans les veines des habitants coule la violence, mieux que le sang. Violence née du manque de tout. D'une pauvreté sans mesure. D'un abandon total. D'un avenir interdit. Aucun repère. Sur le plateau, les projections gigantesques de visages interpellent le minuscule Moïse enfermé dans une cellule de prison. Fantômes imaginaires de la taille de dieux ou de démons. La mise en scène extrêmement élaborée d'Alexandre Zeff fait se caramboler sur scène les mondes intérieurs et les événements de l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58610751-43204355.jpg?v=1612281045" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'intérieur d'une immense machinerie que les personnages évoluent. Vidéos, chants, musiques live, décors en déconstruction, orage et tempête qui inondent la scène, flashs lumineux, déflagrations sonores jalonnent tout le spectacle, grand spectacle. Au milieu de ce chaos esthétique, les personnages principaux vivent, agissent et se disent. Ils semblent fragiles, vénéneux et grouillants comme des insectes. Pourtant l'humanité de chacun explose au travers leurs mots, leurs étreintes cruelles comme des danses assassines.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Alexandre Zeff est d'un dynamisme intégral. La présence de la musique sur scène (Yuko Oshima) fait tendre le spectacle vers l'opéra rock. Le jeu des comédiens et des comédiennes, extrêmement physique, captive. En particulier, les très belles performances réalistes des deux protagonistes principaux : Mexianu Medenou dans le rôle de Bruce, roi de bidonville, d'une force et d'une farce tragique redoutable, et Alexis Tieno qui crée un Moïse fragile victime sur le bord de l'enfance, sur le point de tomber, tomber, tomber.       <br />
              <br />
       Le roman de Nathacha Appanah, basé sur une expérience réelle, respire bien ici de ses deux poumons : la réalité tragique et l'imaginaire. C'est un cri qui parle bien au-delà du seul plus grand bidonville de France, il dénonce tous les abandons humanitaires qui se développent partout autour de la planète, toutes les misères qu'on ne voit pas.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu en représentation &quot;pro&quot; le 19 janvier à 16 h au Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tropique de la violence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58610751-43204356.jpg?v=1612281130" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Roman de Nathacha Appanah (aux Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation et mise en scène : Alexandre Zeff.       <br />
       Avec : Mia Delmaë, Thomas Durand, Mexianu Medenou, Yuko Oshima ou Damien Barcelona, Alexis Tieno et Assane Timbo.       <br />
       Scénographie et lumière : Benjamin Gabrié.       <br />
       Création vidéo : Muriel Habrard, Alexandre Zeff.       <br />
       Création musique et son : Yuko Oshima, Vincent Robert, Guillaume Callier.       <br />
       Collaboration artistique : Claudia Dimier.       <br />
       Dramaturgie : Noémie Regnau.       <br />
       Régisseur plateau : Damien Rivalland.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Maquillage et effets spéciaux : Violette Conti.       <br />
       Construction décor : Suzanne Barbaud, Yohan Chemmoul, Benjamin Gabrié.       <br />
       Dessins de la scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 13 au 24 septembre 2021.</span>       <br />
       Lundi et vendredi à 20 h, A 19h mardi, jeudi et samedi à 19 h, dimanche à 16 h 30, relâche le mercredi.       <br />
       À 19 h le vendredi 24 septembre.       <br />
        Théâtre de La Cité Internationale, Paris 14e, 01 43 13 50 60.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelacite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacite.com</a>       <br />
              <br />
       
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée 2021/2022</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/58610751-43204403.jpg?v=1630333886" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme un cri de détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      9 octobre 2021 : Théâtre Romain Rolland, Villejuif (94).       <br />
       9 novembre 2021 : l'EMC, Saint-Michel-sur-Orge (91).       <br />
       13 et 14 octobre 2022 : Théâtre de Metz ().       <br />
              <br />
       D'autres dates se confirmeront sur la saison 2022/2023.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-un-cri-de-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a3049.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte</title>
   <updated>2021-02-02T16:40:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-cri-de-la-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a2872.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/53594206-40533353.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2021-02-02T16:29:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Cent-unième département de France, Mayotte, petite île au nord-ouest de Madagascar, souffre. Loin des clichés de lagons tropicaux et de végétation luxuriante, elle est devenue l'endroit de France le plus peuplé en immigrés, officiels mais surtout clandestins, qui débarquent régulièrement des Comores à bord de kwassa-kwassa (bateaux de pêche à fond plat) quand ils ne finissent pas noyés. C'est dans ce plus grand bidonville de France, situé à Mamoudzou (préfecture du département), que se situe l'action de la pièce. Bienvenue à Kaweni, surnommé bien à propos Gaza, décharge humaine où survivent comme ils peuvent une partie des échoués de notre monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53594206-40533353.jpg?v=1612280977" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Et parmi eux de nombreux jeunes isolés, comme le héros de cette histoire, Moïse, 15 ans, abandonné par sa mère lorsqu'elle débarqua sur une plage de sable noir, bien des années auparavant. Un enfant recueilli par une infirmière venue du continent, morte depuis. Dans ce contexte pire qu'une jungle, zone de non-droit où l'ordre est aux mains de gangs, Moïse va devoir se débrouiller, survivre et subir la pression de Bruce Wayne, jeune voyou autoproclamé roi de Gaza.       <br />
              <br />
       De cet univers décomposé jusqu'aux dans les veines des habitants coule la violence, mieux que le sang. Violence née du manque de tout. D'une pauvreté sans mesure. D'un abandon total. D'un avenir interdit. Aucun repère. Sur le plateau, les projections gigantesques de visages interpellent le minuscule Moïse enfermé dans une cellule de prison. Fantômes imaginaires de la taille de dieux ou de démons. La mise en scène extrêmement élaborée d'Alexandre Zeff fait se caramboler sur scène les mondes intérieurs et les événements de l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53594206-40533370.jpg?v=1612281045" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      C'est à l'intérieur d'une immense machinerie que les personnages évoluent. Vidéos, chants, musiques live, décors en déconstruction, orage et tempête qui inondent la scène, flashs lumineux, déflagrations sonores jalonnent tout le spectacle, grand spectacle. Au milieu de ce chaos esthétique, les personnages principaux vivent, agissent et se disent. Ils semblent fragiles, vénéneux et grouillants comme des insectes. Pourtant l'humanité de chacun explose au travers leurs mots, leurs étreintes cruelles comme des danses assassines.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Alexandre Zeff est d'un dynamisme intégral. La présence de la musique sur scène (Yuko Oshima) fait tendre le spectacle vers l'opéra rock. Le jeu des comédiens et des comédiennes, extrêmement physique, captive. En particulier, les très belles performances réalistes des deux protagonistes principaux : Mexianu Medenou dans le rôle de Bruce, roi de bidonville, d'une force et d'une farce tragique redoutable, et Alexis Tieno qui crée un Moïse fragile victime sur le bord de l'enfance, sur le point de tomber, tomber, tomber.       <br />
              <br />
       Le roman de Nathacha Appanah, basé sur une expérience réelle, respire bien ici de ses deux poumons : la réalité tragique et l'imaginaire. C'est un cri qui parle bien au-delà du seul plus grand bidonville de France, il dénonce tous les abandons humanitaires qui se développent partout autour de la planète, toutes les misères qu'on ne voit pas.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tropique de la violence"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/53594206-40533388.jpg?v=1612281130" alt=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" title=""Tropique de la violence" Une forme d'opéra rock comme cri de la détresse des oubliés de Mayotte" />
     </div>
     <div>
      Roman de Nathacha Appanah, aux Éditions Gallimard.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Alexandre Zeff.       <br />
       Avec : Mia Delmaë, Thomas Durand, Alexandre Zeff ou Koffi Kwahulé, Mexianu Medenou, Alexis Tieno et, à la batterie, Yuko Oshima.       <br />
       Scénographie et lumière : Benjamin Gabrié.       <br />
       Création vidéo : Muriel Habrard, Alexandre Zeff.       <br />
       Création musique et son : Yuko Oshima, Vincent Robert, Guillaume Callier.       <br />
       Collaboration artistique : Claudia Dimier.       <br />
       Dramaturgie : Noémie Regnau.       <br />
       Régisseur plateau : Damien Rivalland.       <br />
       Costumes : Sylvette Dequest.       <br />
       Maquillage et effets spéciaux : Violette Conti.       <br />
       Construction décor : Suzanne Barbaud, Yohan Chemmoul, Benjamin Gabrié.       <br />
       Dessins de la scénographie : Benjamin Gabrié.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Vu en représentation &quot;pro&quot; le 19 janvier à 16 h au Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelacite.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacite.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Prochaines programmations</b>       <br />
       13 au 24 septembre 2021 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris 14e.       <br />
       9 et 10 novembre 2021 : Théâtre Romain Rolland, Villejuif (94).       <br />
       11 novembre 2021 : EMC, Saint-Michel-sur-Orge (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tropique-de-la-violence-Une-forme-d-opera-rock-comme-cri-de-la-detresse-des-oublies-de-Mayotte_a2872.html" />
  </entry>
</feed>
