La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Fonds de Création Lyrique 2016 : Qui sont les 17 lauréats de l’année ?  12/02/2017

"Oliver Twist, le musical", Salle Gaveau © DR.
Composée de deux représentants du conseil d’administration de la SACD, de deux représentants du conseil d’administration de l’Adami, de deux représentants de la DGCA et d’un représentant du Fonds pour la Création Musicale, la commission du Fonds de Création Lyrique s’est réunie le 15 juin 2016 et le 16 janvier 2017 et a retenu 17 productions pour l’année 2016.

● "Forge !". Musique de Gabriel Philippot, sur un livret de Stéphan Ramirez, mise en scène de Léo Cohen -Paperman, production de l’Opéra de Reims.

● "Initio, opéra chorégraphique". Musique de Pedro Garcia-Velasquez, sur un livret d’Alexandre Salcède, chorégraphie et mise en scène de Tatiana Julien, production de l’Ensemble Le Balcon.

● "Je suis un homme ridicule". Musique de Sébastien Gaxie, sur un livret et une mise en scène de Volodia Serre, production de l’Ensemble 2e2m.

● "Kamchatka". Musique de Daniel D’Adamo, sur un livret de Marcelo Figueras, mise en scène de Marc Baylet-Delperier, production de l’Ensemble Almaviva.

● "Kein Licht". Musique de Philippe Manoury, sur un livret d’Elfriede Jelinek, mise en scène de Nicolas Stemann, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "La princesse légère". Musique de Violeta Cruz, sur un livret de Gilles Rico, mise en scène de Jos Houben, production du Théâtre National de l’Opéra-Comique (Paris).

● "Little Nemo". Musique de David Chaillou, sur un livret d’Olivier Balazuc et Arnaud Delalande, mise en scène d’Olivier Balazuc, production d’Angers-Nantes Opéra.

● "Les Constellation". Musique de Joséphine Stephenson, sur un livret et une mise en scène d’Antoine Thiollier, production Miroirs Étendus.

● "L’Opéra Porno". Musique de Nicolas Ducloux, sur un livret et une mise en scène de Pierre Guillois, production Le Fils du grand réseau.

● "Mririda". Musique d’Ahmed Essyad, sur un livret de Claudine Galea, mise en scène d’Olivier Achard, production de l’Opéra National du Rhin (Strasbourg).

● "Oliver Twist, le musical". Musique de Shay Alon, sur un livret de Christopher Delarue, mise en scène de Ladislas Chollat, production de Sistabro Production.

● "Olympia ou la mécanique des sentiments". Musique de Jérôme Boudin-Clauzel, sur un livret de Vanessa Callico, mise en scène de William Mesguich, production Coïncidences vocales.

● "Pinocchio". Musique de Philippe Boesmans, sur un livret et une mise en scène de Joël Pommerat, production du Festival d’Aix-en-Provence.

● "QaraQorum". Musique et livret de François-Bernard Mâche, mise en scène d’Alain Patiès, production La Grande Fugue.

● "Rose et Rose". Musique d’Alvaro Bello, sur un livret de Valérie Alane, mise en scène de Jean-Michel Fournereau, production du CRÉA.

● "Trompe la mort". Musique et livret de Luca Francesconi, mise en scène de Guy Cassiers, production de l’Opéra national de Paris.

● "Votre Faust". Musique d’Henri Pousseur, sur un livret de Michel Butor, mise en scène d’Aliénor Dauchez, production La Cage.

Depuis plus de vingt ans, le Fonds de Création Lyrique initié et géré par la SACD repose sur un partenariat de la SACD avec le Ministère de la Culture et de la Communication, l’Adami et Le Fonds pour la Création Musicale. Ce fonds a pour mission de soutenir les projets professionnels de création et de reprise d’œuvres contemporaines pour l’opéra, le théâtre musical ou la comédie musicale. Il permet chaque année à de nombreuses œuvres d’être jouées dans de grands théâtres lyriques français, ainsi que dans de plus petites structures.

La copie privée est une source de financement capitale pour les auteurs. Pour en savoir plus sur l'action culturelle et sur l’apport essentiel de la copie privée aux différents Fonds SACD, consulter le site de la SACD et le site de l’association "La culture avec la copie privée". Les demandes des soutiens de l’action culturelle s’effectuent en ligne sur le Portail des soutiens.
>> sacd.fr

Communiqué SACD du 7 février 2017

Photo : "Oliver Twist, le musical", Salle Gaveau © DR.

La Rédaction

Nouveau commentaire :





    Aucun événement à cette date.

Publicité



À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016