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 <title>La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.</title>
 <subtitle><![CDATA[Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et de tous les arts de la scène, pour le grand public comme pour les professionnels, sans frontières !]]></subtitle>
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 <updated>2013-05-19T00:11:25+02:00</updated>
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  <entry>
   <title>"Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée !</title>
   <updated>2013-05-17T16:40:00+02:00</updated>
   <id>http://www.larevueduspectacle.fr/Mozart-et-les-etoiles-Voyageons-dans-le-cosmos-avec-Hubert-Reeves-et-l-Ensemble-Calliopee-_a903.html</id>
   <category term="Concerts &amp; Lyrique" />
   <photo:imgsrc>http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5518399-8231888.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-16T19:24:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Un concert passionnant ouvre la 31e édition du Festival du Val d’Aulnay : un spectacle sonore et visuel, conçu par l’astrophysicien Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée, qui éclaire le lien entre création de l’univers et création musicale.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5518399-8231888.jpg" alt=""Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée !" title=""Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée !" />
     </div>
     <div>
      C’est à un spectacle riche et intelligent que je vous convie. À l’aide de projections d’images du cosmos, assorties d’un programme musical alliant répertoire classique et pages contemporaines - de Bach à Maratka - interprétés par l’Ensemble Calliopée, Hubert Reeves nous invite à nous pencher sur les grands principes qui gouvernent l’univers et la musique. Des théories antiques de Pythagore sur l’Harmonie des Sphères*, qui ont marqué la création poétique et musicale occidentale, jusqu’aux découvertes les plus récentes, les artistes comme l’univers ont créé et créent encore à partir d’éléments simples (notes, couleurs, particules, etc.), organisant la matière selon des principes d’équilibres universels – tel le hasard et la nécessité.         <br />
              <br />
       Cela paraît complexe, mais pas de panique ! Le dialogue entre voix, images et musique imaginé par l’astrophysicien et la directrice artistique de l’Ensemble Calliopée, Karine Lethiec, sur l’analogie entre ces différentes formes de création, se veut un parcours poétique et didactique des plus divertissants. Un récit cosmologique et un concert ludique, donnant leur signification à des images rares de l’univers, ne peut que nous aider à pénétrer les grandes lois de l’univers comme celles de la composition musicale. C’est la vie des étoiles (artistes et astres) qui nous sera contée !
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5518399-8231889.jpg" alt=""Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée !" title=""Mozart et les étoiles"... Voyageons dans le cosmos avec Hubert Reeves et l’Ensemble Calliopée !" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Note : *Lire à ce propos &quot;Le Songe de Scipion&quot; dans &quot;La République&quot; de Cicéron (Éditions &quot;Tel&quot; Gallimard).</span>       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Spectacle le 25 mai 2013 à 20 h 30.</span>       <br />
       <b>&quot;Mozart et les étoiles&quot;.</b>       <br />
       Durée du spectacle : 1 h 20.       <br />
       Festival du Val d'Aulnay, 01 46 83 46 13.       <br />
       Théâtre La Piscine, 254 avenue de la Division Leclerc, Châtenay-Malabry (92).       <br />
              <br />
       <b>Programme musical :</b>       <br />
       J. S. Bach, &quot;Variations Goldberg&quot;, Aria et extraits de variations (1740). Arrangement pour trio à cordes de D. Sitkovetski.       <br />
       W. A. Mozart, &quot;Divertimento&quot; K. 563 pour trio à cordes, Andante et variations (1788).        <br />
       W. A. Mozart (d’après Bach), &quot;Prélude en Fa majeur&quot; KV. 404a pour trio à cordes (1782-1784).       <br />
       L. van Beethoven, &quot;Trio à cordes&quot; n° 9 op. 9, Allegro con spirito (1798).       <br />
       J. Cras, &quot;Trio à cordes&quot;, Allegro (1926).       <br />
       G. Klein, &quot;Trio à cordes&quot;, Finale (1944).       <br />
       H. Dutilleux, &quot;Première Strophe sur le nom de Sacher&quot; pour violoncelle seul (1976).       <br />
       K. Maratka, &quot;Poèmes&quot; pour violon et alto (1994).       <br />
       P. Hersant, &quot;Caprices&quot; pour alto et violoncelle (1994).       <br />
              <br />
       Hubert Reeves, astrophysicien.       <br />
       <b>Ensemble Calliopée :</b>       <br />
       Amaury Coeytaux, violon.       <br />
       Karine Lethiec, alto et direction artistique.       <br />
       Florent Audibert, violoncelle. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
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  </entry>
  <entry>
   <title>16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"</title>
   <updated>2013-05-15T11:58:00+02:00</updated>
   <id>http://www.larevueduspectacle.fr/16-05-au-08-06-2013-Theatre-NoNo-Marseille-Oh-les-beaux-jours_a902.html</id>
   <category term="À l'affiche" />
   <photo:imgsrc>http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5512623-8223529.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-15T11:49:00+02:00</published>
   <author><name>Gil Chauveau</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Nous avions adoré "Les NoNo font leur Cirque" et encore plus "Cabaret NoNo"... Toute la sensualité, l'intensité, l'onirisme, le clownesque et l'univers déjanté/pictural/graphique de Marion Coutris et Serge Noyelle étaient résumés dans ces créations. Aujourd'hui, les fondateurs du Théâtre NoNo présentent un diptyque "Beckett" en créant "Oh les beaux jours" et "En attendant Godot" dans le cadre d'une année qu'ils dédient à l’irlandais de Paris et à l’occasion de Marseille Provence Capitale 2013.     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5512623-8223529.jpg" alt="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" title="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" />
     </div>
     <div>
      Quittant provisoirement leur propre travail de recherche - basé sur un principe d'échange entre plusieurs artistes aux champs d'investigations complémentaires (scénographie, composition musicale, texte, dramaturgie, exploration/recherche de nouveaux univers plastiques et picturaux) -, Serge Noyelle et Marion Coutris ont décidé de se consacrer à l’écriture d’un auteur majeur, Samuel Beckett, avec laquelle ils entretiennent des affinités électives.       <br />
              <br />
       Le projet est conforté par l'invitation faite au Théâtre NoNo d'un théâtre contemporain de Pékin, le Nine Théâtre - dirigé par l’auteur et poète Xu Wen -, à présenter deux pièces de Beckett à l’occasion de l’inauguration d’un nouveau lieu entièrement dédié à l’écriture de l'auteur irlandais. Serge Noyelle et Marion Coutris présenteront donc en Chine les pièces &quot;Oh les beaux jours&quot; et &quot;En attendant Godot&quot; en mai-juin 2014. La création de ces deux spectacles a lieu à Marseille ce 15 mai pour la première et à l’automne pour la seconde, à l’occasion de Marseille Provence Capitale Européenne de la Culture 2013.       <br />
              <br />
       Autour de ces deux pièces, le théâtre NoNo développe une année dédiée à Beckett qui sera émaillée de propositions diversifiées autour de l’écriture de <span style="font-style:italic">l’irlandais de Paris</span> : rencontres et films, lectures de textes poétiques et romans, accueil de petites formes (théâtrales, chorégraphiques, vidéos ) inspirées par l’œuvre de Beckett. Une première rencontre débat aura lieu avant la représentation de &quot;Oh les beaux jours&quot; le samedi 25 mai à 17 h en présence de Anne Sophie Chiari - université de Provence Aix-Marseille - et l’équipe artistique du spectacle.
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Oh les beaux jours"</b></div>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5512623-8223530.jpg" alt="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" title="16/05 au 08/06/2013, Théâtre NoNo, Marseille, "Oh les beaux jours"" />
     </div>
     <div>
      Texte : Samuel Beckett.       <br />
       Mise en scène : Serge Noyelle &amp; Marion Coutris.       <br />
       Scénographie, lumière : Serge Noyelle.       <br />
       Assistant à la mise en scène : Grégori Miege.       <br />
       Avec : Marion Coutris et Noël Vergès.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 16 mai au 8 juin 2013.</span>       <br />
       Mardi, jeudi, vendredi, samedi à 21 h, dimanche 2 juin à 17 h.       <br />
       Théâtre NoNo, 35 traverse de Carthage, Marseille 8e, 04 91 75 64 59.       <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-nono.com/" target="_blank">&gt;&gt; theatre-nono.com</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.larevueduspectacle.fr/16-05-au-08-06-2013-Theatre-NoNo-Marseille-Oh-les-beaux-jours_a902.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Nomination d'Olivier Benoît, directeur artistique de l'Association pour le Jazz en Orchestre National</title>
   <updated>2013-05-14T12:28:00+02:00</updated>
   <id>http://www.larevueduspectacle.fr/notes/Nomination-d-Olivier-Benoit-directeur-artistique-de-l-Association-pour-le-Jazz-en-Orchestre-National_b5509281.html</id>
   <category term="" />
   <photo:imgsrc>http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5509281-8218294.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-14T12:27:00+02:00</published>
   <author><name>La Rédaction</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5509281-8218294.jpg" alt="Nomination d'Olivier Benoît, directeur artistique de l'Association pour le Jazz en Orchestre National" title="Nomination d'Olivier Benoît, directeur artistique de l'Association pour le Jazz en Orchestre National" />
     </div>
     <div>
      <b>Aurélie Filippetti, ministre de la Culture et de la Communication, salue la désignation d'Olivier Benoît comme prochain directeur artistique de l'Orchestre National de Jazz, à compter du mois de janvier 2014 et pour une durée de quatre ans.</b>       <br />
              <br />
       Le conseil d'administration de l'Association pour le Jazz en Orchestre National (AJON), qui préside aux destinées de l’orchestre, avait réuni un jury paritaire constitué des membres du conseil d'administration et de personnalités extérieures, choisies parmi des artistes ou directrices de structures culturelles de premier plan.       <br />
              <br />
       Olivier Benoît est depuis quatorze ans à la tête de deux ensembles musicaux, la Pieuvre et Circum Grand Orchestra, qui sont rassemblés au sein de la structure Muzzix dont les activités remarquables, principalement basées à Lille et dans la Région Nord Pas-de-Calais, rayonnent bien au-delà des frontières nationales.       <br />
              <br />
       Guitariste, compositeur et arrangeur, Olivier Benoît succédera à ce poste à Daniel Yvinec qui conduira sa mission jusqu'à la fin de l'année 2013.       <br />
              <br />
       Dans le cadre des nouvelles orientations de l'AJON, Olivier Benoît engagera un projet résolument européen &quot;ONJ Europa&quot;, centré autour des capitales européennes. Il fera appel à des artistes de la scène des musiques de jazz et de musiques improvisées pour faire vivre cette ambition qui l'amènera également vers une création simultanée entre New York et Paris, ainsi qu’aux racines du jazz à la Nouvelle-Orléans.       <br />
              <br />
       <span style="font-style:italic">Communiqué du Ministère de la Culture et de la Communication du 13 mai 2013.</span>       <br />
              <br />
       Photo : Olivier Benoît © DR.       <br />
              <br />
       <a class="link" href="http://www.larevueduspectacle.fr/notes/">Lire les autres brèves.</a> 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.larevueduspectacle.fr/notes/Nomination-d-Olivier-Benoit-directeur-artistique-de-l-Association-pour-le-Jazz-en-Orchestre-National_b5509281.html" />
  </entry>
  <entry>
   <title>Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon</title>
   <updated>2013-05-13T09:48:00+02:00</updated>
   <id>http://www.larevueduspectacle.fr/Des-notes-qui-parlent-plus-haut-le-Capriccio-genial-de-David-Marton-a-l-Opera-de-Lyon_a900.html</id>
   <category term="Concerts &amp; Lyrique" />
   <photo:imgsrc>http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5505037-8212001.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-12T09:03:00+02:00</published>
   <author><name>Christine Ducq</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Bonnes gens, sans tarder, courez à Lyon pour découvrir le "Capriccio" de Richard Strauss, révélé brillamment par la mise en scène de David Marton et l’impeccable direction de Bernhard Kontarsky !     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212001.jpg" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Eh oui, je me présente à vous bien repentante et mangeant mon chapeau, qui osais mettre en doute le travail du jeune metteur en scène tchèque ! À l’opéra, les enfants turbulents du Regie Theater sont il est vrai très souvent délectables ! Pensons à Kristof Warlikowski, tout à fait insupportable au théâtre - ah, les abîmes d’ennui de son &quot;Tramway nommé Désir&quot; à l’Odéon - et supérieurement doué à l’opéra - par exemple son &quot;Parsifal&quot; à Paris !       <br />
              <br />
       Ce &quot;Capriccio&quot; là, une &quot;conversation musicale&quot; en un acte, est une œuvre bien intéressante. Par son sujet, et les circonstances de sa création, par la personnalité même de son compositeur. Bref rappel de l’argument : une charmante comtesse française doit arbitrer en son château (au XVIIIe siècle) la dispute qui divise ses deux amoureux, un poète et un musicien, en présence d’un directeur de théâtre (La Roche), du frère de Madeleine (la comtesse), de la Clairon, actrice célèbre et de quelques domestiques. Sujet de ce débat qui fit vraiment rage au siècle des Lumières ? Une question bien théorique : des paroles ou de la musique, qui doit primer dans un opéra ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212002.jpg" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      Ce sera donc un méta-opéra, une œuvre qui pratique une constante mise en abîme : un opéra qui parle d’un opéra en train de s’écrire et qui interroge les conditions de création d’un bon opéra ! (Ouf !) Ce cœur de l’œuvre, David Marton s’en empare avec brio : le décor consiste en une coupe transversale d’une salle d’opéra avec scène, fosse d’orchestre et parterre. Dans le fond, les loges, dans une architecture à l’italienne, où tous les personnages viendront tour à tour s’installer, comme dans les autres espaces scéniques. Les costumes appartiennent à diverses époques, XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, comme il sied pour un chef d’œuvre qui se présente aussi comme une réévaluation enlevée de l’histoire lyrique occidentale.       <br />
              <br />
       Mais ce n’est pas tout, &quot;Capriccio&quot; n’est pas que cet opéra léger et élégant que promet l’histoire. Il est aussi le &quot;testament&quot; selon ses propres termes d’un compositeur munichois vieillissant et plutôt compromis avec le régime nazi. Il remplace Arturo Toscanini à Bayreuth en 1933, moins incommodé que le chef italien par les bruits de bottes. Il va même composer la musique de l’ouverture des Jeux olympiques à Berlin… et sa carrière est déclinante depuis fort longtemps. Alors, quelle muse le ressaisit à 77 ans, lui permettant de composer son dernier chef d’œuvre lyrique ? Et ce, en 1941. Vraie bonne question : en cette période de ténèbres, à quoi bon un opéra, cette &quot;absurdité&quot; (dixit La Roche) ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212029.jpg" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      C’est ce que nous explique admirablement David Marton aussi. Alors que Richard Strauss voit agoniser la culture allemande, celle portée haut par Goethe, Mozart et Beethoven - auquel son ouverture jouée par un sextuor de cordes rend hommage - il peut nous faire d’ultimes révélations. Et écrire l’un des plus beaux éloges de la beauté qui soit : celle des voix, des artistes, de la musique. Dans le plaidoyer de La Roche, le directeur de théâtre, à la scène IX, Richard Strauss lui-même semble parler <span style="font-style:italic">&quot;pour sortir de la dépression la plus noire / Et réveiller l’énergie évanouie&quot;</span>. Et les questions esthétiques sont forcément politiques : une danseuse invitée par La Roche est incarnée chez Marton en trois danseuses à trois âges différents : l’enfance, la jeunesse, la vieillesse, autant d’allégories, de vanités, des chanteurs italiens affamés ; et tout ce petit monde qui subit les persécutions d’un Mr Taupe (souffleur dans l’opéra) devenu agent de la Gestapo.        <br />
              <br />
       Bref, l’illusion est dans la salle réservée aux spectateurs (c’est-à-dire les personnages principaux) et la vérité surgit sur la scène représentée. Comme le chantent les domestiques à la scène XI : <span style="font-style:italic">&quot;Nous voyons, nous voyons derrière les décors&quot;</span> ! L’explicite et l’implicite du livret* se révèlent donc sans fard, dans un enchaînement de scènes qui mélangent les genres et les registres, du burlesque au sublime, procédé éminemment ironique comme on le sait. Après un dernier aria d’un lyrisme qui déchire le cœur où la Comtesse se demande comment finir l’opéra sans trivialité, le majordome annonce que le repas est servi ! La gravité court uniment, autre facette de la sensibilité, comme si le compositeur savait déjà que l’Opéra de Munich, où est créée l’œuvre en 1942 - non loin des camps de concentration allemands - serait bombardé et détruit en 1945. Comme son monde ancien, peuplé des fantômes de Hofmannsthal et de Zweig.        <br />
              <br />
       La direction de B. Kontarsky est parfaite, le plateau des chanteurs homogène - avec un coup de chapeau à un La Roche/Victor Von Halem charismatique et la comtesse d’Emily Magee émouvante (même si elle ne peut atteindre les sommets d’une Élisabeth Schwartzkopf ou d’une Renée Fleming). Quant à David Marton, je vous prédis qu’il deviendra l’enfant chéri de grandes scènes lyriques. Un spectacle tout à fait indispensable donc, qui donne à penser bien après qu’on est sorti, marchant sur un nuage après le pur plaisir de la musique. Que demander de plus ?
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5505037-8212089.jpg" alt="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" title="Des "notes qui parlent plus haut" : le "Capriccio" génial de David Marton à l’Opéra de Lyon" />
     </div>
     <div>
      <span style="font-style:italic">Notes :       <br />
       Des &quot;notes qui parlent plus haut&quot; : &quot;Capriccio&quot;, scène XIII.       <br />
       * &quot;Regardez bien les farces vulgaires/Dont notre capitale se délecte./Leur emblème est la grimace,/La parodie est leur élément,/Leur substance est d’une obscénité immorale !/Leurs plaisirs sont grossiers et brutaux !/Les masques sont certes tombés/Mais on voit, au lieu de visages humains, des gueules de raie.&quot; &quot;Capriccio&quot;, scène IX : on voit bien qui Strauss vise ici avec ces mots quasi brechtiens…</span>       <br />
              <br />
       <b>&quot;Capriccio, conversation musicale&quot; (1942).</b>       <br />
       Livret en allemand de Clemens Krauss et Richard Strauss.       <br />
       Musique : Richard Strauss (1869 – 1949).       <br />
       Surtitré en français.       <br />
       Durée : 2 h 45 sans entracte.       <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 7 au 19 mai 2013.</span>        <br />
       Mardi 7, jeudi 9, samedi 11, lundi 13, mercredi 15, vendredi 17 mai à 20 h.        <br />
       Dimanche 19 mai à 16 h.       <br />
       Opéra de Lyon, 04 69 85 54 54.       <br />
       1, place de la Comédie, Lyon 1er.       <br />
       <a class="link" href="http://www.opera-lyon.com" target="_blank">&gt;&gt; opera-lyon.com</a>       <br />
              <br />
       Emily Magee, la Comtesse.       <br />
       Christoph Pohl, le Comte.       <br />
       Lothar Odinius, Flamand.       <br />
       Lauri Vasar, Olivier.       <br />
       Victor von Halem, La Roche.       <br />
       Michaela Selinger, La Clairon.       <br />
              <br />
       Orchestre et Chœurs de l’Opéra de Lyon.       <br />
       Bernhard Kontarsky, direction musicale.       <br />
       David Marton, mise en scène.       <br />
       Alan Woodbridge, Chef des Chœurs.       <br />
       Barbara Engelhardt, dramaturgie.       <br />
       Christian Friedländer, décors et costumes.       <br />
       Henning Streck, lumières.       <br />
       En coproduction avec La Monnaie/De Munt (Bruxelles).
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Des-notes-qui-parlent-plus-haut-le-Capriccio-genial-de-David-Marton-a-l-Opera-de-Lyon_a900.html" />
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   <title>Le Cirque des Mirages… un exercice de style !</title>
   <updated>2013-05-10T10:07:00+02:00</updated>
   <id>http://www.larevueduspectacle.fr/Le-Cirque-des-Mirages-un-exercice-de-style-_a899.html</id>
   <category term="Théâtre" />
   <photo:imgsrc>http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/imagette/5496848-8198856.jpg</photo:imgsrc>
   <published>2013-05-09T14:56:00+02:00</published>
   <author><name>Sheila Louinet</name></author>
   <content type="html">
    <![CDATA[
Ceux qui ont eu la chance de les voir dans leur précédent spectacle s’en souviennent encore. Après dix années de succès incontestable avec "Le Cirque des Mirages", Le couple Yanowski et Fred Parker revient sur scène, au Théâtre Michel, avec un tout nouveau spectacle : "Vagabonds des mers". Un virage à 180 degrés assez réussi. Cette fois, beaucoup plus théâtral, mais tout aussi spectaculaire…     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5496848-8198856.jpg" alt="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" title="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" />
     </div>
     <div>
      Époustouflants Yanowski et Fred Parker (au piano) dans leur précédent spectacle. Tant ce couple nous régalait par la maîtrise de leur jeu. Toujours délicat donc de se renouveler après un si long succès. On devine alors la raison d’embarquer avec eux dans cette aventure un troisième regard, Sarkis Tcheumlekdjian (aussi talentueux que son nom est imprononçable. Cet artiste a fait les beaux jours d’Avignon avec Erendira notamment …).        <br />
              <br />
       L’univers tout en clair obscur du metteur en scène vient frapper celui de Yanowski et Fred Parker avec une force intéressante. Du halo de lumière à l’univers sonore très réussi, le spectateur ère sur une mer agitée et inquiétante. Mise en scène qui vient enrichir un peu plus la langue de Yanowski &quot;coincée&quot; quelque part vers la fin du XIXe siècle, dans un univers &quot;fantastico-fantasmagorique&quot;. Avec cette équipée à deux voix, composée d’un capitaine et de son équipage (polyphonie du piano de Fred Parker), le public se balance volontiers au rythme des cordages et traverse avec les deux compères &quot;les brumes de ce rêve éveillé&quot;. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div style="position:relative; float:right; padding-left: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5496848-8198857.jpg" alt="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" title="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" />
     </div>
     <div>
      À travers <span style="font-style:italic">Vagabonds des mers</span>, on retrouve (en partie) ce qui nous avait déjà bluffés avec le premier spectacle du Cirque des Mirages… un jeu impeccable, un texte qui résonne et fait sens au milieu de phrases musicales très visuelles. Mais le sujet et le style sont radicalement différents. Tel le chant de Circé, on en demeure pas moins happé par cette &quot;auberge des souvenirs&quot;. Un des points qui fait leur force aussi, c’est qu’il y a toujours dans les spectacles de Yanowski et Parker un je ne sais quoi de déjà vu, sans trop savoir quoi ni comment... Comme si l’on connaissait déjà un peu cette &quot;putain [du spectacle] défraîchie qui gueule sa rengaine aux passants&quot;.         <br />
              <br />
       Le sujet ? Pensez au beau &quot;Voyage&quot; baudelairien. Se sont-ils inspirés de ce poème ? Il résonne en tout cas comme une évidence pour le spectateur peu à peu embarqué par le récit…       <br />
              <br />
       &quot;Ô le Pauvre amoureux des pays chimériques !        <br />
       Faut-il le mettre aux fers, le jeter à la mer,       <br />
       Ce matelot ivrogne, inventeur d'Amériques        <br />
       Dont le mirage rend le gouffre plus amer ?       <br />
              <br />
       Tel le vieux vagabond, piétinant dans la boue,       <br />
       Rêve, le nez en l'air, de brillants paradis ;       <br />
       […]&quot;       <br />
              <br />
       En sortant, on emporte avec nous un peu du &quot;silence moite de cette brume&quot;, quelques notes, par-ci par- là, qui se balancent au bout d’un cordage… et puis leur jeu bien sûr… un exercice de style à lui tout seul. 
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
     <div><b>"Vagabonds des mers"</b></div>
     <div style="position:relative; float:left; padding-right: 1ex;">
      <img src="http://www.larevueduspectacle.fr/photo/art/default/5496848-8198873.jpg" alt="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" title="Le Cirque des Mirages… un exercice de style !" />
     </div>
     <div>
      Texte : Yanowski.       <br />
       Musique : Fred Parker.       <br />
       Mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian.       <br />
       Avec : Yanowski et Fred Parker.       <br />
       Lumières : Sébastien Béraud.        <br />
       Costumes : Marie-Pierre Morel-Lab.       <br />
       Son : Eric Dupré.        <br />
              <br />
       <span class="fluo_jaune">Du 4 avril au 31 mai 2013 à 19 h.</span>       <br />
       Théâtre Michel, Paris 8e, 01 42 65 35 02.        <br />
       <a class="link" href="http://www.theatre-michel.fr" target="_blank">&gt;&gt; theatre-michel.fr</a>
     </div>
     <br style="clear:both;"/>
    ]]>
   </content>
   <link rel="alternate" href="http://www.larevueduspectacle.fr/Le-Cirque-des-Mirages-un-exercice-de-style-_a899.html" />
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