La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Agenda des spectacles et événements
"Au bout du rouleau" de et par Gérard Dubouche et Didier Landucci
Infos pratiques
du Vendredi 7 Juillet 2017 au Dimanche 30 Juillet 2017
Théâtre des Carmes, 6, place des Carmes
84000 Avignon
Tel : 04 90 82 20 47
Description
Un huis-clos captivant et divertissant qui aborde de façon originale des sujets de société et l'engagement citoyen inspiré du mouvement Colibris de Pierre Rabhi.

C'est l'histoire d'une rencontre entre deux personnages, totalement opposés, dont les chemins n'auraient jamais dû se croiser. D'un côté, un grand patron, leader mondial du papier toilette, responsable de milliers d'emplois et investi corps et âme dans la croissance de sa société. De l'autre, un chômeur, victime de la mondialisation, scandalisé de l'impact catastrophique du consumérisme et des logiques de production de masse, rempli de rêves et de désir d'un monde meilleur.

Lorsqu'il apprend que ce PDG doit recevoir le prix du meilleur entrepreneur de l'année, il décide de le prendre en otage. En médiatisant son geste, il veut rappeler à tous que les actes de consommation, même les plus insignifiants comme l'achat de rouleaux de papier toilette, ont des conséquences écologiques, économiques et humaines souvent insoupçonnées.

Une fable contemporaine drôle et émouvante, engagée et pleine d'humanité !

La presse en parle

i["Entre situations burlesques et avec un sujet grave, il s'agit de l'avenir du monde […] Un face à face passionnant."]i La Provence.

"Des belles animations vidéo nous plongent dans les peurs et les fantasmes des personnages ; la musique transporte avec elle notre émotion, et on se surprend à être piqué au vif par ce conte écologique et social rempli d'humour, qui s'avère bien plus grave qu'il n'y parait." M. Guille, critique Festival Avignon Off.

"Au bout du rouleau"
Tout public à partir de 12 ans.
De et par : Didier Landucci ("Les Bonimenteurs") et Gérard Dubouche ("Les Pieds Tanqués").
Mise en scène : François Bourcier ("Ivre d'équilibre", "Résister c'est exister"...).
Assistante à la mise en scène : Émilie Génaédig.
Lumière : Jean-Yves Perruchon.
Décor : Jean-Louis Alessandra.
Vidéo : Nicolas Douste.

● Avignon Off 2017 ●
Du 7 au 30 Juillet 2017.
Théâtre des Carmes,
6, place des Carmes, Avignon.
Tous les jours à à 15 h (relâche le lundi).
Réservations : 04 90 82 20 47.
>> theatredescarmes.com




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À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

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Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
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Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

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Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

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Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
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Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016