La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


RV du Jour

Conversation avec une clarinette basse - 21/12/2011

Comment faire vivre d’autres personnages quand on est seul en scène ? La présence de la mère de Romain Gary, comme tous ses personnages secondaires d’ailleurs présents dans "La Promesse de l’aube", est essentielle et même primordiale. Il fallait donc donner à ce personnage le 1er rôle. Cet épisode se passera de commentaires. Tout est dit par Bruno Abraham-Kremer et la clarinette de Ghislain...  

Promesse tenue à l’aube d’un beau succès - 19/12/2011

Depuis notre dernier entretien avec Bruno Abraham-Kremer (épisodes 1 et 2), il s’est écoulé plusieurs mois. Depuis, il a réussi à adapter, à mettre en scène et à jouer "La Promesse de l’aube" de Romain Gary. En attendant d’aller le découvrir prochainement au Théâtre du Petit Saint-Martin, l’entretien est passionnant et toujours aussi chaleureux. On l’a dit, deuxième volet de sa "trilogie de...  

Spécial Gilles Bouillon ou l’artiste aux pieds nus… - 17/12/2011

Deux heures de filage s’écoulent lentement. Nous sommes au théâtre de Châtillon où Gilles Bouillon et son équipe présentent "Kids", un texte de Fabrice Melquiot. Les répétitions sont intenses et le metteur en scène semble diriger d’une main de maître cette troupe composée de dix jeunes comédiens. À chaque saison, on se demande à quel nouveau texte Gilles Bouillon et son assistant, Bernard Picot,...  

Bruno Abraham-Kremer : "Rendre visible l'invisible" - 16/12/2011

Suite du portrait de Bruno Abraham-Kremer. Son parcours est un peu dingue, mais il correspond aussi, et probablement, à une époque qui n’existe plus. Une époque "bénie", comme il dit, vécue par un passionné et un acharné de travail. De cracheur de feu aux plus grands théâtres parisiens, le parcours est atypique, mais serait aussi aujourd’hui presque impossible à réaliser. Il est en tout cas celui...  

Bruno Abraham-Kremer ou l'itinéraire d'un artiste pas comme les autres - 14/12/2011

Il fait partie de ces artistes qu’on aime tout particulièrement interviewer. Loin du pathos larmoyant et des salles clinquantes, il se balade pourtant avec une dextérité folle sur la corde raide du rire et des larmes. Hier, c’était dans "La vie sinon rien", aujourd’hui dans "La Promesse de l’aube". Bruno Abraham-Kremer se hisse à "hauteur d’homme" avec brio et ne cesse de nous toucher. C’était il...  

À écouter : Rions et ripaillons au "Au Bonheur des hommes" (épisode 2) - 24/09/2011

De ce spectacle, Jean-Marie Lecoq en a fait un petit bijou d’humour tant le rire des spectateurs éclate comme des bulles salvatrices. Un cabaret, oui da. Car ce qui lui importe avant tout c’est (comme il dit) cette interaction avec le public. Ici on étonne et on détonne mais on ne dénonce pas… Car ils ne sont pas des donneurs de leçons, juste des artistes de talent. Le rire est à tous les...  

À écouter : Tournez, tournez manège dans le "Bonheur des hommes" (épisode 1) - 22/09/2011

À cabaret, collez-y l’adjectif satirique ; À ludique, accolez le terme lubrique ; À rire, saupoudrez-le d’une touche grinçante ; Enfin, remuez le tout et vous aurez la recette d’un spectacle tout sauf politiquement correct. Pourtant, l’air est badin et le ton apparemment léger, l’œil brillant et la ritournelle bien paillarde. Mais dans cette boîte à malices, le chapeau claque et les...  

À écouter : Laurent Gérard... et la subtile partition du burlesque (épisode 3) - 21/09/2011

Entre Guillaume Gallienne et Buster Keaton, Laurent Gérard donne à ses personnages une intensité particulière, de l'ordre de l'intime, tout en jouant la subtile partition du burlesque. C'est là, sans aucun doute, la particularité de son spectacle. Le rire que génère le comique des situations et l'aspect parfois caricatural de ses personnages ne fait à aucun moment oublier la profondeur des propos...  

À écouter : Laurent Gérard, Hakuna matata, le chant du Massaï... le soir... au fond des coulisses ! (épisode 2) - 17/09/2011

La complicité avec un metteur en scène est essentielle dans la création en général et dans un seul en scène en particulier. Elle l'est également dans l'approche d'un texte très personnel, voire autobiographique. Ici, la complicité entre Laurent Gérard et son metteur en scène Christophe Luthringer existait, ayant déjà travaillé ensemble sur d'autres spectacles, et s'est renforcé durant les mois de...  

À écouter : Laurent Gérard... Gérard comme le prénom ! (épisode 1) - 14/09/2011

Un excellent comédien doté d'un véritable talent d'humoriste ? La chose est rare, j'en conviens... mais Laurent Gérard est de ceux-là. Et inutile d'étaler de la prose pour vous en convaincre : écoutez-le et aller le découvrir sur scène... Ce n'est plus une révélation en tant que comédien mais c'est sans aucun doute l'une des révélations de la rentrée dans la rubrique "humour" ! Après cinq mois à...  
1 ... « 2 3 4 5 6 7 8 » ... 10



    Aucun événement à cette date.

Publicité



À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016