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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2026-04-13T16:40:36+02:00</updated>
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   <title>"La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés</title>
   <updated>2022-09-14T20:28:00+02:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Foire-de-Madrid--un-classique-du-theatre-espagnol-une-foire-ou-l-on-trouve-de-tout-meme-des-amours-contraries_a3386.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2022-09-14T20:13:00+02:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Auteur phare du Siècle d'Or espagnol, Lope de Vega est peu monté en France. Si l'on a pu voir "La Discrète amoureuse" ou "Le Chien du jardinier" montées ces dernières années, pour "La Foire de Madrid", c'est une première et la découverte de ce texte serti de comédie qui se termine en tragédie. Un style particulier que Lope de Vega a développé dans plusieurs de ses œuvres, un style dont s'est inspiré, à son époque, notre auteur de comédie national, Molière.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67348816-47650393.jpg?v=1663180581" alt=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" title=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" />
     </div>
     <div>
      Le ton de la comédie domine la pièce. Une intrigue légère, amoureuse, qui se déroule dans la capitale espagnole, lors d'une grande foire qui semble se situer entre Exposition universelle et Carnaval. L'occasion pour les jeunes Madrilènes de courir les rues à la poursuite de robes et de jupons, pour une aventure, un amour véritable ou un mariage, à votre guise. Ce sont donc trois jeunes larrons qui sont les héros de cette tragi-comédie. L'un est fauché mais sincère, un autre riche et hâbleur, le troisième marié par intérêt à une femme plus âgée que lui et coureur.       <br />
              <br />
       Facéties de l'auteur, ce dernier se retrouvera piégé dans une piperie, obligé par les circonstances, il tente de séduire sa propre femme qu'il ne reconnaît pas, car elle est voilée. L'occasion de scènes de quiproquo qui sont devenues des classiques. Le second larron se voit dérober son or. Quant au premier, tout pauvre qu'il est, il rencontre les yeux de l'amour dans le visage d'une jeune femme. Hélas, celle-ci est mariée et toute l'histoire va se concentrer peu à peu sur cette intrigue amoureuse qui finira en drame.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67348816-47650397.jpg?v=1663180640" alt=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" title=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" />
     </div>
     <div>
      Les huit interprètes développent un bel entrain pour faire briller leurs personnages dans un esprit classique et leurs jolis costumes dans le style de l'époque (costumes de Corinne Rossi) et les moments gracieux de l'excellent pianiste Olivier Mazal qui accompagne parfois le chant sensible de Laura Chetrit scandent le spectacle tout en lui procurant une sorte de respiration plus large qui ouvre les horizons de l'histoire au contexte qui l'entoure.        <br />
              <br />
       À noter le personnage de valet et d'écuyer, très drôle et original, que crée Hassan Tess. Le regret concerne les éclairages qui n'apportent rien et, au contraire, par leur atonie, desservent l'action ; et une occupation du grand plateau du Théâtre de pierre un peu trop réduite par le décor.       <br />
              <br />
       Reste que le spectacle nous donne avec bonheur, l'humeur et le ton ironique que le théâtre de Lope de Vega porte en lui.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Foire de Madrid"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67348816-47650421.jpg?v=1663180682" alt=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" title=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" />
     </div>
     <div>
      Texte : Félix Lope de Vega.       <br />
       Aide à la traduction : Agathe Peyraud et Stéphane Leroy.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Ronan Rivière.       <br />
       Avec : Laura Chetrit, Michaël Giorno-Cohen, Ronan Rivière, Luc Rodier, Jérôme Rodriguez, Amélie Vignaux, Hassan Tess.       <br />
       Piano : Olivier Mazal.       <br />
       Scénographie : Antoine Milian       <br />
       Costumes : Corinne Rossi       <br />
       Lumière : Marc Augustin-Viguier       <br />
       Musique au piano sur scène de Manuel de Falla.       <br />
       Production Collectif Voix des Plumes.       <br />
       Durée : 1 h 30.       <br />
       À partir de 12 ans.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/67348816-47650446.jpg?v=1663180899" alt=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" title=""La Foire de Madrid", un classique du théâtre espagnol, une foire où l'on trouve de tout, même des amours contrariés" />
     </div>
     <div>
      <span class="fluo_jaune">Du 8 au 25 septembre 2022.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 21 h, samedi et dimanche à 16 h 30.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, Salle en pierre, Cartoucherie de Vincennes, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       14, 20 Janvier et 16 Février 2023 : 3 représentations dans les Yvelines, Théâtre Gérard Philipe de Saint-Cyr-L'École, Théâtre de La Celle-Saint-Cloud et Centre Culturel Jean Vilar à Marly-Le-Roi.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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   <title>"Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle</title>
   <updated>2018-12-05T09:18:00+01:00</updated>
   <id>https://www.larevueduspectacle.fr/Allers-Retours--la-farce-tragique-actuelle-des-frontieres-eclate-dans-ce-texte-ecrit-il-y-a-un-siecle_a2298.html</id>
   <category term="Théâtre" />
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   <published>2018-12-05T08:42:00+01:00</published>
   <author><name>Bruno Fougniès</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Alain Batis décide de monter la pièce de Von Horváth, écrite en 1933, tant les thèmes qu'elle brandit sont cruellement actuels. Les frontières, qu'elles soient celles de l'Europe contre l'Afrique ou celles des USA contre l'Amérique du Sud, sont devenues des murs entre pays nantis, développés et pays en guerre ou en famine…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28574925-28108635.jpg?v=1543997384" alt=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" title=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" />
     </div>
     <div>
      Et les zones de transit, les camps de réfugiés, les périmètres de non-droit fourmillent même à l'intérieur des pays. &quot;Allers-Retours&quot; met ainsi en lumière le destin absurde d'un homme rejeté de partout.       <br />
              <br />
       C'est sur un air de comédie absurde que toute la pièce chante. En 1933, Von Horváth résidait en Allemagne où les nazis d'Hitler finissaient de planter leurs barbelés. Ce texte est l'un des derniers qu'il put encore écrire avant d'être forcé à l'exil. Et encore, la pièce ne fut pas montée, ni là-bas, ni à Vienne.       <br />
              <br />
       Elle a pourtant l'apparence d'une farce sur une situation absurde et imaginaire : celle d'un homme expulsé par le pays où il vivait depuis cinquante ans, vers le pays d'où il est ressortissant, mais qui refuse de l'accueillir à cause d'une loi passée entre-temps. La raison de son expulsion ? Son commerce, une droguerie, a fait faillite et, de ce fait, l'état où il a toujours vécu le jette dehors comme un vaurien.       <br />
              <br />
       Cela rappelle évidemment les frontières ouvertes aux fortunées, fermées aux déshérités, que nous connaissons bien.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28574925-28108641.jpg?v=1543997406" alt=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" title=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" />
     </div>
     <div>
      La pièce déroule donc son récit sur un passage frontalier, un pont. D'un côté et de l'autre, des préposés aux douanes de chaque pays et leurs familles, leurs vies. Des voisins en quelque sorte dont les existences sont faites de rivalités mais aussi d'histoires d'amour qui se fichent bien des frontières et des papiers. Mais ce sont aussi des ennemis potentiels, des traqueurs de clandestins, des figures du pouvoir, aussi humbles et minables soient-ils.       <br />
              <br />
       L'exilé passe d'un pays à l'autre, en transit permanent sur le fleuve. Un fleuve qui est comme une tête de pont où circulent également des amours, un pêcheur de brochets et sa femme, des trafiquants de cocaïne, des commissaires et des ministres de l'intérieur venus incognito nouer des accords secrets entre les deux pays.        <br />
              <br />
       Le haut du panier et les écrevisses mêlés dans les mêmes pans d'ombres. C'est un flamboiement de caractères troussés à grands traits, de répliques vertes ou vertueuses, de combines ou de pseudos droitures qui s'agitent pour préserver un semblant d'ordre. Absurde, lui aussi.       <br />
              <br />
       Au milieu de tout ça, l'exilé est un pion dans un jeu où tout lui échappe. Un jeu de dupe, absolument bien mis en valeur dans le côté cabaret, chanté, joué, grimé par cette troupe riche en talents. Alain Batis use avec justesse des codes de la farce de tréteaux avec des éclats de théâtre brechtien qui donnent le grain en noir et blanc de la tragédie. Oui, l'exubérance du ton pour faire avaler l'amertume de l'histoire.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28574925-28108648.jpg?v=1543997426" alt=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" title=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" />
     </div>
     <div>
      La troupe entière fait preuve d'une rigueur et d'un travail énormes pour la création de ces personnages. Une vitalité qui permet d'effacer totalement tout didactisme. Un cocktail délicat qui, à un ou deux moments, flotte dans le superficiel, mais qui, sur la continuité du spectacle, tient la gageure de faire rire avec des situations graves ou émouvantes.       <br />
              <br />
       Pourtant, en y repensant, on frémit du tour pendable que nous joue l'histoire en faisant de cette situation précédant la Deuxième Guerre mondiale, une situation qui semble tellement d'aujourd'hui. En espérant un avenir moins noir qu'il n'a été.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Allers-Retours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/28574925-28108835.jpg?v=1543998575" alt=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" title=""Allers-Retours", la farce tragique actuelle des frontières éclate dans ce texte écrit il y a un siècle" />
     </div>
     <div>
      Texte : Ödön Von Horváth.       <br />
       Traduction : Henri Christophe - L'Arche Éditeur.       <br />
       Mise en scène : Alain Batis.       <br />
       Dramaturgie : Jean-Louis Besson.       <br />
       Avec : Raphaël Almosni, Sylvia Amato, Alain Carnat, Laurent Desponds, Théo Kerfridin, Sophie Kircher, Marc Ségala, Marie-Céline Tuvache.       <br />
       Scénographie : Sandrine Lamblin.       <br />
       Musique : Cyriaque Bellot.       <br />
       Costumes : Jean-Bernard Scotto.       <br />
       Lumières : Jean-Louis Martineau.       <br />
       Perruques, maquillages : Judith Scotto.       <br />
       Chorégraphie : Amélie Patard (sous réserve).       <br />
       Régie lumières : Emilie Cerniaut.       <br />
       Régie son : Gaultier Patrice.       <br />
       Durée : 2 h.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Compagnie La Mandarine Blanche.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 29 novembre  au 23 décembre 2018.</span>       <br />
       Du jeudi au samedi à 20 h 30, samedi et dimanche à 16 h.       <br />
       Théâtre de l'Épée de Bois, La Cartoucherie, Paris 12e, 01 48 08 39 74.       <br />
       <a class="link" href="https://www.epeedebois.com/" target="_blank">&gt;&gt; epeedebois.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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