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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-07-14T06:44:14+02:00</updated>
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   <title>"Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin" Un duo théâtralisé tout en finesse et élégance</title>
   <updated>2026-06-17T23:43:00+02:00</updated>
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   <category term="Théâtre" />
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   <published>2026-06-17T21:09:00+02:00</published>
   <author><name>Brigitte Corrigou</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Décembre 1931 : première rencontre entre Henry Miller et Anaïs Nin. Henry Miller vient de quitter les États-Unis pour s'établir à Paris dans l'objectif de devenir écrivain. C'est pour lui la vie rêvée, celle qui le met en ébullition. Anaïs Nin vit avec son mari à Louveciennes et continue l'écriture de son journal intime qu'elle tient depuis l'enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97019491-67608844.jpg?v=1781723511" alt=""Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin" Un duo théâtralisé tout en finesse et élégance" title=""Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin" Un duo théâtralisé tout en finesse et élégance" />
     </div>
     <div>
      Une amitié naît entre eux et, rapidement, la passion les gagne. Dans le Paris des années trente, Henry et Anaïs deviennent amants. Ils correspondent et s'aiment follement. Miller publie &quot;Tropique du Cancer&quot; en 1934 et Anaïs poursuit sa quête intérieure : naissance de l'art, naissance à l'amour.       <br />
              <br />
       Corinne Menant a ressenti, un jour, le besoin impérieux de &quot;voler&quot; de ses propres ailes, et crée en 2019 sa propre compagnie, &quot;Insolence in beautiful&quot;, après avoir vécu de passionnantes années au sein de différentes compagnies. <span style="font-style:italic">&quot;J'ai ressenti un besoin de voyager, de trouver un endroit de création plus intime qui me permettrait de secouer ensemble notre société, d'y déposer en toute liberté nos blessures et cicatrices, et d'avancer pour s'ouvrir à la résilience en tentant de mieux comprendre l'Humain. Avec une préférence pour les auteurs et autrices contemporains(es).&quot;</span>       <br />
              <br />
       Ainsi s'exprime la comédienne qui fait le pari, avec ce spectacle intime de lecture théâtralisée, de mettre en lumière l'amour fou qui a uni la célèbre écrivaine Anaïs Nin et le non moins célèbre romancier, Henry Miller.       <br />
              <br />
       C'est à partir des célèbres journaux d'Anaïs Nin (Diaries) qui la définissent comme une pionnière de l'écriture autobiographique moderne, mais surtout de ses &quot;Correspondances&quot; avec Henry Miller (&quot;A Literate Passion&quot;), que Corinne Menant et Jacques Lallié portent en scène ce duo à la fois intime et élégant. L'humour n'en est pas absent, qui confère à cette création 2026 de la Compagnie &quot;Insolence is beautiful&quot; des allures à la fois évanescentes et profondément humaines.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97019491-67608848.jpg?v=1781723559" alt=""Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin" Un duo théâtralisé tout en finesse et élégance" title=""Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin" Un duo théâtralisé tout en finesse et élégance" />
     </div>
     <div>
      Le duo Jacques Lallié - Corinne Menant fonctionne de façon complice, même si par moments cette dernière mériterait d'être travaillée encore davantage au regard de la relation de ces deux êtres ô combien investis et passionnés. Le mélange de gravité existentielle et de légèreté joueuse qui se dégage de la Correspondance est certes bien présent sur le plateau, mais, au risque de nous répéter, elle pourrait être encore plus présente.       <br />
              <br />
       Certes, il n'a pas dû être simple de choisir parmi ces très nombreux écrits partagés entre la facétie provocatrice et la caricature burlesque de Miller et l'expérimentation littéraire plus intime d'Anaïs Nin. &quot;Choisir, c'est renoncer&quot;. On ne le sait que trop. La création en est le terreau, et cette adaptation en est la preuve.       <br />
              <br />
       &quot;Correspondance passionnée&quot; par Corinne Menant et Jacques Lallié est un joli moment de lecture théâtralisée, doux et pétillant à la fois, dans lequel l'autodérision, le jeu verbal, les considérations érotiques, les tensions d'affects et affectives émergent avec élégance. Entre écrin lumineux et huis clos intime, tout en douceur de velours, le duo des deux comédiens séduit les spectateurs.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;Je suis reparti avec des morceaux de toi collés à ma peau&quot;</span>, Henry Miller. &quot;<span style="font-style:italic">Nous ne voyons pas les choses telles qu'elles sont, nous les voyons telles que nous sommes&quot;,</span> Anaïs Nin.       <br />
              <br />
        La ressemblance physique entre Anaïs Nin et Corinne Menant est assez sensible et confère à cette nouvelle adaptation des allures particulières d'authenticité créatrice. Jacques Lallié incarne aussi un Miller tout à fait crédible, lui qui a ce projet en poche et en tête depuis de nombreuses années. Quand on aime, on ne compte pas. Cela va de soi.       <br />
              <br />
       &quot;Correspondance passionnée – Henry Miller et Anaïs Nin&quot; est un moment lumineux et incarné qui nous rappelle que l'humain et ses passions restent définitivement au centre de la vie et du monde.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Correspondance passionnée - Henry Miller et Anaïs Nin"</b></div>
     <div>
      Création 2026.       <br />
       Adaptation : Jacques Lallié et Florence Boog.       <br />
       Avec : Jacques Lallié et Corinne Menant.       <br />
              <br />
       <b>Ce spectacle a été joué les 22 et 23 février et le samedi 30 mai à l'Espace culturel Passerelle, Paris 11ᵉ.</b>       <br />
              <br />
       D'autres dates en médiathèques (Médiathèques de Clichy et de Conflans-Saint-Honorine), bibliothèques et/ou théâtre en appartement sont en prévision.       <br />
              <br />
       Corinne Menant se produira dans le Off d'Avignon avec sa seule en scène &quot;Samedi soir, il ne manquait que toi&quot; au Théâtre du Castelet du 13 au 17 juillet 2026 à 11 h 45.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue</title>
   <updated>2021-12-02T17:21:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Puissance-3-Fenetre-sur-cour-et-jardin-d-une-creation-a-vue_a3118.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2021-12-02T16:31:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Il était une fois trois autrices sachant écrire qui rêvaient de prendre de la (h)auteur par rapport à leur quotidien d'écrivaines (plaisir solitaire pouvant vite déboucher sur le syndrome de la crampe de l'écrivain) en se mettant au défi de produire un récit collectif en temps réel, composé au vu et au su de tous les curieux et curieuses regroupé(e)s dans la salle.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60734014-44420848.jpg?v=1638460343" alt=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" title=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" />
     </div>
     <div>
      Au rythme du crépitement silencieux de leurs doigts sur le clavier de leurs ordinateurs reliés en réseau à un vidéo projecteur, le texte projeté en live sur les écrans tendus sur les quatre murs du studio du Glob Théâtre donnera lieu à une improvisation de haut vol… un comédien et une comédienne s'en saisissant avec un plaisir lui aussi décuplé par le défi de l'improvisation.       <br />
              <br />
       Si on ajoute que le thème proposé est différent chaque soir - sujet connu depuis la veille mais distribution des écritures (didascalies et personnages, il et elle) tirée au sort par un membre innocent du public - et que deux virtuoses lumière et son mixent sous nos yeux les ingrédients pour créer l'illusion théâtrale, on donne idée de la recette du dispositif à l'œuvre.       <br />
              <br />
       Ce soir-là, le thème de la &quot;métamorphose&quot; va soumettre l'imaginaire des autrices à un remue-méninges dont celle qui aura en mains la rédaction des didascalies pourrait faire figure de deus ex machina… si ce n'était la liberté prise par les comédiens pour échapper - volontairement ou pas - à ce diktat &quot;imprimé&quot;. La performance débridée accouchera en une petite heure d'un objet dont la valeur tiendra nécessairement plus aux circonstances de sa venue au monde qu'à son contenu improvisé &quot;de toutes pièces&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60734014-44420869.jpg?v=1638460416" alt=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" title=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" />
     </div>
     <div>
      Une fois Gregor Samsa cité - avec un tel sujet, on ne pouvait raisonnablement pas échapper au héros de Franz Kafka, pas plus qu'à la princesse-cygne de Tchaïkovski, et encore moins au changement de genre agitant les esprits de 2021-, la métamorphose de ce soir est abordée. Il s'agira d'une dystopie en marche, celle de l'hybridation de l'humain et de la machine en vue d'accroitre la productivité, et donc les profits qui lui sont consubstantiels, d'un géant de l'agroalimentaire (toute ressemblance, etc., ne pouvant être évidemment que fortuite). L'héroïne, jeune cadre sympathique, mais non sans ambition, accepte (a-t-elle le choix ?) de se faire greffer une puce propre à booster ses circuits neuronaux…       <br />
              <br />
       Elle, qui se révèle être &quot;une putain de Ferrari, vroom, vroom&quot;, connaîtra ainsi l'extase d'être une super woman XXL d'une incroyable efficacité… jusqu'à se sentir connectée à l'univers et ses galaxies, ressentant l'amour du végétal et celui de l'animal, hennissant et rugissant… Là le professeur, maître ès sciences, sent que quelque chose est en train d'échapper aux objectifs, d'échapper à sa maîtrise…       <br />
              <br />
       Docteur Frankenstein effrayé par sa création, il n'aura alors de cesse que de &quot;se rapprocher&quot; d'elle, &quot;sa merveilleuse erreur&quot;, pour fuir ensemble afin d'organiser le rhizome souterrain capable de subvertir l'ordre du monde ancien. Les usines d'élevage industriel dynamitées, les compagnies d'assurance brûlées, etc., adviendra un ordre nouveau aux antipodes du nôtre : un monde où la nature et le vivant ne feront qu'un, la promesse de lendemains qui chantent… lui et elle poussant à gorges déployées des hurlements… de loup !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60734014-44420887.jpg?v=1638460479" alt=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" title=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" />
     </div>
     <div>
      On pourrait voir là les limites d'un récit de dystopie avec happy-end à la clé, s'approchant d'un remake de roman de gare écrit à la va-vite… Bien évidemment, on l'aura compris, l'intérêt de la performance ne peut tenir à son canevas cousu de fil blanc (principalement par celle qui avait en charge ce soir-là les nombreuses didascalies), mais aux coutures mêmes du récit en train de s'écrire en direct. En effet, pénétrant de plain-pied dans la petite fabrique d'un théâtre d'improvisation, on se sent comme investi d'un privilège, celui d'accompagner les démiurges dans leur antre secret dévoilant les complications de toute création. Comment dire des choses nouvelles après des millénaires d'écriture ?       <br />
              <br />
       L'intérêt tient aussi, et de beaucoup, à l'interprétation des deux comédiens qui, avec promptitude, inventivité et humour, s'emparent des situations et des dialogues que les autrices leur attribuent pour créer des improvisations enjouées. À de nombreuses reprises, comme des personnages de BD s'évadant de leur vignette, ils s'octroient l'heureuse liberté de pousser l'action vers d'autres voies que celles tracées par leur démiurge.       <br />
              <br />
       Finalement, après que le texte se fut effacé lettre par lettre en commençant par la fin comme si l'illusion théâtrale n'avait été que mirage partagé, il reste la belle impression de &quot;s'être pris au jeu&quot; de ces artistes osant travailler sans filet. Une performance, au sens plein du terme.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Vu le jeudi 25 novembre au Studio du Glob Théâtre de Bordeaux.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Puissance 3"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/60734014-44420904.jpg?v=1638460526" alt=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" title=""Puissance 3" Fenêtre sur cour… et jardin d'une création à vue" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 - Le Denysiak, Solenn Denis &amp; Erwan Daouphars.       <br />
       Texte : Solenn Denis, Aurore Jacob, Julie Ménard et parfois une autrice mystère que fut Sonia Ristic à Bordeaux.       <br />
       Avec : Erwan Daouphars, Vanessa Amaral.       <br />
       Création lumière et régie : Fabrice Barbotin.       <br />
       Régisseur vidé : David Dours.       <br />
       Scénographie numérique : Yves Kuperberg.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       <b>Pour découvrir la saison 2021-2022 du Glob Théâtre.</b>       <br />
       <a class="link" href="https://www.globtheatre.net/" target="_blank">&gt;&gt; globtheatre.net</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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