La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle

Agenda des spectacles et événements
● Avignon Off 2017 ● "Anaïs, A Dance Opera", par la Compagnie Mixed eMotion Theatrix
Infos pratiques
du Vendredi 7 Juillet 2017 au Dimanche 30 Juillet 2017
Collège de la Salle, 3, place Pasteur
84000 Avignon
Tel : 04 90 83 28 17
Description
"La vie rétrécit ou se développe proportionnellement à son courage."
"Life shrinks or expands in proportion to one's courage." Anaïs Nin.
Création Los Angeles, California - Première en France Avignon 2017


Pièce pour 6 danseurs et chanteuse créée à Los Angeles par la compositrice/librettiste Cindy Shapiro (Cité Internationale des Arts Paris - Résidence d’artiste) et la metteure en scène/chorégraphe Janet Roston (Prix de la chorégraphie "Los Angeles Drama Critics" "Two Ovation Awards"). L’écriture chorégraphique contemporaine foisonnante, puissante, fusionne au libretto captivant d'alt-rock, transe et musique de période.

L'intime et l'exalté, le souffle et la passion. La vie, une histoire d'amour littéraire. De ses premiers carnets intimes au tourbillon du Paris des années trente, du vertige de la constellation Henry Miller jusqu’aux tréfonds de ses dernières heures ; se dénoue une exploration émouvante, avant-gardiste, en détours et nuances qui illumine la vie fascinante d'Anaïs Nin, célèbre écrivain, icône féministe, femme à multiples facettes, multidimensionnelle dont sa propre lumière, même dans l'ignominie posthume, est devenue son propre soleil. Une muse inaliénable, éternelle et toujours renouvelée. Danse-théâtre avec musique et chants.

Le spectacle est présenté en anglais avec des sous-titres français incorporés aux projections créées par Joe LaRue.

Création Los Angeles, California ~ Première en France Avignon 2017.
Signataire de la charte du off.

"Sensuel, irrésistible”, Huffington Post.
"Brillant et audacieux”, Hollywood 360.
"Élégant et unique", Arts Beat LA.
“Un chef-d’œuvre”, Discover Hollywood.


"Anaïs, A Dance Opera"
Danse-théâtre (à partir de 12 ans).
Spectacle conçu et créé par Janet Roston et Cindy Shapiro.
Mise en scène et chorégraphie : Janet Roston.
Musique et paroles : Cindy Shapiro.
Avec : Holly Sedillos, Kate Coleman, Michael Quiett, Ben Bigler, Mathew D’Amico, Jacqueline Hinton, Denise Woods, Daniel Valentine, Tiffany Wolff.
Projection Design : Joe LaRue.
Executive Director : Ryan Bergmann.
Régisseur : Ariel Bennaroch.
Sound Design/Album : Jack Wall.
Photographer : Barry Weiss.
Compagnie Mixed eMotion Theatrix.
Durée : 1 h 20.

Représentation internationale : Karole Irène, AtelierKISM, sireneparis@icloud.com

● Avignon Off 2017 ●
Du 7 au 30 juillet 2017.
Collège de la Salle, Théâtre du Préau,
3, place Pasteur, Avignon.
Tous les jours à 16 h 45 (relâche le lundi).
Réservations : 04 90 83 28 17.
>> collegedelasalle.fr




Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

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À découvrir

Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères

"Trahisons", Le Lucernaire, Paris

Reprise "Trahisons", la pièce de Pinter, est devenu un classique du répertoire contemporain. Un style, un mode de jeu que les élèves des écoles de comédie pratiquent chaque année en cours. Car ici, c'est la manière délicate de jouer ces échanges aux allures banales et quotidiennes qui prime sur le fond. Un théâtre du non-dit, du verbe rare, elliptique, où le sous-texte, le regard, le geste retenu valent autant que ce qui est dit, ce qui est joué.

Comme une horloge bien huilée qui remonte le temps des amours adultères
L'histoire elle-même semble toute convenue : deux amis, l'un éditeur, l'autre agent d'auteur. La femme du premier a une longue liaison avec le second. Avec ce lien d'amitié, ce lien amoureux et ce lien matrimonial se tissent une tapisserie de l'apparence qui dissimule les secrets, un voile fait de sentiments contradictoires.

Pourtant, l'originalité de cette pièce de Pinter tient dans sa construction. L'histoire commence par la fin et va remonter dix années de la vie intime de ces trois personnages. Elle tient également à la sobriété, on pourrait même dire le formalisme des scènes. Ce sont avant toute chose des Anglais de la classe moyenne haute, préoccupés par les apparences, les qu'en-dira-t-on, la politesse.

Une propreté toute javellisée des échanges. Des contacts. Des habitudes. Une organisation pratique des tromperies d'une grande méticulosité, réaliste. Ce sont de ces passions amicales et amoureuses totalement à l'opposée du feu et des flammes des passions latines.

Bruno Fougniès
24/01/2018
Spectacle à la Une

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara

Il n'est jamais aisé de s'approprier et d'interpréter des chansons créées, portées, sublimées par des artistes tels que Barbara. Mais là où beaucoup échouèrent, Lou Casa et son chanteur Marc Casa relèvent le défi avec brio et donne une lecture étonnante, poignante et incroyablement juste de six morceaux choisis de la Dame en noir.

Lou Casa… Une nouvelle résonance, étonnamment actuelle, pour les chansons de Barbara
Lou Casa, c'est deux frères, l'un au chant (Marc), l'autre au piano (Fred) et un bassiste (Julien Aeillon)… issus d'un collectif (à géométrie variable : 3 à 10 membres) qui travaillent sur des créations tant musicales (chansons, musiques improvisées) qu'expérimentales où peuvent s'associer danse, slam, poésie, vidéo, etc. Ici, après différentes productions, dont "Barbara, Quinze ans" en novembre 2012 qui initiera en 2014 le projet "Chansons de Barbara", ils décident de coucher six interprétations sur un CD intitulé "À ce jour" dont on espère que d'autres suivront.

Marc Casa donne une intonation particulière aux mots de Barbara (1), de Brel (2), de Françoise Lo (3) ou de Georges Bérard (4), portant avec élégance une certaine fêlure dans la voix qui amplifie l'émotion exprimée, la fragilité sous-tendue. En même temps, le grain légèrement rugueux donne la force et l'énergie au chant, imprimant la trame musicale soutenue par la basse toute en rythmique associée au piano percussif, notamment dans le sublime "Perlimpinpin" presque guerrier, revendicatif… Le clip est d'ailleurs très révélateur et significatif de l'interprétation choisie, exprimée par Lou Casa. Voix parlée chuchotée, prenant doucement de l'amplitude. Derrière le piano roule les notes en une rivière sautillante mi-tango mi-reggae, appuyant certains mots scandés par Marc Casa.

Gil Chauveau
17/02/2018
Sortie à la Une

"Bluebird", un rêve éveillé… ou plutôt comme l'éveil rêvé d'un autre monde

"Bluebird", en tournée

Noctambules. Insomniaques. Travailleurs aux horaires décalés. Nomades de la nuit. Tous pris en charge par Jimmy le chauffeur de taxi au volant de sa Nissan Blue Bird. Les personnages de "Bluebird" pièce écrite par l'auteur anglais Simon Stephens sont des isolés de Londres.

Des atomes qui surgissent au fil du temps, au défilement des réverbères, au surgissement des ombres, à la fragmentation des halos des devantures et repartent. Comme égrenés sous le poids de lassitude du moment.

Ce chauffeur dont le spectateur suit la tournée nocturne est comme un ange gardien. Toujours à la parade d'un danger éventuel. Le désamorçant avec talent quand il se manifeste. Avec ses petits rituels du café partagé, sa cigarette offerte, sa question posée à l'abrupt. Son silence pesé aussi. Ménageant des instants de presque confiance, propices aux confidences. Autant d'amorces, qui laissent transparaître les petits secrets des uns et des autres et qu'il amasse comme le ferait un écrivain.

Au fur et à mesure des échanges, son propre secret apparaît. Bien plus lourd que ne le laissent entendre les indices donnés à chaque client. Jimmy est toujours sur le qui vive. Jimmy avance dans l'allégement de sa conscience. C'est un secret que le critique ne peut dévoiler car c'est le ressort de la pièce.

Jean Grapin
19/01/2018