La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Trib'Une

"L'envers du décor", l'opérette qui remet la tête à l'endroit ! - 22/02/2012

Flannan président, Flannan président ! Il paraît que le soir où je prenais un plaisir indéfinissable devant deux comédiens intarissables et formidables, un autre président sévissait à l’écran. Pour moi, c’est tout vu. J’ai choisi mon camp. Et pourquoi pas Flannan Obé président ? Pour son prénom ? Flamand ? Flannan. Obé, pseudo ou vérité ? Action plutôt, à moi de parler : beau prénom c’est vrai,...  

Petits moments d'ivresse - 08/02/2012

Quelle belle idée ! Et quel bouquin inattendu ! De la cuite dans les idées ?... C’est ce qu’on s’attend à trouver dans cet ouvrage ; et pourtant, c’est ça et ce n’est pas ça. Certes, on y évoque le souvenir de sévères bitures, on y parle des effets désinhibants de l’alcool, on y avoue le plaisir que l’on a à fréquenter la dive bouteille, mais on y aborde surtout un tas d’autres sujets. En effet,...  

À mon âge... je me cache encore pour pleurer - 31/01/2012

"À mon âge, je me cache encore pour fumer"... J'ai cru que ma meilleure amie avait écrit son premier "one woman show" ! Mais non, rien à voir. Au théâtre ce soir, ce fut une toute autre histoire... Trente-cinq ans de vie, vingt ans de cigarettes, vingt ans que ma brune préférée se tape des blondes en cachette ; ma brune, majeure et vaccinée qui, à son âge, "se cache encore pour fumer". Comme...  

La peinture - joyau ou la splendeur des bleus optiques - 23/01/2012

Artelie est une nouvelle galerie située 25 rue de Penthièvre à Paris 8e. La galeriste Éliane Kowsman a choisi pour honorer cette ouverture le peintre Emmanuelle Amsellem qui présente à cette occasion l’exposition "Collection Bleu". Elle manifeste ainsi l’orientation qu’elle souhaite donner à la...  

"À quoi ça rime?", un bon remède anti-déprime ! - 10/12/2011

"Il est de bon ton de vivre avec son temps !" C’est ce que je me suis dit en sortant. Non ! Ce n’était pas un rêve, j’y étais un vendredi férié, dans ce théâtre qui aurait pu s’appeler "Morphée". J’ai passé un peu plus d’une heure à les écouter, se balancer des mots en totale liberté, jouant des rimes avec une certaine facilité. Il est facile d’imaginer qu’au Théâtre des deux...  

Isa-belle L dore Marie-Tudor - 02/11/2011

C’est l’automne, il faut s’habituer aux feuilles et aux journées qui raccourcissent. C’est l’automne, il fait gris, un peu froid, dans les foyers, le chauffage s’invite. C’est l’automne, on aimerait qu’il soit midi mais le ciel nous avertit qu’il est déjà 21h. Ciel ! 21 heures ? Trente minutes pour me préparer, enfiler mon "trench", mes bottes de pluie, grimper sur mon vélo, m’en griller une, et...  

Sunderland, pan dans le mille ! - 25/10/2011

L’autre soir, un peu plus au Nord, un miracle s’est produit. J’ai assisté à un grand spectacle au Petit Théâtre de Paris. Habituée plutôt au contraire ces derniers temps, Je n’allais pas me priver d’étaler mes commentaires. J’ai d’abord eu besoin de prendre un bon bol d’air, même, de me taire, ce qui, me connaissant, est surprenant. SUNDERLAND. Pas de traduction mais tellement de...  

Six Reines sur un plateau... - 15/10/2011

J’ai quitté un théâtre, enchantée par le "Boléro" de Ravel, pour me retrouver quelques jours plus tard, au centre d’animation culturel Maurice Ravel... Si ce n’est pas banal ça ! Dans ce centre d’animation culturel on y trouve, plus ou moins bien indiqué, le théâtre 12 et dans ce même théâtre, on peut y voir, pour plusieurs jours encore, six comédiennes... Si ce n’est pas rare ça ! Six...  

Le masque d'Amélie - 14/10/2011

Qu’on aime ou pas Amélie Nothomb - ce qui est mon cas - On ne peut résister à ce coup d’éclat ! Coup d’éclat ? On pourrait d’emblée penser à l’Oréal "parce que je le vaux bien"… Je rassure tout le monde, ça n’a rien à voir avec ça, bien que la comédienne dont je vais parler, pourrait, de sa chevelure brune et bouclée, faire rugir de jalousie les stars de la publicité. Je veux parler...  

Trib'Une, paroles d'artistes et compagnies... - 13/10/2011

À La Revue du Spectacle, les artistes aussi ont la parole ! Pas question que seul le critique ait le dernier mot. Après tout, pourquoi ne pas prêter quelques colonnes virtuelles à ceux qui ont voué leur vie au spectacle vivant ? En prologue à cette rubrique innovante, nous avons choisi de donner la parole à une jeune artiste, Isabelle Lauriou. De ce projet est née la "petite chronique d'Isa-belle...  
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À découvrir

"Une chambre en Inde"… contre tous les intégrismes !

"Une chambre en Inde", Théâtre du Soleil, Paris

Ariane Mnouchkine traite de la place du théâtre dans un monde marqué par les guerres, le terrorisme et un populisme d'exclusion qui rend service à celui-ci. Et elle y répond avec humour et passion.

Cornélia (Hélène Cinque) fait partie d'une troupe dont le directeur, M. Lear, a été appréhendé par la police indienne après être monté, nu, sur la statue du Mahatma Gandhi et avoir crié "Artaud". Il avait "pété les plombs" suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Du personnage, de son nom et de son acte, tout est passé à travers le prisme du théâtre ainsi que ses coulisses et ses questionnements.

Cela se passe dans une chambre en Inde où se trouve Cornélia, souvent allongée. Difficile de démêler ce qui est en dehors, de ce qui est en dedans, de ce qui est de l'imagination ou de la réalité. Tout est imbriqué. Monde et événements s'y logent faisant de ce lieu une incarnation de l'esprit du personnage.

La pièce est une œuvre collective construite autour d'improvisations. Mnouchkine se demandait "comment aujourd'hui raconter le chaos d'un monde devenu incompréhensible ? Comment raconter ce chaos sans y prendre part, c'est-à-dire sans rajouter du chaos au chaos, de la tristesse à la tristesse, du chagrin au chagrin, du mal au mal ?".

Safidin Alouache
03/01/2017
Spectacle à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre Essaïon, Paris

Prolongations Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016
Sortie à la Une

Cécile Hercule… Entre histoires de belles rencontres et une certaine "bonne conscience"

Elle fut le temps d'une tournée les claviers de miCkey[3d]*, aux côtés de Mickaël Furnon (époque "La Grande Évasion), puis se lança en solo et sortit son premier album en 2010, "La tête à l'envers". Six ans plus tard, la voici de retour avec un deuxième opus, "Bonne Conscience"… Bonne nouvelle aussi !

Cécile Hercule… Entre histoires de belles rencontres et une certaine
Elle aime les aventures musicales et les bons rendez-vous. De ses premières amours pour le cirque jusqu'à sa première scène en tant que chanteuse, elle a voyagé, passant par l'apprentissage de la guitare paternelle, faisant étape à Madagascar, volant pour l'humanitaire, étudiant dans une école de théâtre à Lyon et concourant dans des castings en tant que jeune comédienne.

Puis la musique la rattrapa. Après l'expérience du succès involontaire et éphémère d'une chanson ("Au moins une fois") intégrée à un épisode de la série américaine "The L-Word" (2004), elle décide de se confronter à la scène sous son nom. Les années passent et l'artiste se construit. Pas toujours en solitaire, elle sait apprécier les bonnes associations et participe à l'album "J'ai toujours rêvé d'être un groupe de rock..." (2010) de David Tétard. S'ensuit la collaboration avec Mickaël Furton sur la période 2009/2010… Puis son premier CD !

Après celui-ci, elle poursuit les expériences. Construites sur des amitiés partagées, souvent artistiques comme avec Monsieur Lune pour "Gaston et Lucie", spectacle tout public à partir de cinq ans (plus un livre-disque) où elle chante, joue des claviers et de la scie musicale. Ou encore avec "Bodie", western pop d'un trio en cavale, qui naîtra d'une union d'affinités, lors des Rencontres d'Astaffort, avec Joko et Émilie Marsh.

Gil Chauveau
27/10/2016