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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-20T08:38:40+02:00</updated>
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   <title>"La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues</title>
   <updated>2025-10-08T20:59:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Distance-Les-planetes-aussi-bien-que-les-etres-s-eloignent-au-fil-du-temps-sous-la-plume-et-l-oeil-de-Tiago_a4374.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-08T19:54:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quelques troncs d'arbres abattus et un bloc de rocher séparent l'espace de jeu en deux. C'est la barrière réelle entre ce père et cette fille sur scène. Une distance qui devient vertigineuse dans le texte de Tiago Rodrigues, puisque ces deux personnages sont distants de 225 millions de kilomètres dans leur réalité. L'un sur une planète Terre en complète abandon, l'autre sur Mars en devenir de l'espoir d'une nouvelle humanité. Une histoire qui se déroule en 2077.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363863.jpg?v=1759947275" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Dans ce postulat d'avenir, la planète en est à son troisième effondrement, suite à des catastrophes sociales, systémiques et climatologiques qui détruisent tout, mais suite surtout à une catastrophe économique, causée essentiellement par la chute des républiques et le règne du grand capital synonyme du formatage des âmes, un peu dans l'esprit de 1984 d'Orwell. Voici pour la situation dans laquelle va se dérouler &quot;La Distance&quot;.       <br />
              <br />
       Distance spatiale et distance générationnelle. Tiago Rodrigues interroge le temps où nous vivons. Il s'interroge sur la vision de la jeunesse d'aujourd'hui, sur les certitudes que les générations précédentes se transmettaient, sur les mises en doutes que les jeunes émettent dorénavant un peu partout dans le monde sur ces certitudes. Il pose la question du dépassement : ce temps où le monde est à tel point détruit qu'il vaut mieux tirer un trait sur celui-ci et le passé qui l'a mené là, une bonne fois pour toutes. Abolir le passé pour créer du neuf à partir de rien… Question que toutes les nouvelles générations sont en droit de se poser, en particulier celle qui vient de prendre conscience des réalités de notre époque. Et de la destruction ininterrompue des ressources de la planète.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363875.jpg?v=1759947298" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      En contraste avec le chaos que porte la pièce, tout est harmonieux sur scène. Un cercle rond comme la circonférence d'une planète, des lumières chaudes, un cercle capable de tourner, tel un objet du cosmos, pour être alternativement la Terre (l'espace du père, symbolisé par ces troncs morts, des livres, une platine vinyle) soit Mars (l'espace de la fille, un grand bloc de roche rouge, une cloche de végétation sous oxygène artificiel). Si proches, si lointains…       <br />
              <br />
       Les deux concepts, proches et lointains, sont sans cesse en friction ici. Ce qui tient en haleine celui qui regarde, ce ne sont pas des questions kilométriques, mais l'éloignement progressif du père et de son enfant et, à la fin, sa perte définitive. Des messages distillés dans le texte à coups de messages vocaux envoyés entre la Terre et l'Espace, entre l'ancien et le futur monde. Le monde de cette jeunesse décidée à oublier définitivement le passé. Car elle a vu que connaître l'histoire pour éviter les erreurs du passé ne sert pas à grand-chose, l'actualité leur donne raison presque tous les jours.       <br />
              <br />
       Un des éléments forts de ce spectacle consiste dans la distribution choisie par Tiago Rodrigues. Les deux interprètes collent étonnamment à leurs rôles respectifs. Non seulement en raison de leurs âges, mais aussi en raison de leurs manières de jouer. Deux styles de jeu, deux manières d'appréhender leurs personnages et de les rendre. Adama Diop, formidable diseur capable de plonger dans l'âme de son caractère et d'en sortir en un éclair, Alison Dechamps, avec un jeu en adéquation avec la jeunesse de son personnage et la nouvelle génération d'actrices : frontale, volontaire, elle épouse son personnage avec un investissement radical, presque sans distance. Et pourtant tous deux parviennent à harmoniser leurs interprétations tout en suggérant, quasiment invisiblement, les différences qui sous-tendent l'éloignement de leur relation.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363880.jpg?v=1759947331" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      L'écriture et la mise en scène de Tiago Rodrigues, ainsi que l'ingénieux dispositif scénique constitué d'un immense plateau tournant qui rythme tout le spectacle avec ses ralentissements et ses accélérations, symboles de la course du temps et de la rotation des planètes, créent un système quasi cosmique, emportant les personnages dans un manège qui leur impose sa cadence. N'était une volonté de détailler le récit du voyage et de l'habitabilité de Mars, qui sert peu la profondeur de la pièce, la thématique de la distance croissante entre générations, entre ce père aimant et cette fille aimée, entre ce garant de la mémoire et cette &quot;oubliante&quot; volontaire pour recréer la vie à partir de rien, cette thématique est passionnante et reste longtemps comme une ombre inquiétante dans l'esprit.       <br />
              <br />
       Et puis comment oublier le morceau formidable de Caetano Veloso qui revient à plusieurs reprises, &quot;Sonhos&quot;, et ses mélodies brésiliennes toujours porteuses de rêves, d'espoir et de nostalgie ?       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Distance"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91622400-64363885.jpg?v=1759947364" alt=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" title=""La Distance" Les planètes aussi bien que les êtres s'éloignent, au fil du temps, sous la plume et l'œil de Tiago Rodrigues" />
     </div>
     <div>
      Texte : Tiago Rodrigues.       <br />
       Mise en scène : Tiago Rodrigues.       <br />
       Assistant à la mise en scène : André Pato.       <br />
       Stagiaire à la mise en scène : Thomas Medioni.       <br />
       Traduction : Thomas Resendes, Daniel Hahn (anglais).       <br />
       Avec : Alison Dechamps, Adama Diop.       <br />
       Collaboration artistique Sophie Bricaire.       <br />
       Scénographie : Fernando Ribeiro.       <br />
       Costumes : José António Tenente.       <br />
       Lumière : Rui Monteiro.       <br />
       Musique : Pedro Costa.       <br />
       Dramaturgie : Sophie Bricaire.       <br />
       Durée : 1 h 25.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 et 11 octobre 2025 :</span> De Singel, Anvers (Belgique).       <br />
       <span class="fluo_jaune">15 et 17 octobre 2025 :</span> Maillon Théâtre de Strasbourg - Scène européenne, Strasbourg (67)       <br />
       22 au 24 octobre 2025 : Teatro stabile di Napoli, Naples (Italie).       <br />
       5 au 7 novembre 2025 : La Comédie - Scène nationale, Clermont-Ferrand (63).       <br />
       13 - 23 novembre 2025 : Théâtre Vidy-Lausanne, Lausanne (Suisse).       <br />
       26 – 27 novembre 2025 : MC2, Grenoble (38).       <br />
       1er décembre 2025 : Équinoxe - Scène nationale, Châteauroux (36).       <br />
       15 au 18 janvier 2026 : Centro Dramatico Nacional, Madrid (Espagne).       <br />
       21 au 25 janvier 2026 : Teatre Lliure, Barcelona (Espagne).       <br />
       29 et 30 Janvier 2026 : Le Bateau Feu – Scène Nationale, Dunkerque (59).       <br />
       3 et 4 février 2026 : Le Volcan Scène nationale, Le Havre (76).       <br />
       7 au 10 mai 2026 : Onassis Steg, Athènes (Grèce).       <br />
       15 et 16 mai 2026 : Piccolo Teatro di Milano – Teatro d'Europa, Milan (Italie)       <br />
       21 et 22 mai 2026 : Théâtre de Grasse - Scène conventionnée d'intérêt national Art et Création, Grasse (06).       <br />
       27 et 28 mai 2026 : Scènes et Cinés - Scène conventionnée d'intérêt national Art en territoire, Istres (13).       <br />
       2 et 3 juin 2026 : Théâtre du Bois de l'Aune, Aix-en-Provence (13).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire</title>
   <updated>2025-10-02T19:15:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et-toxique-realite-que-celle-de-ne_a4368.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2025-10-02T18:49:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Donnez-moi une raison d'espérer !" Telle est la sollicitation, émise à l'adresse des comédiens, scientifiques, activistes, chercheurs de tous poils, par l'auteur. Ici, sont invitées, à la table de la création textuelle et théâtrale de Julien Guyomard, nos anxiogènes préoccupations ayant trait à l'écologie, à l'avenir de l'humanité et au futur climatique. Toutes choses n'amenant pas, a priori, à l'élaboration d'une pièce de théâtre positive… D'où l'impérieux souhait lancé par l'auteur, par le biais d'un personnage fictionnel, habité par une comédienne en incarnation de conférencière maladroite et hésitante, naviguant dans une cruelle et angoissante réalité… la nôtre ! Alors, quand écrire sur l'écologie angoisse, il n'y a plus qu'à refaire le monde et trouver des futurs possibles pour tenter quelque chose : y a plus qu'à…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305620.jpg?v=1752481089" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Si on veut écrire une pièce de théâtre positive, on ne choisit pas l'écologie. Du coup, Julien, l'auteur de la troupe, ne réussit plus à écrire. Tout ça l'angoisse. Il n'est même plus sûr de son sujet parce qu'en fait, Julien, il n'y connaît rien en écologie. Ni au climat. Ni au futur d'ailleurs.&quot;</span> Alors, un jour, il convoque des comédiens, des scientifiques, des activistes, des donneurs de leçons en management et marketing libéral. Ainsi, Julien Guyomard poursuit son travail sur les futurs utopiques/dystopiques et nous interroge sur l'écoanxiété qui touche de plus en plus nos enfants et ados.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;De quoi sera fait le futur ? Pourquoi semble-t-il disparaître de nos imaginaires au profit d'une peur ? Nous reste-t-il des récits communs autres que ceux d'une croissance infinie et destructrice ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Intro type conférence. Comme de fausses hésitations. Un comédien dans la salle. Interpellation de celui-ci, faux mécontentements, mais sur une tonalité exagérée donc humoristique, afin de démarrer rigolo et détendu, comme une dédramatisation prévisionnelle, tout en tenant des propos très proches de la réalité avec un essai de compréhension, mais en mode légèrement réac et complotiste, correspondant à ce qu'on peut facilement entendre dans le monde réel sur les préoccupations environnementales actuelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305621.jpg?v=1752481104" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Puis l'échange, sur une rythmique burlesque, appuyée par le jeu et les mimiques de la conférencière interloquée, est suivi de l'arrivée de quatre individus, au premier abord étranges du fait de leurs déguisements approximatifs. C'est la première salve de potentielles réponses qui est portée par quatre comédiens et comédienne affublés(e)s de costumes signant une représentation &quot;BD&quot; de la solution que chacun d'eux exposera (sauf celui interprétant le comédien &quot;miséreux&quot;).       <br />
              <br />
       L'un en cosmonaute, à la découverte de l'espace et prônant le concept basé sur la colonisation de nouvelles planètes ; l'une en robot exprimant son espoir dans le progrès et le technosolutionnisme ; l'autre en petit insecte hyménoptère vivant en colonies nombreuses, organisées dans des fourmilières… dont le modèle d'autonomie et d'autogestion devrait, selon l'artiste ainsi costumé, servir d'exemple à l'humain à l'avenir incertain.       <br />
              <br />
       Salve suivante aux perspectives prospectives incertaines, une banderole se mettant en place, signifiant de manière parfaitement lisible… &quot;Scientifiques en colère&quot;. Sont alors mises en évidence des actions aberrantes et des inégalités sociales, sociétales et culturelles. Pour la première, exemple est pris de l'élimination chimique de nombreux insectes coprophages à l'utilité purificatrice, ou ceux dont la fonction pollinisatrice veille encore à la sauvegarde de l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305622.jpg?v=1752481120" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Pour la seconde, est abordée la dissonance cognitive… ou comment peut-on être conscient des problèmes écologiques et du réchauffement climatique tout en continuant à partir en vacances à Arcachon en SUV surdimensionnés (les SUV ont constitué, ces 10 dernières années, la 2ᵉ source de croissance des émissions de CO2 françaises, derrière le secteur aérien). Également évoquée, la notion de découplage comme acheter des baskets en plastique recyclé (bonne conscience et croissance du PIB) alors que celles-ci sont fabriquées en Inde qui, du coup, se retrouve à assumer l'empreinte écologique (transport, énergie, etc.).       <br />
              <br />
       Toutes ces interrogations et explorations d'alternatives passent inévitablement par une réflexion sur le thème d'un éventuel changement économique et politique, sur la modification des méthodes de production, d'une présentation des synthèses des politiques et expérimentations locales réussies, sur la pertinence des consultations sociales d'où peuvent surgir la gestion coopérative sans profit, entre autres.       <br />
              <br />
       Malgré les thématiques abordées, réputées, pour beaucoup d'entre elles, génératrices d'effets anxiogènes aigus, le metteur en scène ne sombre ni dans le pathétique, ni dans le dépressif hyper noir en mode &quot;no futur&quot;, mais préfère s'orienter vers des pistes menant au questionnement, à la prise de conscience interrogative et vers l'exploration décalée, avec une réelle prise de recul, de solutions possibles ou d'actions déjà réputées salvatrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305623.jpg?v=1752481137" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Accompagné d'un jeu à l'unisson des comédiennes et comédiens, tous remarquables de justesse et d'énergie communicatrice, investis(es) dans leur rôle et dans les idées à défricher, à confronter, Julien Guyomard pose aussi la question : le théâtre peut-il, est-il apte à explorer toutes les possibilités ?       <br />
              <br />
       C'est là que se joue une mise en abyme où se pose l'engagement de l'artiste en tant que comédien(ne), de la radicalité… Celui-ci ou celle-ci doit-il-elle s'engager dans les actions que prône le spectacle ? Aujourd'hui, &quot;dans la vraie vie&quot;, y'a plus qu'à… quoi ? Changer de logique ? On connaît l'efficacité, en matière de nutriments et d'engrais, de la présence d'arbres parsemés dans un champ de blé, les &quot;bénéfices&quot; de l'utilisation des monnaies locales, la réalité positive d'un quartier de Rennes en gestion collective…       <br />
              <br />
       Quand l'écoanxiété domine, pouvons-nous, réussirons-nous à imaginer et construire un nouveau monde... &quot;Y a plus qu'à&quot;... Bien sûr, la question reste ouverte et c'est aussi la fonction du théâtre, de la création artistique !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a Plus Qu'à"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305624.jpg?v=1752487155" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Texte : Julien Guyomard.       <br />
       Mise en scène : Julien Guyomard.       <br />
       Dramaturgie : Damien Houssier et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Avec : Magaly Godenaire, Julien Cigana, Damien Houssier, Renaud Triffault et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Création sonore : Théo Cardoso.       <br />
       Création costumes : Benjamin Moreau.       <br />
       Production Compagnie Scena Nostra.       <br />
       Co-production L'Envolée - pôle artistique du Val Briard.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/91484647-64305625.jpg?v=1752487188" alt=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title=""Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">10 octobre 2025 :</span> Espace culturel Boris Vian, Les Ulis (91).       <br />
       <span class="fluo_jaune">11 octobre 2025 :</span> L'Entre Deux, Lesigny (77).       <br />
       15 novembre 2025 : Scène de Recherche de l'ENS, Saclay (91).       <br />
       29 novembre 2025 : Salle polyvalente (programmation du Théâtre de l'Étampois), Ormoy-la-Rivière (91).       <br />
       30 novembre 2025 : Salle communale (programmation du Théâtre de l'Étampois), Saint-Escobille (91).       <br />
       1er décembre 2025 : Petit Théâtre (programmation du Théâtre de l'Étampois), Étampes (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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  <entry>
   <title>•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire</title>
   <updated>2025-07-14T14:31:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Quand-l-ecoanxiete-domine-Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et_a4306.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89894551-63489071.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-07-14T10:07:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Donnez-moi une raison d'espérer !" Telle est la sollicitation, émise à l'adresse des comédiens, scientifiques, activistes, chercheurs de tous poils, par l'auteur. Ici, sont invitées, à la table de la création textuelle et théâtrale de Julien Guyomard, nos anxiogènes préoccupations ayant trait à l'écologie, à l'avenir de l'humanité et au futur climatique. Toutes choses n'amenant pas, a priori, à l'élaboration d'une pièce de théâtre positive… D'où l'impérieux souhait lancé par l'auteur, par le biais d'un personnage fictionnel, habité par une comédienne en incarnation de conférencière maladroite et hésitante, naviguant dans une cruelle et angoissante réalité… la nôtre ! Alors, quand écrire sur l'écologie angoisse, il n'y a plus qu'à refaire le monde et trouver des futurs possibles pour tenter quelque chose : y a plus qu'à…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489071.jpg?v=1752481089" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Si on veut écrire une pièce de théâtre positive, on ne choisit pas l'écologie. Du coup, Julien, l'auteur de la troupe, ne réussit plus à écrire. Tout ça l'angoisse. Il n'est même plus sûr de son sujet parce qu'en fait, Julien, il n'y connaît rien en écologie. Ni au climat. Ni au futur d'ailleurs.&quot;</span> Alors, un jour, il convoque des comédiens, des scientifiques, des activistes, des donneurs de leçons en management et marketing libéral. Ainsi, Julien Guyomard poursuit son travail sur les futurs utopiques/dystopiques et nous interroge sur l'écoanxiété qui touche de plus en plus nos enfants et ados.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;De quoi sera fait le futur ? Pourquoi semble-t-il disparaître de nos imaginaires au profit d'une peur ? Nous reste-t-il des récits communs autres que ceux d'une croissance infinie et destructrice ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       Intro type conférence. Comme de fausses hésitations. Un comédien dans la salle. Interpellation de celui-ci, faux mécontentements, mais sur une tonalité exagérée donc humoristique, afin de démarrer rigolo et détendu, comme une dédramatisation prévisionnelle, tout en tenant des propos très proches de la réalité avec un essai de compréhension, mais en mode légèrement réac et complotiste, correspondant à ce qu'on peut facilement entendre dans le monde réel sur les préoccupations environnementales actuelles.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489073.jpg?v=1752481104" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Puis l'échange, sur une rythmique burlesque, appuyée par le jeu et les mimiques de la conférencière interloquée, est suivi de l'arrivée de quatre individus, au premier abord étranges du fait de leurs déguisements approximatifs. C'est la première salve de potentielles réponses qui est portée par quatre comédiens et comédienne affublés(e)s de costumes signant une représentation &quot;BD&quot; de la solution que chacun d'eux exposera (sauf celui interprétant le comédien &quot;miséreux&quot;).       <br />
              <br />
       L'un en cosmonaute, à la découverte de l'espace et prônant le concept basé sur la colonisation de nouvelles planètes ; l'une en robot exprimant son espoir dans le progrès et le technosolutionnisme ; l'autre en petit insecte hyménoptère vivant en colonies nombreuses, organisées dans des fourmilières… dont le modèle d'autonomie et d'autogestion devrait, selon l'artiste ainsi costumé, servir d'exemple à l'humain à l'avenir incertain.       <br />
              <br />
       Salve suivante aux perspectives prospectives incertaines, une banderole se mettant en place, signifiant de manière parfaitement lisible… &quot;Scientifiques en colère&quot;. Sont alors mises en évidence des actions aberrantes et des inégalités sociales, sociétales et culturelles. Pour la première, exemple est pris de l'élimination chimique de nombreux insectes coprophages à l'utilité purificatrice, ou ceux dont la fonction pollinisatrice veille encore à la sauvegarde de l'humanité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489171.jpg?v=1752481120" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Pour la seconde, est abordée la dissonance cognitive… ou comment peut-on être conscient des problèmes écologiques et du réchauffement climatique tout en continuant à partir en vacances à Arcachon en SUV surdimensionnés (les SUV ont constitué, ces 10 dernières années, la 2ᵉ source de croissance des émissions de CO2 françaises, derrière le secteur aérien). Également évoquée, la notion de découplage comme acheter des baskets en plastique recyclé (bonne conscience et croissance du PIB) alors que celles-ci sont fabriquées en Inde qui, du coup, se retrouve à assumer l'empreinte écologique (transport, énergie, etc.).       <br />
              <br />
       Toutes ces interrogations et explorations d'alternatives passent inévitablement par une réflexion sur le thème d'un éventuel changement économique et politique, sur la modification des méthodes de production, d'une présentation des synthèses des politiques et expérimentations locales réussies, sur la pertinence des consultations sociales d'où peuvent surgir la gestion coopérative sans profit, entre autres.       <br />
              <br />
       Malgré les thématiques abordées, réputées, pour beaucoup d'entre elles, génératrices d'effets anxiogènes aigus, le metteur en scène ne sombre ni dans le pathétique, ni dans le dépressif hyper noir en mode &quot;no futur&quot;, mais préfère s'orienter vers des pistes menant au questionnement, à la prise de conscience interrogative et vers l'exploration décalée, avec une réelle prise de recul, de solutions possibles ou d'actions déjà réputées salvatrices.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63489173.jpg?v=1752481137" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Accompagné d'un jeu à l'unisson des comédiennes et comédiens, tous remarquables de justesse et d'énergie communicatrice, investis(es) dans leur rôle et dans les idées à défricher, à confronter, Julien Guyomard pose aussi la question : le théâtre peut-il, est-il apte à explorer toutes les possibilités ?       <br />
              <br />
       C'est là que se joue une mise en abyme où se pose l'engagement de l'artiste en tant que comédien(ne), de la radicalité… Celui-ci ou celle-ci doit-il-elle s'engager dans les actions que prône le spectacle ? Aujourd'hui, &quot;dans la vraie vie&quot;, y'a plus qu'à… quoi ? Changer de logique ? On connaît l'efficacité, en matière de nutriments et d'engrais, de la présence d'arbres parsemés dans un champ de blé, les &quot;bénéfices&quot; de l'utilisation des monnaies locales, la réalité positive d'un quartier de Rennes en gestion collective…       <br />
              <br />
       Quand l'écoanxiété domine, pouvons-nous, réussirons-nous à imaginer et construire un nouveau monde... &quot;Y a plus qu'à&quot;... Bien sûr, la question reste ouverte et c'est aussi la fonction du théâtre, de la création artistique !       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Y'a Plus Qu'à"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63490230.jpg?v=1752487155" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      Création 2025       <br />
       Texte : Julien Guyomard.       <br />
       Mise en scène : Julien Guyomard.       <br />
       Dramaturgie : Damien Houssier et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Avec : Magaly Godenaire, Julien Cigana, Damien Houssier, Renaud Triffault et Elodie Vom Hofe.       <br />
       Création sonore : Théo Cardoso.       <br />
       Création costumes : Benjamin Moreau.       <br />
       Production Compagnie Scena Nostra.       <br />
       Co-production L'Envolée - pôle artistique du Val Briard.       <br />
       Tout public dès 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89894551-63490260.jpg?v=1752487188" alt="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" title="•Off 2025• Quand l'écoanxiété domine, "Y a plus qu'à"... imaginer et construire un nouveau monde... ou chronique de la cruelle et toxique réalité que celle de ne rien faire" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 24 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 45. Relâche le vendredi.       <br />
       Théâtre du Train Bleu, Salle 2, 40 rue Paul Saïn, Avignon.       <br />
       Réservation : xx xx xx xx xx.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-theatredutrainbleu.mapado.com/event/531639-ya-plus-qua" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatredutrainbleu.fr/" target="_blank">>> theatredutrainbleu.fr</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       10 Octobre : Les Ulis (91).       <br />
       15 Novembre 2025 : Scène de Recherche de l'ENS, Saclay (91).       <br />
       30 Novembre 2025 : Saint-Escobille (91).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Quand-l-ecoanxiete-domine-Y-a-plus-qu-a-imaginer-et-construire-un-nouveau-monde-ou-chronique-de-la-cruelle-et_a4306.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans</title>
   <updated>2025-06-20T14:33:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Yoko-la-meduse-amoureuse-d-un-sac-plastique-Amours-ecologiques-au-fond-des-oceans_a4263.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/89439427-63231069.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-06-20T11:37:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
"Il était une fois, dit ou dira le poisson-lune, dans son bocal (contre son gré, mais pour sa survie), Yoko la méduse, fille de la reine Gélatine II… qui tomba amoureuse d'un prince en plastique…" Ainsi va la vie au fond des océans, pas toujours facile face aux multiples dangers d'origine animale ou végétale… ou humaine, les hommes étant les grands propagateurs de la pollution sur terre et sur mer. "Yoko la méduse" est ainsi un conte écologique nous menant sur un chemin maritime où sont mis aussi en jeu la tolérance, l'amour et l'amitié, la solidarité et la sauvegarde de la planète.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231069.jpg?v=1750422695" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Qui dit méduse… dit océan ! Qui dit sac en plastique… dit objet polluant ! Ici, la rencontre de Yoko la méduse, au moment où elle se retrouve prisonnière de deux anémones de mer, avec Tchip le sac en plastique va bouleverser un petit coin d'océan Pacifique, à proximité de la petite île imaginaire de Koko-Sushi. Ils tombent amoureux. Malheur à eux ! Car, comme Roméo et Juliette, ils appartiennent à deux clans rivaux qui se détestent.       <br />
              <br />
       Le conte va être alors le prétexte de différents combats, celui de l'amour bien sûr, mais seront aussi convoqués, à la table des sentiments, des valeurs à défendre, l'amitié, la tolérance, la solidarité, la fraternité entre espèces, la liberté, la désobéissance salvatrice, etc. Et, en fil rouge porteur d'urgence, la préservation écologique des océans, de leurs flores, de leurs faunes, bref comme un cri aquatique pour sauver la planète.       <br />
              <br />
       Débute alors, avec toutes les valeurs ci-dessus nommées sous-jacentes, l'aventure extraordinaire de Yoko qui la conduira, par-delà le monde sans lumière au plus profond de la mer, vers l'univers inconnu des abysses, à la recherche de la source de vie, puis elle concoctera avec Tchip et ses amis, un plan pour sauver notre terre bleue, entre autres péripéties.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231070.jpg?v=1688926979" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Cela permettra de faire connaissance, notamment, avec Bernard (l'Hermite) le &quot;créateur&quot; et son centre de conception du vivant, le père de Tchip, une ancienne sandale brésilienne, quelques curieux poissons… et des méduses bien sûr, mi-animal mi-végétal qui, normalement, sont dépourvues de cœur… sauf qu'ici, nous sommes dans une fable !       <br />
              <br />
       Et c'est là qu'est la force du texte de Thomas Cannariato qui associe à la perfection, dans la forme classique du conte, les sources fertiles de l'imaginaire et de l'extravagance à la cruelle réalité de la pollution humaine – à laquelle encore aujourd'hui une partie de l'humanité reste sourde – qui fera, selon certaines études scientifiques, qu'en 2050, il y aura plus de plastiques que de poissons dans les océans.       <br />
              <br />
       Le déroulement du récit est finement séquencé, avec des scènes courtes et des enchaînements rapides, n'altérant pas la compréhension de l'histoire. La mise en scène est fluide, en totale cohérence avec le propos et Madlyn Farjot a fait le choix, en plus de l'interprétation théâtrale, d'apporter à sa mise en scène le chant et la danse. Pour cette dernière expression artistique, Léa Bridarolli (comédienne et danseuse) nous offre avec beaucoup de grâce, tout en simplicité et justesse, quelques moments chorégraphiés très réussis. L'ensemble de la distribution est au diapason quant au jeu, laissant &quot;transpirer&quot; leur enthousiasme à porter, avec différentes émotions, cette histoire marine.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231071.jpg?v=1750422741" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      On peut sans aucun problème donner un &quot;satisfécit&quot; à Cécile Kou pour la très belle scénographie qu'elle a imaginée dans laquelle sont utilisés des rubans lumineux LEDs multicolores. Se modifiant en fonction des ambiances à créer, ils structurent l'imaginaire pour des voyages océaniques à rêver – les enfants y seront très sensibles – et, sans tomber dans la facilité, ils sont employés tant pour les décors sous-marins que pour représenter les poissons, crustacés et autres mollusques fluorescents résidant au cœur des profondeurs… du plus bel effet ! Les variations de bleu utilisées sont bluffantes pour créer l'atmosphère des grands fonds marins avec une étonnante représentation &quot;virtuelle&quot; des abysses.       <br />
              <br />
       Sans conteste, l'un des meilleurs spectacles du Off dédié à la famille et au jeune public à partir de quatre ans.       <br />
       <b>◙ Gil Chauveau</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/89439427-63231072.jpg?v=1688927038" alt="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" title="•Off 2025• "Yoko, la méduse amoureuse d'un sac plastique" Amours écologiques au fond des océans" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Cannariato       <br />
       Mise en scène et chorégraphie : Madlyn Farjot.       <br />
       Avec : Léa Bridarolli, Thomas Bernier, Julie Manautines et Thomas Cannariato.       <br />
       Scénographie : Cécile Kon.       <br />
       Costumes : Nadia Rémond.       <br />
       Création lumière : Thomas Chelot       <br />
       .sique : Johan Farjot.       <br />
       Création son : Baptiste Germser.       <br />
       Par la Cie Pliez Bagage.       <br />
       À partir de 4 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 5 au 26 juillet 2025.</span>       <br />
       Tous les jours à 14 h 50. Relâche le dimanche.       <br />
       Espace Saint-Martial, 2, rue Jean-Henri Fabre, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 86 34 52 24.       <br />
       <a class="link" href="https://www.vostickets.net/billet/FR/representation-ESPACE_ST_MARTIAL-27183-0.wb?REFID=GTkXAAAAAAA6AQ" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://saint-martial.org/" target="_blank">>> saint-martial.org</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2025-Yoko-la-meduse-amoureuse-d-un-sac-plastique-Amours-ecologiques-au-fond-des-oceans_a4263.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite</title>
   <updated>2025-05-23T11:24:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Grand-ReporTERRE-11-Radio-Lapin-Histoires-de-luttes-Une-radio-pirate-ephemere-qui-revele-les-luttes-environnementales_a4223.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/88743793-62812722.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2025-05-23T11:07:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Voici la 11ᵉ édition de GrandreporTERRE, série de spectacles performances qui parcourent les thématiques fortes de l'actualité en donnant les manettes des projets à un binôme formé d'un journaliste et d'un ou plusieurs artistes. Leurs regards croisés sur ce qui agite nos sociétés parviennent ainsi, après une petite semaine de répétition, à créer ces spectacles impromptus qui sont sortis du four à peine forgé, encore brûlants, souvent incendiaires, toujours percutants.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812722.jpg?v=1747991578" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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      Radio Lapin s'inscrit totalement dans ce concept. Le sujet de la fournée : l'Histoire des luttes, celles qui soulèvent les résistances populaires que nos sociétés connaissent depuis quelques générations, en particulier celles qui concernent l'écologie, mais pas que. Aux manettes, Antoine Chao, journaliste-reporter radio spécialisé depuis quelques années dans les luttes environnementales pour France Inter, et Alice Vannier et Sacha Ribeiro pour la mise en scène et le jeu.       <br />
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       La scène représente principalement le studio d'émission d'une radio. Ce sera la Radio Lapin. Titre trouvé en référence à une phrase de Daniel Mermet en évoquant le travail de Howard Zinn : <span style="font-style:italic">&quot;Tant que les lapins n'auront pas d'historiens, l'histoire sera racontée par des chasseurs.&quot;</span> Une évocation surenchérie par l'évocation d'une chanson de Chantal Goya qui reviendra régulièrement dans la mise en scène : <span style="font-style:italic">&quot;Ce matin, un lapin a tué un chasseur, c'était un lapin qui avait un fusil…&quot;</span> Le ton est donné et l'émission de radio peut commencer avec des reportages, des enregistrements et interviews qui relatent tous des événements de luttes sociales qui ont eu lieu depuis plus d'un demi-siècle.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812725.jpg?v=1747991627" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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      Les trois interprètes font ainsi revivre ces luttes, qu'elles soient contemporaines contre les méga-bassines, les déforestations, Notre-Dame des Landes, les pollutions environnementales, mais aussi anciennes, celles des années soixante-dix et quatre-vingt, plus rapidement évoquées. C'est le ton dynamique et d'un joli bordelisme d'une radio pirate qui ordonne le spectacle. Toutes sortes de luttes sont ainsi catapultées soit par la narration, le jeu ou l'insertion d'enregistrements qui proviennent de la collection pléthorique d'Antoine Chao, reporter de longue date pour Radio France dans l'émission &quot;Là-bas si j'y suis&quot; et &quot;Comme un bruit qui court&quot;, puis &quot;C'est bientôt demain&quot;. Une dernière émission que France Inter vient de déprogrammer.       <br />
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       C'est aussi là, un sujet, et peut-être l'une des principales leçons qu'apporte ce spectacle : l'espèce d'acharnement que les luttes sociales pour l'environnement subissent de la part des pouvoirs, qu'ils soient nationaux ou locaux. Car l'impression globale qui ressort de ces différentes interventions donne bien le ton du bras de fer engagé entre les défenseurs du bien commun qu'est la planète contre les puissants qui veulent l'accaparer en le dégradant.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812729.jpg?v=1747991651" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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      Pour aller plus loin dans cette idée, il sera aussi question de mettre en lumière ces forces qui s'opposent aux luttes sociales : celles de l'extrême droite qui récupère le symbole féministe fort de Jeanne d'Arc et qui détourne (via Marion Maréchal Le Pen) les pensées d'Antonio Gramsci, philosophe communiste italien emprisonné 11 ans pour ses idées. On y apprend aussi les manœuvres de défiguration de l'histoire organisées par le parc du Puy du Fou, mais aussi par le subventionnement à hauteur de 500 000 euros par la Région Auvergne-Rhône-Alpes sous la direction de Laurent Wauquiez, qui a par ailleurs supprimé cinq millions d'euros aux structures culturelles, d'un spectacle sur l'histoire de France revisitée ou bien plutôt revisitée : &quot;Raconte-moi la France&quot;.       <br />
               <br />
       Bref, ce qui marque et trouble le plus au sortir de ce déferlement d'actions, c'est bien l'organisation silencieuse qui, en face des luttes environnementales ou autres, agit pour circonvenir le plus étroitement possible ces actions et finalement les empêcher.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>       <br />
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       Vu au Théâtre du Point, Lyon, le 5 mai 2025.
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     <div><b>"Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/88743793-62812741.jpg?v=1747991673" alt=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" title=""Grand ReporTERRE #11 : Radio Lapin, Histoires de luttes" Une radio pirate éphémère qui révèle les luttes environnementales et l'omerta qui leur est faite" />
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      Conception et mise en scène de l'actualité : Alice Vannier et Sacha Ribeiro avec le journaliste Antoine Chao.       <br />
       Avec : Antoine Chao, Sacha Ribeiro, Alice Vannier.       <br />
       Collaboration artistique : Angélique Clairand.       <br />
       Scénographie : Benjamin Hautin.       <br />
       Régie lumière : Quentin Chambeaud.       <br />
       Régie générale et son : Marine Iger.       <br />
       Collaboration technique : Thierry Pertière, Christophe Reboul.       <br />
       Production Théâtre du Point du Jour, Lyon.       <br />
       À partir de 14 ans.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       16 juillet 2025 : Festival Contre-courant, CCAS La Barthelasse, Avignon (84).       <br />
       Du 3 au 4 novembre 2025 : Théâtre des Célestins (en coréalisation avec le Théâtre du Point du Jour), Lyon (69).       <br />
       Du 10 au 14 novembre 2025 : Théâtre de la Cité Internationale, Paris.
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