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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-10-07T10:16:19+02:00</dc:date>
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   <title>"Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie</title>
   <pubDate>Wed, 07 Oct 2026 07:21:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Comment faire pour prendre au sérieux son sujet sans se prendre soi-même au sérieux ? C’est ce que parvient à faire la Très Neuve Compagnie avec ce spectacle Bâtards dont le ton, les mots et le jeu des interprètes sont à la fois vrais, réalistes, contemporains, mais également distanciés, clownesques parfois, et souvent explosifs.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98286084-68512321.jpg?v=1791300204" alt=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" title=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Cela commence comme un échec : la création d’un spectacle bouleversée par le divorce des deux principaux porteurs du projet, l’autrice/comédienne et son compagnon/comédien. Cette pièce, censée parler d’une rencontre amoureuse sur le chemin de Compostelle, va vite dériver vers une autre histoire, une histoire qui semble s’écrire en même temps qu’elle se joue devant nos yeux, l’histoire d’une rupture, mais surtout l’histoire d’un énorme, monstrueux, radical et libérateur cri de révolte.       <br />
              <br />
       Un hurlement viscéral traverse le texte de Louise Dupuis. Le besoin d’expulser à cru la rage et l’impuissance à changer le monde et, dans ce monde, changer principalement les hommes, la norme hétéro et le paternalisme, mais aussi et surtout changer l’adolescent attardé qui sommeille dans tous les mâles, un adolescent qui décide trop souvent à leur place. Discours féministe, oui, mais qui s’inscrit d’abord dans le désir d’évolution pendant toute une partie de la pièce. Bon, cela finit en quelque chose de beaucoup plus radical que je ne dévoilerai pas ici sinon pour dire qu’il s’agit d’un espoir dans le féminisme, d’un rêve idéal bien sûr, mais toute révolution ne commence-t-elle pas par des rêves ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98286084-68512322.jpg?v=1791300221" alt=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" title=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Toute la pièce est un parcours de funambule pour les cinq interprètes qui nous emportent depuis la salle du Théâtre Lepic, jusqu’à Marseille dans un foyer de jeunes travailleurs, en passant par le chemin de Compostelle, y croiser un ours, pour finir dans un avenir possible, possiblement radieux, possiblement vivable. Car Bâtards joue en permanence sur les deux plans : le réel et la fiction (en particulier les rôles de Louise, joué par Louise Dupuis et le rôle de Julien, joué par Julien Storini : le choix des prénoms n’est pas un hasard). Une dynamique qui provoque tantôt le rire, tantôt l’émotion.       <br />
              <br />
       L’autrice, Louise Dupuis, a puisé dans sa vie intime, ses désirs intimes et ses rêves intimes pour écrire ce texte plein de rebondissements. Elle manie avec virtuosité l’autodérision ainsi que les pointes acides qui donnent du piquant à la pièce. De cet ingrédient, les garçons (Julien Storini et Thomas Gourdy) sont bien servis. Le côté immature, vivement mis en lumière ici, leur offre, comme dans la vie, un crédit de sympathie, mais aussi un côté pathétique qui ne leur donne pas le beau rôle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98286084-68512349.jpg?v=1791300303" alt=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" title=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Les femmes échappent aux piques. Lucile Oza dans le rôle d’une résidente du foyer de travailleurs à Marseille donne à son personnage, grâce à sa très belle présence, une lumière douce et vraie. Lise Lomi incarne l’avenir imaginaire de l’humanité : la première femme au monde, née d’une femme et d’une femme. La première-née d’un amour, en fait. Elle clôt avec fougue et dérision le spectacle dans un monologue radical qui éclate comme un immense rire cruel et sans pitié pour le paternalisme. Au centre de cet univers tourmenté, Louise Dupuis est son propre double, son propre reflet, son avatar ironique, un peu clown blanc. Une belle partition qu’elle joue avec une réelle justesse.       <br />
              <br />
       Toute la pièce est rythmée par le jeu et le second degré. On y respire un air de liberté de mots, d’imaginaire et d’insolence qui fait du bien. Une liberté qui ose frôler le trash tout en distillant du rire et qui se permet même, par instant, d’ouvrir une parenthèse où flotte un ballon en forme de licorne, comme le souvenir de l’enfance perdue.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Bâtards"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98286084-68512356.jpg?v=1791300329" alt=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" title=""Bâtards" Une comédie qui mitraille sans pitié, mais avec une bonne d’humour et de fantaisie" />
     </div>
     <div>
      Texte : Louise Dupuis.       <br />
       Mise en scène : Louise Dupuis.       <br />
       Avec : Louise Dupuis, Thomas Gourdy, Lucile Oza, Lise Lomi et Julien Storini.       <br />
       Dramaturgie : Maxime Lévèque.       <br />
       Collaboration artistique : Louise Roch.       <br />
       Création lumières : Victor Inisan.       <br />
       Création sonore : Julien Storini.       <br />
       Scénographie : Louise Dupuis.       <br />
       Collaboration artistique : Ferdinand Barbet.       <br />
       Une production La Très Neuve Compagnie.       <br />
       Tout public à partir de 13 ans.       <br />
       Durée : 1 h 20.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 septembre 2026 au 3 janvier 2027.</span>       <br />
       Dimanche à 19 h.       <br />
       Théâtre Lepic, 1, avenue Junot, Paris 18ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 42 54 15 12.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lepic.mapado.com/event/778417-batards" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://theatrelepic.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelepic.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"</title>
   <pubDate>Tue, 06 Oct 2026 08:16:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Dans la programmation résolument "populaire" (cf. Jean Vilar) consacrée aux Arts s'est incrustée, diamant brillant de mille feux sur le Miroir d'eau, une performance XXL porteuse de valeurs… mais à prendre au sens où l'entendrait "Valeurs actuelles", chantre d'une culture calibrée aux desseins conservateurs. Heureusement, plus tard dans la même journée, on a pu se consoler en partageant des moments essentiels de poésie, antidote réparateur, distillant la douceur de ce qui fait communauté, l'ouverture généreuse sur le monde.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499268.jpg?v=1791217317" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"French cancan géant"</strong></span>…  On avait beau être prévenu du côté bling bling de l'opération – <span style="font-style:italic">"Avec en ligne de mire, établir le record mondial du plus grand nombre d'interprètes pour un french cancan géant, authentifié par le célèbre Guinness World Records"</span> (cf. plaquette) – on est ressorti littéralement sidéré… Non par la magnificence annoncée de cet événement hors norme – organisé, faut-il le rappeler, dans le cadre de la Saison Cabaret initiée en 2025 par Rachida Dati, alors ministre et grande amie de la Culture (de perles) – mais plombé par cette forme d'un autre temps véhiculant à l'insu de son plein gré des valeurs à faire lever des bataillons de féministes, rejoints volontiers par toutes celles et ceux, iels y compris, ne pouvant souffrir de voir le corps humain, celui de la femme essentiellement, ainsi dupliqué, cloné à l'identique et instrumentalisé en objet standardisé de consommation.       <br />
              <br />
       Une Madame Loyale "cancaneuse" avait bien essayé de nous vendre la chose en l'enrobant dans un écrin enrubanné de références historiques… <span style="font-style:italic">"le quadrille du Paris 1830… le Cabaret du Moulin-Rouge où, en 1889, est né le french cancan… danse par laquelle les femmes en levant très haut la jambe se sont affranchies des bonnes mœurs, etc. ".</span> Ces propos, sentant un chouia la naphtaline, deviendront carrément irrespirables lorsqu'elle ajoutera, enthousiaste : <span style="font-style:italic">"Le french cancan, symbole de l'émancipation féminine, a traversé les siècles sans prendre une ride"</span>… Tant d'affirmations loufoques, alignées avec l'entrain qui leur sied, pourraient prêter sérieusement à rire si les enjeux n'étaient pas d'une autre nature. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499276.jpg?v=1791217359" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      En effet, tordre effrontément l'Histoire est déjà le signe d'un point de vue relevant de l'intox – qui, en 1889, pouvait ignorer que ces numéros d'exhibition systémique étaient conçus essentiellement par des hommes, pour le plaisir des hommes ? –, mais transposer ici et maintenant les vertus de ces chorégraphies datées questionne sur le projet assigné à la culture dans le monde actuel… Quelle femme du XXIᵉ siècle pourrait voir dans ces figures stéréotypées le moindre signe de liberté ? Considérer le jeté de jambe généreusement tendue à la verticale ou le fameux montré de la culotte bouffante avec son locataire se trémoussant à l'envi en guise de salut final, comme pièces d'un patrimoine à préserver, en dit long sur les arrière-pensées de la culture populiste et à l'objet-femme qui en constitue l'appât de choix.       <br />
              <br />
       Au moment même où le budget de la culture vient d'être réduit comme &quot;peau de chagrin&quot; (0,7 % du budget global de l'État, au lieu du 1 % précédent) mettant en réel péril la survie de nombreuses institutions culturelles et les arts vivants en général, ce choix démentiellement &quot;coûteux&quot; questionne… ou plus exactement prend tout son sens.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499285.jpg?v=1791217804" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie" et "Poetria"</strong></span>… Deux propositions pour une même soirée poétique accueillies au Glob Théâtre, dont le nom seul résonne comme un écho au théâtre essentiel de Shakespeare. Ici, tout ne sera que volupté, y compris dans les plis d'une détresse transcendée par le désir de vivre… Une invitation au voyage abolissant les frontières, ces faiseuses d'exclusion, pour explorer la Méditerranée, la Mare Nostrum des anciens, non plus prise comme un tombeau liquide ensevelissant les cris des migrants, mais comme une source inépuisable d'énergie vivante.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie"</strong></span> est en effet à entendre comme un prodigieux défi, celui de résister aux massacres systémiques des Gazaouis par la seule force de sa voix de poétesse prise dans les rets israéliens des "crimes de guerre" (expression authentifiée par l'ONU). Dressée comme le roseau de la fable, incarnation de la fragilité résiliente, Hend Jouda va égrener en arabe, sa langue, ses mots envoûtants. Face à un pupitre portant ses feuillets manuscrits, son regard reflète les heurs et malheurs de tout un peuple, le sien, qui même sous les décombres continuent à faire vivre l'espoir.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499442.jpg?v=1791219516" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">&quot;Jour de beauté ô monde… J'ai faim de mon humanité avant que ne me dévore le dernier missile&quot;</span>, le ton d'emblée est donné. Suivra l'évocation des jours de miroirs brisés, des explosions de peur dessinant les contours floutés d'une civilisation humaine en voie de disparition. Surtout, maintenir la tête bien haute pour ne pas être ensevelie sous les gravats, se frayer des nouveaux chemins. Être une femme debout qui, dans son miroir, fait floraison de la débâcle du khôl… <span style="font-style:italic">&quot;Cendrillon a quitté Gaza, ses chaussettes tachées de l'ADN des oubliés. Aucun Prince ne viendra la sauver, tant les vieux contes sont des mensonges inventés pour recouvrir l'ignominie génocidaire. Jusqu'à la nuit qui se demande s'il y aura encore une place pour une nouvelle étoile&quot;…</span>       <br />
              <br />
       Que signifie être poète en temps de guerre ? Une question obsédante, renvoyant au titre auquel l'actualité confère statut d'oxymore. Car au milieu des arbres brûlés, des maisons éventrées et des enfants morts, comment ne pas avoir honte de sourire, de porter des vêtements propres, de disposer d'eau potable… d'être tout simplement encore en vie ? <span style="font-style:italic">&quot;Le désespoir est un pêcheur obstiné, je suis son poisson convoité&quot;</span>, conclut-elle, bien vivante, fragile et forte face à nous public, bouleversé autant qu'elle par ses mots à fleur de peau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499689.jpg?v=1791218635" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poetria"</strong></span> se glisse dans le sillon tracé pour proposer un voyage musical et poétique nous transportant sur les rivages de la Méditerranée. Revisitant les textes des poétesses qui y ont vécu, femmes de toutes les époques et de tous les pays, les performeuses musiciennes vont en leur prêtant voix leur redonner vie.       <br />
              <br />
       Au gré des représentations, Clio T, à la voix de soprano exhaussée par son piano acoustique, invite des complices animées par la même fibre sensible. Ensemble, le temps d'une soirée, elles vont improviser un paysage-monde, le même toujours différent. Ce soir, les voix de Waed Bouhassoun et de son oud aux sonorités chaudes, celle inspirée de Lina Bel Aïd et de son violoncelle, et celle envoûtante d'Isabelle Fruleux se mêleront à la sienne pour nous embarquer dans un voyage sonore aux effets hypnotiques rendus encore plus sensibles par de troublants éclairages sculptant l'espace gagné de fumerolles vaporeuses.       <br />
              <br />
       De leur voix parlée-chantée ensorcelante, elles égrèneront les paroles d'une pléiade de femmes poètes. À leur suite, on se retrouvera transporté en Mésopotamie, au Liban, en Sicile, ou encore sur les terres sauvages d'Andalousie pour sentir l'odeur du sol où poussent les palmiers, celle des orangers en fleurs ou se laisser bercer par le bruit incessant de la mer venant s'échouer sur le rivage… Des nappes d'images sonores et poétiques, déployées en chœur et avec la complicité du public, pour faire "entrer la lumière" dans des histoires non épargnées par le tragique qui les traverse.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Spectacles vus le 30 septembre 2026 au Miroir d'eau et au Glob Théâtre de Bordeaux, dans le cadre de la 11ᵉ édition du FAB - Festival international des Arts de Bordeaux métropole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FAB 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499786.jpg?v=1791219410" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"French cancan géant"</strong></span>       <br />
       Création 2026, premières mondiales.       <br />
       Organisé dans le cadre de la "Saison Cabaret", initiée et soutenue par le ministère de la Culture, ce spectacle rassemble les principaux cabarets de la région Nouvelle-Aquitaine : L'Ange Bleu (33), Le Bambino (24), Le Tapis Rouge (87), Le Navy Blue (64), Le Grain de Folie (33), Le Petit Paradis (47), Le Cabaret Gaillard (19), Le Domaine des Chais (17), La Castafiore (17) et 4 écoles de danse.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le mercredi 30 septembre 2026. "Prélude en cabaret" à 15 h et 17 h (durée : 20 minutes) sur La Place de la Bourse et "French cancan géant" à 15 h 30 et 17 h 30 (durée : 5 minutes) sur Le Miroir d'eau. </b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98274294-68499799.jpg?v=1791219477" alt="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" title="FAB 2026 Grand écart périlleux entre la mégalomanie d'un "French cancan géant" et la poésie intimiste de "Gaza Ô ma joie" ou de  "Poetria"" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Gaza Ô ma joie"</strong></span>       <br />
       Hend Jouda - Palestine.       <br />
       Spectacle avec le soutien de l'Institut français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.       <br />
       Spectacle en arabe, surtitré en français.       <br />
       Poèmes extraits de "Gaza ô ma joie", éditions Héros Limite, Genève, 2025.       <br />
       Poétesse et interprète : Hend Jouda.       <br />
       Direction artistique : Henri Jules Julien.       <br />
       Son, lumière : Zouheir Atbane.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 30 septembre 2026 à 20 h au Glob Théâtre de Bordeaux.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       3 avril 2027 : La Manufacture + Salon du livre d'ailleurs, Nancy (54).       <br />
       10 avril 2027 : La Filature, Mulhouse (68).       <br />
       12avril 2027 : Théâtre du Jura, Delémont (28).       <br />
       14 avril 2027 : Mixt + Maison Poésie, Nantes (44).       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Poetria"</strong></span>       <br />
       Cleo T. et invitées - Nouvelle Aquitaine.       <br />
       Spectacle avec le soutien de l'Institut français dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026.       <br />
       Conception, direction, interprétation (piano et voix) : Cleo T.       <br />
       Oud, voix : Waed Bouhassoun.       <br />
       Voix : Isabelle Fruleux.       <br />
       Violoncelle, voix : Lina Bel Aïd.       <br />
       Durée : 1 h.       <br />
              <br />
       Représenté le 30 septembre 2026 à 21 h au Glob Théâtre de Bordeaux.       <br />
              <br />
       <b>FAB - 11ᵉ Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 10 octobre 2026.</span>       <br />
       9, rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">>> fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98274294-68499268.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2026-Grand-ecart-perilleux-entre-la-megalomanie-d-un-French-cancan-geant-et-la-poesie-intimiste-de-Gaza-O-ma-joie-ou_a4675.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe</title>
   <pubDate>Mon, 05 Oct 2026 07:08:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Festivals]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour sa onzième édition, ce Festival – qui, deux semaines durant, va irriguer généreusement (gratuité de plus des deux tiers des spectacles) les territoires de Bordeaux et de sa Métropole – offre aux curieux de passage et aux aficionados fidèles un week-end inaugural de grande intensité. Tramées par "un idéal profondément humaniste" (cf. Sylvie Violan, directrice du FAB), les propositions nous mèneront vers plusieurs chemins de découvertes – "Suivre le fleuve", "Habiter la ville", "S'enforester" – sans omettre les projecteurs résolument braqués sur "La saison Méditerranée 2026".     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68486906.jpg?v=1791112264" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ravel en ville"</strong></span>… Et pour prélude à l'après-midi de ce samedi caniculaire, quoi de plus retentissant qu'une ouverture symphonique assurée par l'ONBA, orchestre de renommée mondiale qui, échappé des ors du théâtre à l'italienne du Grand Théâtre de Bordeaux, interprète "à ciel ouvert" une œuvre à sa mesure… Imaginez les musiciennes et musiciens de l'ONBA, en leurs habits ordinaires (maillot sportif, T-shirt, peignoir…), apparaître en solo ou à plusieurs aux fenêtres entourant la Place du Parlement (anciennement Place du Marché-Royal, puis Place de la Liberté à La Révolution), après qu'en procession leurs instruments (flûte traversière, saxophone, hautbois, cor, cymbale, etc.) fendent la foule massée autour de la Fontaine centrale pour les rejoindre…        <br />
              <br />
       Féérie visuelle bientôt doublée d'une autre sonore, aux effets hypnotiques lorsque la baguette du jeune et souriant chef d'orchestre, du haut de la nacelle de "travaux publics" où il est perché, règle en maître le tempo du Boléro…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68486963.jpg?v=1791113973" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      Rien semble-t-il n'est laissé au hasard dans le choix de l'œuvre mythique, à l'ostinato obsédant, mise ici en scène superbement par &quot;l'agitatrice des espaces publics&quot; qu'est la Compagnie bordelaise de l'Opéra Pagaï… Cyril Jaubert, son directeur passionné (et passionnant) ne se plaît-il pas à confier que <span style="font-style:italic">&quot;Ravel était un homme sincèrement engagé dans une époque troublée et que le Boléro est à entendre comme une métaphore politique… un long crescendo au thème lancinant faisant écho aux discours en boucle des propagandistes politiques annonçant déjà la montée des nationalismes qui aboutiront à la guerre&quot;…</span>       <br />
              <br />
       &quot;Ravel en ville&quot;, une performance musicale théâtralisée artistiquement hors norme, venue à la rencontre du public du FAB dans un lieu porteur de symboles historiques… et résonnant au plus fort de notre actualité.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68486969.jpg?v=1791124528" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Re-Lighthouse"</strong></span>… Autre moment fort de cette inauguration, le vernissage de l'installation monumentale que l'on doit à Shareef Sarhan, présent ce soir aux côtés de Julie Kretzschmar, commissaire générale de la manifestation culturelle "La Saison Méditerranée 2026" dédiée à l'accueil des artistes en exil. Ce phare, baptisé à plus d'un titre "Re-Lighthouse", est chargé d'Histoire…        <br />
              <br />
       En effet, en 2015, l'artiste palestinien avait réalisé, sur la terre de Gaza, un phare ouvert sur la Méditerranée et servant symboliquement de boussole (comme il en était du Phare d'Alexandrie) au désir de paix des Gazaouis. Cette œuvre artistique avait trouvé sa matière – réellement, mais aussi métaphoriquement – dans les ruines de la guerre… laquelle en 2023, sous les chenilles d'un char israélien, la réduisit à néant.       <br />
              <br />
       Loin d'ensevelir dans les décombres le rêve de paix que ce monument tourné vers la Méditerranée représentait, Shareef Sarhan a reconstruit "Lighthouse" (presque) à l'identique avec pour projet d'anéantir les frontières entre les hommes en faisant renaître et voyager son œuvre de ville en ville… Ainsi, après avoir été inauguré en mai dernier où il a éclairé le Mucem de la cité phocéenne, c'est au tour de Bordeaux de bénéficier de la visite "fabuleuse" de ce phare devenu mythique, (re)donnant artistiquement et symboliquement vie à tout un peuple victime des crimes de guerre documentés par l'ONU… avant, rêve absolu, de retrouver Gaza son port d'attache.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488431.jpg?v=1791125531" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Maria en ballon"</strong></span>… Dans le ciel peu à peu gagné par la nuit, une bouffée de poésie mise en scène par la Cie Aérosculpture vient souffler un vent léger aux effets rafraîchissants… Suspendue entre ciel et terre à un gigantesque ballon d'un blanc lumineux connecté au sol par des filins actionnés par trois complices, une acrobate lunaire dessine des arabesques gracieuses projetant au firmament un étrange ballet peuplé de ses apparitions et disparitions furtives.        <br />
              <br />
       Jouant avec le voilage immaculé qui la relie à la sphère aérienne, elle apparaît et disparaît, Pierrot rêveur assis sur son croissant de lune, observant en toute sérénité la foule pressée à ses pieds, avant de jouer l'instant d'après les filles de l'air, s'éclipsant drapée dans le voile dont elle se revêt… De qui est-elle le nom ? Est-ce un être diaphane affranchi des pesanteurs terrestres et s'adonnant à la contemplation des fourmis humaines ? Ou bien est-elle une hallucination aux effets hypnotiques ? Peu importe, pourvu que l'on ait l'ivresse… poétique.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488432.jpg?v=1791127526" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Selam"</strong></span>… "Bonjour"… décliné corporellement et linguistiquement par les quatre danseurs de hip-hop de la Compagnie marocaine Chara nous propulse dans un parcours riche en émotions multiples. Si, dans un premier tableau au pied du majestueux Opéra de Bordeaux, le ton des chorégraphies et des jeux avec les spectateurs "invités dans la danse" est résolument joyeux, progressivement l'intensité dramatique se déplace pour exploser proche du fleuve Garonne.       <br />
              <br />
       Saluer se décline selon les pays de façon différente ; doigts joints, main écartée, main sur le cœur, regard adressé... Accompagnés de leur sourire ravageur, les artistes jouent avec les spectateurs comme s'ils devenaient des amis que l'on honore avant d'entreprendre un périple où chacun est convié – de la rive ou en les rejoignant – à les suivre. Le deuxième tableau les découvre dans d'époustouflantes figures de hip-hop où chacun excelle d'ingéniosité créative.        <br />
              <br />
       Une débauche d'énergie les conduit vers la dernière station, le troisième tableau, tout autant investi, mais de tonalité plus sombre. Dans des scènes "vivantes", comme tournées au ralenti, les quatre danseurs de hip-hop jouent et rejouent le combat pour leur survie des migrants se débattant dans la Méditerranée, immense tombeau trouvant ici sa réplique liquide dans la proximité du fleuve… Fascinant en tous points le parcours initié par la Compagnie Chara dont l'itinéraire proposé est transcendé par une expertise chorégraphique hors du commun.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488559.jpg?v=1791127567" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Domte"</strong></span>… La Cie Nacho Flores ne fait pas dans la dentelle (c'est le moins que l'on puisse avancer) en mettant en jeu un paysan autant rustre que débonnaire, hirsute, crasseux et dépenaillé à l'envi, partant à la recherche d'un équilibre improbable constitué par un amas de billes de bois et de planches à assembler. Flanqué d'un complice musicien activant ingénieusement des percussions de bric et de broc, il va rendre le public complice de ses essais défiant la loi de l'attraction terrestre.       <br />
              <br />
       Bon… on sourit parfois, on grommelle (comme le protagoniste) souvent, on reste finalement un peu dans l'expectative face à une performance "en équilibre instable", hésitant entre le cirque de rue, la farce de tréteaux et le divertissement Puy du Fou "mettant en selle" les damnés de la terre pour en faire des spécimens à exp(l)oser. Pour tout dire, malgré un accueil plutôt favorable du public, on n'a pas été entièrement convaincu de l'intérêt de cette programmation dans ce Festival des Arts.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Tous ces spectacles ont été vus les 26 et 27 septembre 2026 lors du week-end d'ouverture de la 11ᵉ édition du FAB - Festival international des Arts de Bordeaux métropole.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>FAB 2026</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488582.jpg?v=1791127863" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Ravel en ville"</strong></span>       <br />
       Opéra Pagaï et Orchestre National Bordeaux Aquitaine.       <br />
       Création 2026 in situ - premières mondiales en coréalisation avec l'Opéra National de Bordeaux et avec la complicité des commerçants(es) et des habitants(es).       <br />
       Mise en scène Opéra Pagaï : Cyril Jaubert.       <br />
       Direction ONBA : Kyrian Friedenberg.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 26 septembre à 15 h 30, 16 h 30 et 17 h 30, Place du Parlement, Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488587.jpg?v=1791128451" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Re-Lighthouse"</strong></span>       <br />
       Shareef Sarhan, Palestine.       <br />
       Création 2026 - premières françaises.       <br />
       Direction artistique : Shareef Sarhan.       <br />
       Accompagnement artistique : Collectif L'Échelle.       <br />
       Scénographie : les Ateliers Sud Side.       <br />
              <br />
       <b>Vernissage de l'installation le 26 septembre à 19 h 15, en place du 26 septembre au dimanche 11 octobre 2026.</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       Du 15 au 25 octobre 2026 : L'Atelline - Scène conventionnée d'intérêt national, Juvignac (34).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488643.jpg?v=1791129352" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Maria en ballon"</strong></span>       <br />
       Direction artistique : Jean-Pierre David       <br />
       Acrobate aérienne : Manon Murtin       <br />
       Manipulateurs : Grégoire Pénicaud, Laurent Grosman, Cyprien Donnet       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté le 26 à 20 h et 22 h et le 27 septembre à 14 h 30, 16 h 30 et 18 h 30, Quai Richelieu et Miroir d'eau, Bordeaux.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488646.jpg?v=1791129416" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Selam"</strong></span>       <br />
       Compagnie Chara, Maroc, premières françaises.       <br />
       Création, chorégraphie : Yassine Alaoui Ismaili, Friederike Frost.       <br />
       Avec : Houssein Ait Belbaz, Mohamed Bouriri, Mohammed Guechri, Omar Bourich, Othman Oubella, Fatima Zahra El Mamouny.       <br />
       Musique : Abdellah M. Hassak, Massive Attack, hip-hop mixtape.       <br />
       Durée : 30 minutes.       <br />
              <br />
       <b>Représenté à Bordeaux le 26 à 17 h 30 et le 27 septembre à 14 h et 16 h 30, Place de la Comédie ; le 2 octobre à 14 h 30, Place des Capucins ; le 4 octobre à 12 h 30, Place Saint-Michel. À Pessac le 26 septembre, les 1ᵉʳ et 3 octobre ; à Talence le 29 septembre.</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488709.jpg?v=1791131768" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Domte"</strong></span>       <br />
       Cie Nacho Flores, Espagne-Catalogne.       <br />
       Idée originale : Nacho Flores.       <br />
       Mise en scène : Gary Shochat et Nacho Flores.       <br />
       Interprètes : Nacho Flores, Céline Vitrolles ou Roc Sala.       <br />
       Paysage sonore : Roc Sala, Céline Vitrolles.       <br />
       Construction scénographique : Uli Weigel, Jeremias Fanjul Dominguez, Jaume Valls.       <br />
       Costumes : Maite Martín.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
              <br />
       Représenté à Bordeaux les 26, 27 septembre 2026, Place Jean Jaurès et le 1ᵉʳ octobre 2026, Square Paul Antin. À Bruges le 29 septembre ; à Villenave d'Ornon le 30 septembre ; à Mérignac le 2 octobre ; à Saint-Médard les 3 et 4 octobre.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       9 octobre 2026 : Festival international de théâtre, Carballo (Espagne).       <br />
       21 octobre 2026 : Salle du Mûrier, Craon (53).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98261670-68488926.jpg?v=1791132853" alt="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" title="FAB 2026 Des envolées sous la voûte céleste aux ancrages planétaires qui nous parlent d'ici-bas, le FAB persiste et signe" />
     </div>
     <div>
      23 au 25 octobre 2026 : Cirkotober – Festival de cirque, Séville (Espagne).       <br />
       6 novembre 2026 : Montijo (Portugal).       <br />
       14 au 16 novembre 2026 : Santander (Espagne).       <br />
       24 et 25 novembre 2026 : Malaga (Espagne).       <br />
              <br />
       <b>FAB - 11ᵉ Festival International des Arts de Bordeaux Métropole.</b>       <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 26 septembre au 10 octobre 2026.</span>       <br />
       9 rue des Capérans, Bordeaux (33).       <br />
       <a class="link" href="https://fab.festivalbordeaux.com/" target="_blank">&gt;&gt; fab.festivalbordeaux.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98261670-68488926.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/FAB-2026-Des-envolees-sous-la-voute-celeste-aux-ancrages-planetaires-qui-nous-parlent-d-ici-bas-le-FAB-persiste-et_a4674.html</link>
  </item>

  <item>
   <guid isPermaLink="false">tag:https://www.larevueduspectacle.fr,2026:rss-98239240</guid>
   <title>"Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments</title>
   <pubDate>Fri, 02 Oct 2026 08:57:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Une langue poétique et vivante pour d'immuables et violentes passions… Jean-Yves Brignon choisit ici de faire entendre Racine dans toute sa force poétique et au plus près des émotions. Phèdre n'est pas un mythe, mais une femme dévastée par un amour coupable. Elle nous parle aujourd'hui comme il y a 300 ans, car les passions sont aussi humaines qu'intemporelles.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98239240-68466598.jpg?v=1790924979" alt=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" title=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" />
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     <div>
      Après &quot;Andromaque&quot; (1667) qu'il avait mise en scène en 2019, Jean-Yves Brignon revient à Racine avec &quot;Phèdre&quot; (1677) dans une esthétique là encore totalement &quot;brookienne&quot; – rappelons qu'il fut un temps formé auprès de Jean-Paul Denizon, collaborateur de Peter Brook. Point de fioritures pour jouer le grand Shakespeare, nous avait démontré en son temps Peter Brook (1925-2022), avec notamment une version subtilement dépouillée d'&quot;Hamlet&quot; qui fit date. Fidèle à sa théorie de &quot;l'espace vide&quot;, le metteur en scène britannique avait, une fois pour toutes, placé l'être humain au cœur de son théâtre, dans un espace-temps qui concentrait la vie de la manière la plus dense.       <br />
              <br />
       Ce qui vaut pour Shakespeare vaut aussi pour l'auteur de &quot;Britannicus&quot;, confirme Jean-Yves Brignon. Dans une langue racinienne d'une savoureuse clarté, une scénographie minimaliste, et avec en tout et pour tout quatre interprètes, il nous offre ici un spectacle d'une grande fluidité, une &quot;Phèdre&quot; qui fait la part belle à la passion des sentiments.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98239240-68466600.jpg?v=1790924995" alt=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" title=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" />
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      Sur le plateau, quelques costumes en fond de scène, semblables à des silhouettes fantomatiques flottant dans une brume bleutée ; au centre, une immense pierre plate suspendue dans les airs, terrible épée de Damoclès, telle la menace pesant sur chacun des protagonistes de cette tragédie. Une guinde, enroulée sur elle-même et posée à même le sol, viendra compléter le décor. Les interprètes (deux hommes et deux femmes) arrivent de concert et s'immobilisent devant les costumes, face au public. Un temps. Une comédienne s'enveloppe alors d'une étole tandis que l'autre revêt une cape. La première rejoint la salle et s'assoit parmi les spectateurs, un comédien s'éclipse. Ne restent en scène qu'Hippolyte et Théramène, le gouverneur d'Hippolyte, interprété par la deuxième comédienne : <span style="font-style:italic">&quot;Le dessein en est pris, je pars, cher Théramène,/Et quitte le séjour de l'aimable Trézène./Dans le doute mortel dont je suis agité,/Je commence à rougir de mon oisiveté./Depuis plus de six mois éloigné de mon père,/J'ignore le destin d'une tête si chère…&quot;</span>       <br />
              <br />
       D'emblée, la convention est établie : la scène est une aire de jeu et les comédiens et comédiennes peuvent interpréter plusieurs rôles, indépendamment du genre. De légers signes distinctifs (des cheveux défaits ou attachés, une étole nouée autour de la taille, une autre autour des épaules…), avec changements opérés à vue, aident à la transformation. Cette convention instaure de facto une complicité avec le public, et permet une rapidité de jeu en limitant les entrées et sorties des comédiens. Ici, aucun temps mort.       <br />
              <br />
       Rappelons en quelques mots le sujet de la pièce. Phèdre éprouve une passion coupable pour son beau-fils Hippolyte. Alors que son époux, Thésée, roi d'Athènes, est annoncé pour mort, elle se laisse aller à avouer ses sentiments au jeune homme (&quot;La veuve de Thésée ose aimer Hippolyte&quot;). Mais Hippolyte la rejette. Il aime ailleurs. L'objet de son amour est Aricie, une princesse déchue, dont il est aimé en retour. C'est alors que Thésée réapparaît. De peur d'être dévoilée, Phèdre, poussée au mensonge par sa confidente Œnone, accuse alors Hippolyte d'avoir voulu lui faire violence. Thésée maudit son fils et appelle sur lui la colère de Neptune…       <br />
              <br />
       Cette tragédie du désir et de la faute est la dernière tragédie profane de Racine. Si elle demeure l'une des œuvres les plus bouleversantes du répertoire, c'est qu'elle nous parle de notre propre fragilité, aujourd'hui encore. <span style="font-style:italic">&quot;Phèdre&quot; demeure une œuvre profondément contemporaine. Je ne crois pas que les chefs-d'œuvre survivent grâce au respect qu'on leur porte. Ils traversent les siècles parce qu'ils continuent de poser les mêmes questions aux êtres humains&quot;,</span> confie le metteur en scène.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98239240-68466607.jpg?v=1790925036" alt=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" title=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" />
     </div>
     <div>
      Pour interpréter cette femme en lutte avec elle-même, ravagée par une passion qu'elle réprouve, qui se débat avec ses contradictions jusqu'à frôler la folie, il faut une comédienne d'une certaine trempe. Suzanne Legrand est de cette trempe-là. La comédienne, qu'on a déjà pu admirer dans &quot;Andromaque&quot; ou dans d'autres registres fort divers (irrésistible Madame Martin dans la très absurde &quot;Cantatrice chauve&quot; d'Ionesco ou &quot;Fille d'Ipanema&quot; aux folles origines brésiliennes dans un spectacle musical autobiographique), s'avère tout simplement magistrale ! Dans un jeu très incarné et tout en ruptures, sans abjurer la beauté du verbe racinien, elle offre une large palette d'émotions. Sensuelle, presque bestiale dans sa souffrance, elle se montre d'une vérité déconcertante. Sa scène d'aveu à Hippolyte est sublime. Et son &quot;je m'égare&quot; nous laisserait quasiment échapper un éclat de rire.       <br />
              <br />
       Les autres comédiens ne déméritent pas, bien au contraire : Amine Chaïb dans le rôle d'Hippolyte, cœur pur et noble, Charles Tesnière dans celui de Thésée, archétype du héros grec sans grande finesse psychologique (Christopher Nolan l'a encore montré récemment dans son film &quot;L'Odyssée&quot;) et Nina Cruveiller dans ceux d'Œnone, Aricie, Théramène et Panope. Mention spéciale pour la scène entre Hippolyte et Aricie, à l'Acte V, pleine de sensualité et de tendresse, et le très beau récit final de Théramène.       <br />
              <br />
       Saluons la simplicité et l'efficacité des costumes. Phèdre, dans une longue robe noire soyeuse à fines bretelles, jouant de son étole de tulle couleur champagne, assortie à sa blondeur, est d'une grande beauté, magnifiée par les lumières de Vincent Lemoine. Saluons aussi la composition musicale d'Amandine Olexa, dont la clarinette ponctue l'action de ses notes légères et chaudes. De la belle ouvrage !       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Phèdre"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98239240-68466731.jpg?v=1790925855" alt=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" title=""Phèdre" Dans un esprit très "brookien", la mise en scène épurée de Jean-Yves Brignon fait la part belle aux vers et aux sentiments" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Racine.       <br />
       Mise en scène : Jean-Yves Brignon.       <br />
       Avec : Amine Chaïb, Nina Cruveiller, Suzanne Legrand, Charles Tesnière.       <br />
       Scénographie : Jean-Yves Brignon.       <br />
       Décor : Sevil Gregory.       <br />
       Lumières : Vincent Lemoine.       <br />
       Costumes : Judith Cohen de Lara, assistée de Louisa Morault.       <br />
       Musique : Amandine Olexa.       <br />
       Production : À visage découvert.       <br />
       À partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 50.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 28 septembre 2026 au 12 avril 2027.</span>       <br />
       Lundi à 21 h.       <br />
       Théâtre Lucas-Paumier, 15, rue du Retrait, Paris 20ᵉ, 01 87 44 61 11.        <br />
       Téléphone : 01 87 44 61 11.       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrelucas-paumier.fr/phedre" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.theatrelucas-paumier.fr/" target="_blank">&gt;&gt; theatrelucas-paumier.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98239240-68466598.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Phedre-Dans-un-esprit-tres-brookien--la-mise-en-scene-epuree-de-Jean-Yves-Brignon-fait-la-part-belle-aux-vers-et-aux_a4673.html</link>
  </item>

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   <title>"Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère</title>
   <pubDate>Thu, 01 Oct 2026 07:55:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Il était une fois bien longtemps, des années, des dizaines d'années après les événements, il était une fois Jeanne, au pied du cercueil de sa mère, Jeanne arrivée trop tard pour pouvoir une dernière fois échanger avec sa mère, échanger et enfin, après ces décennies qui ont été sa vie de femme, enfin pouvoir dire, pouvoir faire comprendre à cette mère le mal, le mal qui a détruit son être depuis l'enfance.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441141.jpg?v=1766392453" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Il est trop tard pour que cette mère entende enfin ce mal qu'elle a toujours refusé de considérer comme tel. Et pourtant, ce n'est pas une parole vaine que Jeanne va expulser d'elle-même face à ce cercueil, face à ces souvenirs, face à ces peurs jamais éteintes. C'est une parole éclairante qui va révéler une vérité dont elle ne va prendre conscience que lors de ce dialogue avec cette morte, cette absence.       <br />
              <br />
       De dialogue, elle n'en eut jamais avec cette mère qui refusa l'abus sexuel, le viol, les viols que sa fille a subis dans son plus jeune âge, viols commis par l'homme aimé, l'amant de cette mère aveuglée par l'amour, un amour qui rend sourd aux révélations de sa petite fille, un amour qui va presque jusqu'à justifier le crime pervers de cet homme.       <br />
              <br />
       À petites touches. Mot après mot. Silence après silence. Corine Bastat dévoile pas à pas l'histoire de Jeanne, au corps et à l'âme blessés, et au cœur écartelé entre l'affection pour cette mère et la colère, l'incompréhension et le dégoût pour cette même mère qui n'a jamais su la défendre, qui n'a même jamais essayé, qui n'a fait que se protéger par le déni
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441142.jpg?v=1766392521" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Lâche, peut-être, peut-être pire que lâche, elle s'en rend compte mots après mots, pire, car cette mère consciente des viols, au courant de tout, s'arrange pour justifier ces actes, les actes du violeur, du pédophile.       <br />
              <br />
       Le texte de Lucile Bertin est d'une délicatesse extrême. Elle parvient à faire ressentir la faille vertigineuse au-dessus de laquelle son personnage se trouve sans cesse. Jeanne est tour à tour étonnamment douceur et tendresse pour sa mère, une tendresse que ce silence autour de ses blessures déchire par instants, brefs, puissants, à filer le frisson. Ce texte, les silences le fragmentent, comme les basses profondes rythment de façon entêtante certaines musiques lancinantes.       <br />
              <br />
       C'est le silence dont il est question ici : le silence d'une mère, le silence imposé à une enfant victime d'une monstruosité. Ce silence, Corine Bastat l'égraine tout au long de ce spectacle, sans jamais le laisser vide, au contraire, un silence comme on retient sa respiration, comme on s'étouffe, comme on apaise le grondement qui veut exploser et ravager tout.       <br />
              <br />
       Patrick Mons et sa comédienne ont su décrypter le texte de Lucile Bertin avec intelligence, finesse et sensibilité. Sa mise en scène ainsi que sa direction d'actrice sont à la fois simples et précises. Elle fait évoluer la comédienne entre deux univers : le présent représenté par une partie du plateau occupée par un cercueil recouvert d'une toile blanche, le passé dans lequel Jeanne revit quelques scènes avec sa mère, figuré par une table de cuisine et deux chaises.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441143.jpg?v=1766392548" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Les évolutions et les passages d'un espace à l'autre se font avec souplesse, sans heurts, permettant au texte de couler comme une rivière que rien n'entrave.       <br />
              <br />
       Corine Bastat crée une Jeanne complexe et fascinante. Par sa voix, ses attitudes, ses gestes, sa tendresse et ses éclats, elle lui offre un éventail de couleurs vaste et son talent fait vibrer toutes les émotions cachées dans le texte sans jamais se risquer au pathétique. Au contraire.       <br />
              <br />
       Mère Morte procure de magnifiques émotions, fortes et contradictoires, et l'évocation de Jeanne, sa force de vie, son entêtement à résister à l'humiliation, son combat restent longtemps gravés au cœur.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Mère Morte"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/98220411-68441144.jpg?v=1766392580" alt=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" title=""Mère Morte" explore avec délicatesse et intensité les blessures inguérissables du viol d'enfant et du déni de mère" />
     </div>
     <div>
      Texte : Lucile Bertin.       <br />
       Mise en scène : Patrick Mons        <br />
       Avec : Corinne Bastat.       <br />
       Violoncelle : Livia Stanese.       <br />
       Enregistrement : Jean-François Viguié.       <br />
       Cie La Lune et l'Océan.       <br />
       À partir de 16 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
       Lauréat de l'aide à la création Artcena.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 14 au 17 octobre 2026.</span>       <br />
       Tous les jours à 20 h.       <br />
       Le 100ecs, 100, rue de Charenton, Paris 12ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 46 28 80 94.       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr/programmation/saison-2026-2027/theatre-mere-morte/" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://100ecs.fr" target="_blank">&gt;&gt; 100ecs.fr</a>       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Le 100 ECS, Établissement Culturel Solidaire (Société Coopérative d’Intérêt Collectif ou SCIC), est la première fabrique de culture à Paris, fondée en 2008 par Frédéric de Beauvoir. C'est un laboratoire d’idées et d’expérimentations au profit d’une nouvelle forme de coopération culturelle, sociale et solidaire, moteur d’une nouvelle économie collaborative.</span>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/98220411-68441144.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Mere-Morte-explore-avec-delicatesse-et-intensite-les-blessures-inguerissables-du-viol-d-enfant-et-du-deni-de-mere_a4672.html</link>
  </item>

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