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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-05-20T07:21:58+02:00</dc:date>
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   <title>•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2026 16:56:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Forme hybride échappant à tout genre et traversé par la liberté d'écriture de celle qui en 1987 s'entretint avec Jérôme Beaujour, écrivain hors norme ami de Marguerite Duras… ainsi se présente – sur le papier – "La vie matérielle". Ni journal, ni roman, mais une "écriture flottante" se développant au gré des méandres d'associations libres balayant plus de soixante-dix années d'une existence intranquille… William Mesguich s'empare de cette matière (é)mouvante pour la mettre en jeu, en en confiant l'interprétation à Catherine Artigala, actrice au physique durassien.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349688.jpg?v=1753177154" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Face à nous, un bureau accueille quelques liasses de feuillets manuscrits, deux verres et… l'inévitable bouteille. Dans son alignement, un fauteuil tend ses bras à l'actrice chaussée de la non moins inévitable paire de lunettes à monture épaisse, réplique exacte de celle de la locataire des Roches Noires. À portée de main, un guéridon avec là encore, encadrant le portrait de la mère, un verre et une bouteille… La vie que l'on s'apprête à faire revivre, frappée du sceau d'une écriture dont l'encre a été longtemps l'alcool, trouve ici – sans grande surprise – son décorum. Les épisodes de l'existence de M.D. vont pouvoir se donner à voir, comme dans un kaléidoscope…       <br />
              <br />
       La rencontre amoureuse avec Yann Andréa, jeune homme homosexuel, offrant à la romancière de soixante-six ans un regain de désirs brûlants… Si passionnée est-elle par cet amour exalté par les trente-six ans qui les séparent que, lors de la mise en bière de sa mère, elle n'éprouve <span style="font-style:italic">&quot;aucune peine pour cette femme morte et son fils qui pleurait, son fils, mon frère aîné&quot;</span>. Et pour signifier l'amour fou qui relie Marguerite à son jeune amant, la comédienne tourne sur elle-même, tourne, tourne encore et encore…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349689.jpg?v=1753177176" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      L'hôpital américain où elle est hospitalisée après avoir ingéré trop d'alcool… Et la comédienne joint le geste à la parole en sifflant un verre de vin blanc… Entre les murs, elle entend un opéra de Wagner résonner dans son crâne, effrayé par des cohortes de rats traversant sa chambre… Lunettes noires chaussées, la comédienne reprend alors une interview donnée à Honfleur où elle parle de son rapport à l'alcool, ce compagnon de solitude, <span style="font-style:italic">&quot;une fois mort, on ne boira plus, c'est ce qui empêche de mourir&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Les rizières de l'Indochine où elle est née, l'odeur forte de la terre après la pluie, les jeux libres avec les enfants des bonnes, un cocktail de souvenirs rafraichissants qui illuminent le visage de la comédienne… La scène, dans un hôtel d'Hanoï, d'elle à quatre ans invitée par un garçon vietnamien de onze ans à prendre sa verge dans ses mains… ponctuée aussitôt par un autre verre de vin.       <br />
              <br />
       L'amant chinois et la petite blanche… L'inceste et le viol fantasmés… Le barrage et l'inondation… La mort du père… Et la Mère Courage, magnifiée, dont l'actrice sert le portrait tout contre son cœur dans un élan de tendresse démonstrative… L'année de ses seize ans… Ce train de nuit et ce jeune homme de trente ans… Ses mains douces et chaudes sur ses jambes dans le compartiment où tout le monde s'est endormi… Son corps avancé vers lui, jusqu'à l'abandon à la jouissance… La sexualité embrasée de M.D.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349690.jpg?v=1753177217" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      La gare désaffectée qu'ils habitent dans l'est de la France… Cette famille, le père, la mère et leurs enfants couchés sur les rails du TGV et trouvant la mort après que le coupeur d'eau eut fermé leur compteur… L'engagement politique… De nouveau l'hôpital américain, la nouvelle cure de désintoxication, les hallucinations cauchemardesques, et un nouveau verre de vin… La destruction par le feu des manuscrits… Les hommes qui se croient des héros parce qu'ils achètent les pommes de terre… Les fils et les pères, c'est pareil, ils traitent la femme de la même façon… Depuis 1900, pas une pièce où la femme est metteuse en scène… La fibre féministe de l'autrice…       <br />
              <br />
       Trouville, l'hôtel des Roches Noires… Un lieu chargé d'histoires, Proust y venait (Chambre 11), c'est comme si Swann était là… La mer, elle est là, même si on ne la voit pas… À Trouville, elle supporte la vie… Et pour conclure poétiquement parlant ce chapelet de souvenirs égrenés, Barbara est invitée : <span style="font-style:italic">&quot;Du plus loin qu'il m'en souvienne…&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Cette traversée de &quot;La vie matérielle&quot; – en soixante minutes chrono – a le mérite de balayer la vie de Marguerite Duras en en extrayant les thèmes récurrents qui l'ourdissent.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349691.jpg?v=1753177237" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Cependant, on aurait sans doute souhaité plus de fantaisie dans le traitement de cette &quot;matière matérielle&quot;, le décor et la mise en jeu collant aux attendus au point de faire souvent figure de simples &quot;illustrations&quot; redondantes. De même pour l'interprétation, confiée à un clone de l'écrivaine, conforme physiquement certes mais dépourvue dans son jeu de la folie durassienne… Un peu comme si William Mesguich, pris par d'autres projets le captivant autrement, avait expédié… dans les limbes &quot;la vie matérielle&quot;.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le vendredi 11 juillet 2025 à La Scala Provence à Avignon.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Marguerite Duras, La Vie matérielle"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619697-67349692.jpg?v=1753177259" alt="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" title="•Off 2026• "Marguerite Duras, La Vie matérielle", la vie derrière soi…" />
     </div>
     <div>
      Création 2021 à l'occasion des 25 ans de la disparition de Marguerite Duras.       <br />
       Texte : Marguerite Duras.       <br />
       Adaptation : Michel Monnereau.       <br />
       Mise en scène : William Mesguich.       <br />
       Interprétation : Catherine Artigala.       <br />
       Lumière et décors : William Mesguich.       <br />
       Création sonore : Matthieu Rolin.       <br />
       Costume : Sonia Bosc.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 05.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2025•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 11 h 35. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre 3S, Salle 2, 4, Rue Buffon, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 88 27 33.       <br />
       <a class="link" href="https://les3s.vosbillets.fr/billetterie/representation/86/la-vie-materielle" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatre3s.com/" target="_blank">>> theatre3s.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96619697-67349688.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Marguerite-Duras-La-Vie-materielle--la-vie-derriere-soi_a4560.html</link>
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   <title>•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !</title>
   <pubDate>Tue, 19 May 2026 09:43:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Alors que les voix des femmes se font entendre, s'élevant contre le régime iranien au cri de "Femme, Vie, Liberté", un professeur d'histoire, qui jusque-là s'était tenu à distance des violences politiques de son pays, s'ouvre à la réalité et réexamine sa vie à l'aune de cette prise de conscience. Ce qu'il appelait prudence lui apparaît alors comme un consentement implicite. Un éveil au cours duquel surgira la figure de proue de la poétesse insoumise Tahereh Qorrat al-Ain.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355253.jpg?v=1779177668" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      La pièce à succès de l'auteure iranienne Aïla Navidi &quot;4 211 km&quot;, écrite avant la naissance du mouvement &quot;Femme, Vie, Liberté&quot;, racontait 50 ans d'histoire iranienne à travers l'exil des parents de la narratrice, contraints de fuir le régime autoritaire de l'ayatollah Khomeyni (4 211 km étant la distance séparant Téhéran de Paris). En septembre 2022, suite à la mort de Mahsa Jîna Amini, une jeune kurde de 22 ans assassinée par la police des mœurs iranienne pour &quot;port de vêtements inappropriés&quot;, un mouvement de révolte éclate. Il passe par la désobéissance : les femmes retirent et brûlent leur voile, symbole de la République islamique, dont l'obligation du port est inscrite dans la Constitution. En 2026, les exactions perpétrées par le régime iranien continuent et chaque jour des femmes et des hommes sont assassinés.       <br />
              <br />
       Dans ce contexte, &quot;Au plus près de ces voix&quot;, la pièce de la sociologue et écrivaine iranienne Chahla Chafiq, semble plus que jamais nécessaire. Née le 5 mai 1954 en Iran, Chahla Chafiq a participé à la révolution de 1979 qui a renversé le Shah, puis a été contrainte à l'exil en raison de son opposition au pouvoir islamiste. Elle vit en France depuis 1982. Ses premiers textes littéraires, des nouvelles en langue persane, ont été publiés par des maisons d'édition iraniennes en exil, en France et aux États-Unis. Aujourd'hui, elle écrit aussi bien en français qu'en persan.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355335.jpg?v=1779177716" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Son œuvre compte des recueils de nouvelles et de poèmes, un roman (&quot;Demande au miroir&quot; (2015), un récit sur l'exil et la révolution de 1979), et de nombreux essais : &quot;La Femme et le retour de l'islam&quot; (1991), &quot;Femmes sous le voile : face à la loi islamique&quot; (1995), &quot;Le Nouvel Homme islamiste : la prison politique en Iran&quot; (2002), &quot;Islamisme et Société : religieux, politique, sexe et genre à la lumière de l'expérience iranienne&quot; (2009), &quot;Islam, politique, sexe et genre&quot; (2011), &quot;Le Rendez-vous iranien de Simone de Beauvoir&quot; (2019), &quot;La Prison politique en Iran - Logiques et ressorts de la terreur islamique&quot; (2024), &quot;Un orage de mots, La révolution iranienne Femme, Vie, Liberté dites par celles et ceux qui la font&quot; (2025). &quot;Au plus près de ces voix - Partie 1 : L'ère de Mahsa&quot; est le premier volet d'un triptyque dont le troisième est en cours d'écriture.       <br />
              <br />
       De quoi parle la pièce ? Un professeur d'histoire vieillissant se trouve plongé dans un abîme de réflexion en voyant le peuple iranien se soulever au cri de &quot;Femme, Vie, liberté&quot;. La vue d'une fillette de 8 ans enlevant son voile sous les applaudissements des voisins l'interpelle. Car cet homme, intelligent et instruit, professeur d'histoire de surcroît, a passé son existence dans une forme de retrait, évitant de se mêler à la vie politique de son pays. Il n'a pas participé à la révolution de 1979 et persiste depuis à rester à distance des protestations contre le régime. La révolte des femmes sortant massivement sans voile dans les rues, défiant avec intrépidité l'ordre dominant, l'interroge sur sa passivité, ses peurs et son manque de courage.       <br />
              <br />
       Au cours de cette introspection, l'intime devient politique et, au cœur de ces réflexions, surgit la figure de la poétesse rebelle Tahereh - Qorrat ol Ein (1817-1852). Tahereh, celle qui avait osé dire non. Dans un XIXe siècle iranien très conservateur, cette femme avait osé défendre l'égalité des sexes, la liberté pour tous et dénoncer, seule, un système où les hommes dictaient la loi. Elle n'avait pas hésité à répudier son mari et à enlever son voile pour parler devant une assemblée d'hommes. Au prix de sa vie. Première femme disciple du Bāb (NDLR, le Bāb est un prophète dont le nom en persan signifie &quot;porte&quot;, celui qui cherche à ouvrir la porte vers la liberté et l'égalité, et fondateur du mouvement babiste), elle avait reçu de lui le nom de Tahereh, qui signifie &quot;la Pure&quot;, &quot;Consolation des yeux&quot;.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96629441-67355344.jpg?v=1779177740" alt="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" title="•Off 2026• "Au plus près de ces voix" Là où se taire n'est plus une position, mais un choix, et peut-être une faute… Un spectacle salutaire !" />
     </div>
     <div>
      Le professeur regrette dès lors de ne pas avoir parlé de Tahereh à ses étudiants dans ses cours. Comme il regrette de s'être opposé à ce que sa regrettée épouse, au talent de chanteuse reconnu, donne un concert en public, hors du cercle familial et amical. Sa prudence lui apparaît désormais comme un consentement implicite aux diktats du régime. Il ne s'agit dès lors, pour lui, non plus de comprendre, mais de répondre…       <br />
              <br />
       Pour sa mise en scène, le sociétaire de la Comédie-Française Gilles David a fait le choix de rester au plus près de la parole : un plateau nu donc, sans décor, aux sol et murs entièrement noirs. Un cube noir en quelque sorte. Seul en scène, le professeur (Jean-Paul Sermadiras), crinière blanche, costume gris et chemise blanche, porte son récit face au public, dans une adresse directe et un jeu quasi statique. Il est ponctué, par la suite, des interventions de la chanteuse iranienne Salmi Elahi, fantôme de l'épouse disparue, réminiscence de la poétesse Tahereh, voix des femmes iraniennes…       <br />
              <br />
       Vêtue de blanc, longs cheveux noirs en liberté, voile reposant sur les épaules, elle insuffle beauté, grâce et émotion. À son chant, viennent s'ajouter, à la toute fin du spectacle, projetées sur le mur du fond, des images d'actualités de femmes manifestant, leur voile à la main.       <br />
       Une forme sobre pour un texte fort, et des voix que l'on se doit d'écouter.       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Au plus près de ces voix"</b></div>
     <div>
      Texte : Chahla Chafiq.        <br />
       Adaptation : Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Mise en scène : Gilles David, sociétaire de la Comédie-Française.       <br />
       Avec : Salmi Elahi et Jean-Paul Sermadiras.       <br />
       Création sonore : Evgueni Galperine et Salmi Elahi.       <br />
       Lumières : Jean-Luc Chanonat.       <br />
       Costumes : Cidalia da Costa.       <br />
       Vidéo : Ludovic Lang.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 18 h 30. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre de la Porte Saint-Michel (Salle Simone Veil) 23 Rue Saint-Michel, Avignon.       <br />
       Réservation : 09 80 43 01 79        <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96629441-67355253.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Au-plus-pres-de-ces-voix-La-ou-se-taire-n-est-plus-une-position-mais-un-choix-et-peut-etre-une-faute-Un_a4561.html</link>
  </item>

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   <title>"La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière</title>
   <pubDate>Mon, 18 May 2026 16:25:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   "Après An Irish Story", sa première seule en scène inspirée de son autobiographie, créée en 2017, qui continue de tourner en France et à l'étranger, Kelly Rivière présente ce deuxième opus qui s'inspire des épreuves de la vie de comédienne. Une sorte d'Odyssée haletante qui traverse les embûches, les doutes et les galères de toutes sortes.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349379.jpg?v=1779114568" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      De la déception enfantine de ne pouvoir devenir danseuse étoile à cause d'un physique hors des normes de la danse classique, aux débuts de la carrière de comédienne et sa cohorte de castings sans pitié, de rôles coupés au montage et d'emploi alimentaire dans une murder party pour comité d'entreprise, Kelly Rivière traverse ses espoirs et ses déboires de la vie d'artiste. Les déceptions alternent alors avec les illuminations et les élans altruistes, une vie de chaud et de froid capable de décourager les moins tenaces.       <br />
              <br />
       Pourtant, c'est la ténacité qui finit par emporter le morceau. Cette volonté d'atteindre son but a besoin de soutiens face aux adversités, sous peine de s'étioler, sous peine d'abandon. Quand on ne vient pas du milieu artistique, il est dur de convaincre sa famille de ce choix de carrière. &quot;La vie rêvée&quot; fait l'inventaire de toutes ces voix familiales qui prêchent la raison, la prudence et une carrière plus &quot;normale&quot; plutôt que cette poursuite d'un rêve qui leur semble impossible. Mais dans ce chœur de conseils démotivants, quelques personnages apportent l'énergie nécessaire à la poursuite de cette ambition.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349380.jpg?v=1779114599" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      En première place, c'est le soutien de la grand-mère du double de Kelly Rivière (qui se nomme Kelly Ruisseau). Une grand-mère dont la présence puis l'âme accompagne tous les moments de doute de la jeune comédienne. Une aïeule qui ne cesse de répéter qu'il faut persister dans ses choix, persévérer à tout prix quand le reste de la famille (en particulier une mère et une belle-mère aux jugements sans appel) lui conseille de changer d'idée.       <br />
              <br />
       Dans les autres rencontres capables de donner de sucrer un peu cette vie de bohème, il y a les camarades de cours de théâtre enflammés et quelques personnages rencontrés lors de tournages qui &quot;y croient&quot;. Kelly Rivière interprète seule cette myriade de personnages. Dans un dispositif scénique qui représente une scène entre théâtre et cabaret, piano et rideau de perles compris, elle se glisse avec art et douceur dans chaque peau, et passe ainsi de scènes du passé en évocations mentales sans discontinuité et toujours avec une bonne dose d'humour et d'autodérision.       <br />
              <br />
       Le chant accompagne également les premiers et seconds pas de cette vie de comédienne, avec entre autres le titre méconnu : Je suis comédien, drôle et nostalgique. À noter aussi une interprétation gestuelle hilarante de la Pie Voleuse de Rossini. Tout le spectacle est ainsi une ode à la persévérance émaillée de rires et de nostalgie, mais aussi un hommage à cette grand-mère dont les mots encourageants continuent de résonner dans l'âme de sa petite fille. Une sorte de filiation du courage qui clame fort qu'il faut croire en ses rêves contre vents et marées, tel Ulysse dans sa traversée des périls.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La vie rêvée"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96619230-67349397.jpg?v=1779114633" alt=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" title=""La vie rêvée" ou les vraies coulisses de la vie d'artiste, vécue, racontée et réinventée en toute fantaisie par Kelly Rivière" />
     </div>
     <div>
      Conception et interprétation : Kelly Rivière.       <br />
       Collaboration à l'écriture et à la dramaturgie : David Jungman.       <br />
       Avec : Kelly Rivière.       <br />
       Collaboration artistique : Maïa Sandoz.       <br />
       Regards complices : Jalie Barcilon, Sarah Siré.       <br />
       Collaboration à la chorégraphie : Gilles Nicolas.       <br />
       Lumières : Laurent Schneegans.       <br />
       Scénographie : Estelle Gautier.       <br />
       Costumes : Elisabeth Cerqueira.       <br />
       Création son : Vincent Hulot.       <br />
       Coach vocal : Jeanne-Sarah Deledicq.       <br />
       Travail chant piano : Susy Firth.       <br />
       Régie générale : Frédéric Evrard.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du vendredi 1ᵉʳ mai au samedi 27 juin 2026.</span>       <br />
       Vendredi à 19 h et samedi à 18 h 30.       <br />
       Théâtre Actuel La Bruyère, 5, rue La Bruyère Paris 9ᵉ.       <br />
       Réservations : 01 48 74 76 99.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0008/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0008&amp;EventId=150" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrelabruyere.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelabruyere.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96619230-67349379.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-vie-revee-ou-les-vraies-coulisses-de-la-vie-d-artiste-vecue-racontee-et-reinventee-en-toute-fantaisie-par-Kelly_a4559.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96576533</guid>
   <title>•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques</title>
   <pubDate>Sat, 16 May 2026 08:12:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   L'adaptation resserrée de Maxime d'Aboville porte haut et fort la parole du philosophe. Fondée sur des faits historiques survenus en 1905, la pièce de Camus résonne toujours avec autant d'acuité. Peut-on sacrifier des innocents au nom d'une cause ? Tel est le dilemme cornélien auquel sont confrontés les protagonistes. "Même dans la destruction, il y a des limites", nous dit Camus.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96576533-67329183.jpg?v=1758631932" alt="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" title="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" />
     </div>
     <div>
      Sur la petite scène du Théâtre de Poche, un homme apparaît à l'avant-scène, aux aguets et silencieux – nous apprendrons sous peu que ce quinquagénaire est Boris Annenkov, le chef du parti socialiste révolutionnaire. L'homme attend. Un silence pesant règne dans la pièce, une sorte d'entrepôt désaffecté. La tension est palpable. Une jeune femme blonde prénommée Dora, âgée d'une trentaine d'années, guette avec Annenkov le retour imminent de Stepan, un camarade évadé du bagne. Stepan arrive, puis tous trois sont rejoints par un quatrième compagnon, Kaliayev.       <br />
              <br />
       L'heure est grave. La cellule révolutionnaire prépare un attentat contre le grand-duc Serge, symbole du despotisme tsariste. Kaliayev a été désigné pour lancer la bombe, au grand désespoir de Stepan qui souhaitait s'en charger. Le lendemain, Dora et Annenkov sont à la fenêtre, à l'affût de l'explosion. La bombe doit être jetée au passage de la calèche du grand-duc pendant son trajet au théâtre. L'anxiété est à son comble. Un silence assourdissant règne. Un roulement lointain de calèche se fait entendre. De plus en plus proche, celui-ci finit par disparaître progressivement. Aucune détonation.       <br />
              <br />
       Alors qu'Annenkov et Dora conjecturent sur les faits qui auraient pu mener à l'échec de l'opération, Kaliayev entre, le visage défait. Les neveux du grand-duc se trouvaient avec celui-ci dans la calèche et il n'a pas eu le courage de lancer la bombe. Mais si l'Organisation décide de tuer les enfants, il lui est encore possible de lancer la bombe à la sortie du théâtre…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96576533-67329184.jpg?v=1758631970" alt="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" title="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" />
     </div>
     <div>
      Au dilemme cornélien auquel sont confrontés ces révolutionnaires – peut-on sacrifier des innocents au nom d'une cause supérieure et juste ? –, Les avis divergent. Stepan, à qui toute empathie est étrangère, s'oppose à Kaliayev et à Dora. Jusqu'au-boutiste, il ne fait pas dans le sentiment. Pour lui, la fin justifie les moyens, et la mort de deux enfants n'est rien si elle permet de bâtir une Russie libérée du despotisme. Kaliayev, lui, se cramponne à sa dignité humaine et à sa conception de l'honneur : <span style="font-style:italic">&quot;(…) tuer des enfants est contraire à l'honneur&quot;</span>.       <br />
              <br />
       Dora prône un ordre moral et défend une révolution par amour de la vie : <span style="font-style:italic">&quot;Mais la mort des neveux du grand-duc n'empêchera aucun enfant de mourir de faim. Même dans la destruction, il y a un ordre, il y a des limites&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Le discours de Camus (1913-1960) nuance les pensées de chacun, scrute les failles, les exaltations, les contradictions et les doutes. Maxime d'Aboville signe ici l'adaptation et la mise en scène. Il a resserré le texte de Camus à l'extrême et réduit la distribution à quatre interprètes. Le spectacle dure 1 h 15 au lieu des 2 h, voire des 2 h 20, attendues. Et c'est pour le mieux. Ici, point d'abondance de paroles, de répétitions ou de verbiage amoureux entre Kaliayev et Dora. Le texte en ressort plus fort, plus puissant.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96576533-67329185.jpg?v=1758632002" alt="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" title="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" />
     </div>
     <div>
      Pour la mise en scène, Maxime d'Aboville a pris le parti du statisme. Les personnages sont figés dans l'attente, dans la peur, dans l'angoisse. Point d'agitation inutile, de mouvements superflus. Tout comme le texte, les déplacements vont à l'essentiel, dans un raidissement de rigueur. La fièvre est palpable, la situation de péril imminent, glaçante. Cette tension sourde est amplifiée par la création sonore de Jason Del Campo qui rend les silences encore plus lourds, les ruptures, plus nettes.       <br />
              <br />
       Les quatre comédiens, tous excellents, se partagent les sept rôles de la distribution : Marie Wauquier, Dora et la grande-duchesse ; Arthur Cachia, Stepan et le directeur du département de police Skouratov ; Étienne Ménard, Annenkov et le détenu Foka ; et Oscar Voisin, Kaliayev.       <br />
              <br />
       Dans un jeu sobre et incarné, ils font tous preuve d'une grande justesse. Marie Wauquier, stoïque et fragile à la fois, incarne une Dora tiraillée entre son engagement et son désir de vivre. Arthur Cachia campe un Stepan proche du fanatisme, refusant toute concession et toute faiblesse, prêt à mener la révolution jusqu'au bout. Oscar Voisin figure un Kaliayev sensible et courageux, un poète exalté, bousculé dans ses sentiments et dans sa foi en la révolution. Étienne Ménard, en chef de parti, affiche une autorité calme et raisonnée.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96576533-67329186.jpg?v=1758632030" alt="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" title="•Off 2026• Avec "Les Justes", Camus questionne la légitimation du crime à des fins politiques" />
     </div>
     <div>
      La scénographie conçue par Charles Templon répond, elle aussi, à ce désir de sobriété : un espace dépouillé aux murs gris avec, en fond de scène, une toile peinte par Marguerite Danguy des Déserts, déjà utilisée par Maxime d'Aboville dans son seul-en-scène &quot;Je ne suis pas Michel Bouquet&quot; (2019). Un clin d'œil à Michel Bouquet qui fut l'interprète de Stepan, aux côtés de Maria Casarès et de Serge Reggiani, lors de la création de la pièce en 1949 au Théâtre Hébertot. Et, pour tout décor, une chaise. Dans ce cadre minimaliste, seuls importent les voix et les corps. La parole du prix Nobel de littérature n'en est que plus puissante.       <br />
              <br />
       Et c'est sans doute la phrase que lance le directeur du département de police Skouratov à Kaliayev qui résume le mieux la pensée de l'auteur : <span style="font-style:italic">&quot;Pourquoi, en ce cas, avez-vous épargné la grande-duchesse et ses neveux ? (…) Je vais vous dire pourquoi. Une idée peut tuer un grand-duc, mais elle arrive difficilement à tuer des enfants. Voilà ce que vous avez découvert. Alors, une question se pose : si l'idée n'arrive pas à tuer les enfants, mérite-t-elle qu'on tue un grand-duc ?&quot;</span>       <br />
              <br />
       La pensée de Camus résonne aujourd'hui avec toujours autant d'acuité, alors que, dans plusieurs parties du monde, l'absolu idéologique prime sur toute considération humaine. Un spectacle salutaire !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les Justes"</b></div>
     <div>
      Texte : Albert Camus.       <br />
       Adaptation et mise en scène : Maxime d'Aboville.       <br />
       Avec : Arthur Cachia, Étienne Ménard, Oscar Voisin et Marie Wauquier.       <br />
       Scénographie et costumes : Charles Templon, assisté de Pixie Martin.       <br />
       Lumières : Alireza Kishipour.        <br />
       Création sonore : Jason Del Campo.       <br />
       Toile peinte : Marguerite Danguy Des Déserts.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 13 h. Relâche le mercredi.       <br />
       Théâtre des Gémeaux, Salle du Dôme, 10, rue du Vieux Sextier, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 88 60 72 20.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0700/fChoixSeanceWidget.aspx?idstructure=0700&EventId=81&request=QcE+w0WHSuDuCZkki2yATaAg5JfRtHo3H4cZag+6wo+9VpWAP/nBkf+kYg2TBFTL" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatredesgemeaux.com/" target="_blank">>> theatredesgemeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/96576533-67329186.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Avec-Les-Justes--Camus-questionne-la-legitimation-du-crime-a-des-fins-politiques_a4558.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-96562463</guid>
   <title>•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud </title>
   <pubDate>Fri, 15 May 2026 07:35:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Avignon 2026]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Sommairement, c'est l'histoire d'un homme, un rocker, qui revient sur scène après dix ans d'absence. Plus il en parle de cette absence, moins il chante, mais plus on est embarqué dans sa vie, au parcours intranquille et largement sinueux. Et on oublie qu'on est venu assister à un concert ! Pourtant, Sabine, sa régisseuse "son" à ses côtés, sur le plateau, est là pour l'épauler. Elle fait ce qu'elle peut pour comprendre Delmastro et saisir au vol ses improvisations imprévues.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319455.jpg?v=1778783837" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Là, vous n'avez pas vu, mais pendant que je parlais, je pensais en même temps… parce que ça ne se voit pas quand je pense… je fais deux choses à la fois… c'est comme disent les philosophes : &quot;penser suscite souvent l'indifférence générale&quot;… en clair, tout le monde s'en fout quand tu penses&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Ainsi vont les mots des maux d'Alexis Delmastro au fil de ce seul-en-scène aux allures d'ovni extraterrestre, mais tellement ancré dans la réalité. Dans sa réalité à lui, rien qu'à lui, inscrite au creux de longs silences de cinq ans entre chaque création. Parce qu'il en a besoin de ces silences pour continuer à penser en sourdine, même si tout le monde s'en fout, et pour transmettre aussi ! C'est sa recette à lui, une nécessité pour que les choses de l'acte créatif émergent gentiment sur scène, et explosent littéralement, avec brio, comme des pop-corn sucrés.       <br />
              <br />
       Au début du spectacle, dans le noir, des pas résonnent sur la scène, puis un son de guitare et des applaudissements. La lumière apparaît et dévoile une silhouette toute de noir vêtue, perruque décoiffée, noir de jais, blouson en cuir et santiags. Alors, d'une voix grave, l'artiste prend la parole et, en l'espace d'une seconde, un tsunami d'émotions submerge les spectateurs en les enveloppant dans une poésie philosophico-mélancolique de la plus belle teneur.       <br />
              <br />
       Et ce, dès les premiers mots d'Alexis Delmastro, hybrides, morcelés, éparpillés, chantés ou parlés. Peu importe, à vrai dire, car ils sont bien là tous les maux de l'artiste sous ses mots stratosphériquement virevoltants, tantôt aux allures d'un Coluche, d'un Gainsbarre, d'un Stéphane De Groodt ou encore d'un Groucho Marx.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319456.jpg?v=1778783869" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Son message si particulier et si abscons à la fois nous captive rapidement, sous couvert d'un humour décalé et d'une scénographie pour le moins déjantée. Là où réside surtout sa performance d'acteur, c'est dans son jeu grandement maîtrisé alors que pourtant tout semble improvisé. Du grand art de comédien !       <br />
              <br />
       Comme il aime à le rappeler, Alexis Delmastro vient de nulle part et de partout à la fois. C'est un elfe, un korrigan qui se dissimule derrière les pendrillons d'un plateau aux côtés d'Édouard Baer, par exemple, ou dans les rues, ou ailleurs, mais qui apprécie quand même la lumière des projecteurs. &quot;Toute la mer du monde&quot; fait partie d'un triptyque dans lequel, à chaque fois il <span style="font-style:italic">&quot;fait de la réalité un théâtre&quot;</span>, avec &quot;Mon toit de monde à moi, c'est toi&quot; et &quot;Tout le monde peut en cacher un autre&quot;.       <br />
              <br />
       Et puis il y a aussi &quot;Tout le monde pleut&quot;, création 2026, où déjà deux représentations ont eu lieu pour un spectacle… pas encore créé ! Le ton est donné au sujet de notre artiste aux allures de clown poétiquement facétieux qui, dans l'écriture, n'est pas sans rappeler les envolées littéraires d'un Henri Michaux, à certains moments. Des titres ô combien poétiques à la frontière, aussi, de l'Oulipo, des Haïkus japonais qui cherchent à saisir un instant, une sensation, une image du quotidien ou encore des poèmes de Saint-John Perse.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/96562463-67319464.jpg?v=1778783892" alt="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " title="•Off 2026• "Toute la mer du monde" ou Le poète, c'est celui qui dérobe le feu… comme disait Rimbaud " />
     </div>
     <div>
      Dans ce spectacle, Alexis Delmastro revêt des allures de pitre mélancolique et nostalgique, pour le plus grand bonheur des spectateurs. France Cartini, dans le rôle de Sabine, la technicienne son, œuvre en silence et tente tant bien que mal de remettre sur pied ce qui se fracasse sur scène. La complicité des deux artistes est émouvante, bien rodée et très efficace.       <br />
              <br />
       Auteur, compositeur-interprète, Delmastro est un écorché vif qui fait de la réalité et de ses questionnements sa certitude. Celle, peut-être que la vie vaut la peine d'être vécue, que la contemplation du monde est nécessaire, voire indispensable, et que l'amour est le maître du monde.       <br />
              <br />
       Entrez vite au Théâtre l'Albatros, posez-vous sur les ailes d'Alexis pour décoller vers son ailleurs improbable et loufoque, et pour prendre une gigantesque salve d'air qui vous réconciliera avec la Vie et ce qu'il y a tout autour !       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>       <br />
              <br />
       Spectacle vu en avant-première à Paris le 4 mai sur la Péniche &quot;Grande Fontaine&quot;, Quai de l'Oise à Paris.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Toute la mer du monde"</b></div>
     <div>
      Textes : Alexis Delmastro.       <br />
       Guitare et chant : Alexis Delmastro.       <br />
       Musique et figuration : France Cartigny       <br />
       Coach vocal : Muriel Benazeraf.       <br />
       Tout public à partir de 6 ans.       <br />
       Compagnie de l'Autre.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>•Avignon Off 2026•</strong></span>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 3 au 25 juillet 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h 30. Relâche le jeudi.       <br />
       Théâtre l'Albatros, Salle Côte rue, 29, rue des Teinturiers, Avignon.       <br />
       Réservation : 04 90 86 11 33.       <br />
       <a class="link" href="https://www.festivaloffavignon.com/page/comment-reserver" target="_blank">>> Billetterie en ligne</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Off-2026-Toute-la-mer-du-monde-ou-Le-poete-c-est-celui-qui-derobe-le-feu-comme-disait-Rimbaud_a4557.html</link>
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