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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-03-15T18:53:14+01:00</updated>
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   <title>"The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !</title>
   <updated>2024-03-08T16:39:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Rocky-Horror-Show-Comedie-musicale-culte-et-debridee-_a3835.html</id>
   <category term="Paroles &amp; Musique" />
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   <published>2024-03-08T15:57:00+01:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Comédie musicale des années soixante-dix, devenue culte grâce à son adaptation cinématographique, "The Rocky Horror Show" nous plonge dans le monde des séries B d'épouvante par le biais de l'humour avec ses monstres d'horreur et une approche de la sexualité débridée.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157811.jpg?v=1709911765" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Le rideau se lève sur un grand espace luisant baigné de lumières où se détachent une voiture et un château en fond de scène. L'histoire débute avec Janet Weiss (Haley Flaherty) et Brad Majors (Richard Meek), tous les deux étudiants, qui roulent dans une forêt. Après une crevaison, ils sonnent à la porte de ce château, tout en ignorant qu'il est hanté, afin d'avoir de l'aide.       <br />
              <br />
       &quot;The Rocky Horror Show&quot; est une célèbre comédie musicale, créée par Richard O'Brien en 1973, et rendant hommage aux séries B d'épouvante. Son adaptation cinématographique en 1975 est devenue culte au fil du temps. Même encore aujourd'hui, près de 40 ans après sa première projection, elle est programmée dans des salles de cinéma à travers le monde.       <br />
              <br />
       C'est un spectacle rayonnant d'énergie avec, pour chacun des interprètes, un jeu très physique et ample. Seuls Janet et Brad sont dans un rapport au corps et à l'autre mesurés, même si leur gestuelle reste très marquée autant au tronc, aux membres supérieurs qu'au visage. Les émotions sont aussi bien jouées que mimées avec des expressions ressemblant à des émoticônes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157813.jpg?v=1709911831" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Les voix sont utilisées autant pour leur puissance sonore dans les scènes de jeu que pour leur lyrisme dans les chants. Celles-ci sont aigües, parfois graves, souvent caricaturées ajoutant ainsi un timbre étrange d'épouvante au spectacle.       <br />
              <br />
       Le corps est, lui aussi, mis à forte contribution. Il est pour chaque protagoniste, à l'exception de Janet et Brad, un marqueur de présence afin de délimiter un espace d'expressivité où s'engage toute leur puissance physique et vocale. Tout est affaire de rapport de force. Pour nos deux étudiants, cette expressivité est plus statique. Ils sont très théâtraux dans leurs expressions faciales, avec un tonus bien moindre que pour leurs partenaires, dans les coups de menton. Ils incarnent en effet l'amour avec son côté tendre, naïf, poussé aux extrêmes, comme deux grands enfants qui, avec leurs yeux égarés, ne se rendent pas compte où ils sont tombés, assurant le comique de situation.       <br />
              <br />
       Tout est caricatural. On n'en attendait pas moins puisque chaque protagoniste n'est en rien une image fidèle du quidam de la rue. Ce qui est intéressant à voir est, pour Brad et Janet, un rapport homme-femme des plus datés, l'époque de création s'y prêtant ; et une vision de l'amour très romantique, même si Janet se défait de son béguin pour Brad en tombant amoureuse de Rocky (Ben Westhead).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157846.jpg?v=1709911863" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      La comédie musicale nous plonge dans une Amérique des plus blanches, oubliant ses origines, avec Brad, sympathique, propre sur lui, bien coiffé et bien habillé et qui essaie d'incarner une virilité qui le dépasse quand le monstre d'épouvante, Franck N'Furter (Stephen Webb), l'habite de son côté fortement en y ajoutant une sexualité débridée et en revendiquant une transsexualité assumée. Le sexe est appréhendé dans un aspect comique, tous les éléments et caractères étant vus au travers de ce filtre.       <br />
              <br />
       Soit monstre lugubre, soit transsexuel, soit amoureux transi de romantisme, nos personnages n'ont rien de commun et se découpent en quatre champs psychologiques qui recouvrent respectivement une libido insatiable incarnée par Franck N'Furter, la résignation avec Janet et Brad de bout en bout des situations jusqu'à évoluer dans le giron de nos monstres en s'intégrant à eux, le surmoi avec le Dr Scott (Joe Allen) dans son aspect moral et professoral, et le narcissisme avec Rocky. Création laborantine, celui-ci représente la beauté et les muscles, sans la force et le courage dont il ne montre aucun attribut. L'intelligence ne s'est pas arrêtée non plus chez notre personnage, victime d'une course au narcissisme dans ses travers.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157849.jpg?v=1709911892" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Grand soin est apporté aux chants, à la mise en scène, aux décors, mais la danse reste l'enfant pauvre du spectacle. Les chorégraphies s'enchaînent au gré des scènes, laissant la vedette aux chansons, avec toutefois un jeu de claquettes effectué par Columbia (Darcy Finden) qui permet une rupture de jeu intéressante. La création n'a pas pris une ride et le comique est une planche de salut où les excès des années soixante-dix sont mis en lumière.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Rocky Horror Show"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157960.jpg?v=1709912615" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      En version originale anglaise surtitré en français.       <br />
       Auteur et compositeur : Richard O'Brien.       <br />
       Metteur en scène : Christopher Luscombe.       <br />
       Avec : Haley Flaherty, Stephen Webb, Richard Meek, Darcy Finden, Kristian Lavercombe, Suzie McAdam, Ben Westhead, Fionán O'Carroll, Stefania Du Toit, Ryan Carter Wilson, Tyla Dee Nurden, Alex Morgan, Joe Allen, Reece Budin, Beth Woodcook.       <br />
       Directeur : Christopher Luscombe.       <br />
       Directeur d'orchestre : Andy Barnwell.       <br />
       Scénographe : Hugh Durrant.       <br />
       Concepteur lumières : Nick Richings.       <br />
       Concepteur sonore : Gareth Owen.       <br />
       Concepteur sonore adjoint : Russell Godwin.       <br />
       Costumes : Sue Blane.       <br />
       Chorégraphe : Nathan M Wright.       <br />
       Arrangements musicaux : Richard Hartley.       <br />
       Superviseur musicaux : Greg Arrowsmith.       <br />
       Directeur musical : Charlie Ingles.       <br />
       Concepteur adjoint de costumes : Christopher Porter.       <br />
       Superviseur, perruques et maquillage : Darren Ware.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/78799880-57157966.jpg?v=1709912667" alt=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" title=""The Rocky Horror Show" Comédie musicale culte et débridée !" />
     </div>
     <div>
      Responsable de production : Simon Gooding &amp; Matt Jones For Gjpm       <br />
       Directeur général : Jeffrey Brady       <br />
       Chorégraphe associé et directeur résident : Andrew Ahern.       <br />
       Durée : 2 h avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 27 février au 21 avril 2024.</span>       <br />
       Du mardi au vendredi à 20 h 30, samedi à 16 h et 20 h 30, dimanche à 16 h.       <br />
       Lido 2, Paris 8e, 01 53 33 45 50.       <br />
       <a class="link" href="https://lido2paris.com/fr/" target="_blank">&gt;&gt; lido2paris.com/fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur</title>
   <updated>2013-03-27T11:53:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Le-Grand-Guignol-ou-retrouver-son-ame-de-voyeur-de-l-horreur_a864.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5359597-7996604.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-03-26T11:45:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
En ces temps de docu-fictions et de robinets médiatiques, Isabelle Siou et Frédéric Jessua ont la bonne idée de monter trois pièces appartenant au répertoire du Grand Guignol. "L’amant de la Morte", "Le Baiser de Sang" et "Les détraquées". De quoi composer une authentique soirée théâtrale et des plus réjouissantes…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5359597-7996604.jpg?v=1364381610" alt="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" title="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les pièces en deux actes lestement troussées s’enchainent, allant crescendo. Dans le fermé du rideau qui les relie apparaît à l’avant-scène le personnage commentateur lecteur diseur de didascalie, diseur de destin. Il entretient la perplexité. Et si de l’épouvante à l’épouvantail il n’y a qu’un pas, le coup de théâtre propre à chaque pièce, dans sa concision et sa fulgurance, surgit bien là où on l’attend : au final. Et le temps se fige, le temps d’un suspend. Pour le bonheur du spectateur qui rit de ce qui fait peur et se surprend, devant le faux qui fait vrai, à croire en vrai et frissonne… Quitte à rire bruyamment avant ou après…       <br />
              <br />
       L’effet théâtre joue à plein. Et même si le verbe est un peu ampoulé, l’ensemble résonne familièrement.       <br />
       Il est vrai que la mise en scène se refuse à toute outrance. Le décor, les costumes installent le sentiment de vieux chromos des familles : désuet et stylisé. Bien présent à la mémoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5359597-7996605.jpg?v=1364381611" alt="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" title="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" />
     </div>
     <div>
      Les acteurs n’hésitent pas à jouer dos au public et à se fondre dans ce décor simplifié. Le récit donnant toutes les clefs, le dispositif exploite de fait habilement la capacité du spectateur à être un voyeur intégré à l’action. Et la scène se remplit ainsi du fantôme et des avatars de la morte amoureuse, avec sa succession de meurtres dans les ravages de l’érotomanie et de la drogue. Très respectueux des couleurs pastel de l’entre-deux guerres, le spectacle rend compte d’une époque travaillée de fantasmes liés à l’émancipation des mœurs, la montée des faits divers, les scandales politico-financiers, et les douleurs fantômes des gueules cassées. Le jeu fait ainsi apparaître dans ce genre mineur qu’est le grand guignol le substrat qui soutient le Théâtre d’Ibsen ou de Feydeau, et accroche une vision du monde qui est l’envers de celui de Guitry. Il est celui des cauchemars de Jean Lorrain, de  Louis Ferdinand Céline ou d’Antonin Artaud.        <br />
               <br />
       Passionnant !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Grand Guignol"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5359597-7996607.jpg?v=1364381611" alt="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" title="Le Grand Guignol ou retrouver son âme de voyeur... de l'horreur" />
     </div>
     <div>
      Trois pièces courtes de Maurice Renard, Jean Aragny et Francis Neilson, Olaf et Palau.       <br />
       Mise en scène : Frédéric Jessua et Isabelle Siou.       <br />
       &quot;L’amant de la Morte&quot; de Maurice Renard (1925), mise en scène : Frédéric Jessua.       <br />
       &quot;Le Baiser de Sang&quot; de Jean Aragny et Francis Neilson (1929), mise en scène : Isabelle Siou.       <br />
       &quot;Les Détraquées&quot; d’Olaf et Palau (1921), mise en scène : Frédéric Jessua.       <br />
       Scénographie : Frédéric Jessua.       <br />
       Avec : Élise Chièze, Julien Buchy, Jonathan Hume, Jonathan Frajenberg, Joseph Fourez, Aurélien Osinski, Frédéric Jessua, Clémentine Marmey, Stéphanie Papanian, Isabelle Siou, Dominique Massat, Justine Bachelet, Claire Guionie.       <br />
       Décor : Isabelle Siou &amp; Frédéric Jessua.       <br />
       Costumes : Victoria Vignaux.       <br />
       Lumière : Florent Barnaud.       <br />
       Maquillages et effets spéciaux : Élodie Martin &amp; Laura Ozier.       <br />
       Accessoiriste : Thomas Turner.       <br />
       Musique originale, son &amp; ambiances sonores : Xavier Ruiz.       <br />
       Durée : 2 h sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 19 mars au 28 avril 2013.</span>       <br />
       Mardi, jeudi et samedi à 19 h 30, mercredi et vendredi à 20 h 30, dimanche à 15 h 30.       <br />
       Théâtre 13/Jardin, Paris 13e, 01 45 88 62 22.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre13.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre13.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  <entry>
   <title>La Dame en Noir : brumes et mélancolie</title>
   <updated>2012-03-13T12:34:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Dame-en-Noir-brumes-et-melancolie_a561.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3987064-6043302.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-03-13T11:12:00+01:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Pour son premier rôle post-Harry Potter, Daniel Radcliffe enfile le costume très british d’un clerc de notaire dépressif aux prises avec un fantôme vengeur, dans un film qui renoue avec la tradition de l’épouvante gothique. Aux commandes, un jeune réalisateur qui puise son inspiration dans les leçons des grands anciens, sous la bannière de la Hammer ressuscitée.     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3987064-6043302.jpg?v=1331634452" alt="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" title="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" />
     </div>
     <div>
      À chacun sa mode <span style="font-style:italic">vintage</span>. Tandis que les amateurs de lundis au soleil iront voir Jérémie Renier, drapé de paillettes, s’égosiller en clone de &quot;Cloclo&quot;, les nostalgiques du Brady, du Colorado et autres Mexico iront tremper leur madeleine de Proust dans les marais embrumés de &quot;La Dame en Noir&quot;, où Daniel Radcliffe, enfin débarrassé des encombrants binocles d’Harry Potter, perd son pucelage cinématographique dans un film d’épouvante en costumes on ne peut plus <span style="font-style:italic">old fashion</span>.        <br />
              <br />
       Car c’est toute une époque que convoque le film de James Watkins.       <br />
              <br />
       Celle de la Hammer film, évidemment, légendaire compagnie de production britannique spécialisée dans l’horreur gothique, qui fait ici son grand retour après plus de trois décennies d’abstinence forcée - et quelques récentes tentatives pas franchement convaincantes (&quot;La locataire&quot; et &quot;Laisse-moi entrer&quot;, notamment). Mais pas seulement. Au fond, plus encore qu’aux scénarios débordant d’action de la Hammer, ce film fiévreux renvoie aux grandes heures du cinéma d’épouvante italien, celui de Mario Bava, Antonio Margheriti et Ricardo Freda, dans lequel des spectres revanchards hantaient de sombres demeures dévorées par les toiles d’araignées, et terrorisaient de plantureuses actrices déambulant en déshabillé vaporeux.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3987064-6043370.jpg?v=1331635021" alt="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" title="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Pas de fausses joies, jeunes filles. Dans &quot;The Woman in Black&quot;, Daniel Radcliffe ne se balade pas en nuisette transparente. Au contraire, dans la peau d’Arthur Kipps, jeune clerc de notaire londonien rongé par la dépression - sa femme est morte en donnant naissance à leur fils -, il incarne toute la rigueur victorienne et n’a pas vraiment l’humeur badine. Envoyé en province régler la succession d’une cliente décédée, ça ne va pas s’arranger. Confronté à l’hostilité de villageois qui font tout pour le faire déguerpir, et alors que sa présence semble entraîner la mort violente de plusieurs enfants, il va peu à peu découvrir le secret tapis dans les corridors ténébreux du manoir de la &quot;Dame en noir&quot; et dans les marécages qui l’entourent.       <br />
              <br />
       Nature éternellement automnale noyée de brume, décors torturés et claustrophobiques, silhouettes fantomatiques, personnages englués dans un désespoir aussi épais que la boue dans laquelle ils pataugent… L’ambiance qui imprègne chaque seconde de cette <span style="font-style:italic">Dame en noir</span> n’appelle pas à l’euphorie. Et c’est avec la même mélancolie que James Watkins aborde sa mise-en-scène, refusant toute concession à une &quot;modernité&quot; qui confond trop souvent agitation avec efficacité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3987064-6043606.jpg?v=1331637081" alt="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" title="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Ici, pas de spectre défiguré se jetant en hurlant vers l’objectif, pas de <span style="font-style:italic">jumping scares</span> intempestifs destinés à faire sursauter le spectateur à intervalles réguliers, pas de caméra filant à toute allure ou frappée par la danse de Saint-Guy, mais des apparitions le plus souvent furtives, dans le reflet d’un miroir, l’ombre d’un couloir ou le fouillis d’un jardin anglais en friche, et une réalisation adoptant le tempo d’un scénario qui prend le temps de dévoiler son jeu.       <br />
              <br />
       Loin des standards en vogue à Hollywood, Watkins nous plonge dans un univers à la fois très romantique - dans le sens pictural du terme - et très oppressant, où l’épouvante gothique se teinte d’une tristesse à couper à la hache. Un peu à la manière de certaines productions espagnoles du genre - &quot;L’orphelinat&quot;, de Juan Antonio Bayona, ou &quot;Les autres&quot; d’Alejandro Amenàbar -, &quot;The Woman in Black&quot; distille une angoisse qui prend davantage sa source dans l’empathie que l’on peut éprouver envers les personnages que dans les recettes d’un cinéma d’horreur qui a désormais tout essayé.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3987064-6044199.jpg?v=1331637856" alt="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" title="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" />
     </div>
     <div>
      Comment séduire un public gavé de &quot;Saw VI&quot; et de monstres numériques surgissant de l’écran en 3D ? James Watkins fait le pari du retour aux &quot;fondamentaux&quot; purs et durs, soutenu avec conviction par un Daniel Radcliffe bien décidé à entamer une carrière loin des salles de classe de Poudlard. Certains pourront trouver l’initiative désuète, voire parfaitement incongrue. Mais tous ceux à qui l’hystérie compulsive des &quot;Sherlock Holmes&quot; de Guy Ritchie, par exemple, aura flanqué migraines ophtalmiques et nausées, préfèreront sans aucun doute cette vision plus traditionnelle de l’époque post-victorienne. Et ils s’accorderont à penser que, après son excellent <span style="font-style:italic">survival</span> &quot;Eden Lake&quot;, James Watkins est décidément un réalisateur à suivre.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3987064-6044373.jpg?v=1331638203" alt="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" title="La Dame en Noir : brumes et mélancolie" />
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      <b>● The Woman in Black</b>       <br />
       Réalisation : James Watkins.       <br />
       Scénario : Jane Goldman.       <br />
       D’après le roman homonyme de Susan Hill.       <br />
       Disponible aux éditions de l’Archipel.       <br />
       Directeur de la photographie : Tim Maurice-Jones.       <br />
       Avec : Daniel Radcliffe, Ciaràn Hinds, Janet McTeer, Liz White, Shaun Dooley.       <br />
       En salles à partir du 14 mars 2012.
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   </content>
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   <title>The Ward : l’asile à l’ancienne</title>
   <updated>2012-02-21T10:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Ward-l-asile-a-l-ancienne_a534.html</id>
   <category term="Coin de l’œil" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/3876320-5824706.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2012-02-21T10:20:00+01:00</published>
   <author><name>Gérard Biard</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Dire qu’il nous manquait relève de l’euphémisme. Depuis "Ghost of Mars", John Carpenter boudait les studios, pendant que ses fans se rongeaient les ongles en revoyant en boucle "La nuit des masques", "The Thing", "Vampires" ou "L’Antre de la folie". Achevé depuis deux ans, "The Ward" arrive enfin chez nous, directement en DVD - il faut dire qu’il n’est pas en 3D…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824706.jpg?v=1329651850" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
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      Lors de la présentation en avant-première de &quot;The Ward&quot; en septembre 2010 au festival de Toronto, John Carpenter, malicieux, prévenait les spectateurs : ils allaient voir un film à l’ancienne, fait par un réalisateur à l’ancienne.        <br />
              <br />
       On ne saurait mieux définir la dernière réalisation de <span style="font-style:italic">Big John</span>, qui signe par la même occasion son retour derrière la caméra après neuf ans d’absence des écrans - à l’exception notable de deux épisodes de la série télé &quot;Masters of Horrors&quot;. Absence qui n’est d’ailleurs sans doute pas un hasard, tant la décennie passée a été dominée par un cinéma d’horreur américain se partageant entre des productions stéréotypées bouffies d’effets numériques d’un côté, et des i(torture porn]i aux intrigues minimalistes et aux personnages inconséquents de l’autre, le tout mis en boîte sans grand souci de visibilité par des réalisateurs confondant le plus souvent efficacité et hystérie, montage et épilepsie. À des années lumières, donc, de ce cinéma <span style="font-style:italic">old school</span> qu’a toujours pratiqué avec constance l’auteur de &quot;Halloween&quot;.
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     <br style="clear:both;"/>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824772.jpg?v=1329652548" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
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      Bien que l’intrigue se déroule exclusivement dans un hôpital psychiatrique - plus précisément dans le &quot;pavillon&quot; du titre -, pas trace dans &quot;The Ward&quot; de la moindre caméra victime d’électrochocs forcés. C’est avec un classicisme revendiqué, qui colle à l’époque à laquelle se situe son film - les années soixante -, que Carpenter nous raconte le cauchemar de Kristen, jeune pyromane fraîchement internée à l’asile de North Bend, où elle rejoint les autres patientes du Dr. Gerald Stringer.        <br />
              <br />
       Particularité de l’établissement, outre les thérapies expérimentales de son médecin-chef : il est hanté par le spectre d’une ancienne pensionnaire, dont le principal passe-temps consiste à faire disparaître ses copines, de préférence violemment. Pourquoi ? C’est ce que va essayer de découvrir Kristen, ne serait-ce que pour éviter de retrouver elle aussi accrochée au tableau de chasse du fantôme vengeur. À moins, bien sûr, que, comme diraient Mulder et Scully, la vérité soit ailleurs…
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     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5824876.jpg?v=1329653187" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
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      Scénario bordé sachant ménager ses petites surprises, mise-en-scène précise qui va à l’essentiel, décor anxiogène, personnages à double-fond, comédiens impliqués, &quot;The Ward&quot; est bien un film de John Carpenter, qui se révèle décidément immuable, même après un silence de dix ans - contrairement à un Dario Argento, par exemple, qui, nanar après nanar, s’enfonce dans les tréfonds du ridicule. C’est doublement rassurant. D’abord parce que ça fait toujours plaisir de retrouver un vieux copain et de constater qu’il n’a pas changé. Ensuite parce ce come-back tant attendu pourrait signifier que la page des années 2000 et de son cinéma d’horreur sous amphétamines de contrebande est tournée.        <br />
              <br />
       &quot;The Ward&quot; marque-t-il le retour, dans l’agenda des producteurs américains, de films d’épouvante plus proches des canons traditionnels du genre ? Alors que le cinéma espagnol enchaîne, depuis quelques temps déjà, les succès dans ce registre, et que s’annonce dans les prochaines semaines une très british &quot;Dame en noir&quot; (&quot;The Lady in black&quot;) censée marquer, après deux faux départs - &quot;Laisse-moi entrer&quot; et &quot;La Locataire&quot; -, la résurrection de la mythique Hammer Films, tous les espoirs sont permis.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/3876320-5825062.jpg?v=1329655174" alt="The Ward : l’asile à l’ancienne" title="The Ward : l’asile à l’ancienne" />
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      <b>● The Ward</b>       <br />
       Réalisation : John Carpenter.       <br />
       Scénario : Michael et Shawn Rasmussen.       <br />
       Directeur de la photographie : Yaron Orbach.       <br />
       Avec : Amber Heard, Mamie Gummer, Danielle Panabaker, Laura-Leigh, Lyndsy Fonseca, Jared Harris.       <br />
       Édité en DVD et en Blu-Ray par Metropolitan filmexport.       <br />
       Disponible depuis le 1er février 2012.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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