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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-29T18:22:32+02:00</updated>
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   <title>"Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…</title>
   <updated>2026-05-08T10:12:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-mec-veut-devenir-rappeur--troisieme-volet-d-une-trilogie-debutee-d-une-maniere-haletante_a4549.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-05-09T08:39:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Adèle Zouane, puisant dans ses propres expériences la matière vivante de ses performances, nous avait lors du festival "L'Échappée belle" de 2023 tenue en haleine de bout en bout avec "De la mort qui rue", son premier spectacle où elle présentait un inénarrable inventaire à mourir de rire des manières de passer de vie à trépas. L'année suivante, avec "À nos amours", elle nous avait entrainés joyeusement à sa suite vers les verts paradis des amours fondatrices. Là, en 2026, elle clôt sa trilogie avec une ode consacrée aux très riches heures de la vie du couple – le sien – au risque que le souffle au long cours ne se fasse un peu plus court.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260496.jpg?v=1778227176" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Animée toujours du (vrai) sourire et de la (fausse) naïveté de celle qui s'apprête à raconter la véridique histoire de l'itinéraire suivi par Le Couple au travers de sa vie à elle – la vie d'Adèle… (Zouane) – elle débute son récit par un souvenir… Le couple qu'elle zyeutait de la terrasse du lycée, oh qu'elle aurait voulu en être… Et puis un autre souvenir, celui d'une cave où l'on jouait de la musique et de ce jeune homme aux jambes très fines et dont le regard ne la croise pas… mais dont elle se sentait sans le savoir éperdument amoureuse…       <br />
              <br />
       Pause créant in situ une intimité avec le public devenant complice de l'épopée et adresse assortie d'une réflexion à méditer : <span style="font-style:italic">&quot;C'est du théâtre, pas du rap… Peut-être faut-il ne s'attendre à rien, comme dans une rencontre&quot;</span>… avant que les confidences amourachées ne reprennent… <span style="font-style:italic">&quot;Jaime, son prénom… j'aime, sans l'apostrophe !&quot;.</span> Et, dans le même mouvement, l'apparition de disparaître… avant de réapparaître plus tard à Avignon, le temple du théâtre… Et, non sans drôlerie, de raconter alors leur &quot;rencontre&quot; faite de convergences mutuelles… Parce que c'était lui, parce que c'était elle, il ne pouvait bien évidemment pas en être autrement… Il a envie de jouer de la batterie, elle de chanter, alors quand on est tout nus ça rapproche, inévitablement…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260504.jpg?v=1778227228" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Et qu'advient-il pour parachever l'amour à deux ? L'apparition d'une troisième petite vie qui, même si ce n'est pas la grosse forme, est un grand moment à partager… L'existence n'étant cependant pas un long fleuve tranquille – sinon ça se saurait – le désir de rap absorbe l'autre, l'isolant dans ses processus créatifs qui vont jusqu'à le faire changer de tête… Mais quand on aime, peut-on faire une fixation sur ces détails ? Oh bien évidemment ça peut générer quelques crises – splendidement rejouées comme &quot;pour de vrai&quot; et agrémentées d'un humour convoquant des souvenirs positifs, mode développement personnel, pour reprendre pied. Et puis s'il n'est pas l'homme idéal, elle non plus… Regards attendris mêlés d'autodérision sur le caractère emporté de l'une et la placidité de l'autre, un couple de forces antagonistes qui se conjuguent plus qu'elles ne s'affrontent.       <br />
              <br />
       Et même quand il sera difficile de garder le cap quand l'autre est à la recherche du sien, l'épiphanie reste à trouver dans l'amour que l'on se porte en – pourquoi pas ? – faisant du désir de l'autre son prochain spectacle à elle… Spectacle dont le titre pourrait être… On vous le laisse deviner ! On ne racontera pas non plus la chute… Seulement lever un coin du voile, en avançant qu'elle promet d'être ascensionnelle et musicale.       <br />
              <br />
       Dans ce dernier volet de sa trilogie inspirée par son parcours personnel pour dire &quot;la vie devant soi&quot;, Adèle Zouane a gardé intacte son énergie pétrie d'innocence radieuse au service de thèmes universels. Si l'on est toujours attendri par son bel engagement, on peut ressentir peut-être un léger essoufflement… Deux raisons… D'une part, il n'y a plus l'effet surprise ressenti lors de la découverte des deux premiers volets (le premier en particulier, plus mordant). D'autre part, c'était là la première, et les répétitions en cours permettront sans nul doute à cette forme en devenir de trouver pleinement… son &quot;troisième souffle&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 29 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes de Blanquefort.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mon mec veut devenir rappeur"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96456982-67260511.jpg?v=1778227283" alt=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" title=""Mon mec veut devenir rappeur", troisième volet d'une trilogie débutée d'une manière haletante…" />
     </div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Texte : Adèle Zouane.       <br />
       Avec : Adèle Zouane.       <br />
       Création sonore : Jaime Chao.       <br />
       Création lumière : Mathieu Marquis.       <br />
       Collaboration artistique : Marion Couziné.       <br />
       Regard extérieur : Éric Didry.       <br />
       Aide à l'écriture : Jérôme Rouger, Alexandre Virapin.       <br />
       Par le Collectif Bajour.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       Représenté du 28 au 30 avril 2026 à la Scène Nationale Carré-Colonnes à Blanquefort (33).       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mai 2026 :</span> Festival du conte, Capbreton (40)
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Mon-mec-veut-devenir-rappeur--troisieme-volet-d-une-trilogie-debutee-d-une-maniere-haletante_a4549.html" />
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   <title>"À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…</title>
   <updated>2024-01-17T19:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-mes-amours-Oh-les-beaux-souvenirs-des-premieres-fois_a3792.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/77858880-56549654.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2024-01-17T19:01:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, selon la formule fameuse du non moins fameux psychanalyste Jacques Lacan, "L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas", on peut dire que l'immortelle Adèle (sa dernière création, "De la mort qui tue", découverte au festival L'Échappée Belle en juin dernier, nous a ravis) aurait pu être l'inspiratrice de cette saillie verbale… En effet les jeux enfantins (?) de l'amour et du désir sont ici "présentés sur un plateau" avec une truculence délicieuse propre à nous replonger dans le trouble de nos premiers émois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549654.jpg?v=1705516423" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Avec pour seul accessoire une chaise – ustensile utilisé avant elle par nombre de grands talents, au rang desquels Zouc et Denis Lavant –, Adèle Zouane traverse les premiers âges de sa jeune existence pour en extraire ses coups de cœur heureux et/ou malheureux. En bord de scène, joignant le geste à la parole, elle dépose, <span style="font-style:italic">&quot;de la main même qui a écrit sa première lettre d'amour&quot;</span>, une enveloppe liminaire dont le contenu constituera le clou de la performance.       <br />
              <br />
       Son premier amour, classe de CE2, c'est Rémi. Au plus profond de lui, il l'aime, sûr… Mais de l'extérieur, non. Et puis il y a Victoria avec laquelle il traîne, <span style="font-style:italic">&quot;elle est pas canon pourtant&quot;</span>. La petite Adèle se fend alors d'une lettre où elle lui déclare son amour, à la folie, avec pour réponse : <span style="font-style:italic">&quot;Merci, mais je t'aimerai jamais&quot;.</span> Sa première déception amoureuse… Classe de CM1, ce sera Maxime qui l'aimera plus qu'Anaïs… Et même qu'elle a décidé de lui faire un bisou sur la bouche en ce dernier jour de primaire… mais, en 6e, il va se marier avec une autre, c'est couru d'avance. Tendres amours enfantines qui – vues de loin – peuvent apparaître charmantes, mais qui égratignent à jamais les jeunes pousses, comme le feront plus tard les &quot;vrais&quot; chagrins d'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549710.jpg?v=1705516503" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Chaussures plates, socquettes aux pieds, habillée comme un sac, la comédienne multiplie les minauderies – jusqu'à friser parfois la caricature – de l'enfance, affichant frontalement ce qui la remue. Onze ans, l'âge de la sixième et d'adresser &quot;la&quot; lettre à celui qu'elle épousera plus tard. Mais comme c'est inhumain d'imaginer qu'un seul homme existe, elle préfèrera, lucide, s'écrire à elle-même pour espérer <span style="font-style:italic">&quot;avoir fourré sa langue dans une bouche&quot;.</span> Là, assise à côté de Jérémy, elle le kiffe, sans réciprocité apparente. Qu'à cela ne tienne, la colo dans les Pyrénées est annoncée avec plein de garçons à la clé. L'attente cette fois ne sera pas vaine…       <br />
              <br />
       Son premier baiser… Le troisième slow avec Alexandre donnera lieu à un exercice d'anthologie de langues appliquées mêlant les allées et venues zyeutées dans les films. Cependant, à la question imprudente de savoir combien de temps ils s'aimeront, Alexandre lèvera la main en écartant ses doigts : cinq minutes… Et il reste encore deux semaines de colo… Philosophe déjà, elle se dira qu'il faut en essayer beaucoup, des hommes, pour trouver le bon, le rêve d'avoir une maison bleue et des jumeaux peut attendre encore un peu…       <br />
              <br />
       Puis sonnera l'heure du lycée et de Sylvain, de ses cheveux courts, de ses yeux verts et de sa façon à nulle autre pareille de se déplacer lentement. Sylvain, le timide, qui s'évanouira avant que tout le monde ne voie que c'était lui le loup… Sa première fois. Mais il l'aimait décidément trop ce garçon, alors ce sera Victor… Mais qu'en est-il de cet autre garçon dont elle masse présentement le crâne et dont les lèvres pulpeuses excitent son désir ? Ses premières interrogations sur les liens qui unissent et/ou opposent l'amour et le désir. Alors ce sera François, puis Thibaut. Le temps du bilan comptable venu – nombre d'amoureux, de partenaires sexuels, etc. –, d'autres garçons défileront dans sa mémoire vive avec la question vitale chevillée au corps : comment se faire désirer ? Son obsession première.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549737.jpg?v=1705516649" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Si on envoie trop vite un message, on se grille. Mais, comme ça au moins, on a su qu'&quot;il&quot; ne répondrait pas… Salle éclairée, c'est l'occasion pour la comédienne de donner un conseil à tous les garçons assis sagement ce soir devant elle, captifs dans les travées : <span style="font-style:italic">&quot;les filles, elles préfèrent un petit non à un long silence&quot;…</span> On sent là le vécu. Et puis, de toutes les façons, on sait qu'à chaque fois, on se remet de nos échecs… Bientôt le printemps viendra avec la promesse de nouvelles rencontres… Déjà Yohann est là, et lorsque les hormones parlent, ça urge. Et il a beau jouer le blasé, elle sait ce que le corps exige.       <br />
              <br />
       Au terme de cette traversée ludique des premières fois, épousant tour à tour les méandres du désir et de l'amour conjugués à tous les temps, une chute résonnant comme l'écho de la lettre primale viendra ponctuer avec malice cette quête universelle du désir d'aimer et d'être aimé. Adèle Zouane puisant dans ses propres expériences la matière vivante de sa performance, réussit le pari de nous entrainer gaiement à sa suite vers les verts et moins verts paradis des amours fondatrices.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 12 janvier aux Colonnes, Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard - Blanquefort (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À mes amours"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549738.jpg?v=1705516583" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Adèle Zouane.       <br />
       Mise en scène : Adrien Letartre.       <br />
       Avec : Adèle Zouane.       <br />
       Regard : Éric Didry.       <br />
       Costume : Oria Steenkiste.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du vendredi 12 au samedi 13 janvier 2024 aux Colonnes - Scène nationale Carré-Colonnes, Saint Médard - Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 mai 2024 : Centre culturel René Proby, Saint-Martin-d'Hères (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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