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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-08-12T19:57:51+02:00</updated>
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   <title>"À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…</title>
   <updated>2024-01-17T19:48:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/A-mes-amours-Oh-les-beaux-souvenirs-des-premieres-fois_a3792.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-17T19:01:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Si, selon la formule fameuse du non moins fameux psychanalyste Jacques Lacan, "L'amour, c'est donner ce qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas", on peut dire que l'immortelle Adèle (sa dernière création, "De la mort qui tue", découverte au festival L'Échappée Belle en juin dernier, nous a ravis) aurait pu être l'inspiratrice de cette saillie verbale… En effet les jeux enfantins (?) de l'amour et du désir sont ici "présentés sur un plateau" avec une truculence délicieuse propre à nous replonger dans le trouble de nos premiers émois.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549654.jpg?v=1705516423" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Avec pour seul accessoire une chaise – ustensile utilisé avant elle par nombre de grands talents, au rang desquels Zouc et Denis Lavant –, Adèle Zouane traverse les premiers âges de sa jeune existence pour en extraire ses coups de cœur heureux et/ou malheureux. En bord de scène, joignant le geste à la parole, elle dépose, <span style="font-style:italic">&quot;de la main même qui a écrit sa première lettre d'amour&quot;</span>, une enveloppe liminaire dont le contenu constituera le clou de la performance.       <br />
              <br />
       Son premier amour, classe de CE2, c'est Rémi. Au plus profond de lui, il l'aime, sûr… Mais de l'extérieur, non. Et puis il y a Victoria avec laquelle il traîne, <span style="font-style:italic">&quot;elle est pas canon pourtant&quot;</span>. La petite Adèle se fend alors d'une lettre où elle lui déclare son amour, à la folie, avec pour réponse : <span style="font-style:italic">&quot;Merci, mais je t'aimerai jamais&quot;.</span> Sa première déception amoureuse… Classe de CM1, ce sera Maxime qui l'aimera plus qu'Anaïs… Et même qu'elle a décidé de lui faire un bisou sur la bouche en ce dernier jour de primaire… mais, en 6e, il va se marier avec une autre, c'est couru d'avance. Tendres amours enfantines qui – vues de loin – peuvent apparaître charmantes, mais qui égratignent à jamais les jeunes pousses, comme le feront plus tard les &quot;vrais&quot; chagrins d'amour.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549710.jpg?v=1705516503" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Chaussures plates, socquettes aux pieds, habillée comme un sac, la comédienne multiplie les minauderies – jusqu'à friser parfois la caricature – de l'enfance, affichant frontalement ce qui la remue. Onze ans, l'âge de la sixième et d'adresser &quot;la&quot; lettre à celui qu'elle épousera plus tard. Mais comme c'est inhumain d'imaginer qu'un seul homme existe, elle préfèrera, lucide, s'écrire à elle-même pour espérer <span style="font-style:italic">&quot;avoir fourré sa langue dans une bouche&quot;.</span> Là, assise à côté de Jérémy, elle le kiffe, sans réciprocité apparente. Qu'à cela ne tienne, la colo dans les Pyrénées est annoncée avec plein de garçons à la clé. L'attente cette fois ne sera pas vaine…       <br />
              <br />
       Son premier baiser… Le troisième slow avec Alexandre donnera lieu à un exercice d'anthologie de langues appliquées mêlant les allées et venues zyeutées dans les films. Cependant, à la question imprudente de savoir combien de temps ils s'aimeront, Alexandre lèvera la main en écartant ses doigts : cinq minutes… Et il reste encore deux semaines de colo… Philosophe déjà, elle se dira qu'il faut en essayer beaucoup, des hommes, pour trouver le bon, le rêve d'avoir une maison bleue et des jumeaux peut attendre encore un peu…       <br />
              <br />
       Puis sonnera l'heure du lycée et de Sylvain, de ses cheveux courts, de ses yeux verts et de sa façon à nulle autre pareille de se déplacer lentement. Sylvain, le timide, qui s'évanouira avant que tout le monde ne voie que c'était lui le loup… Sa première fois. Mais il l'aimait décidément trop ce garçon, alors ce sera Victor… Mais qu'en est-il de cet autre garçon dont elle masse présentement le crâne et dont les lèvres pulpeuses excitent son désir ? Ses premières interrogations sur les liens qui unissent et/ou opposent l'amour et le désir. Alors ce sera François, puis Thibaut. Le temps du bilan comptable venu – nombre d'amoureux, de partenaires sexuels, etc. –, d'autres garçons défileront dans sa mémoire vive avec la question vitale chevillée au corps : comment se faire désirer ? Son obsession première.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549737.jpg?v=1705516649" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Si on envoie trop vite un message, on se grille. Mais, comme ça au moins, on a su qu'&quot;il&quot; ne répondrait pas… Salle éclairée, c'est l'occasion pour la comédienne de donner un conseil à tous les garçons assis sagement ce soir devant elle, captifs dans les travées : <span style="font-style:italic">&quot;les filles, elles préfèrent un petit non à un long silence&quot;…</span> On sent là le vécu. Et puis, de toutes les façons, on sait qu'à chaque fois, on se remet de nos échecs… Bientôt le printemps viendra avec la promesse de nouvelles rencontres… Déjà Yohann est là, et lorsque les hormones parlent, ça urge. Et il a beau jouer le blasé, elle sait ce que le corps exige.       <br />
              <br />
       Au terme de cette traversée ludique des premières fois, épousant tour à tour les méandres du désir et de l'amour conjugués à tous les temps, une chute résonnant comme l'écho de la lettre primale viendra ponctuer avec malice cette quête universelle du désir d'aimer et d'être aimé. Adèle Zouane puisant dans ses propres expériences la matière vivante de sa performance, réussit le pari de nous entrainer gaiement à sa suite vers les verts et moins verts paradis des amours fondatrices.       <br />
              <br />
       <b>Vu le 12 janvier aux Colonnes, Scène nationale Carré-Colonnes de Saint-Médard - Blanquefort (33).</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"À mes amours"</b></div>
     <div style="position:relative; text-align : center; padding-bottom: 1em;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77858880-56549738.jpg?v=1705516583" alt=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" title=""À mes amours" Oh les beaux souvenirs des premières fois…" />
     </div>
     <div>
      Texte : Adèle Zouane.       <br />
       Mise en scène : Adrien Letartre.       <br />
       Avec : Adèle Zouane.       <br />
       Regard : Éric Didry.       <br />
       Costume : Oria Steenkiste.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du vendredi 12 au samedi 13 janvier 2024 aux Colonnes - Scène nationale Carré-Colonnes, Saint Médard - Blanquefort (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 mai 2024 : Centre culturel René Proby, Saint-Martin-d'Hères (38).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique</title>
   <updated>2024-01-06T18:43:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Maitres-anciens-Comedie-La-detestation-promue-a-l-etat-de-grace-artistique_a3787.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2024-01-05T18:34:00+01:00</published>
   <author><name>Yves Kafka</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Précédant "Extinction" dont le titre prend valeur de testament, "Maîtres anciens" – roman éponyme de Thomas Bernhard adapté ici par Nicolas Bouchaud, Véronique Timsit et Éric Didry – est l'avant-dernier de l'écrivain autrichien. Dans un jeu de massacre haut en couleur, animé par sa haine récurrente de l'État catholique, remugle de l'État national-socialiste, et son non moins irrésistible humour corrosif poussé là à son incandescence, l'auteur déglingue allègrement les Stifter, Heidegger, Bruckner, Beethoven, Mahler et autres figures tutélaires d'un art vicié, instrumentalisé autant par ses auteurs que par ses destinataires.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408850.jpg?v=1704479747" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Fossilisés par une culture d'État les ayant accaparés, ces &quot;maîtres anciens&quot; serviles hantent de leur présence-absence le Musée d'art ancien de Vienne où un vieux critique musical vient compulsivement s'asseoir, <span style="font-style:italic">&quot;tous les deux jours, sauf le lundi, depuis plus de trente ans&quot;</span>, pour contempler &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret… Tel est ici l'argument de départ donnant lieu à des saillies qui, au-delà de leur folle drôlerie (le sous-titre &quot;Comédie&quot; nous en avertit) ouvre à une vraie réflexion sur l'art et ses avatars.       <br />
              <br />
       Rendant compte par le menu des pensées et gestes en boucle de l'antique critique en musicologie, Nicolas Bouchaud égal à lui-même – lire transcendant – parcourt d'une seule traite ce roman fleuve pour en exprimer, comme on exprime le jus d'un fruit, toute la quintessence. Se coulant à la perfection dans le personnage dont il endosse les tics répétitifs, c'est en état de grâce artistique qu'il délivre mot à mot, phrase à phrase, page à page, le flux et reflux d'une pensée déferlante où la répétition du même a valeur de ponctuation, et où les fragments de nos vies minuscules font effraction dans la cour des soi-disant grands hommes.       <br />
              <br />
       Alors que les derniers spectateurs viennent de prendre place, le comédien assis en bord de travée scrute la salle pour lancer à son adresse : <span style="font-style:italic">&quot;Vous devez vous demander pourquoi je vous ai convoqué ici ? Je vous le dirai, mais laissez-moi le temps…&quot;.</span> D'emblée, la connivence acteur-spectateurs est établie et, durant l'heure et demie qui suivra, elle ne sera jamais rompue tant l'attraction opère, faisant de nous &quot;les victimes – ô combien consentantes – du maître en logorrhée musicologique&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408853.jpg?v=1704479780" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Jeux de miroirs entre l'acteur, contemplant de dos une série de toiles blanches où, sur l'une d'entre elles, on peut imaginer entrevoir &quot;L'homme à la barbe blanche&quot; de Tintoret, et nous, nous projetant dans son regard magnétique tant la vérité se donne à voir dans le tourbillon des fragments qui la composent. Une expérience étourdissante, au propre comme au figuré, où l'on perd pied pour mieux se dessaisir des interprétations manufacturées conduisant à une lecture fossilisée des enjeux de l'art vivant.       <br />
              <br />
       Du magma fusionnant les considérations sur la récupération par l'État des artistes &quot;normalisés&quot;, à l'insu de leur plein gré, avec les épreuves des deuils imposés par le fait même de vivre, la pensée fuse faisant corps avec celui de l'acteur l'incarnant. Ainsi, mises en mouvement, les réflexions nous atteignent par vagues successives, aussi imprévisibles qu'impétueuses, propres à nous laver de tous &quot;pré-jugés&quot;. Comme on pourra en juger par ces quelques morceaux choisis extraits de ce bouillon de cultures revisitées…       <br />
              <br />
       Stifter, ce grand maître de la prose vénéré par toute l'élite autrichienne ? Un plumitif minable, un bavard insupportable au style mal fichu, l'auteur en vérité le plus ennuyeux et le plus hypocrite de la littérature allemande, d'une sentimentalité et d'une lourdeur petite-bourgeoise, un pédagogue à l'odeur de moisi… Heidegger, ce philosophe de la Forêt Noire ? Un ridicule petit-bourgeois national-socialiste en culotte de golf, un faible penseur préalpin, un ruminant philosophe foncièrement allemand… Beethoven, cet éminent représentant du classicisme viennois ? Un dépressif chronique, le compositeur d'État par excellence, compositeur plus de tintamarre que de musique, expert de la marche à pas cadencés des notes… Mahler ? Une aberration, le type du compositeur à la mode provoquant l'hystérie de masse, bien plus mauvais encore que Bruckner avec lequel il partage le même kitsch…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408862.jpg?v=1704479815" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      S'entremêlant à ces portraits au vitriol visant à désacraliser ce que l'art sanctuarisé et ses serviteurs zélés peuvent représenter de forces réactionnaires, des considérations sur les toilettes viennoises dégoûtantes – les Autrichiens étant incultes en matières… de toilettes – voisinent avec des remarques à l'emporte-pièce sur les historiens d'art bêlant devant des troupeaux de moutons au regard vide. Quant aux enseignants, ces profs rabougris, petits-bourgeois cadenassés dans leurs certitudes apprises, empêcheurs de vivre, suppôts de l'État, ils dégoûtent à jamais les enfants autant des musées que de l'existence qu'ils abîment en eux.       <br />
              <br />
       Tableaux peu reluisants s'il en est d'un État catholique post national-socialiste, destructeur des forces de vie, mais brossés avec tant de frénésie vitale que ce qui ressort, derrière les charges des plus appuyées, c'est le bonheur hautement contagieux d'entendre et de voir ce pourfendeur – certes névrosé à l'excès, mais aussi excessivement lucide – d'un système porteur d'une morbidité avérée, rayonner d'humanité vibrante. L'incarnation par l'acteur, revêtant à l'occasion la culotte de peau de l'archétype autrichien, rend encore plus savoureuse la &quot;comédie&quot; humaine ayant trouvé là refuge sur un plateau de théâtre.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408865.jpg?v=1704479839" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      D'autres épisodes plus personnels, comme celui de l'enfance malheureuse à conjurer, ou comme celui du deuil impossible de la femme aimée, rencontrée justement devant ce fameux tableau de Tintoret, font effraction comme des bulles d'oxygène venant crever à la surface de sa mémoire tourmentée. Affres trouvant in fine dans l'art le lieu de la consolation ultime, car même si Shakespeare et Kant nous laissent en plan lorsque l'on aurait besoin d'eux, Schopenhauer peut devenir un médicament de survie. Quant aux gens, même si légitimement on aurait toutes les raisons de les détester, nous voulons vivre avec eux parce que c'est l'unique chance que nous ayons de survivre… sans devenir fous.       <br />
              <br />
       Quant à la chute – la raison pour laquelle le vieux critique de musique nous a invités ce jour-là au Musée d'art ancien –, elle donnera lieu à deux billets… offerts ici par Nicolas Bouchaud pour <span style="font-style:italic">&quot;partager le plaisir de cette folie perverse&quot;</span> qu'est le théâtre en allant découvrir prochainement au Théâtre 14 &quot;Être peintre&quot; d'après la correspondance de Nicolas de Staël.       <br />
              <br />
       De cette comédie au parfum tragique, on ressort rassérénés, voire carrément heureux… En effet, au cœur de la noirceur de l'univers dépeint avec une férocité joyeuse par Thomas Bernhard, se lovent des moments de pur émerveillement transcendant pour la magnifier la lucidité du regard nihiliste. Quant au rôle superbement interprété par Nicolas Bouchaud, définitivement &quot;maître ès-arts&quot;, il amplifie le bonheur offert par ces &quot;Maîtres Anciens&quot;.       <br />
              <br />
       <b>Vu le samedi 9 décembre 2023 au Théâtre 14, Paris 14e.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Maîtres anciens (Comédie)"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/77643285-56408869.jpg?v=1704479878" alt=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" title=""Maîtres anciens (Comédie)" La détestation promue à l'état de grâce artistique" />
     </div>
     <div>
      Texte : Thomas Bernhard,       <br />
       Un projet de Nicolas Bouchaud.       <br />
       Mise en scène : Éric Didry.       <br />
       Traduction française : Gilberte Lambrichs (publiée aux Éditions Gallimard).       <br />
       Adaptation : Véronique Timsit, Nicolas Bouchaud, Éric Didry.       <br />
       Avec : Nicolas Bouchaud.       <br />
       Collaboration artistique : Véronique Timsit.       <br />
       Scénographie et costumes : Élise Capdenat, Pia de Compiègne.       <br />
       Lumière : Philippe Berthomé, en collaboration avec Jean-Jacques Beaudouin.       <br />
       Son : Manuel Coursin.       <br />
       Voix : Judith Henry.       <br />
       Régie générale, régie son : Ronan Cahoreau-Gallier.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
              <br />
       <b>Représenté du 5 au 23 décembre 2023,       <br />
       au Théâtre 14, 20, avenue Marc Sangnier, Paris 14e.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 10 au 12 janvier 2024 :</span> Théâtre des 13 vent - CDN, Montpellier (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
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