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Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


RV du Jour

"Cette humanité est en train de se rater" - 04/05/2015

Voici notre dernier épisode en compagnie de Marc-Henri Lamande, en ce moment au Théâtre de la Reine Blanche. Dans celui-ci, il rappelle ce que la vie a d’essentiel et à quel point nous oublions ce qui constitue notre essence. Revenons un peu aux fondamentaux… on en a tant besoin. Ce qui est fascinant chez ce comédien est sa façon de se mettre en danger en embrassant de cette manière ces auteurs...  

Marc-Henri Lamande dans la lumière... de Novarina - 30/04/2015

Pendant plusieurs mois, Marc-Henri Lamande a joué un texte de Valère Novarina, "La Chair de l’homme" au Théâtre de la Reine Blanche, en alternance avec "Dieu qu’ils étaient lourds" (toujours joué). Ce spectacle est juste dément. À lui tout seul, le comédien joue des centaines de personnages, engloutit les mots comme un tableau de Jérôme Bosch se repaît de la folie des hommes… On croit (parce que...  

Marc-Henri Lamande ou le saisissement des mots - 25/04/2015

Durant cette saison et pendant plusieurs mois, Marc-Henri Lamande a été programmé à la Reine Blanche avec deux spectacles : "Dieu, qu’ils étaient lourds...!" (toujours joué) et "La Chair de l’homme" de Valère Novarina. Comment oublier cette époustouflante performance théâtrale avec ce texte de Novarina ? Mais peut-on encore parler de jeu lorsqu’un comédien arrive à ce point à épouser les mots et...  

Marc-Henri Lamande est... - 23/04/2015

En ce moment, au Théâtre de la Reine Blanche*, est à l'affiche une pièce déjà largement jouée, "Dieu, qu’ils étaient lourds… !", interprétée par un très grand comédien : Marc-Henri Lamande. Nous partagerons en sa compagnie quatre rendez-vous qui nous permettront de découvrir cet artiste rare incarnant à merveille la figure de Protée, car à la fois pianiste, auteur, comédien… À tel point qu’il est...  

"Mourons pour des idées... d'accord... mais de mort lente" - 16/04/2015

Quatrième et dernier épisode de l’interview de Philippe Torreton au sujet de son livre "Cher François Lettres ouvertes à toi Président", avec en bonus quelques annonces en avant-première. Très cher François, Si les lettres de Philippe ne t’atteignent et qu’elles ne te donnent pas quelques idées, je doute fort que la mienne te fasse un peu plus réagir. Encore hier, un de mes amis directeur est...  

"Qu’est-ce qui empêche François Hollande d’entrer dans l’histoire ?" - 14/04/2015

C’est une vraie question que pose là Philippe Torreton dans son livre (Lettre 24, mars 2014), mais aussi dans l’épisode 3 de cette interview. Est-ce à croire qu’une fois arrivés au sommet... "l’ambition [des grands] s’arrête" ? "Actuellement, la situation est inquiétante." Cette phrase, on l’entend un peu partout. Et dans le monde du spectacle vivant, à part des festivals qui ferment, des...  

"Économiser sur la culture, c’est appauvrir le pays" - 10/04/2015

Dans son dernier livre, "Cher François", Philippe Torreton tire la sonnette d’alarme. Il reproche au Président de la République son immobilisme et hurle l’urgence à réagir très vite, tant au niveau de l’écologie que de l’économie, de l’éducation ou de la culture… La liste est longue. Dans ce deuxième rendez-vous, c’est de culture et d’éducation dont il nous parle. L'analyse est intéressante, le...  

"Je te préviens, très cher François... Qu’à la fin de l’envoi je touche !" - 08/04/2015

Retour de la rubrique "RV vous du jour" avec un coup de projecteur sur Philippe Torreton et son dernier livre chez Flammarion : "Cher François Lettres ouvertes à toi, Président". Forcément, on n’écrit pas des lettres au Président François Hollande sans faire couler beaucoup d’encre. Mais cela va aussi avec le personnage… Quelques fois très critiqué, souvent plébiscité, Philippe Torreton ose !...  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : entre parole et technologie… le difficile équilibre ! - 04/12/2013

Pour les metteurs en scène de la génération de Joris Mathieu, il est de plus en plus fréquent de voir s'étaler sur une scène de théâtre (comme une bonne grosse tartine de confiture, mais on ne donnera pas de noms !) des effets spéciaux en veux-tu-en-voilà. Quand un metteur en scène tel que lui est en recherche permanente d'effets, la question demeure alors essentielle : quelle place accorder au...  

L’étrange théâtre optique de Joris Mathieu : Et du côté des comédiens ? - 03/12/2013

Il s'agit, dans cette interview de Joris Mathieu, d'apporter un autre regard que celui du spectateur. Qu'en est-il du côté du comédien ? Le metteur en scène de "Cosmos" (qui se joue en ce moment au Monfort Théâtre) le dit lui-même : pour le comédien, ses mises en scène sont "une expérience de travail complexe"... La machinerie prend une telle place sur scène que son rapport avec le spectateur est...  
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À découvrir

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre

"Michael Kohlhaas, l'homme révolté", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise Il caracole à la tête de son troupeau de chevaux qu'il va vendre, béat à la pensée de son futur bénéfice. Michael Kohlhaas, héros du roman éponyme de Henrich von Kleist, aime les chevaux, la liberté et l'aisance.

Gilbert Ponté nous offre un seul en scène rare, une forme de narration-théâtre
Un mauvaise douane, mauvaise farce, loi privée improvisée et vraie confiscation, le prive de sa liberté de circuler et de ses plus beaux chevaux. Perdant sa joie et raison de vivre, d'avanies en déconvenues, l'homme va demander justice, implorer, s'emporter, poursuivre les méchants, ignorer les pondérés, proclamer son droit, réclamer son dû, se faire justice.

Brûlant, détruisant, pillant les villes. Bientôt à la tête d'une bande de sacripants, de sacs et de cordes, bandits de grands chemins, défiant l'empereur. Michael le pacifique est devenu Michael le révolté. Michael Kohlhaas, pendu haut et court, est un héros, une légende. Dans la bataille finale, il se révèle même frère en vaillance du prince de Hombourg*.

Gilbert Ponté est seul en scène. Dans son adaptation du récit, il est rayonnant, scintillant de tous les états d'âme du personnage. Il est aussi, tour à tour, tous les personnages, tous les paysages, tous les rythmes et sensations, dans l'immédiateté du geste.

Jean Grapin
13/10/2017
Spectacle à la Une

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

"F(l)ammes", Maison des Métallos, Paris, puis tournée

Reprise Dans "F(l)ammes", Ahmed Madani met en scène les véridiques récits de la vie contemporaine portés par dix jeunes femmes, fruits de l'Histoire des peuplements successifs du territoire français. Autant de témoignages que les bonnes fées du théâtre ont sublimé.

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple
Les comédiennes ont sculpté de vrais personnages contemporains hauts en couleur qu'elles évoquent sans fard et qu'elles expriment avec une grande de joie de vivre et ce, en dépit du contenu des propos d'un quotidien souvent difficile.

Ces jeunes femmes sont typées, à certains égards extravagantes. Elles appartiennent d'évidence à la vitalité de la ville. La parole est dégagée. Elles expliquent comment elles sont dans la nécessité de quitter les rôles attribués par les traditions familiales, qui les enferment dans un filet de violence et de brutalité ; et combien elles sont mises à l'épreuve pour s'inventer, se forger, se libérer des fidélités. Elles émeuvent. Elles racontent avec aisance leur itinéraire qui cherche à se démarquer de leurs mères qui ont attendu, attendu, tricotant, détricotant les jours comme Pénélope en attente d'un Ulysse providentiel.

Et dans la description des difficultés nées de l'opposition multi séculaire qui oppose les barbares et les urbains, elles font rire, non par le sarcasme ou l'autodérision mais par le partage. L'imaginaire est riche. Le verbe et le geste sont au service d'une métamorphose. Sur la scène c'est une forme de courage qui s'exprime : celui de la fuite qui vous sauve. Au risque du déchirement. Sans jamais perdre le sens de la vie et de l'amour. En conservant la dynamique de retrouvailles. Dans la lucidité.

Jean Grapin
15/10/2017
Sortie à la Une

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire

"Dieu est mort", Théâtre de la Contrescarpe, Paris

Reprise Quarante ans de présence maternante de la mère, et de fables apprises soumises à l'épreuve de vérité de la vie, vingt ans de psychanalyse et autant d'enseignement difficultueux, les deuils et les amours n'auront pas suffi.

Toute recherche sur la condition de l'homme passe nécessairement par l'épreuve du rire
L'homme décrit par Régis Vlachos est toujours assailli par le doute terrible, asséné avec aplomb. Un doute sur lequel s'amoncelle tout un faisceau de présomptions de preuves mais toujours évacué (?)par un ange gardien pas loin. Dieu est mort.

Avec ses trois bouts de ficelle tirés du cabaret, toujours en marge du branquignol avec un sens du bricolage et du dérisoire assumé, le spectacle installe la convention de la scène et sa fiction. La détruit instantanément. Régis Vlachos enfile les scènes comme autant d'épisodes d'une conscience en chemin vers elle-même.

Qui avance sans jamais se moquer sinon d'elle-même. Dans "Dieu est mort", l'homme rit de ses propres errances C'est pourquoi le rire est spontané car chacun y reconnaît les siennes. Cela est théâtre. Et du bon. Thérapique. Cathartique.

Ce théâtre fait comprendre que le rire étant le propre de l'homme, toute recherche sur sa condition en passe nécessairement au final par l'épreuve du rire. En partage. L'on peut déguster, en famille, entre amis, ce spectacle qui donne à chacun le chemin de l'humour.

Jean Grapin
19/12/2016