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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-06-10T05:48:39+02:00</updated>
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   <title>"Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux</title>
   <updated>2019-02-22T14:57:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Sandre-Une-vie-qu-on-epluche-meme-une-toute-petite-vie-ca-peut-faire-pleurer-les-yeux_a2063.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2019-02-22T14:32:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Sur scène, c'est comme un trône. Un trône pitoyable. Fauteuil à l'ancienne. Pas vraiment voltaire. Pas vraiment club non plus. Plutôt crapaud. Juché sur un piédestal pas du tout en marbre. Ça ressemble plus à de la palette empilée. Peinte en noir. Et puis un abat-jour en vessie de mouton tendue. Beige très clair. Monté sur un pied trop haut. Et puis c'est tout. Un trône ordinaire. Un trône de maison de banlieue. Elle y est installée. Elle n'en bouge pas. Elle y règne sur son domaine. Son domaine.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20715627-24074002.jpg?v=1500883074" alt=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" title=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" />
     </div>
     <div>
      Tout autour rien. Le vide obscur de l'irréalité, pourrait-on dire. Il n'y a qu'elle, juché sur son trône du quotidien, toute pâlotte dans cette nuit, qui brille. Qu'on voit. Et qui parle. Et qui trône sur son quotidien parce que c'est ça sa vie. La vie dont elle avait rêvé ou pas. La vie qu'on lui avait promise, c'est sûr. Et malgré les impondérables et le temps qui sabotent, elle la tenait sa vie, sa maison, son mari, ses enfants.       <br />
              <br />
       Qu'est-ce qu'elle dit ?... Elle s'explique, je crois. Elle parle à quelqu'un. À quelqu'un qui l'accuse, il faut croire. Quelqu'un qui l'accuse d'on ne sait pas quoi. On ne le saura qu'à la fin. Quand elle aura fini de parler. De s'expliquer. Enfin de raconter quoi, son domaine, son royaume, son empire, toutes ces années d'existence. Avec ses espoirs, très très humains. Très simples en fait. Et puis ses joies, ses plaisirs, ses émerveillements. Et puis ses déceptions bien sûr.       <br />
              <br />
       Une vie, c'est une sorte de succession de mondes qui s'écroulent, si on veut bien y réfléchir une seconde. On construit. On y croit. On flotte dans nos illusions jusqu'à ce qu'elles crèvent comme un ballon de baudruche et qu'on manque de crever avec elle. Parce que la petite pointe aigüe de la réalité est venue tout foutre en l'air, alors il y a plus qu'à en reconstruire un autre de bonheur. Ouais, il s'agit de parler de ça du bonheur.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20715627-24074003.jpg?v=1500883185" alt=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" title=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" />
     </div>
     <div>
      C'est ce qu'elle fait avec ce texte, Solenn Denis. Mais pas vraiment. Enfin, c'est ce qui m'a touché moi. Parce que parler du bonheur, ce n'est pas très simple. Et en fait personne n'écoute ce genre de discours. On s'en fout du bonheur. Solenn Denis doit raconter autre chose au travers de cette femme qui raconte ce qu'elle a été. Ce qu'elle était. Ce qu'elle est devenue. Elle doit raconter un drame mais c'est un spectacle du coup tellement prenant qu'on ne sait plus, qu'on est fasciné tout le temps par elle, cette vie.       <br />
              <br />
       Une vie simple. Du moins, une vie à laquelle elle avait donné son accord. Une promesse de vie qu'elle avait endossée totalement. Parce que, déjà toute petite, on lui avait promis cette vie, cet amour, ce mari, ces enfants, cette maison. L'image, elle y était rentrée jusqu'au cou. Sans solution de repli. Alors, quand quelqu'un a décidé que cette image n'existait plus… Décrocher le tableau et elle avec. Elle s'est retrouvée par terre. Alors elle s'accroche à son fauteuil comme une naufragée. Son trône.       <br />
              <br />
       Parce qu'elle est ordinaire. Pas plus que quelqu'un d'autre, pas moins. Pas plus belle. Pas plus intelligente. Pas plus douée que quelqu'un d'autre. Même, si là, après le drame, elle est devenue particulière soudain. Mais elle ne se sent pas différente. Pas plus que ça. Et même si son domaine, son royaume, a été détruit. Sa féminité finalement aussi.       <br />
              <br />
       D'ailleurs, Solenn Denis a mis un homme dans le corps de son héroïne. Sa <span style="font-style:italic">&quot;tragéïne&quot;</span>. Ça n'existe pas tant pis. Et cette parole qui traverse ce corps d'homme démultiplie le propos de cette histoire fantastico-ordinaire diffusée comme une bombe qu'on retient prête à exploser, parce que le bonheur simple qu'on bafoue, c'est dangereux aussi. Et puis l'interprétation magnifique d'Erwan Daouphars qui empêche le pathétique pour faire hurler l'émotion pure. Un bijou. Un bijou ordinaire. Un bijou extraordinaire parce que ordinaire. Un cœur énorme quoi. Quoi ?... &quot;Sandre&quot;, de Solenn Denis, interprété par Erwan Daouphars.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Sandre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/20715627-24074004.jpg?v=1500883712" alt=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" title=""Sandre"… Une vie qu’on épluche, même une toute petite vie, ça peut faire pleurer les yeux" />
     </div>
     <div>
      Texte : Solenn Denis (Éditions Lansman).       <br />
       Mise en scène : Collectif Denisyak.       <br />
       Avec : Erwan Daouphars.       <br />
       Conception lumière : Yannick Anché.       <br />
       Conception scénographique : Philippe Casaban et Eric Charbeau.       <br />
       Costumière : Muriel Leriche.       <br />
       Construction décor : Nicolas Brun.       <br />
       Production Collectif Denisyak, Drôles de Dames et le Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine.       <br />
       Durée : 1 h       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
              <br />
       <b>A été joué du 6 au 26 juillet 2017,       <br />
       à La Manufacture, Salle de la Patinoire, Avignon,       <br />
       dans le cadre du Festival Off 2017.       <br />
       A été représente du mardi 27 mars au dimanche 8 avril 2018.       <br />
       à la Maison des Métallos, Paris 11e.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">4 et 5 mars 2019 :</span> Nebia, Bienne ( Suisse).       <br />
       <span class="fluo_jaune">7 mars 2019 :</span> Le Mail - scène culturelle, Soisson (02).       <br />
       <span class="fluo_jaune">14 mars 2019 :</span> Théâtre des 2 rives, Charenton (94).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 mars 2019 :</span> Chapiteau La Fontaine aux Images, Clichy-sous-Bois (93).       <br />
       <span class="fluo_jaune">16 mars 2019 :</span> Théâtre Jean Marais, Saint-Gratien (95).       <br />
       <span class="fluo_jaune">19 mars 2019 :</span> Espace Carpeau, Courbevoie (92).       <br />
       26 mars 2019 : Espace Jéliote, Oloron-Sainte-Marie (64).       <br />
       28 mars 2019 : Le Minotaure, Vallauris (06).       <br />
       Du 21 au 24 mai 2019 : Théâtre des Îlets - Centre dramatique national, Montluçon (03).       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Première publication : 24 juillet 2017.</span>       <br />
       <span style="font-style:italic">Deuxième publication : 9 mars 2018.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>"Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…</title>
   <updated>2018-10-13T10:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Un-siecle-Changer-ce-monde--esperance-apres-esperance-les-bras-ouverts-a-ceux-de-demain_a2261.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/26438617-27206103.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-10-13T10:21:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si le XXe siècle m'était conté... mais de conte ici il n'est point car évoqué à travers trois vies réelles, nées de trois comédiens qui, de leurs souvenirs résurgents, font resurgir leurs histoires personnelles, vraies ou fausses, vécues ou imaginées, mais reconstruisant, dans une fiction aux accents du documentaire, la véritable grande histoire de ce siècle si récemment conjuguée au passé composé mais aussi parfois à l'imparfait !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26438617-27206101.jpg?v=1500479025" alt=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" title=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" />
     </div>
     <div>
      47, 40, 36… comme des données chiffrées participant à la résolution d'une l'équation à trois inconnus, trois acteurs marqués &quot;génération X&quot;…  Une femme trentenaire, deux hommes quarantenaires qui ont changé d'ère et qui disent le récit du XXe siècle.        <br />
              <br />
       Écrire ou réécrire ses souvenirs, importants ou futiles, en une forme d'inventaire à la Prévert, faits ou événements marquants ou insignifiants mais constructeurs de la femme ou de l'homme que nous sommes… De l'enfance à l'adolescence, puis à la fragile maturité de l'adulte…       <br />
              <br />
       Détricoter les fils de notre mémoire pour se rappeler de notre découverte au lycée du Manifeste du surréalisme d'André Breton, de nos émois face aux sculptures de l'Art romantique, des odeurs du potager ou de la maison de grand-père, de celles dans un train en Italie, ou de cette balade sur une plage en pensant à Pier Paolo Pasolini, de la folie des histoires inventées ou de la magie de celles suggérées, de la violence de l'actualité ou des réalités actées, fondatrices de la personnalité, comme le discours de Martin Luther King ou l'assassinat de JFK, en passant par l'Apartheid et la libération de Madiba, en écoutant &quot;Asimbonanga&quot; de Johnny Clegg.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26438617-27206102.jpg?v=1500479400" alt=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" title=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" />
     </div>
     <div>
      Ces éphémérides de faits épars, rassemblés pour construire l'aventure humaine d'individus différents mais issus d'une même génération, entre la fin de la guerre froide (chute du mur de Berlin) et le début du web (initiant le nomadisme virtuel), ou la disparition des &quot;Twin Towers&quot;, donnent aussi la compréhension de l'Histoire avec un grand H quand elle prend la place de nos histoires personnelles.       <br />
              <br />
       Éclairer à la lumière d'anecdotes joyeuses ou tragiques puisées dans la vie des trois comédiens, augmentées de documents sonores et cinématographiques, jalonnés de repères illustrés par des chansons pop - et populaires (Jerry Lee Lewis, Rolling Stones, Sparks, Louise Attaque, Carlos, Adjani, Eddy Mitchell, etc.) -, le portrait d'un siècle et de ses enfants, c'est le voyage temporel que propose, dans une construction musicale et visuelle, aux effets simples mais efficaces, digne des arts de la rue, Bertrand Sinapi.       <br />
              <br />
       L'auteur, dans ce grand puzzle planétaire en perpétuelle reconstitution, pose la question de l'espace que prend la vie d'un être dans l'immense bric-à-brac centenaire de notre monde…  Celui-ci y a-t-il encore sa place ?       <br />
              <br />
       Alors, encore une fois, dire oui…        <br />
       Et le changer ce &quot;monde&quot;, grain après grain, goutte après goutte, espérance après espérance, en se trompant, en tombant, en se relevant, en courant… les bras ouverts à ceux de demain…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Un siècle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26438617-27206103.jpg?v=1500479450" alt=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" title=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" />
     </div>
     <div>
      À partir de 10 ans.       <br />
       Texte : Bertrand Sinapi.       <br />
       Mise en scène : Bertrand Sinapi.       <br />
       Avec : Augustin Bécard, Valéry Plancke et Amandine Truffy.       <br />
       Dramaturgie : Emmanuel Breton et Amandine Truffy.       <br />
       Musique live : Frédéric Fresson.       <br />
       Scénographie : Goury. Création lumière : Vincent Urbani et Jean-François Metten. Construction décor et accessoire : David Salvatore.       <br />
       Production Compagnie Pardès rimonim.       <br />
       Durée : 1 h 15.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>Tournée</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/26438617-27206104.jpg?v=1500479479" alt=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" title=""Un siècle"… Changer ce "monde", espérance après espérance… les bras ouverts à ceux de demain…" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">18 octobre 2018 :</span> ACB - Scène Nationale, Bar-le-Duc (55).       <br />
       8 février 2019 : KulturFabrik, Esch-sur-Alzette (Luxembourg).       <br />
       26 avril 2019 : MJC Calonne, Sedan (08).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Un-siecle-Changer-ce-monde--esperance-apres-esperance-les-bras-ouverts-a-ceux-de-demain_a2261.html" />
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   <title>•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence</title>
   <updated>2018-07-17T14:43:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Garder-intact-la-defense-necessaire-de-la-laicite-en-preservant-une-salvatrice-impertinence_a2204.html</id>
   <category term="Avignon 2018" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/23742174-25891527.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2018-07-16T16:09:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Gérald Dumont a la ténacité rageuse et l'enthousiasme des passionnés, des engagés, des militants. Pour la deuxième année consécutive, il propose une "lecture spectacle" du livre de Charb, "Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes", suivie d'échanges avec le public en présence d'invités chaque soir différents*.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23742174-25891526.jpg?v=1499109309" alt="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" title="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" />
     </div>
     <div>
      Ce spectacle est né d'une volonté de réaction face aux attaques répétées contre Charlie Hebdo bien après le massacre du 7 janvier 2018 où l'on a vu se multiplier les fameux &quot;oui, mais…&quot; et &quot;ils l'ont bien cherché… Ce qui devait rester au départ qu'une proposition unique s'est finalement installé avec plusieurs dates et deux présences au Off d'Avignon (2017 et 2018)… non sans difficulté, plusieurs représentations ayant été annulées ou interdites à plusieurs reprises dans différentes villes en France…       <br />
              <br />
       L'attitude de ces programmateurs et de certains responsables territoriaux est d'autant plus étrange, incompréhensible, que le texte de Charb est une piqûre de rappel sur la démarche et les engagements du journal (et de l'auteur), qui dénoncent toutes les discriminations, défendant la laïcité inscrite dans les fondements de la République Française depuis la loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l'État.       <br />
              <br />
       Dans cette lecture théâtralisée, le comédien Gérald Dumont, dans une première adresse au public, éclaire sa démarche et sa volonté d'être un transmetteur actif et impliqué de <span style="font-style:italic">&quot;cette mise au point nécessaire qui parle de laïcité, de liberté d’expression, de citoyenneté, de lutte contre le racisme, contre la haine...&quot;</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23742174-25891527.jpg?v=1499109425" alt="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" title="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" />
     </div>
     <div>
      Et afin que le propos ne s'éloigne pas de l'essence première du texte de Charb, la mise en scène est sobre, simple, avec un comédien quittant de temps en temps son pupitre à cour pour se jeter sur le devant de la scène, dans une énergie enthousiaste pleine de conviction, dans une forme de harangue positive qui le verrait presque plonger dans les bras du public.       <br />
              <br />
       Il s'agit ici d'une lecture améliorée qui garde bien sûr l'esprit de Charlie, ludique et impertinent. Construite autour de vidéos, de dessins et des musiques de Lénine Renaud, elle s'enrichit des élans rageurs, dynamiques, passionnés de Gérald Dumont qui communique avec aisance avec les spectateurs rapidement conquis par une puissance de jeu emplie de générosité et de sincérité.       <br />
              <br />
       Inutile de dire combien cette proposition est utile, voire essentielle aujourd'hui… Et le spectateur sort ravi et rasséréné par la force de l'humanité ainsi exprimée.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">* Le 14 juillet, étaient notamment présents Ariane Mnouchkine, directrice fondatrice du Théâtre du Soleil, et Gérard Biard, rédacteur en chef de Charlie Hebdo.       <br />
       À suivre : 18 juillet, Victor Quezeda-Perez, metteur en scène ; 19 juillet, &quot;Vigilance -Université&quot; ; 20 juillet, L'Union des Familles Laïques ; 21 juillet, Clara Magazine ; 22 juillet, surprise (!) ; 23 juillet, &quot;Combat Laïque, combat social - les émancipés(es)&quot; ; 25 juillet, Danielle Simonnet ; 27 juillet, &quot;Laïques de tous les pays, tous à poils !&quot; ; 28 juillet, Les FEMEN.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/23742174-25891803.jpg?v=1531649127" alt="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" title="•Avignon Off 2018• Garder intact la défense nécessaire de la laïcité en préservant une salvatrice impertinence" />
     </div>
     <div>
      Lecture-spectacle.       <br />
       À partir de 15 ans.       <br />
       Texte : Charb.       <br />
       Metteur en scène : Gérald Dumont, assisté de Nathalie Grenat.       <br />
       Avec : Gérald Dumont.       <br />
       Lumières : Nimaï Tilak       <br />
       Musique : Lénine Renaud.       <br />
       Régisseur : Pierre Pietras.       <br />
       Par le Théâtre K.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>•Avignon Off 2018•</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 6 au 29 juillet 2018.</span>       <br />
       Tous les jours à 22 h 10, relâche le mardi.       <br />
       La Factory, Salle Tomasi,        <br />
       4, rue Bertrand , Avignon.       <br />
       Réservations : 09 74 74 64 90.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatredeloulle.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatredeloulle.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Avignon-Off-2018-Garder-intact-la-defense-necessaire-de-la-laicite-en-preservant-une-salvatrice-impertinence_a2204.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus</title>
   <updated>2017-09-27T08:26:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-marionnettes-a-Charleville-Mezieres-une-constellation-d-imaginaires-et-de-talents-inattendus_a1925.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/17316063-21833862.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-26T16:20:00+02:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
C'était à Charleville dans les rues qui grouillaient en cette fin d'été et au hasard des rencontres. La Revue du Spectacle a pu voir Guignol qui, grâce à Dychka et Compagnie, racontait, dans un livre à pantins, la vie de son créateur Laurent Mourguet.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21833862.jpg?v=1506493545" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      Hathi, un éléphant des Indes rouge qui était passé par la Catalogne (Centre de Titelles de Lleida) déambulait avec grâce place Ducale, pendant que la Cie Histoire d’Eux dévoilait les secrets de la machine théâtrale de &quot;L'illustre théâtre des frères Sabbattini&quot; avec les &quot;Aventures et mésaventures du baron de Münchaüsen&quot;. La Compagnie Areski présentait son théâtre de papier décalé, &quot;Millefeuilles&quot;, avec des hop et des surprises (pop-up).       <br />
              <br />
       La Revue du Spectacle a particulièrement apprécié :       <br />
       <b>&quot;Une Carmen en Turakie&quot; par le Théâtre Turak.</b>       <br />
              <br />
       C'est aux confins de la Turakie, ce pays qui n'existe pas, aux contacts de la Beurtaigne maritime, qu'a été faite une découverte archéologique sensationnelle, une inscription &quot;ar men&quot; accompagnée d'une galette sonore d'un certain Georges Bizet auteur d'une œuvre inconnue, &quot;Carmen&quot;. L'énigme sera vite résolue et une reconstitution fidèle présentée au public.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21834069.jpg?v=1506407133" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      Il est vrai que les savants Turaks ont quelques lacunes, ne connaissant pas le sens de certains mots, non plus les arènes, les toréadors ou certaines fadaises civilisationnelles.       <br />
              <br />
       La proposition scénique est désopilante. Foutraque, branque, acidulée dans le jeu, aventureuse dans les orchestrations, ludique dans les transitions, l'œuvre avance d'airs connus en airs connus, avec célérité, se jouant des anachronismes et des raccourcis . En terre de Turakie, cette Carmen raconte une histoire de passion, de tempête, de sable et de clair de lune.       <br />
              <br />
       Résolument optimiste pleine d'humour cette version se révèle, somme toute, étonnamment fidèle pour le spectateur habitué de ces mises en scène contemporaines qui jouent noblement avec le kitsch.       <br />
              <br />
       Cette Carmen est absolument i[&quot;turake&quot;i], et le spectateur adore.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Le Tarot des Parques&quot; par la Cie Full Circle</b>       <br />
              <br />
       Dans &quot;Le Tarot des Parques&quot;, le spectateur quoi qu'il s'en défende est happé par la loterie du destin.       <br />
              <br />
       Deux officiantes tirent le tarot. Désinvoltes, ironiques, distraites, cyniques, fatalitaires, elles résolvent à leur manière les arcanes de cartes géantes au hasard du public.       <br />
              <br />
       Dans le cliquetis discret mécanique et monotone d'une roue du destin, sous la présence oppressante des Parques (ces trois divinités énigmatiques et toutes puissantes), dans le cadre d'un castelet mystérieux, elles illustrent de courts apologues, absurdes et sans morale.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21834369.jpg?v=1506409375" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      Dans chaque histoire, interviennent des personnages traditionnels des fables ésopiques (animaux dominants et dominés) qui sont plongés dans une situation paradoxale. Les énigmes restent irrésolues sous le coup du Hasard sans la Nécessité. Sans le pourquoi ni le comment.       <br />
              <br />
       Le spectateur est confronté au fait marionnettique dans son arbitraire et son ironie. Rarement les masques, les manipulateurs et les marionnettes de table ont atteint un tel niveau dans l'apparition du surnaturel.       <br />
              <br />
       À cet égard, les masques ont une toute-puissance que ne peut atteindre une expression hologrammatique alors que les petites marionnettes qui portent des masques révèlent leur fragilité enfantine et toute humaine.       <br />
              <br />
       En s'emparant des codes du divinatoire, en jouant à cache-cache avec la réalité, ce spectacle donne le frisson du destin, ou de la fatalité : c'est selon. Il rejoint le mythe. Cela est des plus réjouissants. Et des plus bienfaisants.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21840475.jpg?v=1506437842" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Sweet home, sans états d'âme&quot; par le Théâtre La Licorne</b>       <br />
              <br />
       Dans &quot;Sweet home&quot;, il est question de la voisine du rez-de-chaussée : celle qui vit seule, recluse, jalouse de la lumière des étages supérieurs. Qui se sent humiliée. Celle qui voit tout, surveille tout et approfondit ses rancœurs, recuit ses vengeances, obsédée par une seule idée : gagner les étages supérieurs par tous les moyens, et qui, pour les assouvir, sourit en façade le jour. Elle est une angoisse pour voisins.       <br />
              <br />
       Rita Tchenko est époustouflante. Cette comédienne illustre de manière exemplaire les chemins de la paranoïa. Grimée, maquillée, masquée, elle tient à distance le personnage dans son excès de caricature. La fiction est tellement affirmée qu'elle prend une dimension réelle et surnaturelle : une dimension de cauchemar.       <br />
              <br />
       Les objets de la vie courante prennent eux à rebours toute la charge émotive, tout l'affect. Avec &quot;Sweet home&quot;, le Théâtre la Licorne, avec ses propositions d'objets et de marionnettes, inverse les propositions. De la personne humaine, elle fait poupée maléfique et offre à la matière brute l'approche d'une âme.       <br />
              <br />
       Le parcours du spectacle, dans sa rigueur, en devient pédagogique. Le public découvre les tenants d'un fait divers. C'est passionnant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21840956.jpg?v=1506438474" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Transit&quot; par le Théâtre pour 2 mains</b>       <br />
              <br />
       Lily a des bottes rouges et veut retrouver son père perdu dans les montagnes où il &quot;conte&quot; ses moutons sous forme de dessins. Que sa fille veut reproduire en vrai. Elle suit comme il se doit l'étoile du berger et affronte les vents, les peurs, la fatigue des montagnes, atteint les cimes et dépeint ses états d'âme.       <br />
              <br />
       La marionnette double de la manipulatrice (Cécile Doutey) s'aventure dans un univers de pendrillons de papier blanc qui subit des métamorphoses en continu.       <br />
              <br />
       Magnifique, l'artiste joue et peint en direct. Dans un mouvement fluide, son geste, et son trait rétroprojeté, s'inscrivent dans un récit filmique animé. L'escabeau du peintre, lui, devient abri, loup menaçant, arbre protecteur ou montagne lumineuse.       <br />
              <br />
       La fable envahit tout l'espace avec une force poétique et dramatique intense. Le public est heureux du destin de la petite Lily.       <br />
              <br />
       <b>&quot;Jaja ou la vie foutraque d'Alfred Jarry&quot; par la Cie Zouak</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/17316063-21841336.jpg?v=1506439986" alt="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" title="Les marionnettes à Charleville-Mézières… une constellation d’imaginaires et de talents inattendus" />
     </div>
     <div>
      Alban Thierry raconte la terrifique vie d'Alfred Jarry qui vécut à l'ombre de sa chouette et sous l'emprise des personnages, bien peu fréquentables, d'Ubu (qui dit merdre à toute occasion et décervelle à plaisir) en compagnie de mère Ubu (qui pousse au crime). Ce qui en fait des personnages éminemment mythiques.       <br />
              <br />
       La proposition scénique mêle jeu, marionnettes et projections animées. Le comédien montre un Jarry déjanté, aimant déconner en vélo et boire à plus soif l'absinthe.       <br />
              <br />
       Connaissant bien les mauvaises façons de Polichinelle (autre personnage plein de pétards), il tire avec une joie certaine le portrait d'un homme possédé par une vitalité toute rabelaisienne à la vie trop brève. C'est drôle et instructif.       <br />
              <br />
       Car le spectacle pointe, au-delà d'Ubu, une création littéraire intense qui ne se résume pas loin s'en faut aux seules variations de celui-ci.       <br />
              <br />
       Le &quot;surmale&quot; et &quot;gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien&quot; sont même promis dès leur création à un brillant avenir posthume.       <br />
              <br />
       Alban Thierry se révèle fin pataphysicien.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://turaktheatre.canalblog.com/pages/une-carmen-en-turakie/33323106.html" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre Turak</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.ciefullcircle.fr/" target="_blank">&gt;&gt; Cie Full Circle</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-lalicorne.fr/sweet-home-les-petits-polars" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre La Licorne</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrepour2mains.fr/theatre-pour-2-mains_spectacle_1-en-creation__16_Transit.htm" target="_blank">&gt;&gt; Théâtre pour 2 mains</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://formationamontpellier.com/zouak/" target="_blank">&gt;&gt; Cie Zouak</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Les-marionnettes-a-Charleville-Mezieres-une-constellation-d-imaginaires-et-de-talents-inattendus_a1925.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Voix nouvelles au Festival de Royaumont</title>
   <updated>2017-09-04T06:00:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Voix-nouvelles-au-Festival-de-Royaumont_a1904.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/16922882-21524826.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2017-09-04T06:00:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Du 2 septembre au 8 octobre, l'édition 2017 du Festival de Royaumont offre douze journées de musique et de danse en programmant trente-cinq spectacles dans la sublime abbaye cistercienne, sise au cœur du Parc naturel du Val d'Oise.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16922882-21524431.jpg?v=1504464771" alt="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" title="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" />
     </div>
     <div>
      Parmi les six week-ends thématiques proposés, les 23 et 24 septembre seront consacrés à Vienne, capitale européenne de la musique au tournant des XIXe et XXe siècles. L'occasion de découvrir le Secession Orchestra, en résidence à Royaumont, et son directeur musical, Clément Mao-Takacs.       <br />
              <br />
       Pianiste, compositeur et chef d'orchestre, le fougueux Clément Mao-Takacs a fondé en 2011 le Secession Orchestra <span style="font-style:italic">(1)</span>. Entamant ainsi un exceptionnel parcours d'une cohérence sans faille, ce dynamique directeur musical - de longue date préoccupé par l'avenir du concert classique - ne pouvait que rencontrer le projet artistique de la Fondation Royaumont, désireuse de ne pas se cantonner au répertoire baroque. L'orchestre entame donc une résidence de trois ans tant au festival qu'à la Bibliothèque musicale Mahler <span style="font-style:italic">(2)</span>, liée par un étroit partenariat avec la fondation.       <br />
              <br />
       Ouvrir davantage le festival aux répertoires de 1850 à nos jours, mais aussi faire entrer en résonance son travail sur l'insertion professionnelle de jeunes chanteurs - un cœur de mission tant pour Royaumont que pour l'orchestre de Clément Mao-Takacs - se déclinera en de multiples projets. En cette édition 2017 du festival, Secession Orchestra donnera un concert au titre évocateur, &quot;Jardins d'amour&quot;, qui entend rendre hommage au lieu exceptionnel d'incubation des arts qu'est Royaumont et son abbaye, ce <span style="font-style:italic">&quot;vaisseau de pierre posé au milieu d'une si belle forêt&quot;</span> selon les propres mots du jeune chef.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16922882-21524826.jpg?v=1504467513" alt="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" title="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" />
     </div>
     <div>
      Au programme, la très belle &quot;Symphonie Lyrique&quot; d'Alexander von Zemlinsky (1871-1942), compositeur autrichien post-wagnérien tout autant imprégné des influences de Gustav Mahler (la &quot;lyrique&quot; est un hommage aux &quot;Chants de la Terre&quot;) que d'Arnold Schönberg.       <br />
              <br />
       Cette symphonie pour soprano et baryton, composée sur des poèmes (traduits en allemand) du poète indien Rabindranah Tagore, sera interprétée par l'excellent Stéphane Degout et la soprano Elsa Dreisig. On y tombera aussi sous le charme (au sens fort) de &quot;L'Enchantement du Vendredi Saint&quot;, superbe pièce orchestrale extraite du &quot;Parsifal&quot; de Richard Wagner <span style="font-style:italic">(3)</span>, et de &quot;Blumine&quot; (de G. Mahler) exaltant le Printemps sacré, ce &quot;Ver Sacrum&quot; cher aux Sécessionnistes viennois de la fin du XIXe siècle.       <br />
              <br />
       Durant la résidence de l'orchestre à la Fondation est prévu l'enregistrement d'un disque. Surtout, les projets à venir permettront de faire vivre les répertoires de la Sécession viennoise, de Richard Wagner, de Claude Debussy et de Richard Strauss, mais aussi de Benjamin Britten (entre autres)… sans oublier des œuvres contemporaines. Le partenariat avec la Bibliothèque musicale Mahler (fondée en 1986 par Maurice Fleuret et Henri-Louis de La Grange) induit également la valorisation par l'orchestre de son riche fonds - non exclusivement malhérien. Notons qu'après un premier concert en mars, un autre hommage sera rendu par Secession Orchestra à H.L. de La Grange (disparu en janvier dernier), le quatre octobre 2017 au Musée d'Orsay avec le grand baryton Thomas Hampson.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16922882-21524907.jpg?v=1504468029" alt="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" title="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" />
     </div>
     <div>
      La résidence à Royaumont implique de surcroît une dimension pédagogique puisque l'orchestre de Clément Mao-Takacs donnera une série de concerts pour des publics d'enfants en éducation prioritaire dans le Val d'Oise. Une mission chère au cœur du jeune chef, toujours indigné par le fait qu'on n'enseigne pas en France la musique &quot;de la maternelle au baccalauréat&quot; pour tous.        <br />
              <br />
       Lui, qui aime entreprendre en veillant à jeter des passerelles entre les arts (il est fou de littérature), il se réjouit d'enrichir l'offre culturelle nationale avec la création de deux festivals dont il est directeur artistique : le Festival Intervalles dans le VIIIe arrondissement parisien <span style="font-style:italic">(4)</span> et le Festival Terraqué à Carnac en Bretagne <span style="font-style:italic">(5)</span>.       <br />
              <br />
       Cette année, le Festival de Royaumont poursuit par ailleurs son œuvre d'ouverture avec (par exemple) des concerts consacrés aux &quot;Voix Nouvelles&quot; - ces compositeurs contemporains à faire connaître au grand public -, des journées axées sur &quot;Le Piano romantique&quot; et des spectacles de danse (avec le thème de &quot;L'Abbaye en mouvement&quot;).       <br />
              <br />
       Si les grands noms de l'art lyrique reviennent à l'abbaye dans une série de récitals (là même où ils furent formés à leurs débuts), de nouveaux invités promettent d'écrire de belles pages du festival tels Christophe Rousset et ses Talens Lyriques. Nul doute cependant que les cinquante jeunes lauréats de la Fondation, distingués dans toutes les disciplines pour cette édition 2017, leur disputeront avec talent les faveurs du public.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">(1) L'orchestre a adopté le nom du mouvement artistique de la fin du XIXe siècle, représenté notamment par Gustav Klimt, Egon Schiele ou Koloman Moser.       <br />
       (2) La bibliothèque se situe au 11 bis, rue de Vézelay à Paris.        <br />
       (3) Joué plus de soixante-dix fois par Secession Orchestra, &quot;Karfreitag's Zauber&quot; fait partie de &quot;l'ADN de l'orchestre&quot; (dixit C. Mao-Takacs).        <br />
       (4) Le Festival Intervalles (du 11 au 16 septembre 2017) programme (entre autres) l'orchestre accompagné des deux jeunes chanteurs Edwin Fardini et Eléonore Pancrazi dans des lieder de Mahler.        <br />
       (5) Le Festival de Terraqué (du 1er au 9 septembre 2017) revendique son identité wagnérienne et une variété de spectacles musicaux tant poétiques que théâtraux. Il programmera des opéras complets du compositeur d'ici cinq ans dans des lieux remarquables de Carnac.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/16922882-21524990.jpg?v=1504468590" alt="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" title="Voix nouvelles au Festival de Royaumont" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 2 septembre au 8 octobre 2017.</span>       <br />
       <b>Festival de Royaumont.</b>       <br />
       Fondation Royaumont,       <br />
       Asnières-sur-Oise (95).       <br />
       Tél. : 01 30 35 59 00.       <br />
       <a class="link" href="https://www.royaumont.com/" target="_blank">&gt;&gt; royaumont.com</a>       <br />
              <br />
       Des navettes sont disponibles au départ de la gare d'Asnières-sur-Oise ou de Châtelet (Paris) à destination de l'abbaye.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://secessionorchestra.com/" target="_blank">&gt;&gt; secessionorchestra.com</a>
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