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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-16T18:55:47+01:00</updated>
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   <title>"Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !</title>
   <updated>2020-01-10T17:32:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dieu-est-mort-et-moi-non-plus-j-me-sens-pas-tres-bien-Therapique-Cathartique-_a2630.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/41577620-34907619.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-01-09T19:26:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41577620-34907619.jpg?v=1578674575" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.       <br />
              <br />
       Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.       <br />
              <br />
       Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans &quot;Dieu est mort&quot;, l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.       <br />
              <br />
       Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41577620-34907620.jpg?v=1578674717" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Et moi non plus j'me sens pas très bien !&quot;</b>       <br />
       Texte : Régis Vlachos.       <br />
       Mise en scène : Franck Gervais.       <br />
       Distribution : Charlotte Zotto, Régis Vlachos.       <br />
       Création vidéo : Maxime Trévisiol.       <br />
       Lumière : Franck Gervais.       <br />
       Son : Caroline Calen.       <br />
       Costumes : Gaêl Yannic.       <br />
       Durée  : 1 h 15.       <br />
       Compagnie du Grand Soir.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 janvier au 25 février 2020.</span>       <br />
       Dimanche à 20 h, mardi à 21 h.       <br />
       Théâtre le Funambule Montmartre, Paris (18e), 01 42 23 88 83.       <br />
       <a class="link" href="https://www.funambule-montmartre.com/" target="_blank">&gt;&gt; funambule-montmartre.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/41577620-34907621.jpg?v=1578674904" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !</title>
   <updated>2019-04-05T18:21:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Dieu-est-mort-et-moi-non-plus-j-me-sens-pas-tres-bien-Therapique-Cathartique-_a2374.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/32374032-30197871.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-04-05T18:20:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32374032-30197871.jpg?v=1528960623" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.       <br />
              <br />
       Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.       <br />
              <br />
       Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans &quot;Dieu est mort&quot;, l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.       <br />
              <br />
       Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32374032-30197872.jpg?v=1528960669" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Et moi non plus j'me sens pas très bien !&quot;</b>       <br />
       Texte : Régis Vlachos.       <br />
       Mise en scène : Franck Gervais.       <br />
       Distribution : Charlotte Zotto, Régis Vlachos.       <br />
       Création vidéo : Maxime Trévisiol.       <br />
       Lumière : Franck Gervais.       <br />
       Son : Caroline Calen.       <br />
       Costumes : Gaêl Yannic.       <br />
       Durée  : 1 h 15.       <br />
       Compagnie du Grand Soir.       <br />
       À partir de 12 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/32374032-30197873.jpg?v=1482091042" alt=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" title=""Dieu est mort et moi non plus j’me sens pas très bien" Thérapique… Cathartique !" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 31 mars au 9 juin 2019.</span>       <br />
       Dimanche à 20 h 30.       <br />
       Théâtre de la Contrescarpe, Paris 5e, 01 42 01 81 88.       <br />
       <a class="link" href="https://theatredelacontrescarpe.fr/dieu-est-mort-et-moi/" target="_blank">&gt;&gt; theatredelacontrescarpe.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Convulsions"… La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte</title>
   <updated>2019-01-22T14:07:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Convulsions-La-reputation-c-est-sacree-et-malheur-a-celui-qui-rompt-le-pacte_a2326.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/29990501-28796804.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2019-01-22T13:56:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dans "Convulsions", l'auteur guinéen Hakim Bah montre des hommes obnubilés par la vengeance, rustres, cruels, violents. Qui mentent. Préoccupés seulement par la géniture. Une histoire d'embrouille au sein de la famille. Une histoire d'embrouille entre mâles comme il y en a tant. Ces nouveaux soudards, dont le spectateur en compagnie de l'auteur plein d'humour se demande bien pourquoi il existe des femmes pour s'attacher à eux.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29990501-28796804.jpg?v=1548163216" alt=""Convulsions"… La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte" title=""Convulsions"… La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte" />
     </div>
     <div>
      La pièce transpose, dans une atmosphère contemporaine, l'histoire des anciens grecs Thieste et Atrée. C'est une manière d'agiter devant le spectateur des éléments de caractère apparemment outrancier et de montrer l'archaïsme d'une virilité que l'on rêvait disparue.       <br />
               <br />
       L'écriture n'hésite pas à être redondante comme palabres, à se contredire comme nouvelles palinodies. La pièce propose ainsi aux comédiens une véritable panoplie de jeu. De la farce au drame. Et Frédéric Fisbach, qui met en scène, en exploite toutes les possibilités d'humour, ne manquant pas de souligner la tragédie de l'homme en proie à la furie de la réputation de la famille et de la géniture.       <br />
              <br />
       Il a l'intelligence de faire tourner les duos et les narrateurs et de donner une forme vivante au théâtre primitif. Celle qui alterne les dialogues et installe un coryphée qui commente explique et enjoint. Cela devient drôle et renouvelle les points de vue. Et d'un propos, comme on dit maintenant glaçant, fait œuvre de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div>
      Si, comme dans toute transposition, l'amalgame au monde présent réduit quelque peu la portée du mythe, la proposition d'Hakim Bah a l'avantage de monter du doigt les vices d'une certaine vision du monde, de faire remonter à la conscience des archétypes prédominants qui, espérons-le, ne sont pas le cœur de l'homme.       <br />
              <br />
       La mise en scène et les comédiens présentent un miroir assurément grossissant qui a la vertu des miroirs déformants. Montrer des défauts et faire rire de peur d'avoir peur. Des dérives de la famille. Car c'est bien connu depuis l'antiquité, depuis que les familles existent, tout se doit d'être fameux dans la famille. De par l'autorité de celui qui la détient. La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte.       <br />
              <br />
       Le spectateur applaudit ce rappel aux fondamentaux du Théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Convulsions"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/29990501-28796806.jpg?v=1548163292" alt=""Convulsions"… La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte" title=""Convulsions"… La réputation, c'est sacrée et malheur à celui qui rompt le pacte" />
     </div>
     <div>
      Texte : Hakim Bah (Bourse Beaumarchais, Prix Théâtre RFI 2016).       <br />
       Le texte est édité par Théâtre Ouvert/Tapuscrits (Éditions) - Coédition RFI.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Fisbach.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Imad Assaf.       <br />
       Avec : Ibrahima Bah, Maxence Bod, Madalina Constantin, Lorry Hardel, Nelson-Rafaell Madel, Marie Payen.       <br />
       Dramaturge : Charlotte Lagrange.       <br />
       Scénographe : Charles Chauvet.       <br />
       Créatrice lumière : Léa Maris.       <br />
       Créatrice son : Estelle Lembert.       <br />
       Par l'Ensemble Atopique II.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">18 janvier au 9 février 2019.</span>       <br />
       Mardi et mercredi à 19 h ; jeudi, vendredi et samedi à 20 h.       <br />
       Représentation exceptionnelle lundi 21 janvier à 20 h.       <br />
       Théâtre Ouvert - Centre national des dramaturgies contemporaines, Paris 18e, 01 42 55 55 50.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-ouvert.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-ouvert.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières</title>
   <updated>2018-09-28T10:56:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etabli-Chronique-d-un-avant-mai-68-Quand-des-intellectuels-militants-cotoyerent-les-masses-ouvrieres_a2248.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/25939170-26945944.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-09-28T10:35:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y a 50 ans éclatait mai 68, il y a 40 ans paraissant "L'Établi", il y a 25 ans naissait la Cie du Berger. Et en 2018, retour sur une expérience ouvrière peu ordinaire, oublié, mais à l'intérêt documentaire pertinent - et plein d'enseignement - en ces temps de dislocation syndicale, de désagrégation sociale sur fond de libéralisme exacerbé.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945880.jpg?v=1530374307" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      C'est la proposition de la compagnie du Berger, troupe à l'expression militante récurrente, à la permanente combativité artistique et pourvue d'un engagement générateur d'une créativité ambitieuse, imprégnée de collectif, soucieuse d'authenticité. Tout en ayant gardé un esprit festif… et populaire… au sens où le peuple aime vraiment à l'entendre !       <br />
              <br />
       &quot;L’Établi&quot; est l'histoire d'une immersion, celle de Robert Linhart, sociologue et écrivain, qui entre en 67, dans le cadre du mouvement des &quot;établis&quot;, comme ouvrier spécialisé dans l'usine Citroën de la porte de Choisy à Paris. L'intention est ici de vivre le quotidien des ouvriers dans une grande entreprise industrielle parisienne. Assimiler les gestes sans cesse répétés, découvrir les cadences infernales des chaînes de production déshumanisées, apprendre la notion de rentabilité souveraine au détriment des conditions de travail, les relations faussées avec le patron, où la supériorité hiérarchique assène insidieusement sa violence.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945881.jpg?v=1530374353" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      Rarement une expérience aussi inhabituelle - des centaines de militants intellectuels iront travailler dans les usines - aura été tentée dans cette bonne vieille Europe, et en France en particulier où une révolution &quot;moderne&quot; modifia pour des décennies non pas les modes de pensée mais le cadre dans lequel celles-ci s'inscrivaient, offrant ainsi plus de liberté à certaines d'entre elles.       <br />
              <br />
       Sur scène, une dizaine d'artistes accompagnés par la musique - jouée en direct - pour restituer la véracité de la lutte des classes dans un univers industriel sonore et bruyant, métallique et rude. Un immense montage &quot;tôles et ferrailles&quot; cadre un décor où l'acier semble suer de l'huile ; où les carcasses automobiles - vidéos dévoilant les différentes chaînes de fabrication dont l'infernale presse d'emboutissage - attendent le début de leur vie mécanique.       <br />
              <br />
       Musiques et bruitages imposent leur présence, entre sirènes stridentes, entrechocs de métaux et riffs guerriers de guitare émanant d'un second plan vitré et enfumé, atelier imaginaire d'un probable enfer sonore et musicale. Chacun vaque à ses occupations laborieuses dans une manière de chronique prolétarienne qui démarre par le jour d'embauche de &quot;l'établi&quot;… Et se poursuit jusqu'aux premières grèves qui détermineront le destin de nos protagonistes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945882.jpg?v=1530374382" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
     </div>
     <div>
      On est ici dans un mix réussi de formes théâtrales documentaire, historique et politique, où différentes situations ou attitudes - dramatiques, sociales, sociétales, idéologiques - apparaissent ouvertement ou en filigrane : le communautarisme et la variété des nationalités représentative des vagues d'émigration des années cinquante, le syndicalisme et sa légitimité, le pouvoir des cadres, la justification du militantisme quel qu'il soit, les relations ouvrières, le choix des revendications, etc.       <br />
              <br />
       La mise en scène d'Olivier Mellor vise la reconstitution manufacturière, d'où émane la sueur travailleuse, les fumées et les poussières industrieuses et le brouhaha des machines-outils vomissant leurs tonitruantes partitions. En appui de cette astucieuse mise en espace, immense atelier où s'exercent, simultanément ou successivement, les diverses activités voués à l'assemblage de la &quot;deudeuche&quot;, des vidéos montrent, dans un réalisme documentaire, des déambulations humaines et d'autres, plus monstrueuses, de pièces sur les chaînes d'assemblage ou de façonnage. Les comédiens, interprètent, avec précision, avec une réelle énergie, une densité dévoilant une forte implication, une reconstitution qui n'en est pas une mais dont la puissance de jeu ne trahit aucune prise de position, si ce n'est celle collective, connue, de la Cie du Berger.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945883.jpg?v=1530374415" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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     <div>
      Celle-ci n'use pas de prise de recul analytique sur une période riche en multiples interprétations, ne voulant pas dogmatiser le propos, mais aborde les dix mois d'immersion de Robert Linhart comme un terrain, une friche, toujours à explorer, à questionner, source d'étonnement mais aussi d'espoirs à renouveler. Le livre de Linhart, la création de la compagnie du Berger sont une représentation d'un fait nécessaire, pertinente, utile, entrant dans leur engagement artistique et humain, ce qui est également peut-être encore le cas pour certains d'entre nous.       <br />
              <br />
       N'oublions jamais qu'un jour, un peuple (du moins une partie de celui-ci) essaya de prendre son destin en main. Et créa mille infimes espoirs, mille petits décalages idéologiques, mille petites joyeuses vibrations pour changer notre société, mille petits riens qui changèrent le quotidien… et perdurent encore… parfois. Il serait peut-être temps de renouveler cette espérance !       <br />
              <br />
       Encore aujourd'hui, la négation de mai 68, ou la volonté d'en effacer l'héritage, est le résultat - comme un effet de bombe à retardement révolutionnaire - de l'importance de ce qui s'est produit il y a cinquante ans. Cette réfutation, cette volonté d'effacement sont les meilleures preuves de son inexorable empreinte.       <br />
              <br />
       Spectacle vu au Théâtre de Théâtre de l'Épée de Bois à Paris.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"L'Établi"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945884.jpg?v=1530462003" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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     <div>
      Auteur : Robert Linhart.       <br />
       Mise en scène : Olivier Mellor.       <br />
       Avec : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon, Séverin “Toskano” Jeanniard, Olivier Mellor, Stephen Szekely, Vadim Vernay et la voix de Robert Linhart.       <br />
       Musiciens, musique originale : Séverin &quot;Toskano&quot; Jeanniard, Romain Dubuis, Olivier Mellor, Vadim Vernay.       <br />
       Son : Séverin Jeanniard, Benoit Moreau, Vadim Vernay.       <br />
       Lumière : Olivier Mellor.       <br />
       Scénographie : Séverin Jeanniard, Olivier Mellor, François Decayeux.       <br />
       Vidéo : Mickael Titrent, Ludo Leleu.       <br />
       Par la Compagnie du Berger.       <br />
       Durée : 1 h 30.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26945944.jpg?v=1538125719" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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     <div>
      <b>A été représenté du 7 juin au 1er juillet 2018.</b>       <br />
       Au Théâtre de l'Épée de Bois, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e.       <br />
       <b>A été représenté du 6 au 29 juillet 2018.</b>       <br />
       À Présence Pasteur, Grande Salle, dans le cadre d'Avignon Off.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 octobre 2018.</span>       <br />
       Mercredi à 19 h 30, jeudi et venderdi à 20 h 30.       <br />
       Comédie de Picardie, Amiens (80), 03 22 22 20 20.       <br />
       <a class="link" href="http://www.comdepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; comdepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/25939170-26946129.jpg?v=1538125739" alt=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" title=""L'Établi"…  Chronique d'un avant mai 68… Quand des intellectuels militants côtoyèrent les masses ouvrières" />
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     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/L-Etabli-Chronique-d-un-avant-mai-68-Quand-des-intellectuels-militants-cotoyerent-les-masses-ouvrieres_a2248.html" />
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  <entry>
   <title>•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine</title>
   <updated>2018-07-25T07:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Varhung-Heart-to-Heart-Univers-hypnotique-d-une-tradition-adaptee-a-la-choregraphie-et-a-la-musique_a2218.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/24003581-26023995.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-25T07:02:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Des corps où l'on peut lire l'histoire comme dans un recueil. La danse ici supplée l'écriture et élargit le temps de l'histoire. Ce sont les souvenirs d'un des peuples aborigènes de Taïwan qui sont racontés ici par le Tjimur Dance Theatre de Taïwan. Un hommage plein de force, de cérémonial et d'esprit dont l'énergie traverse les ventres.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24003581-26023995.jpg?v=1532496098" alt="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" title="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Clair obscur pour cette apparition des trois interprètes dans la salle ronde de la Condition des soies. La musique égrène des notes métalliques qui s'étirent en harmonique mais c'est surtout le répétitif des mouvements de corps qui, ensemble, donnent l'idée du temps qui passe, qui se répète, tels les jours d'une vie grégaire. Ce rythme régulier, ces corps qui cherchent loin en arrière le flexible pour fouetter en avant et progresser viendront régulièrement au cours du spectacle. C'est l'harmonie de la répétition, les jours, les heures, les taches.       <br />
              <br />
       Les trois danseurs sont vêtus de toiles de lin, blanc cassé. Pantalons larges, haut flottant, une unité ouvrière, laborieuse, des habits dont la nécessité des mouvements à créer les coupes, les échancrures. Des vêtements qui rappellent la terre, ces terres du sud, inondées de soleil, humectées de vapeurs.       <br />
              <br />
       La musique tourne les pages des danses qui installent le rituel pour s'en écarter, qui donnent le sens de l'unité pour que s'échappe par moments l'individu. Les mouvements amples vont chercher le sol, cambrent les corps, se déplacent ensemble comme un seul être triple. On passe sur des rythmes plus marqués, percussions, et la chorégraphie elle aussi martèle le sol, et les course des danseurs occupent le plateau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24003581-26023997.jpg?v=1532496147" alt="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" title="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" />
     </div>
     <div>
      On croirait suivre l'existence rurale, les saisons, le labeur des champs, parfois l'impression du travail en usine qui maltraite dans une lumière crue, froide, venue d'en haut, comme un ordre. On entre alors au soir, dans la fête, l'ivresse, les rires et les chants.       <br />
              <br />
       Les chants que les trois danseurs interprètent a cappella, chants polyphoniques intenses et magnifiques sur lesquels ils enchaînent les chorégraphies très ventrales, explosives, sans que leurs souffles manquent. Le soir, la fête, la nuit, l'amour, la séduction, des rires s'envolent de la bouche de la danseuse, des empoignades de désirs secouent les danseurs.       <br />
              <br />
       Un mot sur les trois danseurs, très différents les uns des autres, mais d'une tonicité, d'une rigueur et d'une harmonie impressionnantes.       <br />
              <br />
       Les chorégraphies signées Baru Madiljin rendent un bel hommage à la culture de ces peuples originaires de Taïwan. On y sent les rituels et les mouvements significatifs, on y voit aussi les images des histoires qu'elles racontent grâce à des ambiances lumineuses précises, alternant le chaud, le froid, l'éclairant et la pénombre et une partition très élaborée. Mais le frisson vient vraiment lorsque chant polyphonique et danse s'assemblent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Varhung - Heart to Heart"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/24003581-26024000.jpg?v=1532496180" alt="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" title="•Avignon Off 2018• "Varhung- Heart to Heart"… Univers hypnotique d'une tradition adaptée à la chorégraphie et à la musique contemporaine" />
     </div>
     <div>
      Conception et mise en scène : Baru Madiljin       <br />
       Avec : Ching-Hao Yang, Ljaucu Dapukarac, Tzu-En Meng        <br />
       Direction générale et artistique : Ljuzem Madiljin        <br />
       Administration : Shu-Ting CHIU        <br />
       Administration et coordination des tournées : I-Hsuan LI        <br />
       Régie générale : Yin-Ping LI       <br />
       Compagnie Tjimur Dance Theatre (Taïwan).       <br />
       Danse à partir de 6 ans.       <br />
       Durée : 50 min.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 15 h 50, relâche le mercredi.       <br />
       La Condition des Soies, Salle Molière (ronde),       <br />
       13, rue de la Croix, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 22 48 43.       <br />
       <a class="link" href="https://www.conditiondessoies.com/" target="_blank">&gt;&gt; conditiondessoies.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Varhung-Heart-to-Heart-Univers-hypnotique-d-une-tradition-adaptee-a-la-choregraphie-et-a-la-musique_a2218.html" />
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