La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Isa Fleur, lauréate du Prix Maurice Yvain 2016  04/03/2017

© Karo Cottier.
Le conseil d’administration de la SACD, présidé par Jacques Fansten a décidé de décerner le Prix Maurice-Yvain 2016 à la compositrice et cantatrice Isa fleur. Ce prix lui sera remis par Philippe Hersant, président de la commission musique de la SACD, en présence de Jacques Fansten, Pascal Rogard, directeur général de la SACD, Patrick Raude, secrétaire général, et des membres du conseil d’administration de la SACD.

La soirée de remise aura lieu le 6 mars et se tiendra dans les salons de la SACD où se trouve le piano de Maurice Yvain, célèbre compositeur d’opérettes et de musiques de film, qui a donné son nom à cette récompense créée en 1972 à l’initiative de son épouse afin de célébrer un compositeur de musique légère ou d’opérette.

Isa Fleur
Cantatrice soprano, compositrice et musicienne à l’énergie débordante, Isa Fleur conjugue avec brio chansons d’amour et traits d’humour, au travers d’un répertoire résolument libertin.

Après des études musicales au Conservatoire Régional de Saint Maur où elle est de nombreuses fois récompensée (piano, clavecin, solfège, musique de chambre, chant et art lyrique), Isa Fleur se produit sur les principales scènes lyriques francophones : Avignon, Limoges, Charleroi, Liège, Montréal, Reims, Québec, ainsi que dans diverses opérettes et comédies musicales : "Comtesse Maritza", "La Veuve joyeuse", "Les Mousquetaires au couvent", "Mam'zelle Nitouche", etc.

Elle collabore avec des auteurs incontournables de l’opérette et de la musique de scène tels que Francis Lopez, Jean-Marie Lecoq, Louis Dunoyer De Segonzac, Jacques Duparc ou encore Jérôme Savary. Actuellement sur scène avec son dernier spectacle, "La Cantatrice Chaude", Isa Fleur reprend avec subtilité et humour des textes anciens ("Le petit ramoneur"), plus récents ("Quatre-vingt-quinze pour cent" de Georges Brassens), mais aussi ses propres compositions.

Les précédents lauréats du Prix Maurice Yvain
Ce Prix a été décerné en 2015 à La Compagnie Quartet Buccal, en 2014 à Juliette, en 2013 à Hervé Devolder, en 2012 à Étienne Perruchon, en 2011 à Thierry Lalo, en 2010 à Isabelle Aboulker, en 2009 à Antoine Hervé, en 2008 à Michel Frantz, en 2007 à Patrick Laviosa, en 2006 à Thierry Boulanger et en 2004 à Didier Lockwood.

Communique SACD du 2 mars 2017.
>> sacd.fr

Photo : "La Cantatrice Chaude" au Théâtre Essaïon (2015/2016) © Karo Cottier.
La Rédaction

Nouveau commentaire :





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


Partenariat


Publicité



À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

"Monsieur de Pourceaugnac", un travail d'archéologie expérimentale ne sombrant pas dans la reconstitution académique

"Monsieur de Pourceaugnac", Théâtre de l'Épée de Bois, Paris

Sbriganti, brillant filou napolitain a, de son jeune maître Eraste, reçu mission de faire déguerpir un provincial nouvellement arrivé, un ridicule venu pour épouser la toute belle Julie, et qui contrarie sans le savoir les sentiments amoureux. Tous les recours sont mis en œuvre pour faire échec au projet de mariage de ce Pourceau… gnac.

Farces, mensonges partent en rafales. Vrais médecins, fausses épouses, juges et policiers. Tout est bon, dans une succession de tableaux, pour faire basculer et éjecter le personnage central.

Créée à partir de trames italiennes, encadrée par la musique de Lully et entrecoupée d'intermèdes de danse, cette comédie de Molière a une telle tenue que le public ne peut que rire aux dépens du bonhomme.

La mise en scène de Raphaël de Angelis se montre attentive aux indications d'origine. En s'appuyant sur des passionnés de l'univers baroque et carnavalesque, elle met en valeur dans une forme épurée de tréteau la richesse des jeux.

Minutieux, les effets sont gradués et précis. La musique, la pantomime, la danse, les masques italiens et de carnaval présentent même un côté un peu ritualisé qui n'est pas sans évoquer quelques brins de No et de Kyogen discrètement injectés.

C'est un travail authentique d'archéologie expérimentale qui ne sombre pas dans une reconstitution académique. Mais qui propose une restitution en manière contemporaine. Sa progressivité atteint la justesse par la beauté.

Jean Grapin
14/06/2017