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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-05-03T09:39:23+02:00</updated>
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   <title>•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille</title>
   <updated>2026-04-27T21:13:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Avec-Psicofonia--Faustine-Nogues-tente-de-percer-le-silence-de-l-Espagne-a-travers-sa-propre-famille_a4539.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-04-24T09:50:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans ce spectacle, Faustine Noguès se raconte. En partant d'un moment de sa vie où l'impression de stagner, de ne plus savoir dans quelle direction aller, l'impression que chaque jour revenait à refaire inlassablement les mêmes choses que la veille, comme si elle était arrivée au bout de sa jeune vie, elle décide d'interroger les parts d'ombre et de silence. Celles de sa propre personnalité, mais aussi celles de sa famille dont elle soupçonne l'héritage inconscient.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96208877-67115086.jpg?v=1776933210" alt="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" title="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" />
     </div>
     <div>
      Le silence est bien la grande affaire de cette quête. Percer le silence. Traquer les fantômes. Pour cela, elle va aller à la découverte d'une pratique peu connue qui consiste à enregistrer les sons de lieux supposés habiter ces fameuses âmes. D'origine espagnole, elle se rend en Espagne dans un petit village, Belchite, dont les ruines bombardées par les phalanges franquistes sont restées en l'état comme des vestiges d'une catastrophe. Là, elle va enregistrer les sons produits par ces ruines à l'écoute de manifestations de fantômes. Cette pratique, la psicofonia, consiste à transformer ces enregistrements en &quot;bruits blancs&quot;, de manière à déceler le moindre changement imperceptible.       <br />
              <br />
       Toute cette histoire est en partie une fiction, en partie une réalité. La recherche de ces présences mystérieuses dans un lieu où la guerre d'Espagne a fait rage n'est pas du tout un hasard. Cette guerre et les suites de cette guerre se révèlent très vite comme la cause inconsciente de ce malaise de vie dont la narration initie ce récit. Mais il s'agit bien d'un parallèle frappant entre cette quête de fantôme et celle de l'exhumation des secrets que la famille de Faustine Noguès a si bien dissimulés durant des décennies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96208877-67115654.jpg?v=1776933233" alt="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" title="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" />
     </div>
     <div>
      C'est la mémoire transgénérationnelle qui tient le centre de l'histoire. Cette mémoire de traumatismes familiaux tus qui se transmettent de générations en générations sans que le récit, sans que les mots rentrent en ligne de compte. De l'histoire de famille qui va par bribes être révélée au fil de ce récit, la grande histoire prend peu à peu la place. Celle de l'Espagne depuis la guerre civile de 1936 suivie de la dictature de Franco qui emprisonna, tua, menaça toute opposition politique, surtout communiste et anarchiste, jusqu'à sa mort, jusqu'après sa mort où la loi d'amnistie de 1977, si elle effaça les condamnations des prisonniers politiques, effaça également les crimes des gens au pouvoir.       <br />
              <br />
       C'est à l'aide d'un dispositif très élaboré et très simple que Faustine Noguès parvient à être seule sur scène sans paraître seule en scène. Une pierre posée sur un socle, sortie de l'ombre par un trait de lumière chaude, sera le témoin et le dépositaire parlant de ce passé qui resurgit. Une paire de souliers, lui aussi isolé dans un faisceau, sera ce grand-père chanteur de flamenco, qui a vu le début de la dictature avant de venir tenter de l'oublier en exil dans le sud de la France. Voilà pour la scénographie. Pour faire entendre ce bruit blanc, ce silence où l'on parvient à peine à entendre une semence d'existence, faire entendre cette omerta née de la peur d'un pouvoir brutal, les spectateurs disposent d'un casque qui diffuse ces sons en même temps que les mots de la comédienne, comme si elle était en confidence avec chacun.       <br />
              <br />
       L'intime ici rompt le silence de ces vies abîmées par la violence. Celle des conflits, celle des souffrances, celle des joies aussi qui tentent toujours de masquer bravement la noirceur par la musique, la danse, les jeux. Il y a dans ce spectacle la présence d'une vision généreuse et touchante de l'humain, de son passé, de l'inconscient qui parfois est troublé par l'héritage transgénérationnel. Un héritage qui, dans le cas de l'Espagne (qui a adopté il y a seulement quatre ans une loi permettant de fouiller dans le passé de la dictature), peut troubler tout un peuple.       <br />
              <br />
       Des images puissantes émaillent ce récit, comme celui de cette grand-mère et de sa petite-fille tondues après la fin de la guerre pour avoir été du côté des républicains. Des exactions qui expliquent cette peur qui clôt les lèvres et fait baisser les têtes, comme si la menace restait la même malgré la démocratie en place.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de la Cité Internationale à Paris le 13 avril 2026.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Psicofonía - Silences d'Espagne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96208877-67115663.jpg?v=1776933310" alt="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" title="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" />
     </div>
     <div>
      Texte et mise en scène et jeu : Faustine Noguès.       <br />
       Stagiaire mise en scène : Mélody Fernandez.       <br />
       Avec : Faustine Noguès.       <br />
       Création sonore, composition : Colombine Jacquemont.       <br />
       Dramaturgie et collaboration artistique : Joséphine Supe.       <br />
       Création lumière : Willy Cessa.       <br />
       Musique et voix enregistrées : Renaud Déjardin (violoncelle), François Aria (guitare), Nati James (danse flamenco), Olmo Hidalgo (voix).       <br />
       Construction décor : Guillaume Jacquemont.       <br />
       Compagnie Madie Bergson.       <br />
       Tout public à partir de 15 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Halles, Chapelle, 4, rue Noël Biret, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 32 76 24 51 .       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/catalogue-THEATRE_DES_HALLES.wb" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredeshalles.com/" target="_blank">>> theatredeshalles.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96208877-67122706.jpg?v=1776960503" alt="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" title="•Off 2026• Avec "Psicofonia", Faustine Noguès tente de percer le silence de l'Espagne à travers sa propre famille" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 mai 2026 :</span> Théâtre municipal, Aurillac (15).       <br />
       Du 26 au 28 novembre 2026 : Odyssud – Blagnac (31).       <br />
       1ᵉʳ décembre 2026 : Espace Michel Simon, Noisy-le-Grand (93).       <br />
       3 décembre 2026 : Théâtre Jacques Carat, Cachan (94).       <br />
       18 et 19 février 2027 : L'Archipel – Pôle d'action culturelle, Fouesnant (29).       <br />
       Le 25 février 2027 : Théâtre Jean Vilar, Suresnes (92).       <br />
       Les 22 &amp; 23 avril 2027 : Théâtre de Brétigny - Cœur d'Essonne agglomération, Brétigny (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun</title>
   <updated>2026-04-24T10:08:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-A-vau-l-eau-A-travers-l-exil-l-immigration-questionner-explorer-notre-propre-identite-et-imaginer-notre_a4537.html</id>
   <category term="Avignon 2026" />
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   <published>2026-04-22T15:43:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Aujourd'hui, dans les discussions (politiques, médiatiques, "de bistrot"), les problématiques de l'émigration, des réfugiés arrivant sur nos territoires, sont plus évoquées de manière négative, voire anxiogène… mettant en avant les notions d'envahissements, de grand remplacement… et, finalement, peu de personnes se préoccupent de l'origine de ces déplacements de population, des douleurs et des souffrances vécues, des obligations compliquées de devenir transparents, invisibles, pour tenter l'intégration. Il est indéniable que la compréhension et l'empathie ne sont pas actuellement des valeurs très cotées dans nos sociétés. Alors quid des Aberhamane, Khadija, Marwan, Kadhem, Wejdan, Ablema, Wasim, Seif, Omar et tant d'autres ? Devons-nous les ignorer et laisser les effluves nauséabondes sortant des nappes xénophobes de certaines politiques nous envahir ?     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099688.jpg?v=1776779154" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Non... et c'est justement tout l'inverse que nous propose Bertrand Sinapi et Amandine Truffy en portant au plateau le livre de l'autrice syrienne Wejdan Nassif. Faisant partie d'un diptyque dont le premier volet, &quot;Après les ruines&quot;, fut créé en 2019, &quot;À vau l'eau&quot; (création 2020 reprise pour Avignon) va nous amener à porter notre regard sur les réfugiés, les immigrés que nous croisons peut-être dans la rue sans leur prêter attention. Ce texte est une invitation à découvrir et comprendre ce qu'est la réalité de ces êtres exilés, d'entendre parfois la raison de leur départ de leurs pays d'origine, leurs parcours semés d'embûches... Mais, ici, sont dites autant les difficultés que les joies de vivre en France.       <br />
              <br />
       Wejdan Nassif, syrienne (ancienne institutrice à Damas), réfugiée dans l'hexagone depuis 2014, esquisse, dans ce premier texte écrit en France*, son portrait et raconte la vie en exil de celles et ceux qui ont dû partir de chez eux. Ses entretiens ont été réalisés par l'autrice suite à une proposition de France Travail (dans le cadre de sa recherche d'emploi) d'interroger des réfugiés et immigrés du quartier où elle réside, Borny à Metz. Ces échanges se révèlent être de précieux témoignages pour appréhender la réalité de ces vies à reconstruire, pour répondre à l'obligation d'intégration dans une société occidentale souvent mal connue.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099734.jpg?v=1776779186" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;À travers eux, à travers la diversité de leur histoire, je me suis posé la question de mon propre exil. Et une question plus lancinante est apparue : maintenant que nous sommes ici, nos histoires sont-elles finies ou est-ce le début de nouvelles ?&quot;</span> Et en les interrogeant, elle se rend compte combien elle est comme ces réfugiés qu'elle interroge, avec qui elle discute. <span style="font-style:italic">&quot;Je sais leur périple, leur terreur. Je sais ce que c'est de tout laisser derrière soi. Je sais que ce que l'on veut, c'est que les enfants aient un avenir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Côté plateau, l'espace est réduit, la scénographie (imaginée par Goury) est épurée tout en associant le ludique et l'expressif. Dans un carré en papier kraft, représentant une forme de territoire protégé, de lieu où naît le théâtre, se trouve quelques objets, dont quelques bouts de bois dessinés représentant les barres d'immeubles du quartier de Borny. La comédienne (Amandine Truffy) sort d'une petite boîte quelques arbres miniatures en carton, quelques personnages à la fragile symbolique : couple enlacé, homme assis, footballeur… Ce petit monde naissant sous nos yeux, comme un imaginaire documenté sur une vie de quartier, sans proportions respectées, dit la réalité instable d'un monde réduit à construction/reconstruction, à la fragilité de l'être hors de son territoire et de ses repères natifs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099742.jpg?v=1776779214" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Comme dans &quot;Après les ruines&quot;, l'utilisation du théâtre d'objets, dans sa simplicité presque enfantine, illustre des sujets graves, des questions préoccupantes, pour certaines essentielles, dans une forme de nudité poétique, avec une étrange douceur – propre à Amandine Truffy, toujours talentueuse dans la pratique d'une narration mystérieusement empathique et pédagogique – portée par sa voix parfaitement expressive, usant de variations tonales qui captent l'attention du public et celles, en off, de l'autrice, ainsi que des exilés(es) interviewés(es). Ici, les objets sortent de leur logique utilitaire pour entrer dans une logique poétique où leur pouvoir d'évocation se déploie. Cette mise sous les projecteurs d'une forme dite &quot;mineure&quot; pour parler de populations perçues comme telles devient un geste politique.       <br />
              <br />
       L'attitude de la comédienne évolue au fil du spectacle, dans une forme d'osmose, se mettant pieds nus à l'approche de l'Afrique, de la Côte d'Ivoire, puis allant jusqu'à les mettre dans la peinture rouge sang. La force de ce spectacle réside dans les choix faits, par Bertrand pour la mise en scène et Amandine pour la dramaturgie, des passages du livre de Wejda, ainsi que dans le choix des séquences de récit en off et ceux exprimés par Amandine, accompagnées de musiques et de sons associés ou distincts de la narration (création de Lionel Marchetti).       <br />
              <br />
       Au fil des récits des réfugiés(es), aux origines variées, aux diverses raisons (guerre, maltraitances des femmes, religions, etc.), ayant fui tant la Syrie que l'Irak, le Pakistan, le Soudan, le Maroc, le Koweït que la Côte d'Ivoire, la comédienne entreprend le dessin au sol d'une sorte de carte des migrations internationales. Celle-ci, entre chaque témoignage, porte avec une conviction dynamique, sans pathos exagéré, les propos de Wejdan Nassif qui, au fil de ses rencontres dans ce quartier dédié en partie à l'immigration, ressent cet effet de miroir la renvoyant à sa propre histoire, à sa fuite de la Syrie… et à ses incontournables questionnements sur l'avenir dans un pays loin de ses réalités originelles.       <br />
              <br />
       La mise en scène de Bertrand Sinapi nous fait voyager au sens propre comme au figuré. En effet, celui-ci dose savamment l'illustratif, via le dessin et la manipulation d'objets, le descriptif documentaire et l'appel à l'imaginaire dans les descriptions évoquées de &quot;l'avant exil&quot; (prison, voyage, conflits armés, etc.). Indirectement, subtilement, les options scéniques choisies par celui-ci conduisent à questionner notre propre identité, nos propres origines, nos propres mouvements géographiques et la sociologie sociétale qui en découle aussi bien en tant que Nation que &quot;Communauté&quot; européenne.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099756.jpg?v=1776779242" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Tous les récits ne sont pas dramatiques et de belles réussites, des intégrations positives, sont mises en avant, même si beaucoup d'êtres &quot;déplacés&quot; continuent à faire des cauchemars liés à leur périple, à leur départ, à leur vie durant l'exil. Le format choisi, petite forme d'une heure et délimitation du plateau réduite, ouvre grand les portes de la transmission avec une parfaite adaptation à tous types de lieux, de la salle de classe au petit théâtre en passant par des extérieurs type placette.       <br />
              <br />
       Bertrand Sinapi et Amandine Truffy font, avec &quot;À vau l'eau&quot; de Wejdan Nassif, une proposition singulière de théâtre documentaire où l'adulte, tout comme l'enfant, peut se créer les images de l'ailleurs, questionner ces endroits d'accueil où les souvenirs peuvent se partager, où la tradition n'est pas taboue, mais fait partie de l'histoire des pays abandonnés. Comprendre également ce que peuvent être ces autres enfants qui ont subi la guerre, la misère… qui s'exprime alors, parfois, avec ou par la violence, la force… à l'école, entre autres. Et s'interroger sur ce qu'ils et elles penseront plus tard de tout ça, de leur capacité à bâtir ensemble, à faire société, à créer un nouveau &quot;vivre ensemble&quot;, comme nous l'avons, nous, les soi-disant &quot;pures souches&quot; faits quelques décennies ou siècles auparavant.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Wejdan Nassif commence à écrire en mars 2012, au moment où la révolution syrienne a changé de nature et a pris une tournure sanglante. Ses lettres et correspondances durant cette révolution, &quot;Lettres de Syrie&quot;, sont publiées aux éditions Buchet Castel (sous le pseudonyme de Joumana Maarouf).</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À vau l'eau"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099848.jpg?v=1776779695" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      Texte : Wejdan Nassif.       <br />
       Mise en scène : Bertrand Sinapi.       <br />
       Dramaturgie : Amandine Truffy.       <br />
       Avec : Amandine Truffy.       <br />
       Voix : Ablema, Anwar, Elisabeth, Irfan, Jamal, Rafiq, Shahid, Wacila, Wejdan et les enfants de l’école des 4 bornes.       <br />
       Composition musicale et sonore : Lionel Marchetti.       <br />
       Lumière : Jeff Metten.       <br />
       Scénographie : Goury.       <br />
       Par la Cie Pardès Rimonim.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">28 avril 2026 :</span> lycée Saint-Pierre Chanel, Thionville (57).       <br />
       11 mai 2026 : Espace Koltès - Scène conventionnée, Metz (57).       <br />
       3 et 4 juin 2026 : Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96176278-67099849.jpg?v=1776779743" alt="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" title="•Off 2026• "À vau l'eau" À travers l'exil, l'immigration, questionner, explorer, notre propre identité et imaginer notre avenir commun" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 23 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre 11• Avignon, Salle 2, 11, boulevard Raspail, Avignon.       <br />
       Tél. : 04 84 51 20 10.       <br />
       <a class="link" href="https://11avignon.mapado.com/" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.11avignon.com/" target="_blank">>> 11avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-A-vau-l-eau-A-travers-l-exil-l-immigration-questionner-explorer-notre-propre-identite-et-imaginer-notre_a4537.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026</title>
   <updated>2026-04-20T20:37:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Proposer-un-condense-de-qualite-de-la-scene-jazz-actuelle-c-est-le-pari-du-Jazz-O-Chateau-edition-2026_a4536.html</id>
   <category term="Festivals" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96158415-67090267.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-21T07:20:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
La 11ᵉ édition du festival Jazz Ô Château se déroulera cette année du 25 avril au 4 mai. Conçu depuis sa naissance, en 2015, dans un réel esprit d'ouverture afin d'offrir, chaque année, à des publics tant avertis que non avertis, un aperçu de la scène jazz actuelle, l'équipe de bénévoles concocte toujours une programmation exigeante qui met en valeur à la fois des formations régionales et des artistes nationaux comme internationaux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96158415-67090267.jpg?v=1776708811" alt="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" title="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" />
     </div>
     <div>
      L'autre point fort de l'événement breton est sa capacité à proposer de nombreuses animations, une exposition, deux séances de ciné-jazz, une conférence, un atelier recyclage, une master class chant, entre autres… Le tout dans différents lieux de Saint-Quay et dans l'élégant environnement du Château de Pommorio à Tréveneuc.       <br />
              <br />
       Cette onzième édition sera sans conteste un bon cru tant les offres sont variées. En effet, l'équipe de Jazz Ô Château ne se contente pas de programmer quelques concerts, mais se révèle une véritable force de proposition pour la population costarmoricaine (et régionale) en investissant des lieux du quotidien (bar, restaurant, place de village) comme des endroits plus prestigieux que sont le Kasino de Saint-Quay et, surtout, le château de Pommorio, en proposant des concerts gratuits et des payants, en donnant la possibilité d'assister à la projection de documentaires ayant pour sujet le jazz, et en écoutant une conférence sur la musique cubaine…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96158415-67090268.jpg?v=1776708908" alt="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" title="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" />
     </div>
     <div>
      … Mais pas que ! Ayant toujours pour objectif initial de rendre le jazz accessible au plus grand nombre, le festival offre également tout un éventail d’animations dont la mise en place d'un village d’instruments de musique (création et réparation), une master class de chant avec Laura Prince, un atelier recyclage avec Thalie (accessible aux enfants accompagnés), une animation "Circle Song" orchestrée par Pascale Branchu-Sedan, etc.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>       <br />
              <br />
       <b>Un programme riche et tout public</b>       <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Samedi 25 avril à 19 h</strong></span> > concert à L'Escale à Tréveneuc : <b>'Ndiaz</b> (concert payant).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Dimanche 26 avril à 15 h</strong></span> > concert à la chapelle Sainte-Anne à Saint-Quay-Portrieux : <b>Sofly</b> (concert gratuit).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Dimanche 26 avril à 18 h</strong></span> > concert au bar La Marine à Saint-Quay-Portrieux : <b>Jazôroz</b> (concert gratuit).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Mercredi 29 avril à 19 h</strong></span> > au Kasino de Saint-Quay-Portrieux : <b>Dominique Carré Trio</b> (concert gratuit - réservation conseillée auprès du Kasino).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Jeudi 30 avril à 19 h</strong></span> > au Centre de Congrès de Saint-Quay-Portrieux : <b>Bal Swing avec Kannibal Swing</b> (concert payant).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Du samedi 25 au mardi 28 avril</strong></span> > à la chapelle Saint-Marc de Tréveneuc : <b>Exposition des œuvres du plasticien Jean-Pierre Petit.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Samedi 25 avril</strong></span> > à 14 h 30 Au CLJ (Centre de loisirs des jeunes) :       <br />
       <b>Conférence sur la musique cubaine par Gildas Etevenard.</b>       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Vendredi 1ᵉʳ, samedi 2 et dimanche 3 mai </strong></span> > Au château de Pommorio : <b>Atelier recyclage avec Thalie (accessible aux enfants accompagnés).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96158415-67090269.jpg?v=1776709057" alt="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" title="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Vendredi 1ᵉʳ mai</strong></span> > Soirée concerts payants au château de Pommorio.       <br />
       <b>À 18 h</b> concert "Jazz Ô Jardin" : <b>Swing de Ouf</b>.       <br />
       <b>À 20 h</b> concert en salle : <b>mohs.</b>.       <br />
       <b>À 22 h</b> concert en salle : <b>Robinson Khoury</b>.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Samedi 2 mai</strong></span> > Soirée concerts payants au château de Pommorio.       <br />
       <b>À 18 h</b> concert "Jazz Ô Jardin" : <b>Tino Swing</b>.       <br />
       b[À 20 h] 30b concert en salle : <b>Shai Maestro</b>.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>>> Dimanche 3 mai</strong></span>       <br />
       <b>À 11 h</b> > au café Le Touzeg Ru (place du Bourg à Tréveneuc) : <b>Mesket</b> (concert gratuit).       <br />
       <b>À 14 h 30</b> > au château de Pommorio : <b>Scène ouverte aux écoles de musique</b> (gratuit).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96158415-67092724.jpg?v=1776709083" alt="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" title="Proposer un condensé de qualité de la scène jazz actuelle, c'est le pari du Jazz Ô Château édition 2026" />
     </div>
     <div>
      <b>Atout non négligeable à noter.</b> Afin de découvrir la gastronomie bretonne, une restauration gourmande est proposée lors des soirées concerts des        <br />
       vendredi 1ᵉʳ et samedi 2 mai avec, à la carte : des huîtres locales, des noix de Saint-Jacques avec fondue de poireaux et sauce bretonne &quot;maison&quot;, les incontournables galettes saucisses et les crêpes garnies… et même du homard accompagné de crevettes et de tartare d'algues !       <br />
              <br />
       <b>Festival Jazz Ô Château 11ᵉ édition</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 25 avril au 3 mai 2026.</span>       <br />
       Saint-Quay-Portrieux - Tréveneuc (22).       <br />
       <a class="link" href="https://jazzochateau.fr/" target="_blank">&gt;&gt; jazzochateau.fr</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.billetweb.fr/jazz-chateau-2026" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://static1.squarespace.com/static/6672f874c046322127c1f71b/t/69b417fba943cb5f7eda4d27/1773410300570/PROGRAMME+JAZZ+O%CC%82+CHA%CC%82TEAU+2026.pdf" target="_blank">&gt;&gt; Programme 2026 en version PDF</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Proposer-un-condense-de-qualite-de-la-scene-jazz-actuelle-c-est-le-pari-du-Jazz-O-Chateau-edition-2026_a4536.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va</title>
   <updated>2026-03-31T19:27:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Guerre-de-Troie-n-aura-pas-lieu-Quand-les-forces-vives-du-theatre-agissent-bien-brillamment-en-echo-avec-notre-monde_a4519.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95748159-66875469.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-04-02T07:49:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À Troie, quelques heures avant l'arrivée d'Ulysse, le négociateur grec, le débat fait rage. Hélène a été enlevée par Pâris, prince troyen. Hélène, reine de Sparte, c'est la beauté à l'état pur. Si elle n'est pas rendue aux Grecs, ces derniers attaqueront Troie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875469.jpg?v=1774975955" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      À Troie, il y a deux camps : ceux qui veulent la guerre comme Cassandre et ceux qui cherchent à l'éviter comme Andromaque, la femme d'Hector. Faut-il alors se défendre face à l'agression grecque et déclarer la guerre ? Faut-il l'éviter et, surtout, de quelle manière ? Mais à cause du bellicisme d'un petit nombre et de la passivité d'une majorité silencieuse, <span style="font-style:italic">&quot;la guerre s'enfante d'elle-même&quot;</span>, et ce, malgré celles et ceux qui se battent pour l'empêcher.       <br />
              <br />
       Il est fort probable qu'à l'heure où nous écrivons cet article, des scènes semblables au contexte de notre pièce se déroulent à travers le monde, dans de nombreuses salles de négociations diplomatiques ou autre bureau ovale. Certes, les héros antiques ne s'y trouvent pas. Ulysse, Pâris, Hélène, Hector, Hécube ou encore Troïlus sont de &quot;l'histoire ancienne&quot;.       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, seuls les noms avaient changé et que la responsabilité politique, l'illusion de la paix, le pouvoir des mots et de la diplomatie, la critique des nationalismes étaient pourtant toujours à l'ordre du jour ?       <br />
              <br />
       Écrite en 1935, &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot; de Jean Giraudoux est une pièce qui parle des tensions politiques des années trente en Europe, mais qui se présente avant tout comme un avertissement. Avertissement autour du cynisme des politiciens, de la notion de droit et de la montée des dictatures en analysant les mécanismes diplomatiques qui la rendent inévitable. Ainsi, adapter cette pièce incontournable du théâtre français est de bon augure par <span style="font-style:italic">&quot;nos temps qui courent bien dangereusement&quot;</span>.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875479.jpg?v=1774975980" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      C'est le pari qu'a fait Édouard Dossetto, jeune comédien et metteur en scène du collectif &quot;Nuit Orange&quot; au parcours particulier et pour le moins original. Formé au cours Simon, puis au CRR de Paris pour ce qui est de sa sphère artistique, il développe un travail sur le corps à travers la danse contemporaine, et sur les liens entre physique quantique et théâtre… Auparavant, notre artiste a été ingénieur des Ponts, Eaux et Forêts, a obtenu son agrégation de mécanique et a poursuivi un master à l'École Polytechnique avant d'être reçu à Sciences Po en 2015.       <br />
              <br />
       Cursus et parcours pour le moins époustouflants qui ont éveillé en lui un réel désir de recherche, et un goût prononcé pour la pluridisciplinarité. Sans oublier de belles amitiés (sic). Il est probable que des amitiés, il en ait également trouvé au sein du Collectif &quot;Nuit Orange&quot;, une troupe dans laquelle la pluridisciplinarité est le maître-mot, tout comme les notions d'Union et de Force, de Diversité et de Richesse, de Curiosité et de Générosité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'originalité de ce texte de Giraudoux, c'est qu'il se situe juste avant la guerre autour de laquelle il y a les belliqueux qui veulent les honneurs, les intérêts financiers ou symboliques qu'elle engendre, et les pacifistes qui sont prêts à tout, même au pire. Et puis il y a les autres, aussi, ceux qui ne s'y opposent pas, mais qui, par leur silence, se font complices de l'inéluctable&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       Certes, il y a tout cela chez Giraudoux, et bien plus encore ! Mais &quot;Les Orangers&quot; aussi ont du talent et de l'originalité ! Et ce ne sont pas les adaptations de cette célèbre pièce de Giraudoux qui manquent au programme des tentatives théâtrales depuis des années. Ici, c'est un pari largement gagné et nous regrettons beaucoup de n'avoir pas pu amener nos élèves assister à cette remarquable adaptation, moderne, intelligente, et dans un profond respect du texte et de la force de ses arguments.       <br />
              <br />
       La scénographie minimaliste, tout comme la mise en scène sobre, mais efficace, apportent à ce très grand texte de la littérature française un élan vertigineux auquel les jeux des comédiennes et comédiens, intenses et investis participent largement.       <br />
              <br />
       Notons tout de même, au regard de l'intensité du texte d'origine, quelques moments au cours desquels les spectateurs doivent revêtir une grande armure d'écoute, guerrière et soutenue, si tant est qu'ils souhaitent ne pas perdre une miette des enjeux du propos. Mais il en est parfois ainsi du rôle de spectateur, n'est-ce pas !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875483.jpg?v=1774976008" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Ce n'est pas tant l'adaptation de la pièce qui en est la cause unique, ni la mise en scène, ni le jeu des comédiens et comédiennes… Disons que c'est un tout. Car &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot;, c'est un texte investi d'une argumentation dramatique plutôt que sur une action mettant en avant une tension réelle entre raison individuelle et fatalité collective.       <br />
              <br />
       Rien de simple que d'adapter sur les planches cette pièce monumentale à la large dimension philosophique dont on ne garde malheureusement qu'un souvenir trop imprécis lors de nos années au lycée. Oser adapter du Théâtre d'idées est déjà grandement méritoire. Celle-ci en est la preuve !       <br />
              <br />
       Le Collectif &quot;Nuit Orange&quot; et Édouard Dessanto l'ont fait avec une grande énergie de laquelle, à certains moments, se dégage une ironie subtile salvatrice, comme la scène du casque bleu de l'ONU, savoureuse et intemporelle. L'énergie des six artistes est palpable et leur complicité évidente. Du moins celle du soir de notre venue. Gageons qu'à chaque représentation, il doit en être ainsi.       <br />
              <br />
       Un bien joli moment de la pièce que celui interprété par Édouard Dossetto dans le rôle d'Hector, lors de l'évocation des morts dans une tirade flamboyante ô combien émouvante. Nous vous invitons à aller découvrir la pièce pour en mesurer sa portée au regard des tumultes actuels. Osons un hommage, ici, à notre soldat français, Arnaud Frion, tué en Irak par un drone.       <br />
              <br />
       Et remémorons-nous ces mots de Giraudoux : <span style="font-style:italic">&quot;Ô vous qui ne nous entendez pas (…), nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi, vous l'êtes. Mais nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte.(…). Nous, nous voyons le soleil (…), et ce que j'ai à vous dire aujourd'hui, c'est que la guerre me semble la recette la plus sordide et la plus hypocrite pour égaliser les humains, et je n'admets pas plus la mort comme châtiment ou comme expiation au lâche que comme récompense aux vivants&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Depuis vingt-huit siècles, on lit &quot;L'Iliade et l'Odyssée&quot;, prologue de &quot;Troie&quot;. En 1935, Louis Jouvet jouait la pièce au Théâtre de l'Athénée. En 2026, on connaît la guerre, encore. La volonté pacificatrice d'Hector ne suffit pas contre tous les autres acteurs de la guerre et nous sommes nombreux à nous interroger sur le réel pouvoir du chef d'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, à œuvrer comme il le fait avec autant de pugnacité depuis des mois et des mois, tel Hector…       <br />
              <br />
       Malgré tout cela, nous vous invitons à aller assister à cette nouvelle adaptation par Edouard Dossetto et &quot;Nuit Orange&quot; afin d'essayer peut-être de comprendre ce qu'est la guerre et à quel point cette dernière n'est jamais que le résultat de facteurs humains amplifiés par l'orgueil, la politique et le discours.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875488.jpg?v=1774976034" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène: Édouard Dossetto.       <br />
       Avec, en alternance : Tatiana André ou Ghina Daou, Édouard Dossetto ou Gaspard Baumhauer, Leslie Gruel ou Marie Benati, Adam Karotchi ou Guillaune Villiers Moriamé, Madj Mastoura ou Rémi Couturier.       <br />
       Lumières : Raphaël Bertomeu.       <br />
       Son : Martin Benati.       <br />
       Par le Collectif Nuit Orange.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 5 avril 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 19 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, 78, bis boulevard des Batignolles, Paris 17e.       <br />
       Téléphone : 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0515/fChoixSeance.aspx?idstructure=0515&amp;EventId=323&amp;request=QcE+w0WHSuALJm1hwt92oTJYdn+tcPhz4FOZQta0hTP5GiSw5WZsgg36FUsIh0a8x38SieWabZ2cp2BVsfugU7lvSgnDDW6dkT2qGfKnk+M=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>       <br />
              <br />
       Le spectacle se jouera au Théâtre des Brunes lors du Festival Off d'Avignon 2026.       <br />
              <br />
       <b> Tournée</b>       <br />
       31 juillet, 1er et 2 août 2026 : Festival Théâtres de Bourbon, Bourbon-l'Archambault (Allier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/La-Guerre-de-Troie-n-aura-pas-lieu-Quand-les-forces-vives-du-theatre-agissent-bien-brillamment-en-echo-avec-notre-monde_a4519.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !</title>
   <updated>2026-03-18T10:12:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Syndrome-d-Ulysse-Mal-du-siecle-_a4505.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95429081-66741385.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2026-03-18T09:58:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Poésie et engagement sont les deux fondations sur lesquelles s'érige "Le Syndrome d'Ulysse". Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia se sont retrouvés sur ce projet dans une même quête : comprendre et exprimer ce que le déracinement, l'exil, la migration imposée engendrent. Pour cela, ils convoquent un verbe imaginatif, les chants vibrants de la solitude et du déchirement, et les histoires inscrites dans les corps.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741385.jpg?v=1773824490" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      L'histoire commence par l'évocation du &quot;déplacement&quot; de milliers d'enfants réunionnais au début des années soixante dans le but de repeupler certaines régions de la métropole comme la Creuse. Des enfants que l'autorité de l'époque arracha de leur terre et sema dans les campagnes sans leur demander leur avis, mais avec la promesse d'un meilleur avenir.       <br />
              <br />
       Le propos ensuite s'élargit et embrasse, dans ses références, l'épopée méditerranéenne de l'antique Ulysse et un large éventail des migrations plus modernes dont nous voyons les drames tous les jours au large des côtes européennes. Pour ne pas se cantonner à l'anecdotique, le spectacle engage très vite un dialogue avec le public et choisit l'expression de la poésie et de la musique pour à la fois faire revivre quelques passages de l'œuvre d'Homère et ancrer ces références à nos vies actuelles.       <br />
              <br />
       Le titre rend bien compte de cette démarche qui tente d'exprimer le désarroi des exilés involontaires dont les racines ont été définitivement arrachées et qui peinent parfois toute leur vie à s'implanter ailleurs. En psychiatrie, ce syndrome désigne en effet un état de stress aigu qui touche celles et ceux qui émigrent et tous les symptômes inhérents à ce traumatisme.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741386.jpg?v=1773824514" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Ici, pourtant, c'est plutôt l'émotion du voyage, de la traversée, avec ses craintes, ses désirs, ses souvenirs obsédants qui nous est donnée. Quelques citations de Césaire, d'Edouard Glissant et des poèmes de Derek Walcott sèment le texte de leurs pensées fulgurantes et imagées, et les chants magnifiques (berbères et arabes) de Théodora Carla et Aïni Iften, parfois en polyphonie, parfois en dialogue, font vibrer l'émotion comme une présence sensible dans toute la salle du Théâtre du Balcon.       <br />
              <br />
       Des chants accompagnés au piano, au saxo et à l'accordéon par Jérémy Bourges, et à l'harmonica par Bass Dhem. Tous deux sont également personnages : moussaillon pour le premier et conteur d'une force fascinante pour le second. Quant à Serge Barbuscia, il apparaît dans un rôle fluctuant entre professeur apportant sa touche de référence aux récits et personnage facétieux jouant sur les mots et les noms issus de l'Odyssée ou incarnant les obstacles modernes auxquels les migrants sont confrontés de nos jours (administration, douane, langue, etc.).       <br />
              <br />
       La force de ce spectacle est la liberté rare dont il fait preuve dans sa forme. Il est comme libéré des contraintes, avec des interventions parlées, chantées, dans différentes langues où chaque interprète semble un électron libre, mais dont les interventions, les scènes, prouvent un partage très touchant et la volonté de raconter les mêmes histoires. Un équipage en fait pour ce navire (dont le décor se transforme effectivement en pont de bateau) qui emporte les spectateurs dans un voyage initiatique à la recherche d'une plus grande compréhension de l'exil et des migrations forcées.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Syndrome d'Ulysse"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95429081-66741392.jpg?v=1773824543" alt=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" title=""Le Syndrome d'Ulysse"… Mal du siècle !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ali Babar Kenjah et Serge Barbuscia.       <br />
       Mise en scène : Serge Barbuscia.       <br />
       Avec : Serge Barbuscia, Jérémy Bourges, Théodora Carla, Bass Dhem, Aïni Iften.       <br />
       Direction musicale : Jérémy Bourges.       <br />
       Arrangement vocal : Théodora Carla.       <br />
       Création lumière : Sébastien Lebert.       <br />
       Costumes : Annick Serret.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 au 22 mars 2026.</span>       <br />
       Vendredi et samedi à 20 h, dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre du Balcon, 38, rue Guillaume Puy, Avignon (84).       <br />
       Tél. : 04 90 85 00 80.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.fr/Billet/FR/representation-THEATRE_DU_BALCON-31910-0.wb?REFID=sLcuAAAAAAB7AA" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredubalcon.org/" target="_blank">&gt;&gt; theatredubalcon.org</a>       <br />
              <br />
       <b>Au Festival Off d'Avignon du 4 au 25 juillet 2026.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Syndrome-d-Ulysse-Mal-du-siecle-_a4505.html" />
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