<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom"  xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:itunes="http://www.itunes.com/dtds/podcast-1.0.dtd" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:photo="http://www.pheed.com/pheed/">
 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
 <link rel="alternate" type="text/html" href="https://www.larevueduspectacle.fr" />
 <link rel="self" type="text/xml" href="https://www.larevueduspectacle.fr/xml/atom.xml" />
 <id>https://www.larevueduspectacle.fr/</id>
 <updated>2026-06-09T01:17:16+02:00</updated>
 <generator uri="http://www.wmaker.net">Webzine Maker</generator>
  <geo:lat>48.6710424</geo:lat>
  <geo:long>2.3340589</geo:long>
  <icon>https://www.larevueduspectacle.fr/favicon.ico</icon>
  <entry>
   <title>"The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"</title>
   <updated>2022-04-04T14:57:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/The-Normal-Heart-Donc-on-est-tous-des-grenades-degoupillees-et-on-est-en-train-de-crever_a3217.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/63534145-45777362.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2022-04-04T09:12:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
À New York, entre 1981 et 1984, une épidémie sans nom ni mode de transmission connu décime la communauté homosexuelle. Alors que le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) minimise puis égrène un nombre de morts exceptionnel, le scénariste Ned Weeks part au combat. Il oppose au déni ambiant et à l'indifférence généralisée son mauvais caractère, dénonce violemment l'inaction des politiques, affronte les membres de sa communauté qu'il veut convaincre d'arrêter toute relation sexuelle. Épaulé par le docteur Emma Brooker qui se bat au sein de sa propre communauté, lâché par son frère avocat qui l'aime mais n'accepte pas son homosexualité, il trouvera sur son chemin ce qu'il avait mis beaucoup d'énergie à fuir : l'amour.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63534145-45777362.jpg?v=1649057773" alt=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" title=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" />
     </div>
     <div>
      Au début des années quatre-vingt, Larry Kramer, jeune producteur de cinéma, décédé en 2020, s'interroge sur la situation et passe pour un alarmiste. Il écrit la pièce &quot;The Normal Heart&quot; en 1985, deux ans avant de fonder Act Up alors qu'il n'existe toujours aucun traitement à la maladie. Il la fera jouer sur scène la même année à Broadway comme un acte militant autobiographique pour réveiller les consciences. Il y est question de désir et de sexe, d'engagement et de combat, de peur et d'injustice et surtout, d'amour.       <br />
              <br />
       Plus de quarante ans après sa première représentation, la pièce se joue pour la première fois en France, une histoire qui résonne encore plus fort en pleine pandémie de Covid-19 mais cette dernière, pourtant bien présente, ne nous la fait pas oublier.       <br />
              <br />
       C'est Virginie de Clausade qui a mis en scène cette remarquable pièce autobiographique de Larry Kramer, cofondateur en 1982 du Gay Men's Health Crisis, une des toutes premières associations de lutte contre le Sida aux États-Unis. Son choix de mise en scène est paradoxalement vertigineux parce qu'il n'y a rien d'inventif à l'excès ni de surréaliste sur ce plateau du Théâtre la Bruyère. Virginie de Clausade a opté pour une mise en scène qui frôle le huis clos et qui renforce admirablement le propos de la pièce : une succession de scènes dans lesquelles apparaît en grande partie l'activiste Ned Weeks, double fictionnel de Larry Kramer qui affiche son mauvais caractère de façon ostentatoire et dont on sait de nos jours à quel point le déterminisme a été efficient.       <br />
              <br />
       Mais, face à de telles luttes, l'indocilité n'est-elle pas parfois essentielle, voire capitale ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63534145-45777367.jpg?v=1649057796" alt=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" title=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" />
     </div>
     <div>
      Chacune des scènes, sans exception, prend le spectateur à la gorge, notamment celle où Ned Weeks est en face à face avec son frère avocat hétérosexuel qui refuse d'aider l'association et de prendre parti pour une épidémie qui le dérange. Il s'agit peut-être de la scène la plus poignante même si chacune, encore une fois, l'est à sa manière. Car le texte original est fidèlement respecté et c'est sans doute cela qui apporte une force considérable à cette pièce. On y sent toute la rage et la lutte herculéenne de Larry Kramer, tous ses cris de SOS, sa fureur palpitante pour se faire entendre ! Ceci rend l'ensemble extraordinairement présent.       <br />
              <br />
       En 2022, nous ne pouvons que recevoir ou entendre des témoignages rétroactifs de cette épidémie du Sida mais, au Théâtre La Bruyère, on est en plein cœur de l'action grâce à la traduction du texte mais surtout grâce à l'aura incomparable des comédiens. On aurait envie de dire &quot;une mention toute particulière à&quot; tel ou telle mais il n'en sera rien ici tant l'ensemble des sept comédiennes et comédiens sont époustouflants… Bien sûr, Dimitri Storoge alias Ned Weeks incarnant Larry Kramer lui-même est intensément bouleversant et nul doute que l'écrivain malheureusement décédé aujourd'hui aurait été fier de se voir incarné de la sorte. Sur le plateau, il crève l'écran de nos émotions et de nos âmes parfois trop incultes de tout ce qui s'est passé à l'époque !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63534145-45777369.jpg?v=1649057828" alt=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" title=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" />
     </div>
     <div>
      Déborah Grall aussi nous submerge par son implication dans la cause homosexuelle en incarnant Emma Brookner, cette femme médecin qui se sera battue bec et ongles pour tenter de faire avancer la recherche en s'adressant aux pouvoirs publics et aux décideurs. Pouvoirs publics et décideurs qui à l'époque &quot;ne pourront pas&quot; ni ne &quot;décideront&quot;, qui feront la sourde oreille alors que des centaines de morts s'alignent jour après jour. À cet effet, le choix d'une voix off égrainant le nombre de décès est d'une pertinence remarquable. Nous pouvons toutefois nous interroger sur la pertinence d'une voix féminine : celle d'Emma Brookner elle-même ? Celle des femmes en général (car en Afrique aussi les femmes ont été et sont toujours atteintes du Sida) ? Celle de Virginie de Clausade affichant haut et fort son déterminisme à la Larry Kramer ?       <br />
              <br />
       La fougue du comédien Brice Michelini incarnant Thommy Boatwright est vertigineuse et provoque des moments de vie magiques et lumineux grâce auxquels on se dit que dans toute situation critique, il est capital de rester soi-même et de ne surtout rien taire de ce que l'on est !       <br />
              <br />
       Cette pièce de Larry Kramer, &quot;The Normal Heart&quot;, adaptée par Virginie de Clausade, c'est aussi la &quot;Peste&quot; de Camus, c'est la Covid que nous connaissons toutes et tous, c'est l'évocation humaniste de la fureur qui emporte parfois la normalité des choses et du monde. Mais par la seule volonté de quelques hommes et femmes exceptionnels, c'est la preuve indéfectible que rien n'est jamais perdu !       <br />
              <br />
       Bon ! Alors, si : une &quot;mention toute particulière&quot; à Virginie de Clausade pour cette pièce magistrale ; il en fallait bien une malgré tout… C'est chose faite.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"The Normal Heart"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/63534145-45777372.jpg?v=1649057853" alt=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" title=""The Normal Heart" "Donc on est tous des grenades dégoupillées et on est en train de crever"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Larry Kramer (publié à l'Avant-Scène].       <br />
       Traduction et mise en scène : Virginie de Clausade.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Joss Berlioux.       <br />
       Avec : Mickaël Abitboul en alternance avec Scali Delpeyrat, Joss Berlioux, Déborah Grall, Andy Gillet, Brice Michelini, Jules Pelissier, Dimitri Storoge.       <br />
       Scénographie : Olivier Prost.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot-Prévost, assistée de Andrea Millerand.       <br />
       Voix off : Justine Fraioli.       <br />
       Musique : Brice Michelini et Ronan Martin.       <br />
       Durée : 1 h 50.       <br />
       Spectacle créé le 8 septembre 2021 au Théâtre du Rond-Point.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 janvier au 7 avril 2022.</span>       <br />
       Du mardi au samedi à 21 h, samedi à 17 h.       <br />
       Théâtre La Bruyère, Paris 9e, 01 48 74 76 99.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatrelabruyere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelabruyere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/The-Normal-Heart-Donc-on-est-tous-des-grenades-degoupillees-et-on-est-en-train-de-crever_a3217.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre</title>
   <updated>2020-10-01T08:23:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Concert-UNISSON-solidaire-au-profit-du-fonds-de-dotation-en-soutien-aux-artistes-lyriques-le-17-octobre_a2798.html</id>
   <category term="Concerts" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50234487-38828184.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-10-01T08:04:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Le 17 octobre 2020 à l'Opéra Comique, 74 artistes sur scène participeront bénévolement au concert solidaire organisé pour soutenir les artistes lyriques en difficulté en cette période de pandémie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50234487-38828184.jpg?v=1601533549" alt="Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre" title="Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre" />
     </div>
     <div>
      L'association UNISSON soutient, conseille et accompagne les artistes lyriques employés ou étudiant en France. La crise sanitaire a particulièrement frappé les artistes (au statut indépendant). Depuis plusieurs mois, les annulations ont fait apparaître un fort besoin de conseils juridiques et de soutien moral. Les chanteurs se sont organisés collectivement et cette entraide spontanée a donné naissance à l'association UNISSON.        <br />
              <br />
       En quelques semaines, plus de 200 chanteurs ont rejoint l'association dont les adhésions augmentent. UNISSON s'est ainsi adressé aux partenaires institutionnels et privés pour réfléchir aux réponses à apporter à la situation d'urgence connue par certains chanteurs lyriques. Le chômage forcé connu pendant le confinement a donné l'idée de la création de cette association, qui vise à les aider pendant la crise mais aussi à préparer l'avenir. Ces artistes peuvent désormais parler d'une seule voix. Une refonte des contrats en une nouvelle formule est ainsi sur la table.       <br />
              <br />
       Le directeur de l'Opéra Comique, Olivier Mantei, a répondu avec enthousiasme à la sollicitation de l'association. Ce concert va permettre la création d'un fonds de dotation à destination des artistes fragilisé par les annulations. Les interprètes présents le 17 octobre, appartenant à diverses générations et aux profils variés, se produiront dans un riche programme d'extraits d'opéras mais aussi de mélodies.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50234487-38828189.jpg?v=1601533591" alt="Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre" title="Concert UNISSON solidaire au profit du fonds de dotation en soutien aux artistes lyriques le 17 octobre" />
     </div>
     <div>
      Et ce, accompagnés au piano par Florence Boissolle, Cécile Restier et Antoine Palloc. De Rossini à Ravel, de Mozart à Haendel, de Puccini à Verdi, sans oublier Bizet Offenbach, Verdi, Saint-Saëns et Richard Strauss, Vaughan Williams ou Bernstein... la soirée promet d'être belle. Le public aura la joie d'applaudir Jean Teitgen, Karen Vourc'h, Philippe Jaroussky, Aude Extrémo, Sabine Devieilhe, Stanislas de Barbeyrac mais aussi des anciens de l'Académie de l'Opéra de Paris, citons encore Florian Sempey, Annick Massis, entre nombreux autres talentueux chanteurs. C'est le moment d'être solidaire dans le partage et la joie de la musique. Tous à l'Opéra Comique le 17 octobre !       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Concert le 17 octobre 2020 à 20 h.</span>       <br />
       <b>Rediffusion sur France Musique le 31 octobre à 20 h.</b>       <br />
              <br />
       Opéra Comique.       <br />
       Place Boieldieu Paris 2e.       <br />
       Tél. : 01 70 23 01 31.       <br />
       <a class="link" href="https://www.opera-comique.com/" target="_blank">&gt;&gt; opera-comique.com</a>       <br />
              <br />
       <a class="link" href="https://www.unisson.net/" target="_blank">&gt;&gt; unisson.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Concert-UNISSON-solidaire-au-profit-du-fonds-de-dotation-en-soutien-aux-artistes-lyriques-le-17-octobre_a2798.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables</title>
   <updated>2020-09-25T17:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Tenir-paroles-Et-inventer-de-nouveaux-lendemains-desirables_a2795.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/50085795-38760348.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-09-25T17:45:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il y eut l'aventure des "Consultations poétiques" pendant le confinement et les mois qui suivirent, initié par le Théâtre de la Ville. Plus de 8 500 personnes à ce jour ont participé, en France, en Europe et dans le monde… au début au téléphone, puis en face à face. Le résultat fut le partage de près de 9 000 poèmes. Emmanuel Demarcy-Mota, les artistes et les scientifiques engagés dans cette démarche voulaient donner une nouvelle vie à ces moments exceptionnels… Pour lancer la saison 20-21 du Théâtre de la Ville, c'est aujourd'hui une nouvelle proposition artistique, condensée, qui est représentée, faite de poèmes, de témoignages, de musiques et de chansons… Ils ont tenu parole !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760348.jpg?v=1601049903" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Pendant le confinement, et durant la fermeture de tous les théâtres et lieux publics en Europe, &quot;Les Consultations poétiques&quot; proposées par Emmanuel Demarcy-Mota et le collectif artistique ont été la seule activité du Théâtre de la Ville. Celles-ci sont sorties de l'Hexagone pour parcourir téléphoniquement toute la planète, pour des rencontres en 19 langues différentes avec des acteurs de différents pays : en grec, espagnol, anglais, portugais, mandarin, wolof, beti, lingala, sango, pidgin, kongo, italien, arabe, roumain, hongrois, allemand, albanais, slovène et en hébreu.       <br />
              <br />
       Un réseau international de théâtres et d'institutions partenaires s'est ainsi tissé, développant une mondialité des &quot;Consultations poétiques&quot; : le Teatro della Pergola à Florence, Insula 42 à Bucarest, la Schaubühne à Berlin, le Weiwuying Theatre à Taïwan sont devenus les partenaires du Théâtre de la Ville pour ces échanges singuliers et inédits. Et les contacts continuent avec d'autres théâtres du monde pour d'autres associations à venir.       <br />
              <br />
       Dans sa forme initiale, la consultation débute toujours par une première question : &quot;où êtes-vous ?&quot;, puis &quot;comment allez- vous ?&quot;… Et une discussion débute, un poème est lu ou chuchoté à l'oreille… et une prescription poétique est délivrée à la fin de la consultation. Lancées le 24 mars, elles sont toujours proposées cette saison, au gré de la programmation, se poursuivant depuis maintenant 25 semaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760359.jpg?v=1601049951" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Des &quot;consultations scientifiques&quot; ont été aussi inventées dès le 22 avril avec la complicité de quatre scientifiques (l'astrophysicien Jean Audouze, les biologistes Georges Chapouthier et Marie-Christine Maurel, le physicien Kamil Fadel), trois médecins (les neurochirurgiennes Carine Karachi et Hayat Belaid, le neurologue David Grabli) et un architecte (Denis Laming).       <br />
              <br />
       C'est ces émotions, ces instants magiques, uniques, poétiques, qu'Emmanuel Demarcy-Mota a voulu retranscrire, porter au plateau, avec les actrices, acteurs et quelques scientifiques. Ce sont les artistes qui ont écrit les textes de ce spectacle particulier, singulier, s'inspirant des relations, des propos tenus avec ces milliers d'anonymes, seulement identifiés par leur prénom. Sans conteste, la matière est riche pour évoquer ce temps du confinement, mais aussi la crise sanitaire telle qu'elle est vécu en ce moment et, bien sûr, l'avenir à imaginer.       <br />
              <br />
       Avec le téléphone, c'est un nouveau lien poétique qui naît. Sans le contact visuel, la proximité se crée par la voix et l'ouïe, une écoute attentive, une bienveillance réciproque. Cela permet de donner une nouvelle densité, importance aux mots, aux sons, aux langues. Les tonalités émotionnelles, les variations vocales font entendre un rire, un sourire ou une larme. Une nouvelle dramaturgie émerge à chaque fois, nourrissant de microséquences, scènes ou mini tirades. Chaque rencontre à distance devient un voyage immobile, partagé entre deux personnes d'un bout à l'autre du fil. C'est de cela que se sont nourris les comédiens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760365.jpg?v=1601049984" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Avec tous ces textes, des poèmes, des témoignages, des musiques et des chansons, ont été imaginé par Emmanuel Demarcy-Mota et tous les artistes - en création collective - deux tableaux d'une heure. Grâce à une scénographie, une mise en espace, assez simples mais très intelligentes, les interventions se succèdent mais sans jamais se ressembler. Usant de jeux visuels variés avec utilisations de profondeurs différentes - indéniable efficacité du voile transparent modifiant notamment les perspectives -, de déambulations, d'effets de foule, et de projections vidéo sur le fond de scène, générant des décors d'avenues, de rues désertes (période confinée) ou projetant des références textuelles. À plusieurs moments, l'effet choral est utilisé donnant, du fait du nombre de comédiens(nes) sur le plateau, la dimension de la foule de personnes ayant contribué aux consultations.       <br />
              <br />
       L'interprétation de chacun des comédiens est quant à elle sobre mais plutôt ancrée dans la réalité, presque documentaire. Son jeu s'attache à définir pour le spectateur les spécificités de chaque personnage contributeur, participant volontaire aux &quot;Consultations poétiques&quot;. Personnes âgées, homme, femme, jeune, ados, ménagère, travailleurs de l'ombre, personnels de santé, chaque profil apparaît discrètement. L'ensemble est un immense témoignage d'une part de notre humanité dans un contexte épidémique, anxiogène, mais traité avec énormément de poésie, et avec une positive et dynamique théâtralité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Tenir paroles"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760374.jpg?v=1601050022" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Création collective en deux tableaux sous la direction d'Emmanuel Demarcy-Mota.       <br />
       Construction dramaturgique : Julie Peigné.       <br />
       Avec la participation de Pascal Vuillemot et de l'ensemble des acteurs.       <br />
       Collaboration artistique : Christophe Lemaire, Julie Peigné.       <br />
              <br />
       Avec : (troupe du Théâtre de la ville) Céline Carrère, Charles-Roger Bour, Gaëlle Guillou, Gérald Maillet, Pascal Vuillemot, Philippe Demarle, (troupe de l'Imaginaire) Julie Bordas, Maxime Bouteraon, Antonin Chalon, Sophy-Claire David, Marie Escriva, Hugo Jasienski, Isabelle Jeanbrau, Paul Nouhailler, Mathias Zakhar, Charly Fournier, Marie Lauricella, Eirini Patoura, Johanna White Palacio, Anne Rodier, Anna Rotger, Anne-Charlotte Dupuis, Yilin Yang, Mahmoud El Haddad, Fama Ly, José Messongo, Emil Abossolo-Mbo, Astrid Mamina, Ludovic Parfait Goma, Roland Timsit, Cylia Malki, Sophie Mousel, Meital Peretz, Arben Bajraktaraj, Coralie Trichard, Alexandra Ansidei, Lionel Cecilio, Nicolas Le Bossé, Shih-Wei Wang.       <br />
              <br />
       Musique : Arman Méliès (guitare) et Henri Tournier (flûte).       <br />
       Mise en espace : Emmanuel Demarcy-Mota.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/50085795-38760410.jpg?v=1601050205" alt=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" title=""Tenir paroles" Et inventer de nouveaux lendemains désirables" />
     </div>
     <div>
      Lumières : Christophe Lemaire et Yves Collet, assistés de Thomas Falinower.       <br />
       Création vidéo : Baptiste Klein.       <br />
       Son : Flavien Gaudon.       <br />
       Coordination des consultations : Loudice Gourmelon et Alice Magdalena.       <br />
       Durée : 2 h (2 fois 1 h et un entracte de 30 min).       <br />
       Production du Théâtre de la Ville.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 23 septembre au 9 octobre 2020.</span>       <br />
       23 et 24 septembre à 20 h ;        <br />
       28 et 29 septembre à 20 h ;        <br />
       8 et 9 octobre à 20 h.       <br />
       Théâtre de la Ville, Espace Cardin, Paris 8e, 01 42 74 22 77.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredelaville-paris.com/fr" target="_blank">&gt;&gt; theatredelaville-paris.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Tenir-paroles-Et-inventer-de-nouveaux-lendemains-desirables_a2795.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Ainsi donc quelques brisures d'ARN ont perdu leur ADN préféré</title>
   <updated>2020-03-17T12:20:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Ainsi-donc-quelques-brisures-d-ARN-ont-perdu-leur-ADN-prefere_a2685.html</id>
   <category term="Pièce du boucher" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/43665903-35958897.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2020-03-15T17:07:00+01:00</published>
   <author><name>Jean Grapin</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Celui de ce petit mammifère à écailles, ce pangolin un peu primitif, peut-être si mignon, resté inconnu de quasi tout le monde, dont le nombre a si fortement diminué parce que certains le trouvaient très curatif. Ces brisures d'ARN, ces virus (c'est plus sérieux) ont trouvé refuge dans l'ADN le plus proche…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/43665903-35958897.jpg?v=1584292591" alt="Ainsi donc quelques brisures d'ARN ont perdu leur ADN préféré" title="Ainsi donc quelques brisures d'ARN ont perdu leur ADN préféré" />
     </div>
     <div>
      Celui d'un être vivant bien plus sophistiqué : conquérant et dominateur. Un mammifère à l'imagination débordante qui tend à l'immortalité, qui avec jubilation défriche, assèche, édifie des monuments à sa mémoire, produit des artefacts et contrefaçons seuls dignes de sa Valeur. SAPIENS !       <br />
              <br />
       Et l'organisme de Sapiens déraille. Sapiens plie. Sapiens voit ses représentations s'effondrer, ses rêves, sa finance infinie, son marketing édénique, et ses concrétisations en courbes harmonieuses, ses flux financiarisés, ses événements, son tourisme, ses matchs. Sapiens, nouveau gyrovague, découvre sa folie. Restreint dans sa bougeotte, au risque de se voir verbalisé du délit de vagabondage, et marqué du sceau de l'infamie &quot;porteur de virus&quot;.       <br />
              <br />
       Est-ce le début d'une prise de conscience ? Si l'on en croit l'un des premiers d'entre eux qui découvre que le système de valeurs n'est pas forcément adapté… Que la santé n'a pas de prix…       <br />
              <br />
       Allons frères humains enfin solidaires. Encore un effort et tous nous entonnerons qu'il n'est de richesses que d'hommes… et que nous sommes tous solidaires pour n'être point solitaires.       <br />
              <br />
       À moins que, cédant à une forme de tropisme ordinaire, certains ne cherchent un bouc émissaire. Comme <a class="link" href="https://gallica.bnf.fr/essentiels/fontaine/fables/animaux-malades-peste" target="_blank">les animaux de la fable qui, malades de la peste*,</a> ne mouraient pas tous, qui tous étaient frappés et qui se sont jetés sur le pauvre âne, pour que rien ne change dans l'ordre du Monde.       <br />
              <br />
       Pendant ce temps Gaïa (la planète vivante) source de toute vie prend quelque répit, profite du passage du Petit Pangolin au Grand Sapiens pour se faire vite fait une petite toilette du museau et de ses petites mains, respire un petit coup et soupire. Car le nettoyage de fond sera bien plus long. Il suffirait que Sapiens l'aide un peu et cesse de tout bouleverser. En effet sa frénésie d'activité occasionne de grandes collisions et crée un <span style="font-style:italic">mauvais climat</span>.       <br />
              <br />
       Il est grand temps que Sapiens réfléchisse sur les causes. Elles sont en lui et il les connaît forcément au fond de lui et se les cache. Depuis qu'il a constaté qu'il était nu et s'est couvert de l'habit de ses illusions, depuis qu'il s'est mis à exploiter les ressources de peur de manquer. Jouir plutôt que désirer. Se goinfrer plutôt que se satisfaire. Manger pour vivre ne point vivre pour manger.       <br />
              <br />
       Il suffirait de Réapprendre à s'écouter, observer… apprendre.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">*&quot;Les animaux malades de la Peste&quot;, in Second recueil dédié à Madame de Montespan, Livre VII, Fable 1.       <br />
       Jean de La Fontaine (1621-1695), Fables, 1678-1679.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Ainsi-donc-quelques-brisures-d-ARN-ont-perdu-leur-ADN-prefere_a2685.html" />
  </entry>
</feed>
