La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.

Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle





Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager
Trib'Une

Une pastille d’une heure vingt qu’on reçoit avec plaisir, comme une fraise "Tagada"

La chronique d'Isa-belle L

"Le village est à 12 km environ"… Douze éclats de rire que je vous confie pour cette comédie qui se joue encore quelques semaines au cœur de Paris.



© DR.
© DR.
Douze stations me séparent du métro "Bonne nouvelle" où se trouve (entre autres théâtres) le théâtre du Gymnase. Éprouvant…
Douzième arrondissement : où je vis depuis douze mois exactement. Marrant.
Douze : le total cumulé de mes cheveux blancs ! Déprimant…
Douze ans : mentalité approximative et perso, lors de soirées très arrosées. Désespérant.
Je pourrais continuer sur douze lignes, pendant douze heures, et vous donner douze bonnes raisons de lire ma chronique de rentrée.

Papier de rentrée en novembre que je ponds avec douze semaines de retard environ… pour cette comédie que l’on peut voir dès 12 ans avec ou sans ses parents.

"Le village est à douze kilomètres environ" est une pastille d’une heure vingt qu’on reçoit avec plaisir, comme une fraise "tagada" qu’on avalerait, après douze années d’abstinence.

- Hum… j’avais oublié à quel point c’était "boooonnn" tout ce sucre ! Un régal ! Ces colorants. Un délice ! cette guimauve, bien collante sous la dent. Hum… Ce que c’est "bon-bon" sang !

© DR.
© DR.
Plaisir des zygomatiques, coaching pour les abdos et applaudissements mérités pour ce trio. Cette comédie est sucrée, colorée, pas de guimauve de "tagada tsoin tsoin" mais du "hi-han" souvent. Un âne, un homme au ciré jaune, des bruits bizarres et quelques fantômes…

Écriture efficace, mise en scène sobre et de circonstance. Le public se trouve éclairé à la lampe torche découvrant progressivement cette… maison ? Cabane ? Cabanon ? Peu importe ! Ici vivait "Maminou" et ce qu’on en sait, c’est que sa petite (fille) lady en était "gaga". Elle a d’ailleurs la bonne idée de réunir pour un week-end, ses deux copines, afin que toutes se reposent un peu du bruit de la ville mais pas que. Non. Aussi pour qu’elles coupent de leurs bambins, de leurs maris, du train-train quotidien.

Chacune amène dans son cabas un peu de névrose, un peu de portable et de l’arnica. Mais dans la Creuse, pour les nouvelles technologies, on reviendra. Pas de connexion avec le présent mais une, plutôt déroutante, avec l’au-delà !

© DR.
© DR.
Quand une "fashionista", une bourgeoise maniérée légèrement secouée et un bout de femme catho et gaga se retrouvent enfermés dans une maison hantée, ça remue, ça secoue et c’est plutôt bon pour la santé.

L’une des comédiennes me fait penser à Tippi Hedren de par sa beauté, y mêlant la drôlerie et la subtilité d’une Jacqueline Maillan. Une autre excelle, à la fois animée, survoltée et complètement habitée. La hache à la main lui va si bien…

Du plaisir, du divertissement, de bons éclats de rire. Quelques tableaux au mur, de la tapisserie de mamie en déco et un beau gilet violet… Auxquels viennent s’ajouter trois comédiennes, deux auteures et un metteur en scène. Le compte est bon : je vous ai trouvé douze bonnes raisons d’y aller, environ…

"Le Village est à 12 km… environ !"

© DR.
© DR.
Auteures : Maud Heywang et Stéphanie Gesnel.
Mise en scène : Alain Cerrer.
Avec : Laure Estelle Nezan, Laetitia Giorda et Ludivine Desrousseaux.
Avec la participation amicale de Laurent Richard.
Lumière : Jean-Luc Piro.
Son : Alain Weiller.
Costumes : Eric Drikes pour Tim Bargeot.
Décors : An*Berto.
Tableau : Aline Dahan.
Durée : 1 h.

Jusqu'au 30 janvier 2017.
Dimanche à 18 h et lundi à 19 h 30.
Théâtre du Petit Gymnase, Paris 10e, 01 42 46 79 79.
>> theatredugymnase.com

Isabelle Lauriou
Lundi 14 Novembre 2016

Nouveau commentaire :

Théâtre | Avignon 2017 | Danse | Concerts & Lyrique | À l'affiche | Humour | Festivals | Pitchouns | Paroles & Musique | CédéDévédé | Trib'Une | RV du Jour | Pièce du boucher | Coulisses & Cie | Coin de l’œil | Archives





Numéros Papier

Anciens Numéros de La Revue du Spectacle (10)

Vente des numéros "Collectors" de La Revue du Spectacle.
10 euros l'exemplaire, frais de port compris.


Partenariat


    Aucun événement à cette date.

Publicité



À découvrir

● Avignon Off 2017 ● "Ici/Là-bas" de et par Christine Gandois

Le déménagement de l'appartement de sa mère plonge Hermine dans un questionnement sur sa propre quête. À travers la découverte d'une correspondance qui ne lui appartient pas, elle va faire revivre une histoire d'amour impossible sur fond de guerre d'Algérie.

● Avignon Off 2017 ●
Toute une vie dans deux valises…
Cette réflexion poétique autour de l'exil est inspirée librement du roman de Yasmina Khadra, "Ce que le jour doit à la nuit" (Éditions Julliard).
Portée et souvent transmise de génération en génération, la fêlure de la séparation peut engendrer une nouvelle force intérieure.

Au-delà de cette histoire, transparaissent les thèmes universels du conflit entre l'honneur et l'amour, des identités multiples, du déracinement et de la solitude ; complexité du monde tel qu'il est, riche, fort et insaisissable.

Annonce
10/06/2017
Spectacle à la Une

● Avignon Off 2017 ● "Jeu de piste", fantaisie philosophico-onirique

Cet homme qui cherche son chemin dans le noir, est-il le seul survivant d’un cataclysme, ou a-t-il émergé du cliquetis de la machine à écrire entendu auparavant ? Voilà que, dans la lumière, c’est sous l’aspect de l’écrivain au travail qu’il paraît.

● Avignon Off 2017 ●
Très vite, pourtant, le récit qu’il compose fait place à ses propres interrogations existentielles. La figure féminine qui vient, qui va, est-elle réelle ou fantasmée ? Allez savoir ! Mais alors, celui qui plonge dans ses rêves, tout en interprétant des bribes de l’ouvrage en gestation, est-il le créateur, ou sa création ? Quand, submergé par son imaginaire, l’écrivain se confondra ouvertement avec ses personnages, les spectateurs auront la réponse, et fabriqueront l’histoire selon leur ressenti.

A la lecture des romans de Jean Rigaud, "Cavaliers Seuls", ce qui m'a frappé, c'est la puissance de l'écriture. Jean Rigaud nous propose une expérience à plusieurs niveaux : Nous ancrer le corps dans le réel de notre vie, et la tête dans un monde parallèle qui oscille entre onirisme et conte philosophique millénaire. Ce qui au premier abord peut être très déroutant pour le lecteur ; mais au fil des romans, on se rend compte qu'il nous propose une autre lecture, de l'ordre de l'expérience mystique et chamanique.
Ce que j'ai voulu garder dans ma mise en scène de "Jeu de Piste", c'est cette expérience sensorielle.
David Le Roch.

Annonce
06/06/2017
Sortie à la Une

● Avignon Off 2017 ● "JAZ" par la Compagnie La Camara Oscura

Avec "JAZ", Koffi Kwahulé nous conduit au coeur de ses intuitions et glisse vers le poème musical choc. "JAZ" est le récit d'un viol, où la parole devient un exutoire, l'acte nécessaire à une certaine forme de libération ; un chant tragique où toute la violence du monde vient frapper la beauté et l'innocence de l'être.

● Avignon Off 2017 ●
Le chant de JAZ, c'est le corps musical qui bat de l'intérieur, une réappropriation de soi par la force de la création.

JAZ est un solo rythmé par des changements de vitesse constants, des bifurcations, des contradictions, comme dans une partition musicale, d'où une certaine sensation de déséquilibre permanent.

La fonction des motifs participe également à la création du swing propre au jazz, ce qui laisse planer la sensation d'un "danger", d'une menace latente. L'évidence du jazz apparaît dans leur libre circulation. Mais leur fonction ne se limite pas à la pure recherche sonore puisque ces motifs permettent de créer : "un horizon d'attente, pour devenir bientôt sans qu'on s'en aperçoive vraiment, à la fois des sonorités aussi familières qu'inquiétantes et les seuls enjeux narratifs de la pièce" (Koffi Kwahulé).

Annonce
28/06/2017