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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-05T21:02:47+02:00</updated>
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   <title>"La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !</title>
   <updated>2026-06-30T19:49:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-vie-parisienne-Un-opera-bouffe-d-Offenbach-chaleureux-et-colore-ou-le-chant-et-l-humour-font-jeu-egal-avec-la-danse_a4601.html</id>
   <category term="Lyrique" />
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   <published>2026-07-01T07:59:00+02:00</published>
   <author><name>Safidin Alouache</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
L'opéra bouffe d'Offenbach revient sur les planches dans une mise en scène de Valérie Lesort enjouée, où la scénographie et les costumes donnent le ton en colorant le jeu. L'enthousiasme est porté par toute la troupe, dont Benjamin Lavernhe, où le physique et le comique font alliance dans une société du Second Empire aux relents sexistes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97183848-67705383.jpg?v=1782839333" alt=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" title=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" />
     </div>
     <div>
      C'est avant tout un plateau et une scénographie composée de très beaux décors d'Éric Ruf qui se découvrent à la première scène. Raoul de Gardefeu (Benjamin Lavernhe) ouvre le bal et déploie un enthousiasme, un humour et une audace de jeu où le physique et la voix sont aux premières loges. Sans verser dans la caricature, les comédiens posent physiquement, à chacune de leurs entrées, leurs caractères. La mise en scène de Valérie Lesort marque en effet, pour chacun d'entre eux, un périmètre scénique porté par leur présence physique et vocale.       <br />
              <br />
       Tout est dans une représentation, voire un affichage, des personnages qui se décline autant par leurs échelons sociaux que leurs gestiques. Les sourires sont souvent ironiques et les rires sarcastiques ou de satisfaction. Les expressions sont des inflexions, voire fréquemment des catalyseurs à une entrée sur scène, à une humeur ou à une mise en situation.       <br />
              <br />
       Dans ce monde du Second Empire où le statut social est une carte de visite qui peut ouvrir ou fermer des portes, les protagonistes sont dominants ou dominés. Les superbes costumes de Vanessa Sannino, de couleurs vives, sont un repère qui les définit. Ils sont taillés, à dessein, dans des coupes fantaisistes et tape-à-l'œil, donnant ainsi un relief à chaque caractère avant même qu'il n'ait dit le moindre mot.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97183848-67705423.jpg?v=1782839386" alt=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" title=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" />
     </div>
     <div>
      Ainsi, chaque entrée sur scène est un événement en soi, toujours comique. Les attitudes, postures, gestiques et mimiques accompagnent presque chaque début de répliques. Les protagonistes montrent ce qu'ils sont socialement pour mieux cacher qui ils sont réellement. L'œuvre étale l'hypocrisie d'une société dans laquelle on montre ce qu'on n'a pas et où on cache ce qu'on est. On se maquille de politesses feintes pour mieux cacher ses vices et ses travers.       <br />
              <br />
       Au travers d'une conquête amoureuse très intéressée où, avec quasiment tous les personnages masculins, les envies sexuelles sont à chaque coin de scène et de porte, les mécanismes dominés/dominants, avec la femme utilisée comme maîtresse, sont visibles comme un nez au milieu du visage. Le corps devient ainsi un élément d'accaparement avec touchers et contacts physiques. Il véhicule, au premier abord, une présence, puis un territoire et une ambition, celle d'être et de se montrer.       <br />
              <br />
       &quot;La vie parisienne&quot; est un opéra bouffe de Jacques Offenbach, sur un livret de Henri Meilhac et de Ludovic Halévy. Créé le 31 octobre 1866 au théâtre du Palais-Royal, une deuxième version a été adaptée le 25 septembre 1873 au théâtre des Variétés en quatre actes. C'est gai, comique et enjoué avec plusieurs entrées artistiques qui sont le chant, la danse et le théâtre. On y redécouvre un grand standard avec le rondo du Brésilien &quot;Je suis Brésilien, j'ai de l'or&quot; chanté et incarné par Serge Bagdassarian.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97183848-67705553.jpg?v=1782840701" alt=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" title=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" />
     </div>
     <div>
      Ça danse, ça bouge sans que les chorégraphies de Rémi Boissy ne soient, à dessein, complexes. D'une simplicité comme il sied, elles sont surtout le lieu de synchronisation créant une gaieté et un effet de groupe. Le jeu théâtral est très physique, la plupart des personnages masculins jouant le mâle alpha. Les femmes sont aussi bien objets de convoitise sexuelle que parfois sociales. C'est le Paris du Second Empire avec une lutte du pouvoir et le sexe aux commandes. La subtilité des relations n'est gouvernée que par l'ambition d'un corps ou d'une place.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La vie parisienne"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97183848-67705556.jpg?v=1782840732" alt=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" title=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" />
     </div>
     <div>
      Opéra bouffe en quatre actes de Jacques Offenbach.       <br />
       Livret : Henri Meilhac et Ludovic Halévy.       <br />
       Direction musicale : Alexandra Cravero.       <br />
       Mise en scène : Valérie Lesort.       <br />
       Décors : Éric Ruf.       <br />
       Costumes : Vanessa Sannino.       <br />
       Chorégraphie : Rémi Boissy.       <br />
       Lumières : Pascal Laajili.       <br />
       Création des prothèses, volumes et marionnettes : Carole Allemand.       <br />
       Collaboration à la création des prothèses, volumes et marionnettes : Valérie Lesort.       <br />
       Concepteur effets son : Dominique Bataille.       <br />
       Design sonore : Stéphane Ozkeritzian.       <br />
       Coaching mouvement animal : Cyril Casmèze - Cie du Singe Debout.       <br />
       Avec la troupe de la Comédie-Française : Véronique Vella, Elsa Lepoivre, Serge Bagdassarian, Christian Hecq, Nicolas Lormeau, Jérémy Lopez, Benjamin Lavernhe, Yoann Gasiorowski, Marie Oppert, Alphonse Sefa Yeboah, Baptiste Chabauty, Mélissa Polonie.       <br />
       Danseuses et danseurs : Rita Alves, Adèle Atay Petit, Jeanne Baudrier, Verdiano Cassone, Kevin Franc, Julie Galopin, Benjamin Gouy-Pailler, Joël-Elisée Konan, Justine Volo, Marta Zollet.       <br />
       Choeur : Ensemble La Marquise.       <br />
       Cheffe de choeur : Lucie Rueda.       <br />
       Orchestre de Chambre de Paris (du 12 au 24 juin).       <br />
       Les Frivolités Parisiennes (du 27 juin au 11 juillet).       <br />
       Les décors et costumes ont été réalisés conjointement par la Comédie-Française et le Théâtre du Châtelet.       <br />
       Durée : 2 h 30 avec entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 juin au 11 juillet 2026.</span>       <br />
       Du lundi au samedi à 19 h 30 sauf jeudi, dimanche à 15 h.       <br />
       1, Place du Châtelet, Paris 1er.       <br />
       Réservation : 01 40 28 28 40.       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/programmation/25-26/la-vie-parisienne/#event-date" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.chatelet.com/" target="_blank">&gt;&gt; chatelet.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/97183848-67705643.jpg?v=1782841540" alt=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" title=""La vie parisienne" Un opéra bouffe d'Offenbach chaleureux et coloré où le chant et l'humour font jeu égal avec la danse !" />
     </div>
     <div>
      
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?</title>
   <updated>2025-07-29T11:29:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Le-Soulier-de-Satin-Jeux-et-enjeux-d-une-representation-dantesque-Et-Dieu-dans-tout-ca_a4335.html</id>
   <category term="Avignon 2025" />
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   <published>2025-07-27T19:44:00+02:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Quand le jour pointe sur la Cour d'Honneur après quelque huit heures de représentation, un sentiment de libération explose dans des salves successives d'applaudissements nourris… Libération du plaisir intense ressenti lors de cette profusion de tableaux dantesques, s'enchaînant les uns aux autres sans que leur intensité dramatique ne faiblisse. Libération physique de la tension requise pour absorber, une longue nuit durant, ce déluge si enivrant soit-il. Libération enfin d'un discours daté par l'écriture de Paul Claudel qui, même si elle est ici revisitée avec humour et présentée sous un angle contemporain, n'en reste pas moins pesante tant la foi structurelle de ce catholique fervent (al)ourdit "Le Soulier".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63634958.jpg?v=1753640292" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      Éric Ruf, avec le talent que l'on lui reconnaît, ne pouvait pas ne pas avoir conscience de ces difficultés en s'attaquant à ce monument de la littérature et du théâtre. Non seulement l'ombre d'Antoine Vitez planait sur la Cour comme un mythe indéboulonnable, mais plus encore le côté lyrique de l'écriture &quot;passionnelle&quot; de l'auteur de référence posait un problème dramaturgique à résoudre. En effet, comment pouvoir mettre en jeu sur un plateau contemporain &quot;la passion&quot; (au sens christique) de Doña Prouhèze, passion vissée au corps et l'accompagnant jusqu'à la mort ? Le miracle (laïc) étant que le défi semble relevé…       <br />
              <br />
       Pour gagner d'emblée le public, en le mettant dans des conditions optimales de réception – un marathon éprouvant l'attend… –, les comédiens ont à cœur de déambuler dans la salle en prenant soin d'eux. En suivant, cette fois sur scène, l'annonceur commentera avec humour le sous-titre donné par Paul Claudel à la présente œuvre : &quot;Le pire n'est pas toujours sûr&quot;… Le détournant, non sans gourmandise, de son sens initial : annoncer aux pécheurs potentiels qu'eux aussi, à l'image de l'héroïne, pouvaient résister à la tentation de la chair en restant fidèles aux sacrements du mariage contracté devant Dieu.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63634963.jpg?v=1753640332" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      Quatre &quot;journées&quot; pour balayer une trentaine d'années faisant voyager dans plusieurs villes (Madrid, Barcelone, Cadix, Prague, Mogador…), plusieurs pays (Espagne, Maroc, Japon…), plusieurs continents (Europe, Afrique, Amérique, Asie…) et océans à mi-distance entre l'ancien et le nouveau continent (on est au XVIe - XVIIe siècle, à l'époque des Conquistadors), un monde-univers qui va trouver en l'espace du gigantesque plateau de la Cour son cadre rêvé. Et pour traverser cet espace-temps aux allures phénoménales, deux annonceurs (Serge Bagdassorian et Florence Viala, tous deux débordant d'humour) vont proposer leurs services de guides éclairés et éclairant.       <br />
              <br />
       De décor fixe, point… si ce n'est la façade implacable trouée par les fenêtres du Palais où apparaitra Doña Prouhèze criant à tue-tête le nom de son bien-aimé (&quot;pour qu'il revienne&quot;). Mais des installations hautes en couleur accompagneront les nombreux déplacements des personnages habillés fabuleusement par le couturier Christian Lacroix. Un vrai régal pour les yeux que la robe de Doña Prouhèze, ou encore le costume de Don Balthazar, le transformant en bibendum débonnaire chargé de préserver l'héroïne des élans travaillant sa chair.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63635012.jpg?v=1753640967" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      L'intrigue principale met au centre Doña Prouhèze, aimée follement par trois hommes. Don Pelage (le Juge austère), Don Camille (qui la poursuit de ses avances empressées et auquel elle cèdera… en l'épousant après le décès de son vieux mari) et Don Rodrigue (qu'elle aime d'un amour brûlant à jamais non consommé). Ouf… la morale chrétienne est sauve, y compris lorsque Paul Claudel, en &quot;catholique contrarié&quot;, écrit &quot;Le Soulier&quot; afin de tenter de se délivrer de ses propres amours illicites. D'autres intrigues viendront s'inviter. Comme celle des amours passionnées de Doña Musique avec le Roi de Naples, ou encore celle de &quot;la fille&quot; de Don Rodrigue (en fait l'enfant que Doña Prouhèze aura avec Don Camille, son deuxième époux) avec le très catholique Jean d'Autriche.       <br />
              <br />
       Les péripéties savoureuses donneront lieu à des morceaux dignes d'entrer dans une anthologie théâtrale… Parmi elles, on citera les affrontements entre le torturé et magnétique Don Camille (Christophe Montenez, d'une inquiétante étrangeté fascinante) et le séduisant, éthéré et illuminé Don Rodrigue (Baptiste Chabauty). Celles entre Doña Honoria (Danièle Lebrun, impertinente à souhait), mère de Don Rodrigue, et Don Pelage (Didier Sandre, hiératique), raide comme un i dans la foi qui le corsète. Celles qui mettent aux prises la truculente Doña Prouhèze (Marina Hands, rien moins que sublime, y compris dans ses excès), en &quot;femme au bord de la crise de nerfs&quot;, au bord de l'hystérie, avec les deux hommes qui la désirent chacun à sa manière.       <br />
              <br />
       Celles colorées par un humour assumé montrant Don Balthazar (Laurent Stocker, inénarrable) et l'ange gardien de Doña Prouhèze (Sefa Yeboah) s'échinant l'un et l'autre à protéger de ses élans vers le mal l'infortunée créature de Dieu dont ils ont reçu la charge. Ou cette rencontre improbable entre deux savants, discourant doctement à propos d'œuvres picturales mises en concurrence. Ou ce second chancelier (Dominique Sandre, dans un rôle opposé à celui du juge) bafouillant une bouillie de mots en appui de son roi.       <br />
              <br />
       Ou, plus grave, l'échange entre Don Camille et Le Chinois (Birana Ba, très convaincant) devisant, allongés au centre du plateau Ou le monologue inaugural du Père Jésuite (Alain Lenglet, fascinant lui aussi) arrimé à sa croix, dérivant tragiquement au gré des vagues en furie en déclamant sa tirade. Sans oublier l'ascension jubilatoire du ballon gonflé à l'hélium, faisant disparaître au-dessus des murailles du Palais le fameux Soulier donné à La Vierge… afin qu'elle ne puisse que claudiquer si la tentation prenait Doña Prouhèze d'aller vers le Mal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63635022.jpg?v=1753641101" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      La réécriture alerte du texte, la mise en jeu des plus dynamiques, les costumes et décors envoûtants, l'interprétation flamboyante des actrices et acteurs de la Comédie Française (tous seraient à citer), autant de composantes de cette adaptation de nature à nous communiquer un plaisir palpable, nous conduisant avec ivresse et intérêt jusqu'au bout de la nuit…       <br />
              <br />
       … cependant, le trop-plein de considérations religieuses du texte originel, même si, ici, il a été délibérément &quot;revisité&quot;, finit par saturer l'espace de cerveau disponible en débordant sur le plaisir ressenti. À l'image de Doña Prouhèze et de ses amants potentiels, ravagés, elle comme eux, par la toxicité de préceptes religieux les empêchant d'aimer &quot;naturellement&quot;. À l'image encore de ce malheureux Don Rodrigue qui, après avoir été Vice-roi des Indes, se retrouve avec une jambe de bois suite à un séjour en prison au Japon, seul et sans le sou, condamné à vendre des images pieuses pour survivre. La chute (!) fixera le regard extatique du Saint qu'il est devenu, suppliant d'être donné à une religieuse en quête d'objets pour une vente charitable. Son deal ? Pouvoir contempler la Sainte Vierge dans la chapelle de sa communauté (Amen).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63635128.jpg?v=1753642548" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      Paul Claudel serait-il, malgré le génie artistique de ceux qui s'y attaquent, un auteur devenu infréquentable, tant ses préoccupations apparaissent obsolètes dans un monde contemporain travaillé par des interrogations humaines d'une toute autre importance ?       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le jeudi 24 juillet 2025 à la Cour d'honneur du palais des Papes d'Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Le Soulier des Satin"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63635179.jpg?v=1753642579" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
     </div>
     <div>
      Texte : Paul Claudel.       <br />
       Version scénique, mise en scène et scénographie : Éric Ruf (de la Comédie-Française).       <br />
       Assistants à la mise en scène : Alison Hornus, Ruth Orthmann, Aristeo Tordesillas.       <br />
       Assistant à la scénographie : Anaïs Levieil.       <br />
       Avec la troupe de la Comédie-Française : Alain Lenglet, Florence Viala, Coraly Zahonero, Laurent Stocker, Christian Gonon, Serge Bagdassarian, Suliane Brahim, Didier Sandre, Christophe Montenez, Marina Hands, Danièle Lebrun, Birane Ba, Sefa Yeboah, Baptiste Chabauty, Édith Proust et Fanny Barthod, Rachel Collignon, Gabriel Draper.       <br />
       Musiciens : Vincent Leterme, Aurélia Bonaque Ferrat, Ingrid Schoenlaub, Anna Woloszyn.       <br />
       Costumes : Christian Lacroix.       <br />
       Assistants aux costumes : Jean-Philippe Pons, Jennifer Morangier, Aurélia Bonaque Ferrat.       <br />
       Lumière : Bertrand Couderc.       <br />
       Direction musicale : Vincent Leterme.       <br />
       Son : Samuel Robineau.       <br />
       Travail chorégraphique : Glysleïn Lefever.       <br />
       Collaboration artistique : Léonidas Strapatsakis.       <br />
       Durée : 8 h avec entractes (quatre parties avec trois entractes).       <br />
              <br />
       Spectacle créé le 21 décembre 2024 à la Comédie-Française, Salle Richelieu, à Paris.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon In 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">A été joué les 19, 20, 22, 23, 24, 25 juillet 2025.</span>       <br />
       Représenté à 22 h.       <br />
       Cour d'honneur du Palais des papes, Avignon.       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com/fr/billetterie" target="_blank">Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://festival-avignon.com" target="_blank">>> festival-avignon.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/90170805-63635180.jpg?v=1753642623" alt="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" title="•In 2025• "Le Soulier de Satin" Jeux et enjeux d'une représentation dantesque… Et Dieu dans tout çà ?" />
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   <link rel="alternate" href="https://www.larevueduspectacle.fr/In-2025-Le-Soulier-de-Satin-Jeux-et-enjeux-d-une-representation-dantesque-Et-Dieu-dans-tout-ca_a4335.html" />
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