La Revue du Spectacle, le magazine des arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, cirque, arts de la rue, agenda, CD, etc.
La Revue du Spe

La Revue du Spectacle, le magazine de tous les arts de la scène et du spectacle vivant. Infos théâtre, chanson, café-théâtre, arts de la rue, agenda, CD, etc.


Depuis 1989, le magazine du spectacle vivant et des arts de la scène - Un art sans artistes est une démocratie sans voix - Vous trouvez que la culture coûte cher ? Essayez l’ignorance… - La Revue du Spectacle soutient les intermittents du spectacle


 

Derniers articles

"Hamlet Transgression", à la fois un grand air d'opéra et un cri

Théâtre

"Bhopal blue"… Inde, entre danse et douleurs

Danse

Ne pas être pas considérées comme issues des quartiers populaires mais comme appartenant au Peuple

Théâtre

"Owen Wingrave" à Bastille, l'adieu aux armes

Lyrique

Brian S. Cassidy, explorateur infatigable sur les chemins indie folk

CédéDévédé

Wallace… un premier album, entre folk et style manouche

CédéDévédé

"L'Ombre de Venceslao", dans la lumière cruelle et fantasque du duo Matalon/Lavelli

Lyrique

Une pastille d’une heure vingt qu’on reçoit avec plaisir, comme une fraise "Tagada"

Trib'Une

Saisir dans l'intensité et la vitalité, l'instant éphémère de la rencontre

Théâtre



Publicité



À découvrir

Cécile Hercule… Entre histoires de belles rencontres et une certaine "bonne conscience"

Elle fut le temps d'une tournée les claviers de miCkey[3d]*, aux côtés de Mickaël Furnon (époque "La Grande Évasion), puis se lança en solo et sortit son premier album en 2010, "La tête à l'envers". Six ans plus tard, la voici de retour avec un deuxième opus, "Bonne Conscience"… Bonne nouvelle aussi !

Cécile Hercule… Entre histoires de belles rencontres et une certaine
Elle aime les aventures musicales et les bons rendez-vous. De ses premières amours pour le cirque jusqu'à sa première scène en tant que chanteuse, elle a voyagé, passant par l'apprentissage de la guitare paternelle, faisant étape à Madagascar, volant pour l'humanitaire, étudiant dans une école de théâtre à Lyon et concourant dans des castings en tant que jeune comédienne.

Puis la musique la rattrapa. Après l'expérience du succès involontaire et éphémère d'une chanson ("Au moins une fois") intégrée à un épisode de la série américaine "The L-Word" (2004), elle décide de se confronter à la scène sous son nom. Les années passent et l'artiste se construit. Pas toujours en solitaire, elle sait apprécier les bonnes associations et participe à l'album "J'ai toujours rêvé d'être un groupe de rock..." (2010) de David Tétard. S'ensuit la collaboration avec Mickaël Furton sur la période 2009/2010… Puis son premier CD !

Après celui-ci, elle poursuit les expériences. Construites sur des amitiés partagées, souvent artistiques comme avec Monsieur Lune pour "Gaston et Lucie", spectacle tout public à partir de cinq ans (plus un livre-disque) où elle chante, joue des claviers et de la scie musicale. Ou encore avec "Bodie", western pop d'un trio en cavale, qui naîtra d'une union d'affinités, lors des Rencontres d'Astaffort, avec Joko et Émilie Marsh.

Gil Chauveau
27/10/2016
Spectacle à la Une

"Gelsomina", l'insondable étrangeté de l'être

"Gelsomina", Théâtre Essaïon, Paris

Reprise ! "Gelsomina, Gelsomina, Gelsomina…", prénom surgissant du lointain, jeté par une fratrie juvénile et ouvrant, sur fond de mer Adriatique, "La Strada", le film que Federico Fellini réalisa en 1954. Il est attaché à une ingénue lunaire, personnage principal de ce long métrage fondateur du cinéaste italien et en même temps son fil rouge, rouge comme le nez du clown qu'elle sera quelque temps.

De ce chef-œuvre néoréaliste, Pierrette Dupoyet, avec les conseils du Maître de Rimini, en fit une adaptation théâtrale, sortant ainsi Gelsomina de son quasi-mutisme cinématographique en lui donnant un langage intensément poétique et imagé… Et une deuxième vie ! Fascinée par l'étonnant cheminement de ce petit oiseau effarouché, sublimé par la transposition de Pierrette, Nina Karacosta s'empare du rôle, lui donnant une profondeur et une intériorité insoupçonnée.

Que l'on connaisse ou pas l'épopée dramatique inscrite originellement dans le quatrième film fellinien, l'aventure poétique initiée par la comédienne est surprenante, menant à la découverte d'une Gelsomina sensible, insolite et mystérieuse. Car cette jeune fille qui va tenter de grandir, de devenir une artiste de foire (à la fois aimante et soumise à Zampano), garde sa part de mystère, de singularité et d'onirisme quasi surnaturelle, semblant perdu dans un monde inconnu, tant dans l'œuvre initiale que dans l'adaptation pour la scène.

L'accent étranger de Nina Karacosta (d'origine grecque), sa voix - par moments légèrement voilée ou en équilibre telle une fildefériste sur la fêlure -, ses gestes maladroits, ce regard au lointain, presque ailleurs, tout concourt à rendre intensément crédible, palpable son interprétation. Elle est là, devant nous, reprenant en femme orchestre cette aventure foraine, ce chemin poussiéreux de saltimbanques que foulent Zampano, Il Matto, le violoniste funambule, et les différents protagonistes, souvent hostiles, rarement indulgents vis-à-vis de Gelsomina.

Gil Chauveau
29/09/2016
Sortie à la Une

Le comte de Monte-Cristo… Un régal frugal !

"Monte-Cristo", Essaïon Théâtre, Paris >> Festival Off d'Avignon

Reprise ! Le chef-d'œuvre d'Alexandre Dumas est incarné sur scène par trois comédiens. La mise en scène de Véronique Boutonnet offre une dramaturgie intelligemment ramassée où la quintessence de l'œuvre du romancier garde toute sa saveur.

Le comte de Monte-Cristo… Un régal frugal !
C'est un tour de magie, de passe-passe comme il en existe encore trop peu sur les scènes théâtrales. Faire d'un roman une pièce, de Dumas un bon Shakespeare, d'un écrivain foisonnant un dramaturge hors pair. Il faut reconnaître, bien que cela soit fait encore trop peu souvent, que Dumas a toutes les ficelles, tous les ressorts pour être joué sur scène. Ses romans recèlent un large panel dramaturgique, autant dans les personnages que dans la découpe et le rythme des intrigues, qui deviennent de véritables scènes qui se suivent en cascade.

D'ailleurs, au Théâtre-Lyrique, "Le Comte de Monte-Cristo" (1844) a été représentée les 2 et 3 février 1848. Le roman d'Alexandre Dumas a été inspiré de la vie de Pierre Picaud, cordonnier en chambre*, dont le récit a été fait par Antoine Allut, son assassin et l'un des quatre comploteurs ayant tramé une machination politico-judiciaire contre lui, au moment de sa mort, à un prêtre en 1828.

Pour résumer notre affaire en deux mots, le Comte de Monte-Cristo est l'histoire d'une vengeance, celle d'Edmond Dantès contre des conspirateurs jaloux. Bien que le roman soit composé d'une foultitude de personnages, nos trois comédiens, Véronique Boutonnet, Luca Lomazzi et Frank Etenna (Edmond Dantès) remplissent avec aisance et présence toute la trame dramaturgique.

Safidin Alouache
23/06/2016