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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-14T09:12:14+02:00</updated>
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   <title>Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie</title>
   <updated>2020-10-13T07:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-Metamorphoses-de-l-Orchestre-national-de-Lille-a-la-Philharmonie_a2809.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2020-10-13T06:59:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'Orchestre national de Lille, dirigé par son chef Alexandre Bloch, invitait le violoncelliste Mischa Maisky à la Philharmonie de Paris pour un beau concert, "Métamorphoses".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983702.jpg?v=1602530567" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Pour cette rentrée parisienne très spéciale (pour cause de pandémie) de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie, dans sa saison 2020-2021 placée sous le thème de l'héroïsme, un programme original et un soliste rare en France nous étaient proposés. La transcription pour violoncelle et orchestre d'un Nocturne (opus 19) de Tchaïkovski écrite en 1888, d'une œuvre extraite des Six Morceaux pour piano (de 1873) ouvrait le concert. Mischa Maisky (longs cheveux blancs et chemise bouffante de soie blanche lui donnant un air de ressemblance avec sa complice de toujours, Martha Argerich) rendait justice à cette attachante &quot;Andante sentimentale&quot; de quatre minutes avec la belle sonorité de son violoncelle Montagnana du XVIIIe siècle, offert à l'artiste israélien d'origine russe par un mécène.        <br />
              <br />
       Suivait immédiatement après un très bref silence, le &quot;Kol Nidrei&quot; de Max Bruch (1838-1920), une œuvre de 1880 d'une dizaine de minutes sous-titrée &quot;Adagio sur deux mélodies hébraïques» - ces deux mélodies étant composées à partir de deux thèmes du folklore juif : la prière vespérale &quot;Kol Nidrei&quot; chantée à la synagogue pour Yom Kippour et un arrangement d'Isaac Nathan sur un poème de Lord Byron. La transcription pour orchestre étant ici due à Mischa Maisky lui-même. Magnifique pièce que le violoncelle exalte en psalmodiant tel le chantre de la synagogue dans un beau dialogue avec un orchestre au diapason, la violoniste solo Ayako Tanaka et la subtile harpe d'Anne Le Roy Petit. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983707.jpg?v=1602530638" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Cette première partie du concert se concluait avec les Variations sur un thème rococo (opus 13) de Tchaikovski  pour violoncelle et orchestre (dans la version de son ami Fitzenhagen, violoncelliste et commanditaire). À l'écoute, ces huit charmantes variations, rendant hommage au style galant du XVIIIe siècle, semblent avoir été composées pour mettre en lumière avant tout la virtuosité du soliste. Elles nous laissent un peu froids (par sa vocation même).        <br />
              <br />
       Cependant, le violoncelliste israélien sait colorer les différents modes de jeux convoqués d'un réel panache (avec parfois une virtuosité sonnant un peu &quot;à l'arraché&quot;), il excelle dans les traits des staccatos de la 5e variation et déploie un beau chant dans la cantilène de la 7e. Les entrées des vents, énonçant tous les thèmes, se révèlent parfaites. Un magnifique bis d'un lyrisme habité (avec le &quot;Cygne&quot; du Carnaval de Saint-Saëns) déchaîne l'enthousiasme du public, qui salue le talent du violoncelliste israélien, de la harpiste et de l'orchestre comme il se doit.       <br />
              <br />
       Le moment fort de la soirée demeure pourtant l'interprétation à la renversante beauté, par 23 solistes des pupitres de cordes de l'OnL, des &quot;Métamorphoses&quot; de Richard Strauss, en deuxième partie de soirée. Chacun connaît la haute valeur spirituelle de ce poignant testament composé en un mois, entre mars et avril 1945, par un artiste dont le monde et la brillante culture ont disparu dans la barbarie et la guerre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983778.jpg?v=1602530721" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Ultime partition purement orchestrale de Strauss, cette immense méditation funèbre offre une texture polyphonique en perpétuelle &quot;métamorphose&quot; et une création thématique d'une richesse rare, convoquant autant l'héritage malhérien qu'annonçant les bouleversants Vier Letzte Lieder de 1948. Ce long adagio de près d'une demi-heure est transcendé ici par un orchestre entièrement dévoué à son jeune chef extrêmement engagé, le passionné Alexandre Bloch sollicitant chaque musicien, dont l'instrument est traité en soliste. Des cordes qui se révèlent exemplaires de legato, de densité et de dépouillement.       <br />
              <br />
       S'imposent encore le style Bloch, son energeia traduite par une gestique dense, sa capacité à magnifier les plans sonores. Le chef lillois détaille superbement l'architecture de ces Métamorphoses, révélant chaque clair-obscur de ce soleil noir. Tonalité élégiaque des flux et reflux du chant straussien, accelerando continu implacable du tempo jusqu'au tutti, désespoir noir mutant peut-être enfin en une sereine acceptation du destin avec la citation de la Marche funèbre de la Troisième Symphonie de Beethoven<span style="font-style:italic">(*)</span> aux dernières mesures, tout est ici d'une perfection, d'une hauteur de vue qui serrent et ravissent l'âme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50537861-38983793.jpg?v=1602530790" alt="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" title="Les "Métamorphoses" de l'Orchestre national de Lille à la Philharmonie" />
     </div>
     <div>
      Un moment d'une émotion si intense et hors du temps qu'un long silence recueilli ne peut que lui succéder ; un silence qui scelle l'unisson de cœurs étreints par la noblesse d'une sublime confession. C'est pour ces rares épiphanies, ces expériences uniques, que nous ne pouvons décidément nous passer du concert vivant.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(*) Citation marquée par R. Strauss &quot;In Memoriam&quot; sur la partition, comme sur un tombeau. L'OnL dirigé par A. Bloch donnera L'Eroica début décembre à l'Auditorium du Nouveau Siècle à Lille.</span>       <br />
              <br />
       Concert donné les 7 et 8 octobre à Lille et entendu le 9 octobre 2020 à la Philharmonie de Paris.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet de la saison :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_20-21/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com/saison_20-21</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique</title>
   <updated>2019-09-11T17:01:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Alexandre-Bloch-a-la-tete-de-l-Orchestre-National-de-Lille-l-exigence-genereuse-d-une-aventure-humaine-et-artistique_a2502.html</id>
   <category term="Concerts" />
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   <published>2019-07-19T09:41:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Choisi en 2016 pour succéder à Jean-Claude Casadesus au poste de directeur musical de l'Orchestre National de Lille, Alexandre Bloch n'a eu de cesse de refonder le pacte qui lie la phalange à son public. Rencontre avec un jeune chef brillant qui fourmille d'idées pour le présent et l'avenir.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32205099.jpg?v=1563464968" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      Rencontrer, écouter, voir diriger Alexandre Bloch dans une version inventive et poétique de la &quot;Carmen&quot; de Bizet <span style="font-style:italic">(1)</span> pour la première édition des &quot;Nuits d'été&quot; de l'ONL, c'est éprouver la justesse des vers du grand Corneille, <span style="font-style:italic">&quot;(…) aux âmes bien nées, La valeur n'attend point le nombre des années&quot;</span>. Ces &quot;Nuits d'été&quot;, c'est une parmi les nombreuses idées nouvelles d'un jeune directeur musical (né en 1985) qui réussit avec brio depuis sa nomination à donner un nouvel élan à la formation ancrée dans les Hauts-de-France <span style="font-style:italic">(2)</span>. Dynamique, charismatique, exigent, généreux, &quot;geek&quot;, les qualificatifs se bousculent pour tenter de dessiner son portrait. Alexandre Bloch nous parle ici de sa mission, celle du partage, de l'engagement citoyen et d'une belle ambition artistique.       <br />
              <br />
       <b>Christine Ducq - Qu'a signifié pour vous l'arrivée à la tête de l'Orchestre National de Lille ?</b>       <br />
              <br />
       <b>Alexandre Bloch -</b> Ce poste s'est présenté à un moment de ma carrière où j'étais invité à diriger beaucoup d'orchestres en Europe et dans le monde (ce que j'apprécie et continue à faire), mais où j'avais aussi envie de me poser pour travailler en profondeur avec un en particulier. Il se trouve que le projet artistique et social de l'ONL m'avait beaucoup plu. Dans la situation de crise sociale que nous vivons, j'avais envie d'apporter ma pierre en tentant d'apporter au territoire de la culture, de l'art pour ouvrir, enrichir la communauté - celle qui peut être touchée par l'orchestre.       <br />
              <br />
       Avec Jean-Claude Casadesus, l'ONL a d'ailleurs été pionnier en France dans cet art de partager la culture avec le plus grand nombre. Je suis heureux de poursuivre ce travail avec toutes les équipes de l'orchestre en inventant de nouvelles formules de concert afin d'attirer un public toujours neuf à l'Auditorium du Nouveau-Siècle (dans des conditions acoustiques idéales) ou en région.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32205779.jpg?v=1563465007" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      <b>L'orchestre ne s'est-il pas par ailleurs profondément renouvelé ?</b>       <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> Oui, avant même que j'arrive. Par le jeu même du tournant de générations d'un orchestre âgé de quarante ans, celui-ci se renouvelle automatiquement. Et depuis que je suis arrivé (en septembre 2016 soit deux ans après la nomination de François Bou, directeur général), suite à des départs en retraite un quart de l'orchestre a été recruté (sur 99 musiciens). D'ici les trois ou quatre prochaines années, c'est plus de la moitié de l'orchestre qui sera nouveau. C'est naturellement un challenge. Lorsqu'un directeur musical arrive dans une nouvelle formation, il faut du temps pour nouer des relations, apprendre à se connaître et connaître les réflexes qu'on peut avoir ensemble en concert. C'est encore plus important de le faire avec de nouvelles recrues. Nous avons donc un travail de fond à mener. Pendant la dernière saison et la prochaine, au sein de ce cycle Mahler <span style="font-style:italic">(3)</span> que nous avons commencé, nous prenons vraiment du temps à cet effet. Nous nous retrouvons en répétitions par petits groupes, en &quot;partielles&quot;, avec seulement par exemple les violons, ou les violoncelles, ou les instruments à bois de l'harmonie.       <br />
              <br />
       <b>Avez-vous voulu cette intégrale Mahler pour continuer à forger l'identité de l'orchestre ?</b>        <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> C'est d'abord un souhait personnel car c'est un compositeur que j'adore, que je me plais énormément à partager avec le public. Mahler est le roi des émotions et il n'est rien de plus fort qu'une émotion dans la vie et dans la musique. Le projet est né également d'une opportunité : s'inscrire dans le thème du festival Lille 3000 <span style="font-style:italic">(4)</span> qui est en cette année 2019 &quot;L'Eldorado&quot;. Nous avons donc commencé à offrir notre Eldorado symphonique (qu'est l'intégrale des symphonies mahlériennes) en janvier 2019 et ce cycle se poursuit jusqu'en janvier 2020. Ce cycle nous permet de surcroît d'initier un travail long (au-delà d'une seule saison) avec l'orchestre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32213478.jpg?v=1563521376" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      <b>Vous avez initié des projets très originaux pour l'orchestre, tels ce &quot;Stravinski remix&quot; ou cet &quot;Oiseau de Feu Hip-Hop&quot;. Dans quel but ?</b>       <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> Il est toujours important de favoriser la rencontre de différentes disciplines artistiques. Ces langages variés ont en réalité le même but : véhiculer l'émotion pour notre public. Et leur autre intérêt (pas des moindres) est d'attirer un public nouveau dans le cadre d'un concert classique. Faire venir un public très varié (et pas seulement les mélomanes et habitués que nous remercions de leur fidélité) est vital. Partager ensemble des émotions, permettre au public de les ressentir, c'est apprendre à mieux nous connaître les uns les autres et aussi devenir de meilleurs citoyens dans notre communauté.       <br />
              <br />
       C'est dans ce même dessein que j'ai inventé les concerts &quot;Smartphony©&quot; et &quot;Just Play&quot; <span style="font-style:italic">(5)</span>. Les concerts &quot;Just Play&quot; permettent au public de plonger au cœur du travail de l'orchestre en répétition grâce à trois écrans géants. J'ai également un micro pour que le public puisse entendre exactement mon interaction avec les musiciens. Nous faisons la démonstration de ce qu'est un travail collectif car, selon moi, l'orchestre est à l'image d'une mini-société avec des femmes, des hommes, des jeunes et des plus âgés, qui votent différemment, qui peuvent être amis ou pas. Mais nous œuvrons ensemble à un but commun en portant une haute exigence artistique. C'est là encore ce que j'ai envie de faire éprouver au public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32213492.jpg?v=1563521416" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      <b>Était-ce vraiment important de créer des ateliers musicaux pour les femmes enceintes ou les bébés ? Il faut faire venir le public le plus tôt possible ?</b>       <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> Oui. Cela a été pensé en même temps pour désacraliser cette salle de concert qu'est le Nouveau Siècle. C'est parfois difficile pour certaines personnes d'entrer dans un musée ou dans notre magnifique auditorium - dans lequel nous avons des conditions dignes des plus fameuses salles de concerts internationales. Je réfléchis d'ailleurs - en binôme avec François Bou - à des projets qui feraient du Nouveau Siècle un véritable lieu de vie (avec une cafétéria par exemple). Nous invitons dans ce même but les gens à l'heure du déjeuner avec les &quot;Concerts Flash&quot; ainsi que les familles avec enfants (les &quot;Famillissimo&quot;) par exemple. Même pour nos concerts traditionnels en soirée, nous veillons à la diversité du public : étudiants, scolaires, habitués, etc. Ce qui crée une belle atmosphère de salle.        <br />
              <br />
       <b>Lors de la passation de pouvoir en 2016, Jean-Claude Casadesus vous confie &quot;un orchestre sensible et intelligent&quot;. Qu'ajouteriez-vous ?</b>       <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> C'est un orchestre qui a beaucoup d'âme et qui forme une grande famille forgée parfois par une longue cohabitation dans l'orchestre mais aussi dans les déplacements et les tournées. Cette énergie ainsi créée les soude et cela permet une connexion particulière entre eux. Ils sont solidaires, très sensibles en effet, et très enthousiastes sur les propositions que je peux leur faire tout au long de l'année.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32213495.jpg?v=1563521453" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      <b>Pouvez-vous nous évoquer quelques moments forts de la saison prochaine ?</b>       <br />
              <br />
       <b>A. B. -</b> Nous poursuivons donc notre intégrale des symphonies de Mahler avec un projet d'enregistrement de la 7e pour le label Alpha-Outhere. Outre notre riche programme de concerts, nous avons également deux belles tournées en perspective dont une en Angleterre, avec un programme de compositeurs français (dont Debussy). Dans le cadre un peu compliqué du Brexit peut-être à venir, il nous a paru important en tant qu'orchestre d'un pays frontalier de faire de la diplomatie culturelle dans ces villes que sont Leeds, Newcastle, Sheffield, Birmingham ou Londres.        <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) L'Orchestre National de Lille, confié à Jean-Claude Casadesus au mitan des années soixante-dix par Marcel Landowski, a été pionnier en jouant dans les usines, les prisons et dans les villes et bourgs éloignés des Hauts-de-France. Alexandre Bloch dirigera d'ailleurs l'ONL (dans la Symphonie n° 4 de Tchaïkovski) à la prison de Sequedin (59) le 18 juillet.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35712110-32213656.jpg?v=1563522627" alt="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" title="Alexandre Bloch à la tête de l'Orchestre National de Lille, l'exigence généreuse d'une aventure humaine et artistique" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">(2) De cette version très réussie de &quot;Carmen&quot;, vue le 12 juillet, on ne sait ce qu'on doit admirer le plus, du commentaire plein d'esprit d'Alex Vizorek, d'une belle animation (et inclusion du public) due à Grégoire Pont, de chanteurs virtuoses (le mezzo capiteux et envoûtant d'Aude Extrémo dans le rôle-titre, le baryton Florian Sempey - Escamillo - donnant une leçon du plus pur chant français et la délicieuse Micaëla de Gabrielle Philiponet), de musiciens transcendés dans une cohésion sans faille par l'autorité passionnée d'un chef dont la silhouette (haute quant à A. Bloch) et la gestique évoquent irrésistiblement celles d'un Gustav Mahler immortalisées par Otto Boehler.       <br />
       (3) Commencée en janvier 2019, cette intégrale des symphonies de Gustav Mahler (clef-de-voûte de deux saisons) se poursuit dès le 1er octobre avec la 6e.        <br />
       (4) Poursuivant l'action de &quot;Lille 2004, Capitale européenne de la Culture&quot;, Lille 3000 est un festival d'événements artistiques variés ayant lieu tous les deux ans.        <br />
       (5) &quot;Smartphony©&quot; permet d'interagir avec l'orchestre grâce à une application créée avec la startup Waigéo dans la première partie d'un concert. &quot;Just Play&quot; invite à découvrir l'orchestre se frottant à une œuvre d'une dizaine de minutes qu'il ne connaît pas ou qu'il n'a pas jouée depuis des décades. Toujours sous l'impulsion d'A. Bloch, l'orchestre a désormais sa chaîne Youtube pour diffuser ses concerts. Nombreux autres formats et activités à lire sur le site de l'orchestre.</span>       <br />
              <br />
       Entretien réalisé le 12 juillet 2019.       <br />
              <br />
       <b>Programme complet des concerts à venir :</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_19-20/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Concerts et projets d'Alexandre Bloch : </b>       <br />
       <a class="link" href="http://www.alexandrebloch.com/" target="_blank">&gt;&gt; alexandrebloch.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <title>Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille</title>
   <updated>2019-07-04T16:33:00+02:00</updated>
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   <category term="Lyrique" />
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   <published>2019-07-04T16:16:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
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    <![CDATA[
La première édition des "Nuits d'été de l'Orchestre National de Lille" s'ouvrira en fanfare le 9 juillet avec le chef-d'œuvre de Bizet revu par le chef Alexandre Bloch. Avec une mise en espace due à l'illustrateur Grégoire Pont, un récitant et une équipe de chanteurs très attendue, cette "Carmen" crée l'événement.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32004958.jpg?v=1562251427" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
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      Grâce au soutien de la Métropole Européenne de Lille et d'un important mécène, la première édition des &quot;Nuits d'été&quot; va créer l'événement à l'Auditorium du Nouveau Siècle. Le directeur musical de l'Orchestre National de Lille depuis 2016, Alexandre Bloch, rêvait depuis toujours de diriger l'opéra-comique de Bizet, chef-d'œuvre populaire peut-être le plus donné au monde.        <br />
              <br />
       Ce rêve va devenir réalité en ce début de juillet grâce à un projet original pensé pour nous offrir une nouvelle &quot;Carmen&quot;. Une  proposition qui entend redonner à l'orchestre symphonique son rôle primordial (de personnage à part entière) en le plaçant au centre de la scène dans une mise en espace inventive offrant au spectateur une véritable immersion lyrique. Il ne s'agit pas moins que de (re)trouver la belle cigarière sous les regards croisés de Mérimée et de Bizet.       <br />
              <br />
       Investissant tout l'espace de l'Auditorium, l'animateur et illustrateur Grégoire Pont créera le décor et prendra le relais lors des passages d'actions qui ne seront pas mis en scène. Ses créations lumineuses feront aussi le lien entre les parties composées par Bizet - les récitatifs écrits par Ernest Guiraud après la mort de Bizet ayant été écartés dans cette nouvelle version. 
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32004979.jpg?v=1562251451" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
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      Vrai chœur commentant l'action, un récitant (l'humoriste Alex Vizorek) interviendra aussi entre les scènes de l'opéra pour décrire les personnages, raconter l'histoire ou livrer ses réflexions à la manière de Mérimée, l'auteur de la nouvelle ayant inspiré Bizet et ses librettistes Meilhac et Halévy. Avec cette nouvelle expérience musicale, l'idée est aussi de focaliser l'attention du public et des artistes sur les prestiges de la musique de cette superbe partition d'opéra.       <br />
              <br />
       Outre le talent de l'orchestre lillois, on pourra compter sur une distribution des plus excitante. Dix chanteurs, issus de la crème de la jeune génération lyrique, ont été choisis pour participer à ce beau projet. On retrouvera avec bonheur la mezzo Aude Extrémo dans le rôle titre, accompagnée du Don José du ténor canadien Antoine Bélanger et de l'Escamillo de Florian Sempey. Un cast de haut-vol complété par Layla Claire (Micaëla), Pauline Texier (Frasquita), Adélaïde Rouyer (Mercédès), Jérôme Boutillier (Le Dancaïre), Antoine Chenuet (Le Remendado), Bertrand Duby (Zuniga ) et Philippe-Nicolas Martin (Moralès).
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/35320264-32005170.jpg?v=1562251558" alt="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" title="Recréer "Carmen", le défi de l'Orchestre National de Lille" />
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      Sous la baguette d'Alexandre Bloch, ils feront merveille avec le Chœur de l'Opéra de Lille et le Chœur maîtrisien du Conservatoire de Wasquehal. Un accueil en musique est également prévu pour les trois représentations sur le parvis du Nouveau Siècle à partir de 18 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">9, 11 et 12 juillet 2019 à 20 h.</span>       <br />
       <b>Auditorium du Nouveau Siècle.</b>       <br />
       17, place Pierre Mendès, Lille (59).       <br />
       Tél. : 03 20 12 82 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.onlille.com/saison_19-20/" target="_blank">&gt;&gt; onlille.com</a>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Carmen&quot; (1875).</b>       <br />
       Opéra-comique en quatre actes.       <br />
       Musique de Georges Bizet.       <br />
       Livret en français de Meilhac et Halévy.        <br />
       Version semi-scénique.       <br />
       Durée : 2 h 40 avec un entracte.
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