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L'univers affreux, bête et méchant mais terriblement drôle de Bénédicte Vidal

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À découvrir

"Économiser sur la culture, c’est appauvrir le pays"

À écouter : Épisode 2

Dans son dernier livre, "Cher François", Philippe Torreton tire la sonnette d’alarme. Il reproche au Président de la République son immobilisme et hurle l’urgence à réagir très vite, tant au niveau de l’écologie que de l’économie, de l’éducation ou de la culture… La liste est longue. Dans ce deuxième rendez-vous, c’est de culture et d’éducation dont il nous parle. L'analyse est intéressante, le bilan inquiétant !

Dans de nombreuses lettres, l’artiste engagé parle beaucoup de culture et d’éducation. Notamment, dans celle de janvier 2014, il rappelle l’argent que génère le spectacle vivant : "8,8 milliards d’euros" contre "830 millions d’euros d’argent public". Et ajoute : "Des sages, des experts en costumes et à calculettes en sont arrivés à constater ce que les artistes ressentent et ce que les maires avisés observent depuis toujours : l’art est une richesse".
Que dire de plus ?

Torreton pourfendeur, Torreton provocateur ?
Non. Torreton parle. Et c'est tant mieux !
Alors écoutons-le.

torreton2def.mp3 Ecoutez notre RV avec Philippe Torreton, 2ème partie ..  (4.8 Mo)

Sheila Louinet
10/04/2015
Spectacle à la Une

L'univers affreux, bête et méchant mais terriblement drôle de Bénédicte Vidal

"Bénédicte Vidal sort les griffes", Théâtre Le Bout (Paris) + Tournée

Elle a du talent… et une véritable écriture qu'elle a déjà mise au service des autres (Arthur, Marc-Olivier Fogiel, Nagui, etc.). Elle a une voix - qui lui permet de personnaliser et d'habiller ses différents personnages -, une vraie présence scénique et un humour caustique, terriblement actuel et d'une méchanceté jouissive qui n'est pas sans nous rappeler l'envergure comique d'une Zouc. Elle se nomme Bénédicte Vidal, se produit à la fois sur une scène parisienne et dans différentes villes de France.

L'univers affreux, bête et méchant mais terriblement drôle de Bénédicte Vidal
Bénédicte Vidal a du mordant, du chien et ne s'en laisse pas conter... Créant des personnages qu'on imagine proches cousins des affreux, sales et méchants de la grande époque de la comédie à l'italienne, elle bouscule avec énergie certains tabous, ose une légère mais taquine cruauté ("Jackette et le chat") et pose des questions essentielles mais politiquement totalement incorrects comme : Devient -on forcément raciste quand on est élevé en région PACA par un père CRS ? ; Doit-on annoncer à un enfant qu'il est adopté ? ; Le parrainage d'enfant africain est-il un pari sur l'avenir ? ; Peut-on nourrir l'enfant que l'on garde au Space-cake pour avoir enfin la paix ? Est-il raisonnable de s'appeler Cohen dans une cité où votre voisine est celle de la première question ?

Bénédicte Vidal a le sens de la structure comique et chacun de ses sketchs (indissociable d'un personnage) est construit sur une trame serrée, sans creux ni rupture involontaire, tout silence étant opportun. Les effets visuels ou verbaux se succèdent, s'enchaînent sans temps morts, et établissent sans excès le champ caricatural des divers rôles interprétés (de la baby-sitter à la sycophante marseillaise en passant la déjantée et cruelle Jackette ou l'admiratrice allumée mais perfide).

Gil Chauveau
04/04/2015
Sortie à la Une

Un hommage aux femmes résistantes qui ont surmonté la guerre et ses atrocités

"De tant d’horreurs mon cœur devint immense", Actuellement en tournée nationale

"De tant d’horreurs mon cœur devint immense"… un spectacle bien vivant qui revient sur le parcours de deux femmes - deux résistantes - devenues amies pour toute une vie… un spectacle utile, nécessaire et beau.

Un hommage aux femmes résistantes qui ont surmonté la guerre et ses atrocités
Au départ, il y a une femme : Gisèle Giraudeau. Arrêtée en 1944 pour faits de résistance à Nantes, complice de son frère - Joseph Fraud, grande figure de la résistance et ami de Libertaire Rutigliano. Elle a écrit un témoignage bouleversant en 2000 qui relate son parcours du jour de son arrestation à la Libération. Elle y raconte sa jeunesse (elle a 20 ans quand elle est arrêtée), son entrée en résistance et l’amitié immense qu’elle a tissée avec celle qui deviendra sa "meilleure amie de déportation" : Marcelle Baron.

Et puis il y a Marcelle baron, déjà arrêtée, jetée dans un placard dans les bureaux de la Gestapo où Gisèle va la rejoindre quelques heures plus tard.

Dans les pires conditions, après des coups et l’humiliation, naîtra une histoire intense, incroyable entre ces deux femmes. Une amitié scellée de la prison au convoi, de la déportation aux camps de Ravensbrück puis Zwodau, jusqu’à la Libération.

En 2013, une nouvelle rencontre avec Isabelle Lauriou, une auteure, une plume, qui a pris ce témoignage comme un cadeau. Elle en fait une adaptation bouleversante et ce titre, "De tant d’horreurs mon cœur devint immense", suffit à nous rappeler que, dans l’horreur, l’amitié et la solidarité, plus que tout, ont permis à beaucoup, à ces deux femmes en particulier, de survivre au pire.

À ne pas manquer où que vous soyez !

La Rédaction
25/02/2015