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  <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
  <description><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></description>
  <link>https://www.larevueduspectacle.fr/</link>
  <language>fr</language>
  <dc:date>2026-04-04T15:51:21+02:00</dc:date>
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   <title>La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes</title>
   <pubDate>Sat, 04 Apr 2026 11:48:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Safidin Alouache</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[CédéDévédé]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Pour son deuxième album en dix ans, Gabriel Lenoir nous emmène en voyage avec son groupe La Cuivraille, pour nous faire découvrir, entre autres, le bonheur de la nature, du pépiement des oiseaux, des premières fois et de la valse. Spécialiste des musiques à danser traditionnelles et du répertoire du violon populaire en France, les compositions sont des sources chaudes où bugle, trompette, trombone, saxophone, contrebasse, basse et percussions font danser, de façon souvent festive, les notes et les accords en rythme.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909919.jpg?v=1775296342" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      C'est un son, une ambiance, une atmosphère qui vous prend aux premières notes de &quot;Tournivelle&quot; du groupe &quot;La Cuivraille&quot;, nom bien trouvé, les cuivres emportant la mise. C'est aussi un grand retour du groupe, fondé par Gabriel Lenoir, &quot;violoniste-violoneux&quot; comme il se présente, après leur premier album en 2014. Pour autant, la pause n'est pas de rigueur pour celui-ci, directeur de la Compagnie Les Beaux Jours, avec plus de quinze albums à son actif, il est investi dans de nombreux autres projets transdisciplinaires.       <br />
              <br />
       Le LP nous plonge dans une fête, presque un bal musette avec son orchestre de cuivres. Si ceux-ci avaient une humeur, on dirait d'eux qu'ils rigolent souvent à gorge déployée. Le rythme allant de bout en bout de l'album, avec quelques pauses rythmiques pour &quot;La première danse&quot; et &quot;Le bout du monde&quot;, quand &quot;Question de genre&quot;, nous laisse dans une réflexion doucereuse sur un fait de société, dans un esprit d'ouverture et faisant la part belle aux femmes sans occulter les hommes.       <br />
              <br />
       &quot;Tournivelle&quot;, titre aussi d'une chanson, est composé de 13 titres. Il est festif et joyeux. Les instruments à vent restent maîtres dans une gamme où la voix fait aussi irruption dans certains morceaux qui restent ancrés dans le terroir. Les thèmes abordés sont en effet ceux d'une vie proche de la nature, avec son quotidien où peuvent se disputer les soins à apporter à son jardin dans &quot;Dans mon jardin&quot;, à la timidité dans &quot;La première danse&quot;, chanson-confession où le tempo est doux. Ou dans le traditionnel &quot;Le merle et le maouvis&quot;, une histoire d'amour et de mariage entre deux oiseaux, un merle et un maouvis, plus connu sous le terme &quot;gris mauvis&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909920.jpg?v=1775296418" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      Autres traditionnels, &quot;M'en vais vous dire un bal&quot; est dans le genre comptine avec des paroles qui se répètent comme une bascule du temps à deux voix, ainsi que &quot;Roulon La&quot;, en ligne mélodique, avec la basse de Louis Descamps qui est en appui des percussions de Nicolas Pains et portant tous les deux le chant en refrain, avec les cuivres en accompagnement. L'album est composé d'une majorité de morceaux de musique, quand quelques chansons deviennent une plongée dans un quotidien, loin du bruit de la guerre et des tensions. Et cela finit par une balade, amenée par la trompette, le trombone, le violon dans la valse &quot;Le bout du monde&quot;.       <br />
              <br />
       Le violon est entraînant, presque enivrant, parfois en ligne mélodique dans &quot;Seanhamac tube station&quot; avec une trompette en lead. Dans la chanson &quot;Tournivelle&quot;, la basse et la batterie battent la mesure, le violon attaquant le rythme avec la douceur de sa gravité cuivrée, quand, entre autres, le bugle est en appui.       <br />
              <br />
       La conception musicale est riche, rendant maître des instruments souvent aux arrière-gardes. Trompette, bugle, saxophone, contrebasse, trombone et basse composent les titres où tout est en mouvement. Nous sommes sur des tonalités chaudes, parfois graves, les cuivres, apportant un son à la fois enrobant, doux, entre autres, avec le bugle, et grave avec le trombone et la contrebasse, ou plus vif avec la trompette.       <br />
              <br />
       L'album est un plaisir pour les oreilles et un véritable bol d'air rafraîchissant. Quel que soit son style de musique, tout un chacun peut y trouver une gaieté, un allant dans &quot;Tournivelle&quot; qui nous emmène avec bonheur dans un arc-en-ciel de notes et de rythmes.       <br />
       <b>◙ Safidin Alouache</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95828963-66909922.jpg?v=1775296436" alt="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" title="La Cuivraille "Tournivelle" Entre cuivres et or, un arc-en-ciel de notes et de rythmes" />
     </div>
     <div>
      <b>● La Cuivraille &quot;Tournivelle&quot;.</b>       <br />
       Label : Les Beaux Jours.       <br />
       Distribution : InOuïe Distribution.       <br />
       Sorti le 21 novembre 2025.       <br />
              <br />
       Gabriel Lenoir : compositions, violon, chant ;       <br />
       Maké Knockaert : trompette, bugle, chant ;       <br />
       Florian Laihem : saxophone alto, chant ;       <br />
       Constant Sajaloli : trombone, chant ;       <br />
       Louis Descamps : basse, contrebasse, chant ;       <br />
       Nicolas Painset : percussions, chant ;       <br />
       Prune Lacante : violon (Le Bout du monde) ;       <br />
       Conception graphique : Studio Corpus.       <br />
              <br />
       <b>Tournée</b>       <br />
       18 avril 2026 : Espace des Saules, Coulanges-lès-Nevers (58).       <br />
       6 juin 2026 : Salle des Fêtes de Fives, Lille (59).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
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   <title>"Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne</title>
   <pubDate>Fri, 03 Apr 2026 10:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Isabelle Fauvel</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les chevaliers de la Table Ronde et la Quête du Graal fascinent toujours autant de nos jours, même les clowns. Édith Proust, pensionnaire de la Comédie-Française, s'empare de la légende arthurienne et sonde notre quête d'héroïsme à travers l'imaginaire d'un duo de clowns, Georges et Alain, qu'elle forme avec le sociétaire Alain Lenglet. Un spectacle singulier, foutraque et réjouissant.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890170.jpg?v=1775119573" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Les héros ne dorment jamais et les chevaliers de la Table Ronde continuent de nous faire rêver. Arthur, Lancelot, Gauvain, Yvain, Perceval, Tristan, Galaad… À leur évocation, notre imaginaire s'emballe. Dans les premiers récits arthuriens, Arthur se montre un roi guerrier et fédérateur qui réussit à unir un royaume allant de l'île de Bretagne jusqu'aux terres scandinaves. Par la suite, son règne connaît douze années de paix et sa cour, un grand prestige. Les chevaliers viennent de toutes parts s'y faire adouber.       <br />
              <br />
       Un idéal arthurien se met en place, utopique, que l'on retrouve chez Chrétien de Troyes (1130-1190) et les continuateurs. Dans son château de Camelot, Arthur réunit autour de la Table Ronde les meilleurs chevaliers du royaume. La Table abolit toute préséance et favorise l'égalité. Sur chaque siège, apparaît, sous forme d'inscription, le nom de celui qui y prend place, preuve que Dieu agrée et bénit cette compagnie. La forme ronde de la Table est clairement explicitée comme représentation symbolique du monde. Les chevaliers qui y siègent sont fidèles à un idéal chevaleresque : ils épaulent leur roi dans les batailles, tuent monstres et païens, jurent un amour éternel à leur dame et sont liés à jamais par une affection sans faille. Mais seul le plus pur d'entre eux sera digne d'accomplir la quête du Graal…
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890171.jpg?v=1775119608" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Sur la scène du Petit Saint-Martin, un &quot;petit îlot paradisiaque de 4,5 mètres sur 4,5 mètres&quot; immaculé, cerclé de terre, avec un magnétophone à bandes posé au sol et… quelques escargots en vadrouille. Un chevalier, en armure des pieds jusqu'à la tête, apparaît. Encombré par sa carapace de métal, sa démarche est brinquebalante. Une voix (celle reconnaissable entre toutes de Denis Podalydès) sort du magnétophone : <span style="font-style:italic">&quot;Perceval ou le Conte du Graal. Contre ces forces du Mal se dressa une force nouvelle faite de courtoisie, d'humanité, de noblesse : la chevalerie. Le monde va mal, le chaos succède au chaos, les guerres de succession et d'invasion ne cessent de frapper…&quot;</span>       <br />
              <br />
       Un deuxième chevalier, identique au premier, fait son apparition dans une musique grandiloquente, tout auréolé de lumière. La voix poursuit : <span style="font-style:italic">&quot;Mais, miracle de la vie, c'est dans la boue pestilentielle, comme dans le premier marais du monde, que fourmille la vie et que parfois naît la plus belle forme de vie sur terre : l'homme, l'homme nouveau, celui qui illumine les hommes comme chaque nouveau soleil se donne et s'offre à la terre et chasse les maux.&quot;</span> Le chevalier se présente ainsi dans toute sa splendeur, tel le héros que chacun attendait.       <br />
              <br />
       Alors que du magnétophone nous parvient l'histoire de Perceval, le duo oscille entre une réinterprétation maladroite des aventures du chevalier à la candeur légendaire – sans cheval, ni tournoi – et un quotidien de héros arthuriens. Ils lisent le journal, mettent la table, jouent au ballon, s'embrassent du bout du heaume et communiquent au moyen de phylactères (NDLR, ces bandes de parchemin aux extrémités enroulées sur lesquelles sont inscrites les paroles prononcées par les personnages d'une œuvre d'art au Moyen Âge). Tout ceci est aussi plaisant que décousu.       <br />
              <br />
       Tandis que nos deux clowns jouent gauchement à Perceval et à Blanchefleur, nous écoutons avec intérêt Denis Podalydès nous conter l'histoire de Perceval. Fidèlement inspiré du roman de Chrétien de Troyes &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot;, et enrichi de celui de son contemporain Geoffroy de Monmouth &quot;Histoire des Rois de Bretagne&quot;, le récit nous (re)plonge avec délectation dans la légende arthurienne.       <br />
              <br />
       Un petit rappel ici s'impose afin de rafraîchir nos mémoires. Si Perceval est cité parmi les chevaliers d'Arthur dès &quot;Érec et Énide&quot; (1160), le premier roman arthurien de Chrétien de Troyes, il faut attendre le dernier, &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot;, rédigé une vingtaine d'années plus tard, pour découvrir réellement l'histoire de ce chevalier, son aventure spirituelle et sa Quête du Graal. Car c'est aussi dans ce roman, où une dimension mystique s'ajoute à l'aventure chevaleresque, qu'apparaît pour la première fois le Graal.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890181.jpg?v=1775119635" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Mais qui est Perceval ? Dernier fils de Pellinore de Listenois, roi du Pays de Galles, Perceval a été tenu à distance de la chevalerie par sa mère, après que son père et ses frères aient trouvé la mort dans une bataille. Élevé dans la forêt galloise, dans la plus grande solitude, il ne connaît ni les codes, ni les mœurs qui régissent les relations humaines. Croisant un jour sur sa route des chevaliers du roi Arthur, il les prend pour des dieux et n'a plus qu'une idée en tête : devenir chevalier. S'il se démarque des autres chevaliers de la Table Ronde par sa candeur et sa balourdise, on lui devine très vite un destin exceptionnel.       <br />
              <br />
       Prédestiné à la Quête, Perceval croise, tout comme Lancelot avant lui, la route du Graal. En ne posant pas les questions requises, lui aussi laisse passer le Graal. Son maître en chevalerie lui ayant enseigné qu'un chevalier doit savoir se taire, il garde le silence lors du passage, chez le riche Roi Pêcheur, du mystérieux cortège mené par une jeune fille portant un Graal orné de pierres précieuses. Un silence lourd de conséquences funestes…       <br />
              <br />
       Mais &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot; est resté inachevé du fait de la mort de son auteur, et la bobine du magnétophone finit par dérailler et se bloquer. Les deux acteurs se débarrassent alors de leur armure et, sortant également de leur mutisme, brisent le quatrième mur pour tenter de terminer le spectacle vaille que vaille.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890188.jpg?v=1775119666" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Le changement d'univers est total ! Nous avons alors affaire à un véritable numéro de clowns. Car, avant d'intégrer la Troupe de la Comédie-Française en 2024, Édith Proust a mené, en parallèle de son parcours de comédienne, un travail autour du clown. Le sien s'appelle Georges, comme Sand et Brassens. Personnage indomptable à la voix qui déraille, passant sans transition des graves aux aigus, Georges parle beaucoup, digresse en permanence, se montre séductrice, voire libidineuse, parfois malaisante, et surtout hilarante.       <br />
              <br />
       Puis, sans raison apparente, nouveau changement, avec nos deux clowns la tête couverte d'un sac en papier se présentant désormais sous les noms de Petite Espérance et Vieille Amertume, une petite fille et son grand-père. Le sens de tout cela ? Mystère…       <br />
              <br />
       Si les trois parties de ce spectacle s'avèrent pour le moins décousues, sans véritable lien apparent, le tout est néanmoins très plaisant. Du récit légendaire porté par le talentueux Denis Podalydès aux facéties de Georges, il est agréable de se laisser embarquer ainsi dans ces différents univers, telles trois histoires distinctes. Inutile de chercher un sens à tout ceci et, comme disait David Lynch, pourquoi s'attendre à ce que l'art ait un sens puisque la vie n'en a pas ?       <br />
       <b>◙ Isabelle Fauvel</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Les héros ne dorment jamais"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95782499-66890194.jpg?v=1775119700" alt=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" title=""Les héros ne dorment jamais" Une plongée clownesque joyeuse et atypique dans l'univers de la chevalerie arthurienne" />
     </div>
     <div>
      Texte : Édith Proust, Laure Grisinger et Justine Bachelet.       <br />
       Librement inspiré de &quot;Perceval ou le Conte du Graal&quot; de Chrétien de Troyes.        <br />
       Mise en scène : Édith Proust.       <br />
       Avec : Alain Lenglet et Édith Proust de la Comédie-Française.        <br />
       Avec les voix de : Denis Podalydès, Christian Gonon de la Comésie-Française et Suzanne Duthu Harlez.       <br />
       Dramaturgie : Laure Grisinger.       <br />
       Scénographie : Hélène Jourdan.       <br />
       Costumes : Colombe Lauriot Prévost.       <br />
       Lumières : Diane Guérin.       <br />
       Son : Vanessa Court.       <br />
       Collaboration artistique : Justine Bachelet.       <br />
       Durée : 1 h 15.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 20 mars au 10 mai 2026.</span>       <br />
       Du mercredi au samedi à 19 h, dimanche à 17 h 30.        <br />
       Comédie-Française Hors les murs - Théâtre du Petit Saint-Martin, 17, rue René Boulanger, Paris 10ᵉ .        <br />
       Téléphone : 01 42 08 00 32.        <br />
       <a class="link" href="https://reserver.comedie-francaise.fr/event/68bb0be006dce3be066e3e25" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://www.portestmartin.com/theatre-du-petit-saint-martin" target="_blank">&gt;&gt; theatre-du-petit-saint-martin</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95782499-66890170.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Les-heros-ne-dorment-jamais-Une-plongee-clownesque-joyeuse-et-atypique-dans-l-univers-de-la-chevalerie-arthurienne_a4520.html</link>
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   <title>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va</title>
   <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 07:49:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Brigitte Corrigou</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   À Troie, quelques heures avant l'arrivée d'Ulysse, le négociateur grec, le débat fait rage. Hélène a été enlevée par Pâris, prince troyen. Hélène, reine de Sparte, c'est la beauté à l'état pur. Si elle n'est pas rendue aux Grecs, ces derniers attaqueront Troie.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875469.jpg?v=1774975955" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      À Troie, il y a deux camps : ceux qui veulent la guerre comme Cassandre et ceux qui cherchent à l'éviter comme Andromaque, la femme d'Hector. Faut-il alors se défendre face à l'agression grecque et déclarer la guerre ? Faut-il l'éviter et, surtout, de quelle manière ? Mais à cause du bellicisme d'un petit nombre et de la passivité d'une majorité silencieuse, <span style="font-style:italic">&quot;la guerre s'enfante d'elle-même&quot;</span>, et ce, malgré celles et ceux qui se battent pour l'empêcher.       <br />
              <br />
       Il est fort probable qu'à l'heure où nous écrivons cet article, des scènes semblables au contexte de notre pièce se déroulent à travers le monde, dans de nombreuses salles de négociations diplomatiques ou autre bureau ovale. Certes, les héros antiques ne s'y trouvent pas. Ulysse, Pâris, Hélène, Hector, Hécube ou encore Troïlus sont de &quot;l'histoire ancienne&quot;.       <br />
              <br />
       Et si, à bien y regarder, seuls les noms avaient changé et que la responsabilité politique, l'illusion de la paix, le pouvoir des mots et de la diplomatie, la critique des nationalismes étaient pourtant toujours à l'ordre du jour ?       <br />
              <br />
       Écrite en 1935, &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot; de Jean Giraudoux est une pièce qui parle des tensions politiques des années trente en Europe, mais qui se présente avant tout comme un avertissement. Avertissement autour du cynisme des politiciens, de la notion de droit et de la montée des dictatures en analysant les mécanismes diplomatiques qui la rendent inévitable. Ainsi, adapter cette pièce incontournable du théâtre français est de bon augure par <span style="font-style:italic">&quot;nos temps qui courent bien dangereusement&quot;</span>.
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875479.jpg?v=1774975980" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
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      C'est le pari qu'a fait Édouard Dossetto, jeune comédien et metteur en scène du collectif &quot;Nuit Orange&quot; au parcours particulier et pour le moins original. Formé au cours Simon, puis au CRR de Paris pour ce qui est de sa sphère artistique, il développe un travail sur le corps à travers la danse contemporaine, et sur les liens entre physique quantique et théâtre… Auparavant, notre artiste a été ingénieur des Ponts, Eaux et Forêts, a obtenu son agrégation de mécanique et a poursuivi un master à l'École Polytechnique avant d'être reçu à Sciences Po en 2015.       <br />
              <br />
       Cursus et parcours pour le moins époustouflants qui ont éveillé en lui un réel désir de recherche, et un goût prononcé pour la pluridisciplinarité. Sans oublier de belles amitiés (sic). Il est probable que des amitiés, il en ait également trouvé au sein du Collectif &quot;Nuit Orange&quot;, une troupe dans laquelle la pluridisciplinarité est le maître-mot, tout comme les notions d'Union et de Force, de Diversité et de Richesse, de Curiosité et de Générosité.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">&quot;L'originalité de ce texte de Giraudoux, c'est qu'il se situe juste avant la guerre autour de laquelle il y a les belliqueux qui veulent les honneurs, les intérêts financiers ou symboliques qu'elle engendre, et les pacifistes qui sont prêts à tout, même au pire. Et puis il y a les autres, aussi, ceux qui ne s'y opposent pas, mais qui, par leur silence, se font complices de l'inéluctable&quot;,</span> précise le metteur en scène.       <br />
              <br />
       Certes, il y a tout cela chez Giraudoux, et bien plus encore ! Mais &quot;Les Orangers&quot; aussi ont du talent et de l'originalité ! Et ce ne sont pas les adaptations de cette célèbre pièce de Giraudoux qui manquent au programme des tentatives théâtrales depuis des années. Ici, c'est un pari largement gagné et nous regrettons beaucoup de n'avoir pas pu amener nos élèves assister à cette remarquable adaptation, moderne, intelligente, et dans un profond respect du texte et de la force de ses arguments.       <br />
              <br />
       La scénographie minimaliste, tout comme la mise en scène sobre, mais efficace, apportent à ce très grand texte de la littérature française un élan vertigineux auquel les jeux des comédiennes et comédiens, intenses et investis participent largement.       <br />
              <br />
       Notons tout de même, au regard de l'intensité du texte d'origine, quelques moments au cours desquels les spectateurs doivent revêtir une grande armure d'écoute, guerrière et soutenue, si tant est qu'ils souhaitent ne pas perdre une miette des enjeux du propos. Mais il en est parfois ainsi du rôle de spectateur, n'est-ce pas !
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     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875483.jpg?v=1774976008" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
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      Ce n'est pas tant l'adaptation de la pièce qui en est la cause unique, ni la mise en scène, ni le jeu des comédiens et comédiennes… Disons que c'est un tout. Car &quot;La Guerre de Troie n'aura pas lieu&quot;, c'est un texte investi d'une argumentation dramatique plutôt que sur une action mettant en avant une tension réelle entre raison individuelle et fatalité collective.       <br />
              <br />
       Rien de simple que d'adapter sur les planches cette pièce monumentale à la large dimension philosophique dont on ne garde malheureusement qu'un souvenir trop imprécis lors de nos années au lycée. Oser adapter du Théâtre d'idées est déjà grandement méritoire. Celle-ci en est la preuve !       <br />
              <br />
       Le Collectif &quot;Nuit Orange&quot; et Édouard Dessanto l'ont fait avec une grande énergie de laquelle, à certains moments, se dégage une ironie subtile salvatrice, comme la scène du casque bleu de l'ONU, savoureuse et intemporelle. L'énergie des six artistes est palpable et leur complicité évidente. Du moins celle du soir de notre venue. Gageons qu'à chaque représentation, il doit en être ainsi.       <br />
              <br />
       Un bien joli moment de la pièce que celui interprété par Édouard Dossetto dans le rôle d'Hector, lors de l'évocation des morts dans une tirade flamboyante ô combien émouvante. Nous vous invitons à aller découvrir la pièce pour en mesurer sa portée au regard des tumultes actuels. Osons un hommage, ici, à notre soldat français, Arnaud Frion, tué en Irak par un drone.       <br />
              <br />
       Et remémorons-nous ces mots de Giraudoux : <span style="font-style:italic">&quot;Ô vous qui ne nous entendez pas (…), nous sommes les vainqueurs. Cela vous est bien égal, n'est-ce pas ? Vous aussi, vous l'êtes. Mais nous, nous sommes les vainqueurs vivants. C'est ici que commence la différence. C'est ici que j'ai honte.(…). Nous, nous voyons le soleil (…), et ce que j'ai à vous dire aujourd'hui, c'est que la guerre me semble la recette la plus sordide et la plus hypocrite pour égaliser les humains, et je n'admets pas plus la mort comme châtiment ou comme expiation au lâche que comme récompense aux vivants&quot;.</span>       <br />
              <br />
       Depuis vingt-huit siècles, on lit &quot;L'Iliade et l'Odyssée&quot;, prologue de &quot;Troie&quot;. En 1935, Louis Jouvet jouait la pièce au Théâtre de l'Athénée. En 2026, on connaît la guerre, encore. La volonté pacificatrice d'Hector ne suffit pas contre tous les autres acteurs de la guerre et nous sommes nombreux à nous interroger sur le réel pouvoir du chef d'État ukrainien, Volodymyr Zelensky, à œuvrer comme il le fait avec autant de pugnacité depuis des mois et des mois, tel Hector…       <br />
              <br />
       Malgré tout cela, nous vous invitons à aller assister à cette nouvelle adaptation par Edouard Dossetto et &quot;Nuit Orange&quot; afin d'essayer peut-être de comprendre ce qu'est la guerre et à quel point cette dernière n'est jamais que le résultat de facteurs humains amplifiés par l'orgueil, la politique et le discours.       <br />
       <b>◙ Brigitte Corrigou</b>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"La Guerre de Troie n'aura pas lieu"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95748159-66875488.jpg?v=1774976034" alt=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" title=""La Guerre de Troie n'aura pas lieu" Quand les forces vives du théâtre agissent bien brillamment en écho avec notre monde comme il va" />
     </div>
     <div>
      Texte : Jean Giraudoux.       <br />
       Mise en scène: Édouard Dossetto.       <br />
       Avec, en alternance : Tatiana André ou Ghina Daou, Édouard Dossetto ou Gaspard Baumhauer, Leslie Gruel ou Marie Benati, Adam Karotchi ou Guillaune Villiers Moriamé, Madj Mastoura ou Rémi Couturier.       <br />
       Lumières : Raphaël Bertomeu.       <br />
       Son : Martin Benati.       <br />
       Par le Collectif Nuit Orange.       <br />
       Tout public à partir de 12 ans.       <br />
       Durée : 1 h 10.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 12 février au 5 avril 2026.</span>       <br />
       Jeudi au samedi à 19 h et dimanche à 17 h.       <br />
       Studio Hébertot, 78, bis boulevard des Batignolles, Paris 17e.       <br />
       Téléphone : 01 42 93 13 04.       <br />
       <a class="link" href="https://indiv.themisweb.fr/0515/fChoixSeance.aspx?idstructure=0515&amp;EventId=323&amp;request=QcE+w0WHSuALJm1hwt92oTJYdn+tcPhz4FOZQta0hTP5GiSw5WZsgg36FUsIh0a8x38SieWabZ2cp2BVsfugU7lvSgnDDW6dkT2qGfKnk+M=" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://studiohebertot.com/" target="_blank">&gt;&gt; studiohebertot.com</a>       <br />
              <br />
       Le spectacle se jouera au Théâtre des Brunes lors du Festival Off d'Avignon 2026.       <br />
              <br />
       <b> Tournée</b>       <br />
       31 juillet, 1er et 2 août 2026 : Festival Théâtres de Bourbon, Bourbon-l'Archambault (Allier).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95748159-66875469.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/La-Guerre-de-Troie-n-aura-pas-lieu-Quand-les-forces-vives-du-theatre-agissent-bien-brillamment-en-echo-avec-notre-monde_a4519.html</link>
  </item>

  <item>
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   <title>"Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…</title>
   <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 07:41:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Yves Kafka</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Danse]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Avec "Biben", tout en noir et blanc, Hamid Ben Mahi revisite la danse hip hop pour transmettre ce qui (de création en création) lui est "chevillé au cœur", sa passion indéfectible pour l'humain dans tous ses états. Avec "Stuck", chorégraphie explosive haute en couleur, Mounia Massangar (chorégraphe d'Aya Nakamura) projette sur le plateau des corps habités par une révolte incandescente. Deux chorégraphies, deux couleurs différentes, pour faire résonner jusqu'à nous ce que seuls des corps haut-parleurs peuvent transmettre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865351.jpg?v=1774893647" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Biben"</strong></span> introduit dans l'espace clos de ce qui pourrait être une chambre à soi, revisitée version couple fusionnel. Là, un homme et une femme se livrent aux ébats de jeux rituels consentis (peut-être…). Revêtus l'un et l'autre de tenues noires les confondant, ils se lancent dans un ballet, sorte de fuite éperdue, où les corps s'aimantent, se désaimantent au gré des sentiments qui les parcourent.       <br />
              <br />
       Sur une musique répétitive, Hamid Ben Mahi – en fin connaisseur du genre humain – va orchestrer le jeu de leurs rencontres dans des chorégraphies prenantes… "Il" va la manipuler en tous sens, "elle" va se laisser aller, résister, se hisser sur ses épaules, s'éloigner, avant de revenir vers lui et d'être enserrée entre ses bras. Ne faisant plus qu'un, ils esquisseront quelques pas, elle, juchée sur le dessus des pieds de son partenaire, captive de son parcours… Quelques pas (de danse) avant de se disjoindre à nouveau.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865364.jpg?v=1774893773" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      Reliés par le filin qui les accouple, chacun tirant de son côté, elle va éprouver le lien qui les unit en le mettant à l'épreuve de son désir. Quand il voudra la ramener vers lui, elle résistera, chutera au sol. S'enclenchera alors le cycle de la violence, le lien devenant laisse… De haute lutte, elle réussira à s'en libérer décrochant le harnais qui la tenait à sa merci… le laissant lui, démuni, la laisse désormais sans objet pendant de sa main, encerclé dans un halo de lumière l'emprisonnant.       <br />
              <br />
       Quant au jeu des lumières, il éclaire en la redoublant l'Histoire de cette emprise amoureuse… Jeux d'ombres, la chambre à soi du couple fusionnel devenant en un éclair la caverne de Platon lorsque les ombres des protagonistes, éclairés pleine face, se profilent sur la paroi du fond de scène. Projection d'une scène archaïque, une scène de la vie conjugale surgissant de la nuit des temps pour venir s'inviter dans notre présent, comme si se rejouaient sur un plateau de danse contemporaine les sempiternelles dérives du sentiment amoureux et de son corollaire, l'emprise mortifère.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865381.jpg?v=1774893922" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stuck"</strong></span> est à prendre comme un électron libre sur la scène de danse contemporaine, un électron qui ne peut laisser indifférent tant ses vibrations sont irradiantes. Convoquant les ressources de la musique électronique, de la danse waacking plongeant ses racines dans l'impérieuse nécessité de lutter contre toutes oppressions (internes comme externes), mais aussi s'appuyant sur les apports colorés de costumes éclatants, de clins d'œil furtifs au cinéma et autres influences, cinq femmes d'horizons et de corpulences multiples vont se lancer dans des interprétations décoiffantes, démultipliées en tableaux vivants.       <br />
              <br />
       De quoi sont porteuses ces deux femmes que l'on découvre assises sur un banc, comme emmurées en elles-mêmes, le visage dissimulé par un dépliant où se détachent sur fond rouge les lettres STUCK ? Stuck, c'est-à-dire bloqué, coincé, en français… Ce qui reste coincé et les immobilise ces femmes danseuses à l'arrêt, sans pouvoir trouver une "voix" d'issue dans les mots restés bloqués quelque part en elles, surgira plus tard dans des danses furieuses où les corps se feront haut-parleurs. Là, on les surprend frappées de stupeur, la même que celle vécue naguère par Mounia Nassangar victime d'un burn-out aux effets dévastateurs.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865404.jpg?v=1774894234" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      Effondrement originel, mais aussi passage obligé pour pouvoir ensuite rebondir de plus belle, libérées des pressions imposées. Et ce passage à un autre état, comme la transition d'un corps solidifié vers un corps aérien libéré de ses amarres, sera développé dans le plan-séquence suivant… Le tableau vivant où une spectatrice complice montera sur le plateau pour se faire tondre avec application, la même affiche rouge et son inscription en mains. Une scène où la durée de la mutation est respectée en temps réel comme pour souligner le temps nécessaire à la métamorphose. Le crâne complètement rasé, sa chevelure gisant à ses pieds, elle aura devant nous, et en toute liberté, fait &quot;table rase&quot; du passé pour renaître symboliquement.       <br />
              <br />
       Dès lors, accompagnées de grondements et de lumières flamboyantes, les interprètes – une à une ou en chœur, mais toujours impeccables – vont déborder d'une formidable énergie se répandant jusque dans la salle… Corps en tension, corps électrisé par la musique qui le traverse, corps secoué de soubresauts rageurs, corps martelant des pieds le plancher de danse, corps en pause… corps toujours charismatique porteur d'une authenticité palpable.        <br />
              <br />
       Danser est un sport de combat… Mounia Nassangar et ses cinq fabuleuses danseuses nous le rappellent ce soir avec une force communicative si intense que l'on ressort sonné de ces rounds magistralement chorégraphiés.       <br />
       <b>◙ Yves Kafka</b>       <br />
              <br />
       Vu le 18 mars 2026, à la Scène nationale du Carré-Colonnes à Saint-Médard (33).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865406.jpg?v=1774894735" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Biben"</strong></span>       <br />
       Création 2026.       <br />
       Chorégraphie : Hamid Ben Mahi.       <br />
       Avec : Elsa Morineaux et Frédéric Faula.       <br />
       Musique : Manuel Wandji.       <br />
       Lumière : Antoine Auger.       <br />
       Durée : 25 minutes.       <br />
              <br />
       </strong></span><span style="color:#990000;"><strong>"Stuck"</strong></span>       <br />
       Création 2024, dans le cadre de (UNDER)GROUND à Rennes.       <br />
       Chorégraphie : Mounia Nassangar.       <br />
       Avec : Suzanne Degennaro, Serena Freira, Oumrata Konan, Nicole Kufeld, Carla Parcianello       <br />
       Assistante chorégraphique et reprise de rôle : Sofia Staníc.       <br />
       Beatmakeuse : Mac L'Arnaque.       <br />
       Scénographie, lumières : Xavier Lescat.       <br />
       Costume et stylisme : Lydie Tarragon, Mounia Nassangar.       <br />
       Sound designer : Lucie Béguin.       <br />
       Durée : 45 minutes.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95726808-66865595.jpg?v=1774894783" alt=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" title=""Biben" et "Stuck", deux "couleurs" de chorégraphies animées par le même élan, dire ce que les mots ne peuvent…" />
     </div>
     <div>
      <b>&quot;Biben&quot; et &quot;Stuck&quot; ont été représentés les 17 et 18 mars 2026 à la Scène nationale du Carré-Colonnes, Saint-Médard (33).</b>       <br />
              <br />
       <b>Tournée &quot;Stuck&quot;</b>       <br />
       26 mars 2026 : Auditorium, Seynod (74).       <br />
       27 et 28 mars 2026 : SNA MC2, Grenoble (38).       <br />
       <span class="fluo_jaune">2 avril 2026 :</span> Théâtre au Fil de l'eau, Pantin (93).       <br />
       <span class="fluo_jaune">3 avril 2026 :</span> L'orange Bleue, Eaubonne (95).       <br />
       <span class="fluo_jaune">9 et 10 avril 2026 :</span> SNA Points Communs, Cergy (95).       <br />
       21 et 22 avril 2026 : SNA L'Archipel, Perpignan (66).       <br />
       30 avril 2026 : Le Pin Galant, Mérignac (33).       <br />
       26 mai 2026 : L'Avant Seine, Colombes (92).       <br />
       11 et 12 juin 2026 : SNA Espace des Arts, Chalon-sur-Saône (71).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
   ]]>
   </description>
   <photo:imgsrc>https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/95726808-66865351.jpg</photo:imgsrc>
   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Biben-et-Stuck--deux-couleurs-de-choregraphies-animees-par-le-meme-elan-dire-ce-que-les-mots-ne-peuvent_a4518.html</link>
  </item>

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   <title>Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée</title>
   <pubDate>Tue, 31 Mar 2026 07:11:00 +0200</pubDate>
   <dc:language>fr</dc:language>
   <dc:creator>Bruno Fougniès</dc:creator>
   <dc:subject><![CDATA[Théâtre]]></dc:subject>
   <description>
   <![CDATA[
   Les créations de l'art marionnettique font presque toujours preuve d'originalité dans la forme et dans le propos. Elles s'emparent de thèmes que le pur théâtre a abandonnés au profit des sujets à la mode, sujets de société et d'actualité. Peut-être est-ce dû à la pratique même du théâtre de marionnette et du théâtre d'objet qui, par essence, met l'humain en face de l'inanimé qui soudain se met à vivre. Ainsi les doutes, les peurs, les fantaisies qui peuvent définir l'humain sont remis au centre.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865085.jpg?v=1774891089" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
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      C'est le soir de Noël. L'homme assis à sa table en formica devant son assiette en arcopal mange. Un petit sapin en plastique trône à sa gauche. Dans le silence de cette cuisine, le craquement de la biscotte sous les dents alterne avec le glougloutement du vin qui coule dans le verre, de la déglutition, du compresseur du réfrigérateur qui se met en route et toute cette symphonie discrète se mélange au tic-tac de la pendule. Dans le silence, la solitude, tous les bruits ont pris une importance particulière et la conception sonore du spectacle nous transporte immédiatement dans la perception intime du personnage.       <br />
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       Ce personnage, interprété par Santiago Moreno, n'est pas d'une époque très définie. Sa petite moustache, ses cheveux bien gominés, son costume et sa cravate rouge père Noël peuvent le faire exister aussi bien dans les années cinquante qu'à notre époque. Il est relativement intemporel comme tout ce qui l'entoure, tous les éléments du décor qui vont peu à peu prendre vie, intervenir et emporter notre personnage dans un imaginaire magique et musical.
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865086.jpg?v=1774891133" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
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      Ici, les bruits, assemblés comme par coïncidence, vont devenir rythmes, mélodies, musiques. Une goutte d'eau qui tombe soudain du plafond va donner le tempo. Un saladier en métal posé sous cette fuite transforme ce son en volutes, la trotteuse de la pendule se met à cliqueter en rythme et avec un sourire, notre personnage énigmatique entre dans la musique en usant du verre, de la bouteille, de la table comme percussion.       <br />
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       Ceci n'est que le début de ce voyage en imagination où la solitude se peuple de sons, de danses et de magie. Les objets inventés et fabriqués par Delphine Bardot et Santiago Moreno, qu'ils soient statiques ou si bien mécanisés qu'on les croirait autonomes et doués de raison, peuplent tous  le spectacle. Ils sont le support des étapes qui jalonnent cette soirée, interpellent le personnage joué par Santiago Moreno, jouent avec lui, se jouent de lui. La réalité vacille, le temps se tend ou se rétrécit, la partition qui paraît non écrite mène la danse.       <br />
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       Pour ce spectacle, Santiago Moreno semble rendre hommage aux trucs et aux illusions optiques du siècle passé et de plus loin encore, inventés dans les labos photos, dans les cabarets ou dans les foires. Il utilise des mécanismes simples, qui ont fait leur preuve : vitres et jeux de lumières qui diffractent son personnage comme si son esprit et son corps se divisaient en deux, voire en trois, utilisation des Ombres chinoises, créations d'automates, mime… L'utilisation de ces techniques apporte, en plus de la notion d'intemporalité, une part totalement poétique au spectacle, comme cette danse à quatre jambes qui &quot;endiable&quot; le personnage.       <br />
               <br />
       Toute cette machinerie, cette musicalité exigent une précision extraordinaire aussi bien de la part du comédien, en plus de l'interprétation dramatique de son rôle, que du manipulateur, Benoît Dattez, qui agît en invisible pour que la magie opère. Elle opère à fond. Emportés par la folle équipée de ce personnage solitaire inventant pour lui-même un monde fait de sons et de musique, on le suit jusqu'au bout où sa maestria le transforme en homme-orchestre multi-instrumentiste hors du commun.       <br />
              <br />
       &quot;Soledad&quot;, une solitude si bien peuplée qu'elle rend nostalgique d'une époque sans écrans, oreillettes ni flux continus, où l'imaginaire faisait l'affaire pour habiller le silence.       <br />
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       La Compagnie La Mue/tte est artiste associée au Mouffetard - CNMa depuis 2022. Aurélia Ivan est la nouvelle directrice du théâtre depuis le 1ᵉʳ janvier 2026. Elle succède à Isabelle Bertola qui était aux commandes du Mouffetard depuis 2013.       <br />
       <b>◙ Bruno Fougniès</b>
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     <div><b>"Soledad"</b></div>
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      <img src="https://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/95725480-66865090.jpg?v=1774891164" alt="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" title="Dans "Soledad" Santiago Moreno transforme le silence de la solitude en fanfare ensoleillée" />
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      Conception : Santiago Moreno.       <br />
       Mise en scène et coécriture : Delphine Bardot, Santiago Moreno et Benoît Dattez.       <br />
       Interprétation, manipulation et musique : Santiago Moreno.       <br />
       Manipulation et présence magique : Benoît Dattez en alternance avec Marion Träger.       <br />
       Construction : Delphine Bardot et Santiago Moreno.       <br />
       Création lumière : Frédéric Toussaint.       <br />
       Création sonore : Floxel Barbelin et Nicolas Pierre.       <br />
       Environnement sonore : Gabriel Fabing et Santiago Moreno.       <br />
       Composition musicale : Santiago Moreno.       <br />
       Costumes et ombres : Lucie Cunningham.       <br />
       À partir de 8 ans.       <br />
       Durée : 50 minutes.       <br />
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       <span class="fluo_jaune">Du 26 mars au 4 avril 2026.</span>       <br />
       Mardi au vendredi à 20 h, samedi à 18h et dimanche à 17 h.       <br />
       Le Mouffetard - CNMa, 73, rue Mouffetard, Paris 5ᵉ.       <br />
       Téléphone : 01 84 79 44 44.       <br />
       <a class="link" href="https://billetterie-lemouffetard-cnma.mapado.com/event/566518-soledad" target="_blank">&gt;&gt; Billetterie en ligne</a>       <br />
       <a class="link" href="https://lemouffetard.com/" target="_blank">&gt;&gt; lemouffetard.com</a>       <br />
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       <b>Tournée</b>       <br />
       10 avril 2026 : Théâtre Gérard Philippe, Frouard (54).
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   <link>https://www.larevueduspectacle.fr/Dans-Soledad-Santiago-Moreno-transforme-le-silence-de-la-solitude-en-fanfare-ensoleillee_a4517.html</link>
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