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Béatrice Dalle est Lucrèce Borgia... Naissance d'une Pasionaria au lyrisme baroque et envoûtant

"Lucrèce Borgia", Château de Grignan, Grignan (Drôme)

Pour son premier rôle au théâtre, Béatrice Dalle bouscule les codes du genre et donne à voir, dans une mise en scène de David Bobée, une Lucrèce Borgia pasionaria, entière et guerrière, baroque voire gothique... mais étonnamment généreuse et empreinte d'une sincérité bouleversante. Une première qui fleure bon la réussite grâce également à une distribution pleinement engagée dans le pari de Bobée d'un spectacle plus esthétisant et imagé que purement littéraire.

Béatrice Dalle est Lucrèce Borgia... Naissance d'une Pasionaria au lyrisme baroque et envoûtant
Chaque année depuis vingt-six ans, le château de Grignan - qui fût un temps la magnifique et épistolaire résidence de Madame de Sévigné - offre son architecture Renaissance pour majestueux décor à une création théâtrale produite par le Département de la Drôme. Cette action départementale originale s'inscrit dans la droite ligne du théâtre populaire et de la culture pour tous... Les élus semblent avoir compris ici que le développement culturel est un puissant levier de développement social, économique et touristique.

Après les succès répétés des précédentes mises en scène, dont "Les femmes savantes" de Molière par le québécois Denis Marleau (2012) et d'une "Chatte sur un toit brûlant" de Tennessee Williams par Claudia Stavisky (2013), c'est au tour de David Bobée d’apposer sa signature sur l'imposante façade de la prestigieuse demeure de plaisance de la famille des Adhémar.

Gil Chauveau
08/08/2014
Spectacle à la Une

"La Tempête" par Grujic et Bianciotto : Quand la magie du théâtre révèle l'invisible !

"La Tempête", Vingtième Théâtre, Paris

Pas de bonnes rentrées théâtrales sans un classique accessible par tous les publics. Ainsi "La Tempête" montée d'après William Shakespeare par Ned Grujic et Rafael Bianciotto, avec la seule simplicité et immédiateté du théâtre qui rendent lisibles et compréhensibles le dernier texte de l'auteur... qui est un peu son testament.

Sur scène, il y a un invraisemblable orgue mécanique qui joue aussi du vibraphone et autres percussions cristallines, insufflant à l'histoire comme l'air d'une musique des sphères et du destin.

Il y a la lumière tremblotante et humble de la servante qui s'évanouit et lance un tourbillon de jeu avant que ne surgisse un cône lumineux et transcendant.

Il y a l'histoire de Prospéro le banni qui, par la seule force de sa pensée et de sa baguette, lance une tempête, réunit les forces qui lui ont été contraires, n'hésite pas à produire un rire franc avant de les conjuguer en un harmonieux "happy end".

Point n'est besoin de connaitre Thomas More et son île de nulle part, ni la mélancolie qui s'empare des auteurs de la Renaissance à la suite des guerres qui font s'envoler toutes leurs illusions, un parent peut expliquer que peut être tout cela n'est que rêve et désir d'une autre réalité, que peut être jamais les jeunes gens ne pourront être réunis, que peut être Prospero est bien seul.

Magie du théâtre qui lève le voile sur ce qui ne peut être vu.

Jean Grapin
12/09/2014
Sortie à la Une

"La peau d’Élisa" ou La sensible et inquiète solitude d'une femme à fleur de peau

"La peau d’Élisa", Théâtre Michel, Paris

L'art du seul en scène est un art difficile et si le texte se doit d'être à la hauteur, l'interprétation, elle, ne peut souffrir la médiocrité. Laurence Pollet-Villard relève avec brio le défi en interprétant admirablement, et avec une intensité peu commune, "La Peau d’Élisa" le surprenant texte doux-amer de Carole Fréchette.

Elle est seule... Élisa, seule à une table de café, peut-être, ou une table de salon, qui sait ? Seule la solitude est une certitude... Cette solitude convoque l'inquiétude... qu'elle essaye de faire disparaître en racontant, en se racontant aussi, à travers des histoires - qui, si elles ne sont pas siennes, le deviennent petit à petit -, des histoires d'Amour en petits bouts d'amours passés ou espérés. Et Élisa prend le public à témoin, l'interpelle, l'attrape, le prend à bras le corps, l'enlace dans ses bras, l'invite à la veiller, à la surveiller... pour ne pas disparaître... Un public et des histoires... pour encore vivre un peu !

Cette volonté quasi "guerrière" d'exister, comparable à un combat coûte que coûte, énergique contre le désespoir, la solitude, est la marque de fabrique des personnages de Carole Fréchette. Que ce soit "Jean et Béatrice" et la quête de l'amour, "Baby Blues" et la reconstruction personnelle, "Les sept jours de Simon Labrosse" et la réinsertion sociale/professionnelle, etc., tous les héros de l'auteure québécoise se battent pour exister...

Gil Chauveau
16/07/2014