La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


Trib'Une

Tel un roi dans la cour des lions, Arnaud Ducret sur scène nous fait rugir de plaisir ! - 15/11/2014

François Hollande contre Arnaud Ducret. (Ne pas confondre avec Daniel Ducruet !). Télévision contre spectacle vivant. Blablabla politique interminable contre one-man-show ? De Mitterrand, en passant par Chirac, sans oublier Sarkozy, je crois que jamais je n'ai écouté un président bavasser autour d'une table, à la télé. L'autre soir, notre président actuel, venait s'exprimer une fois de plus, avec...  

"Mon vacarme fut silencieux"... Découverte d'une auteure : Manon Chircen - 08/10/2014

À Paris, Septembre 2014, rive gauche, a atterri pour la seconde fois un OVNI. Un "Objet volant non identifié" avec à son bord du spectacle vivant. Bien vivant. Je n'ai pas osé l'approcher l'an passé. La peur sans doute ! Le manque de temps... assurément. Ce soir, j'ai franchi le pas. C'est si près de chez moi. Dans le XIVe de Paris. Non loin des théâtres de la Gaité ou d'Edgar qui côtoient le...  

Le théâtre est matrice - 23/07/2014

Le théâtre est matrice des activités du spectacle. Il est important que soit pris en compte, dans la crise actuelle, le fonctionnement de la totalité de la filière, d'enclencher pour l'ensemble de l'économie du spectacle un cycle vertueux de création, production, diffusion. À son échelle, la ville d'Avignon souhaite un flux régulier de revenus supplémentaires et lutter contre l'image de belle...  

Le théâtre est d'utilité publique - 17/07/2014

Le théâtre est d'utilité publique. Le député Victor Hugo l'explique si bien dans son intervention lors de la discussion du budget rectificatif le 10 novembre 1848 dans la question relative aux encouragements aux lettres et aux arts*. Tout homme politique, tout dirigeant ne peut que lire et relire le compte rendu des débats. Il n'est point nécessaire de le modifier. Le plaidoyer est plus que...  

"À vies contraires"... Un texte où les mots, comme les lacets des chaussures, s’envoient en l’air ! - 14/05/2014

Au théâtre, il y a des auteurs, des textes, des acteurs, un ou plusieurs metteurs en scène, des scénographes, des régisseurs et il y a aussi l’affiche. On ne parle pas assez des affiches. J’ai entendu souvent qu’il était plus opportun de poser son minois sur un visuel pour appâter le spectateur, j’ai fait cette expérience et excepté dans ma région natale, ma photo n’intéressait guère... Inutile...  

Rendez-vous en boîte... histoire d'avoir l'impression d'avoir encore vingt ans ! - 02/05/2014

"Quand on aura 20 ans en l'an 2001" chantait Bachelet… J'ai adoré ! La chanson. Plutôt : j'ai adoré avoir 20 ans. Même si ce n’était pas tout à fait en 2001... À 4 ans près, hein ? J’ai adoré. Quand les portables n’avaient pas encore déferlé. Quand les fixes chez papa maman sonnaient. Les discussions au téléphone avec la super copine, assise sur les marches d’escalier. Les sorties avec les...  

Temps de Chien dehors... Beau temps à l'intérieur pour futurs cœurs libérés - 19/02/2014

Utiliser l’expression "Un temps de chien" c’est, certes, plus poli, mais je préfère dire "Un temps de merde". Même si c’est moins joli. Avouez que le temps l’est vraiment... pourri. Même doubler l’expression - temps de merde de chien - ne suffirait pas à exprimer tout le ras-le-bol de cette météo qui nous irrite et nous fatigue. "Tempo di merda" avec ses indémodables imperméables, ses cirés...  

Vous ne connaissez pas la Suède ? Je vous propose leur humour… comme remède - 04/02/2014

Mamma mia ! Abba ! Abba quoi ? Bah ! "Mamma mia" c'est Abba. Bah ! Ja mais Inte ! Envolé le quatuor, place à un autre groupe Suédois. Trio délirant surtout décapant : Les Blond and Blond and Blond. Ja ! En lettres "Kapital". "Tre" (trois en suédois) extra-terriens qui nous enchantent et nous dérident à la fois. Et par les temps qui courent à la vitesse grand V, dire que c’est un exploit de voir...  

I love you, you’re perfect, now change... Un remake français réussi de la comédie musicale américaine - 20/11/2013

La comédie musicale, en général, ça m’ennuie ! Et je suis polie. Jusqu’à cette voix sur mon portable… et cette affiche rouge qui s’est dressée devant moi. "Je t’aime, tu es parfait, change", traduction de : "I love you, you’re perfect, now change". Le titre original n’est guère mieux que le titre...  

Une balade à la découverte de l’art septentrional, c’est top ! - 30/07/2013

Votre reporter préférée s’est promenée le long des canaux et des rues de la jolie métropole lilloise et a repéré pour vous trois créateurs de la scène artistique septentrionale qui valent le déplacement. En voiture pour un riche voyage ensoleillé (eh oui !) à la rencontre de Marie-Jo Bétrémieux, Victor Torren et Claude Raquet ! Sous le soleil, cette dynamique région du Nord, qui abrite une scène...  
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À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016