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Dans la savane exquise... De jeunes précieuses se perdent... au son d'un vieux rock 'n' roll !

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À découvrir

Un Marivaux porté avec naturel et élégance par Isabelle Huppert et Bulle Ogier dans la mise en scène de Bondy

"Les Fausses Confidences", Théâtre de l'Odéon, Paris

La machine théâtrale de Marivaux est réglée comme une horlogerie de précision. Dans "Les Fausses Confidences", l’histoire est présentée de manière néo-contemporaine avec simplicité, naturel et, osons le dire, élégance, par Luc Bondy, sans frivolités, marivaudages ou coquetteries.

Un Marivaux porté avec naturel et élégance par Isabelle Huppert et Bulle Ogier dans la mise en scène de Bondy
C’est l’histoire d'Araminte, veuve et richissime, assiégée par tous les membres de son entourage qui veulent asseoir, grâce à elle, chacun, sans vergogne, leur bonne fortune. Dans ce monde mouvant parti à la quête de la marchandisation des apparences, là où ni la confiance ni le cœur n’ont leur place, les valets et servantes, les intendants, les nobles à la recherche d’aisance, la mère autoritaire à la recherche de titre de noblesse, tous sont atteints de fébrilité accapareuse. Araminte cherche à échapper aux filets qui sont lancés sur elle.

C’est aussi l’histoire (traditionnelle au théâtre) de Dorante, jeune homme pauvre, amoureux, qui, pour approcher le cœur de sa belle, ne pouvant prétendre à mariage du fait de l’écart des conditions sociales, use de stratagèmes, de ruses avec la complicité d’un valet, d’un entremetteur. Et qui n’a comme seule force l’affichage de sa probité pour convaincre. Au risque du paradoxe, du mensonge des apparences.

Jean Grapin
03/02/2014
Spectacle à la Une

Avignon Off 2015 "L’affamée" d’après Violette Leduc

À la croisée du théâtre, de la danse et de la poésie, ce spectacle révèle les résonances intemporelles du texte qui traversent les affres du désir et de la passion. Un monologue intérieur d’une femme qui attend chacun de ses rendez-vous avec l’être qu’elle aime d’une passion sans retour.

Avignon Off 2015
Seule chez elle, une femme se met en scène, devant un mannequin, image figée de son amour.
Elle rejoue ses attentes de rendez-vous, son désespoir de n'être pas aimée en retour, ses désirs de passion.
Elle se met à nu devant "elle", son idole.
Elle ose lui dire avec pudeur et poésie tout ce qu'elle ne lui dira jamais, ce qu'elle aimerait lui dire, ce qu'elle s'accuse de ne pas lui dire…

"Cet appel, ces cris, ces strophes en prose, cet espoir, ce désespoir sont de toute beauté." Gilles Costaz.
"Le texte de Violette Leduc est merveilleusement interprété. Une heure de poésie à savourer." L'Étudiant Autonome.
"Tantôt dans l'onirisme le plus charmant tantôt dans la folie mystique la plus troublante." Froggy's Delight.

Pour la première fois adaptée au théâtre, on redécouvre aujourd'hui la poésie et la puissance de la langue singulière de Violette Leduc.
"L'Affamée" est une longue déclaration poétique, offrant un regard profond et émouvant sur l'amour, l'espoir d'être aimé et sur nos solitudes.
À la croisée du théâtre, de la danse et de la poésie, ce spectacle révèle les résonances intemporelles du texte qui traversent les affres du désir et de la passion.

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12/06/2015
Sortie à la Une

Dans la savane exquise... De jeunes précieuses se perdent... au son d'un vieux rock 'n' roll !

"Les Précieuses Ridicules", Le Lucernaire, Paris

La Cie La Sanavaskise créa en 2010 une version très rock 'n' roll et éminemment rafraîchissante des "Précieuses Ridicules" de Molière. Après quelques années de tournées et quelques nouvelles créations sur les sentiers de l'exquise savane, la Cie revient passer l'été sur la scène du Lucernaire où elle connut ses premiers succès.

Dans la savane exquise... De jeunes précieuses se perdent... au son d'un vieux rock 'n' roll !
Cette farce que Molière écrivit et représenta en 1659 (son premier succès) fut la première d'une longue série que le "protégé" du roi consacrera aux excès et aux travers de ses contemporains. Ici, c'est la mode et ses maux, les jeux d'esprit et leurs outrances qui sont l'objet de ses flèches assassines... C'est dans la démonstration faite de la domination du paraître que la compagnie et sa jeune metteuse en scène, Pénélope Lucbert, ont puisé la substantifique moelle de la modernisation et son côté excessif... ici rythmée en mode binaire.

Cette mise en exergue de la prédominance du superficiel, toujours présente aujourd'hui et agrémentée d'excès d'ego réalisés par égoportrait (ou selfie !), colle parfaitement au traitement dynamique choisi, parfois endiablé et séquencé par de chaleureux riffs électriques (compositions originales d'Oscar Clark ou références à Paul McCartney, The Doors notamment). Le verbe et le phrasé propre à Molière se glissent alors sans aucun anachronisme sur une situation où deux provinciales fraichement arrivées "à la capitale" se rêvent déjà en jeunes filles "branchouilles" fréquentant plus les nuits parisiennes ambiance strass et paillettes que les rendez-vous littéraires de la Sorbonne.

Gil Chauveau
16/06/2015